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  • Les 15 meilleurs anime romantiques à voir absolument

    Les 15 meilleurs anime romantiques à voir absolument

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    Les anime ont cette force de pouvoir extrapoler les émotions, alors quand il y a de la romance dans le lot, c’est difficile de ne pas s’attacher. Un regard, des joues qui rougissent, une voix hésitante, tout est là pour nous faire flancher avec les protagonistes.

    Loin de se limiter aux clichés adolescents, ces récits explorent aussi bien le deuil, l’amitié et la résilience que la passion. Certains font rire, d’autres brisent le cœur, mais tous rappellent la beauté de tomber amoureux.

    Voici notre sélection JustWatch des 15 meilleurs anime de romance, entre classiques intemporels et pépites récentes qui redéfinissent le genre.

    15. Toradora! (2008-2009)

    Toradora! (25 épisodes) est un pilier de la comédie romantique. Ryuuji, au regard intimidant, mais au grand cœur, et Taiga, petite tornade imprévisible, concluent un pacte pour aider l’autre à séduire son crush. Ce qui commence comme un stratagème vire à une romance sincère et chaotique.

    L’équilibre parfait entre humour et émotion en fait une référence. Idéal pour ceux qui veulent une romance drôle, mais touchante. Sa quinzième place dans ce classement risque de faire grincer des dents tant cet anime est populaire, mais s’il fait toujours partie des meilleurs et qu’il est difficile de lui trouver un défaut, il ne m’est pas vraiment resté en tête après son visionnage… Si vous avez aimé Lovely Complex (2007), vous y retrouverez le même mélange de comédie et de tendresse.

    14. Je veux manger ton pancréas (2018)

    Sorti en 2018 (1h48), Je veux manger ton pancréas est un film bouleversant. Le récit suit une lycéenne atteinte d’une maladie incurable, déterminée à vivre pleinement le peu de temps qui lui reste, et un camarade de classe réservé qui, malgré lui, devient son confident. Leur relation, construite sur des instants simples – des promenades, des conversations apparemment banales, des silences partagés – se transforme en un lien profond qui change à jamais leur façon de voir la vie.

    Ce qui rend le film unique, c’est son équilibre entre mélancolie et joie de vivre. Plutôt que de se contenter d’arracher des larmes, il met en avant la beauté de l’instant présent et l’importance des rencontres. On y retrouve beaucoup de beauté dans la tristesse, et c’est une qualité qu’on retrouve dans Your Lie in April (2014). 

    13. Nana (2006-2007)

    Avec 47 épisodes, Nana explore les amours passionnés et destructeurs. L’histoire suit deux jeunes femmes partageant le même prénom mais menant des vies radicalement opposées. La première, Nana Osaki, est une chanteuse punk déterminée à réussir dans le monde de la musique, animée par une force brute et une volonté farouche. La seconde, Nana Komatsu, plus naïve et rêveuse, cherche avant tout la stabilité amoureuse et la chaleur d’un foyer. Leur rencontre les amène à partager un appartement à Tokyo, où leur amitié se développe.

    Nana est une œuvre réaliste, sans fard, qui montre la beauté comme la cruauté des relations. Ces dernières peuvent être belles, toxiques, douloureuses, intenses et parfois tout en même temps. Parfaite pour ceux qui veulent une romance adulte. Si vous avez aimé Beck (2004-2005) ou Kids on the Slope (2012), vous retrouverez ce même réalisme.

    12. Les Carnets de l’apothicaire (2023-)

    Les Carnets de l’apothicaire (Kusuriya no Hitorigoto) (24 épisodes) propose une romance subtile au cœur d’une fresque historique. Maomao, apothicaire vive et rusée, est entraînée dans les intrigues du palais impérial. Sa complicité grandissante avec Jinshi, haut fonctionnaire charismatique, apporte une tension romantique au milieu des mystères.

    Ce qui rend la série unique, c’est l’équilibre entre enquêtes, humour et nuances sentimentales. À conseiller à ceux qui aiment les intrigues raffinées et les romances lentes. Si Snow White with the Red Hair (2015-2016) ou Moribito (2007) vous ont séduit, vous serez emballés. 

    11. Rascal Does Not Dream of Bunny Girl Senpai (2018)

    Avec 13 épisodes et un film, Rascal Does Not Dream of Bunny Girl Senpai réussit à mélanger romance, fantastique et drame psychologique d’une manière singulière. L’histoire suit Sakuta, un lycéen au franc-parler un peu désabusé, qui croise Mai, une actrice célèbre touchée par un mystérieux « syndrome de la puberté » qui la rend invisible aux yeux des autres. Ce point de départ étrange sert à explorer des thèmes bien réels : l’isolement, la difficulté d’exister aux yeux du monde et l’impact des émotions adolescentes. Leur relation, née dans ce cadre décalé, se développe pourtant avec une sincérité surprenante et gagne rapidement en intensité.

    Ce qui rend l’anime marquant, c’est la qualité de son écriture : des dialogues percutants, parfois teintés de cynisme, contrebalancés par des moments de vulnérabilité et de tendresse. Idéal pour ceux qui aiment les romances originales et introspectives. Si vous avez apprécié Steins;Gate (2011-2015), vous y retrouverez cette même atmosphère. 

    10. Kaguya-sama: Love is War (2019-2023)

    Kaguya-sama: Love is War (37 épisodes) détourne la comédie romantique en champ de bataille psychologique. Kaguya et Miyuki, secrètement amoureux, refusent de se déclarer et transforment chaque interaction en duel absurde. L’humour domine, mais laisse place à des instants de tendresse inattendus.

    Cette série est idéale pour celles et ceux qui aiment les romances inventives et stratégiques comme  My Teen Romantic Comedy SNAFU (2013-2023). Mais Kaguya-sama: Love is War gagne sa place dans ce classement car il assume tout ce qu’il est : drôle et absurde. Parfois, tout est exagéré, des situations aux jeux des acteurs/actrices vocaux (qui sont remarquables, soit dit en passant), et ça fait un bien fou ! 

    9. 5 centimètres par seconde (2007)

    Sorti en 2007 (1h03), 5 centimètres par seconde de Makoto Shinkai est une méditation sur le temps et la distance, un film qui nous retourne le cœur. Le long métrage se déploie en trois segments qui suivent Takaki et Akari, deux amis d’enfance que la vie sépare peu à peu. Chaque chapitre illustre une étape de leur relation, de l’innocence des premiers sentiments aux regrets de l’âge adulte. Loin des romances idéalisées, Shinkai choisit de montrer la manière dont les rêves se heurtent aux réalités du quotidien et comment les sentiments, aussi sincères soient-ils, peuvent s’effacer sous le poids du temps. La bande originale poignante renforce encore cette atmosphère de nostalgie.

    Chaque silence, chaque plan fixe sur un paysage enneigé ou une gare vide traduit cette impossibilité de revenir en arrière. C’est une œuvre qui s’adresse aux spectateurs sensibles aux récits contemplatifs et mélancoliques, où l’émotion passe autant par l’image que par les mots. Si Your Name (2016) est un hymne à l’espoir, 5 centimètres par seconde est son pendant plus sombre.

    8. BLOOM - Kaoru Hana wa Rin to Saku  (2025-)

    Adapté du manga de BLOOM (12 épisodes) illustre la douceur d’une romance lycéenne. Kaoruko, discrète et réservée, croise la route de Rintarō, franc et bienveillant. Leur relation avance par petits gestes et maladresses, offrant un portrait réaliste des premiers émois.

    C’est une série parfaite pour ceux qui cherchent une romance tendre et sincère, loin des excès dramatiques. Dans BLOOM, on retrouve tous les éléments d’un bon anime romantique : ambiance lycéenne, amour impossible à première vue, et beaucoup de tendresse et de timidité. Si vous avez aimé Toradora! (2008-2009) ou Skip and Loafer (2023), vous serez conquis.

    7. The Ancient Magus Bride (2017-2023)

    Avec 48 épisodes, The Ancient Magus Bride (Mahō Tsukai no Yome) propose une romance atypique teintée de fantasy. On y suit Chise, une jeune fille brisée par l’abandon et le rejet, qui est achetée aux enchères par Elias, un magicien à l’apparence inquiétante, à la fois mentor, protecteur et futur époux. Leur relation, troublante et ambiguë au départ, évolue lentement vers un lien d’attachement sincère, où chacun apprend à comprendre l’autre et à combler ses blessures.

    Ce qui distingue l’anime, c’est son atmosphère poétique et sombre, où chaque créature et décor semble chargés de sens. Idéal pour ceux qui aiment les romances métaphoriques et les univers riches. Si Spice and Wolf (2008-2009) ou Vivy (2021) vous ont séduit, vous y retrouverez la même profondeur. 

    6. Yuri!! On Ice (2016-2017)

    Avec 12 épisodes, Yuri!! On Ice a marqué un tournant en 2016. Yuri Katsuki, patineur en perte de confiance, retrouve espoir grâce à Victor, son idole devenu coach. Leur relation évolue en une romance sincère, représentée sans détour ni cliché. L’anime brille par ses chorégraphies animées et son authenticité.

    On ne peut être que séduit par la fluidité des chorégraphies de patinage, l’animation soignée et dynamique, mais aussi par l’authenticité avec laquelle on explore la confiance, l’amour et la redécouverte de soi.  C’est un récit inspirant pour ceux qui aiment voir le sport devenir miroir des émotions. Si vous avez apprécié Free! (2013-2018) ou Given (2020), c’est une évidence. 

    5. My Dress-Up Darling (2022)

    My Dress-Up Darling (12 épisodes) surprend par sa fraîcheur. Wakana, passionné de couture mais réservé, croise Marin, une camarade extravertie fascinée par le cosplay. Leur relation, drôle et sincère, célèbre l’acceptation de soi et le respect des différences. Contrairement aux romances dramatiques, l’anime privilégie la complicité, l’humour, et une certaine joie qui fait du bien. 

    C’est une série parfaite pour celles et ceux qui cherchent une romance moderne, pétillante et positive. Si vous avez aimé Horimiya (2021) ou Toradora! (2008-2009), vous y retrouverez la même tendresse. Dans un autre registre, des comédies romantiques comme Love, Simon (2018) ou 10 bonnes raisons de te larguer (1999) rappellent cette joie de se découvrir à travers l’autre.

    4. Your Name (2016)

    Sorti en 2016 (1h52), Your Name de Makoto Shinkai a bouleversé le monde entier. Mitsuha, fille de campagne, et Taki, lycéen tokyoïte, échangent mystérieusement leur corps. Ce qui commence comme une comédie devient une réflexion poignante sur le destin, la mémoire et l’urgence de l’amour.

    L’animation somptueuse et la bande-son de RADWIMPS renforcent cette ode à l’émotion universelle. C’est le film parfait pour qui aime les romances où le temps et l’espace deviennent des adversaires. Si 5 centimètres par seconde (2007) vous a ému, vous ressentirez cette même mélancolie teintée d’espoir. Les cinéphiles aimeront Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004) qui partage cette idée d’un amour menacé par l’oubli.

    3. Clannad (2007-2009)

    Avec Clannad et Clannad: After Story (47 épisodes), on atteint une intensité émotionnelle rarement égalée. Tomoya, lycéen désabusé, rencontre Nagisa, une camarade fragile mais lumineuse. Leur histoire dépasse vite la romance scolaire pour devenir une fresque sur le passage à l’âge adulte, la vie de couple et la famille.

    Ce qui distingue Clannad, c’est sa volonté de montrer l’amour dans la durée, avec ses joies comme ses drames. C’est une série qui fait pleurer, mais qui célèbre aussi la beauté du quotidien et la force des liens. À recommander à ceux qui veulent une romance réaliste, sans artifices. Si vous avez aimé March Comes in Like a Lion (2016-2018), vous y trouverez la même sincérité.

    2. Fruits Basket (2019-2021)

    Avec ses 63 épisodes, Fruits Basket reste un monument. Tohru Honda, lycéenne optimiste malgré les épreuves, découvre le secret de la famille Sôma, maudite par le zodiaque chinois. Derrière la romance, c’est une fresque sur la guérison, la résilience et la famille choisie. Chaque personnage, qu’il soit blessé, maladroit ou en colère, bénéficie d’un développement rare.

    La romance agit comme fil conducteur, elle se développe lentement mais sûrement, à l’image de l’histoire qui prend son temps et nous permet d’admirer l’évolution de chaque personnage et de chaque intrigue. Le manga est incontournable et je ne peux que vous le conseiller, car il vous permettra de remarquer la qualité de cette adaptation. On y retrouve toute la complexité de l’histoire, sa douceur, mais aussi sa noirceur. Si vous avez aimé Orange (2016) ou Lovely Complex (2007), vous retrouverez ce même équilibre entre douceur et gravité. Fruits Basket aurait pu arriver en première position de cette liste, mais c’était sans compter… 

    1. You Lie in April (2014-2015)

    Your Lie in April (22 épisodes) est un incontournable du genre. Kōsei, pianiste prodige traumatisé par la mort de sa mère, rencontre Kaori, une violoniste pleine de vie qui bouleverse son univers figé. Derrière cette renaissance musicale se cache une tragédie inévitable, donnant à chaque performance une intensité unique. L’anime se distingue par sa mise en scène de la musique comme langage des émotions, transformant chaque note en déclaration d’amour.

    C’est une œuvre qui plaira à celles et ceux qui aiment les romances tragiques et inspirantes, où la beauté côtoie la douleur. Si Your Lie in April est tout en haut de cette liste, c’est grâce à ce que cet anime arrive à nous faire ressentir : on passe de l’espoir à la tristesse en une fraction de seconde, on pleure, on rigole, et on se laisse embarquer par cette histoire qui nous brise le cœur et nous fait aimer la vie. La musique est magnifique, les dessins sont remplis de joie et de lumière, et les personnages font un peu partie de nous le temps de l’anime et encore après. Si vous avez aimé Anohana (2011) ou A Silent Voice (2016), vous y retrouverez la même sincérité. Et si vous aimez la musique, alors le film Blue Giant (2023) ne pourra que vous séduire. 

  • Nosferatu : 5 films incontournables sur le célèbre vampire

    Nosferatu : 5 films incontournables sur le célèbre vampire

    Yoann Sardet

    Yoann Sardet

    Rédacteur JustWatch

    Si Dracula est l’un des personnages les plus adaptés à l’écran (plus de 500 occurrences depuis 1931 !), il ne faudrait pas oublier que Nosferatu -alias le Comte Orlock- a eu l’honneur d’être la créature au centre du tout premier long métrage vampirique de l’histoire du cinéma.

    Cette figure inquiétante -et bien moins charmante que l’élégant dandy aux dents longues campé par Bela Lugosi devant la caméra de Tod Browning- hante le 7e Art depuis les années 20 et un film de F.W. Murnau considéré comme l’un des chefs-d'œuvre de l'expressionnisme.

    Retourné à son cercueil pendant quelques décennies, le vampire s’est ensuite réinvité régulièrement sur nos écrans depuis 1979, dont une dernière adaptation marquante signée Robert Eggers et emmenée par Bill Skarsgård et Lily-Rose Depp.

    JustWatch vous propose un guide des apparitions majeures d'un personnage devenu icône du cinéma fantastique, classées dans l’ordre des années de production des longs métrages. A regarder avec un pieu, un crucifix et une gousse d’ail à portée de main… et idéalement au lever du soleil !

    Nosferatu le vampire (1922)

    L’image de l’ombre décharnée et griffue du sinistre Comte Orlock, grimpant les escaliers vers la porte d’une chambre, est l’un des plus emblématiques du cinéma fantastique. Et même du cinéma tout court. Cela illustre l’impact de Nosferatu le vampire (1922) sur le 7e Art… alors même qu’il a manqué de disparaître totalement. En effet, cette histoire d’un agent immobilier envoyé dans les Carpathes pour faire signer un acte d’achat à un mystérieux Comte qui emménage par la suite dans sa ville en y apportant la mort, s’inspire très largement du roman Dracula de Bram Stoker publié en 1897. Et si la veuve de l’écrivain obtient justice pour contrefaçon, certaines copies du long métrage échappent à la destruction, consacrant un chef d'œuvre de l’expressionnisme allemand.

    Derrière la caméra, Friedrich Wilhelm Murnau, futur réalisateur de Faust (1926) et L’Aurore (1927), propose une atmosphère unique, avec des jeux d’ombres démesurées, des contrastes appuyés, des décors à l’architecture stylisée et une ambiance gothique et angoissante qui magnifient les apparitions d’Orlock. L’interprétation inhumaine et la silhouette sinistre de Max Schreck (regard fixe, corps raide, crâne chauve, oreilles pointues, costume noir) offrent aux spectateurs la première créature marquante du cinéma d’horreur, monstre maudit en quête de sang frais. Bien évidemment, plus de cent après, un film muet en noir et blanc au jeu très théâtral ne vous fera pas vraiment peur. Mais il faut l’avoir vu pour ce qu’il représente dans l’histoire du cinéma et dont d’innombrables films (Vampyr, La Nuit des morts-vivants, Les Vampires de Salem, Batman le défi, Dracula, The Lighthouse…) se sont nourris.

    Nosferatu : fantôme de la nuit (1979)

    57 ans après une hibernation dans les archives cinématographiques et les listes des plus grands films de l’Histoire, Nosferatu est extirpé de son cercueil par Werner Herzog. Le cinéaste, qui figure alors comme l’un des chefs de file de la nouvelle vague du cinéma germanique, souhaite revisiter -en couleurs et avec des dialogues (qui seront tournés en deux versions, allemande et anglaise)- le long métrage de Murnau qu’il considère comme une oeuvre immense de la cinématographie teutonne. Le résultat ? Nosferatu : fantôme de la nuit (1979). Aussi méconnaissable mais plus tragique et mélancolique que son modèle de 1922, Klaus Kinski (qui avait tourné Aguirre, la colère de dieu sept ans plus tôt avec Herzog) se glisse sous le maquillage de la créature, face à une Isabelle Adjani qui livre une interprétation marquante, plus habitée et sexualisée que Greta Schröder dans Nosferatu.

    Tout en reprenant exactement la même histoire (avec beaucoup plus de rats !), le film développe plus en profondeur la psychologie des personnages (rebaptisés comme les personnages de Dracula, à l’image de Jonathan et Mina Harker, Renfield et Abraham van Helsing), notamment l’errance d’un mort-vivant maudit, damné dans la solitude et l’éternité. L’esthétique picturale et glaciale fait baigner le long métrage dans une ambiance gothique morbide, et se permet quelques références appuyées aux ombres menaçantes et expressionnistes de Murnau. Comme dans son modèle, le rythme est lent et contemplatif, et on appréciera cette proposition pour l’exercice de style qu’elle est, à l’image de Gus Van Sant refaisant le Psychose d’Hitchcock (1960) dans Psycho (1998). Et pour sa fin inédite, aussi, qui a beaucoup divisé.

    A noter que Klaus Kinski a repris son rôle vampirique sans maquillage et avec sa chevelure blonde iconique dans Nosferatu à Venise (1988), qui n’est pas une suite mais une réinterprétation italienne et baroque du film de Murnau.

    L’Ombre du vampire (2000)

    Remarqué pour le très expérimental et radical Begotten (1991) et ses clips pour Marilyn Manson, le réalisateur underground E. Elias Merhige revisite le film de 1922 avec L’Ombre du vampire (2000), dont l’approche est pour le moins étonnante. A la fois remake de Murnau et documenteur sur les coulisses du tournage du film original, le long métrage navigue entre les genres et les époques et propose sa propre version de certaines séquences cultes (l’arrivée au château, le repas avec Orlock, le final dans la chambre…) devant et derrière la caméra, tout en racontant un tournage qui sombre de plus en plus dans la folie et l’horreur.

    La folie, c’est celle de Friedrich Wilhelm Murnau (John Malkovich), totalement habité par sa production et prêt à tout pour concrétiser sa vision. L’horreur, c’est celle incarnée par le mystérieux Max Schreck (Willem Dafoe), dont on ignore la véritable nature tout au long du récit. Acteur adepte de la « Méthode » totalement habité par son rôle… ou véritable goule invitée sur le tournage en échange de la promesse du sang de l’actrice principale ? L’Ombre du vampire joue constamment sur cette ambiguïté, renforcée par l’interprétation inquiétante de Dafoe (nommé aux Golden Globes et aux Oscars). Bref, une vraie curiosité méta à la Ed Wood (1994), entre histoire du cinéma et histoire fantastique, qui parlera surtout aux cinéphiles.

    Nosferatu: A Symphony of Horror (2023)

    Connaissez-vous Doug Jones ? Sans doute sans le savoir ! Car cet artiste unique est régulièrement plébiscité pour ses interprétations de créatures : Abe Sapien dans Hellboy (2004), le Pale Man du Labyrinthe de Pan (2006), le Surfer d’Argent des 4 Fantastiques (2007), l’amphibien de La Forme de l’eau (2016)... autant d’incarnations qui ont fait de ce mime et contorsionniste un « corps » incontournable du cinéma fantastique. Le voir reprendre le rôle du Comte Orlock est donc aussi évident que surprenant, et ça se passe dans le cadre du projet expérimental Nosferatu: A Symphony of Horror (2023).

    Avec ce film monté grâce à une campagne de financement participatif, le réalisateur David Lee Fisher signe un remake parlant de l'œuvre de Murnau -tombée dans le domaine public- en adoptant une approche visuelle innovante. Une nouvelle distribution est ainsi filmée sur fond vert et incrustée dans certains éléments de décors de 1922. C’est donc un véritable collage entre patrimoine et modernité qui est proposé ici, avec ce que cela a de fascinant mais également d’artificiel. Le résultat relève au final plus de la curiosité cinéphile (un peu bricolée) de festival que d’un véritable film, comme Fisher l’avait fait en 2005 avec une nouvelle version du classique Le Cabinet du Dr. Caligari (1920) de Robert Wiene. Le résultat est disponible sur Youtube pour les plus curieux.ses d’entre vous.

    Nosferatu (2024)

    Avec son approche formelle très stylisée, Robert Eggers (The VVitch, The Lighthouse, The Northman) a su imposer son style unique dans un cinéma fantastique US souvent stéréotypé. Voir le cinéaste américain -qui a commencé sa carrière dans la conception de décors, cela se sent et se voit !- reprendre le film de Murnau est donc des plus pertinents. Et excitant. Entre film d’horreur et film d’auteur, son Nosferatu (2024) adopte une imagerie glaciale et gothique, dans un clair-obscur proche du noir et blanc, et raconte sur 2h13mn (le film original durait 1h35mn) la même histoire avec de nouveaux effets d’ombres (à l’image de la silhouette derrière le rideau ou de cette main griffue qui s’étend sur la ville).

    Ce qui change ici, c’est la plus grande place laissée à la psychologie de l’héroïne, campée par une Lily-Rose Depp habitée et intense. Constamment au bord de la folie, obsédée par la figure du Comte Orlock, elle livre une performance à deux doigts du film d’exorcisme, face à un Nicholas Hoult plus intéressant et moins théâtral que son homologue de 1922. Comme un clin d'œil amusant, on notera aussi la présence au générique de Willem Dafoe en chasseur de monstre après l’avoir incarné dans L’Ombre du vampire (2000). Et ce monstre, alors, à quoi ressemble t-il cent ans plus tard ? Robert Eggers mise sur une réinvention totale d’Orlok, avec un look slave et bestial (et moustachu !). Bill Skarsgård, qui avait déjà marqué avec son interprétation du clown-tueur de Ça (2017 / 2019), donne ici une animalité viscérale au personnage : la scène où il « boit » l’une de ses victimes en chevauchant son torse est ainsi réellement dérangeante.

  • Force, honneur et péplum : les films de la saga « Gladiator » dans l’ordre

    Force, honneur et péplum : les films de la saga « Gladiator » dans l’ordre

    Yoann Sardet

    Yoann Sardet

    Rédacteur JustWatch

    Le péplum est un genre cinématographique presque aussi vieux que le cinéma lui-même (on trouve les premières œuvres dès 1896). Héritier du théâtre et de l’opéra, il doit son nom au long vêtement grec, sorte de tunique ou de toge portée dans l’Antiquité, qui symbolise donc l’époque dans laquelle l’action prend place, que ce soit l’Egypte, la Grèce, l’Empire Romain, la Perse ou divers épisodes bibliques.

    Très impressionnant visuellement (du moins quand le moyens sont au rendez-vous, on pense aux gargantuesques Quo Vadis, Ben-Hur, Cléopâtre, La Tunique ou Les Dix Commandements durant l’âge d’or des années 50 et 60), le péplum peut aussi vite être « ringardisé », avec ses discours pompeux, sa surenchère visuelle, ses muscles huilés et son érotisme bon marché. C’est ainsi que le genre connaît un véritable déclin à partir des années 70, se cantonnant -exception faite de quelques films remarqués comme Caligula ou Le Choc des Titans- à des productions bis italiennes et laissant petit à petit la place à la fantasy de Conan et autres Willow.

    Et puis, au début des années 2000, les jupettes en cuir et les toges font leur grand retour. Essentiellement grâce à un film : immense réussite formelle, narrative et financière, Gladiator de Ridley Scott lance un nouvel âge d’or du péplum où émergent des superproductions comme Troie (2004), Alexandre (2004), La Passion du Christ (2004), Rome (2005-2007), Agora (2009), Centurion (2010), Le Choc des Titans (2010), Spartacus (2013-2013), Noé (2014), Hercule (2014), Pompéi (2014), Ben-Hur (2016) ou… Exodus: Gods and Kings (2014) encore signé Ridley Scott.

    Tout au long de ces deux décennies, le cinéaste continue de caresser l’idée et l’espoir de donner une suite à ses spectacles de gladiateurs. Un projet qui se concrétise en 2024 avec un second volet spectaculaire mais moins bien reçu que son prédécesseur. Just Watch vous dit tout sur les deux films. Avec force. Et honneur.

    Gladiator (2000)

    Ce n’est peut-être pas le plan le plus iconique de Gladiator (2000), et pourtant il raconte tout de son héros en quelques secondes : un soldat au visage fatigué jette un oeil à l’envol d’un rouge-gorge avec un petit sourire, avant de retrouver un regard sombre quand ses yeux se posent sur le champ de bataille germanique où il dirige l’armée romaine. Cette courte scène, la toute première tournée par Ridley Scott et Russell Crowe, montre avec subtilité ce que les deux hommes ont voulu incarner dans ce général émérite, laissé pour mort et devenu esclave puis gladiateur parce qu’il a refusé de prêter allégeance au nouvel Empereur…

    Car la force de Gladiator, c’est de ne jamais sacrifier ses personnages sur l’autel du grand spectacle. Totalement habité par le rôle, Russell Crowe EST Maximus, alias « L’Espagnol », un guerrier capable de fédérer n'importe quelle armée autour de lui. Dans le rôle de Commode, Joaquin Phoenix livre une interprétation fiévreuse et tourmentée, qui laisse apparaître les failles d’un fils et d’un frère mal-aimé derrière le tyran. Face à eux, Connie Nielsen, Djimon Hounsou, Derek Jacobi, Oliver Reed et Richard Harris sont eux aussi très justes. Et si le film traverse aussi bien les années, c’est justement parce qu’il ne repose pas uniquement sur ses séquences d’action mais bien sur des protagonistes tangibles, profonds et incarnés.

    Les scènes de combats, parlons-en. Elles sont dantesques et mémorables, avec à chaque fois exactement ce qu’il faut de durée, de chocs d’épées, de fracas de boucliers, d’éclaboussures de sang, et de feu, de poussière, de sable, de sueur et de larmes… Que ce soit dans une forêt européenne, une arène mauritanienne ou l’ovale du Colisée, face à des barbares, des chars ou des tigres, Ridley Scott orchestre les affrontements avec une maestria unique, magnifiée par la partition de Hans Zimmer et des plans vertigineux restituant le gigantisme de Rome. On y retrouve toute la violence brute et le sens de l’épique d’un Braveheart (1995), d’un Dernier Samouraï (2003) ou d’un Kingdom of Heaven (2005).

    5 Oscars (dont Meilleur film et Meilleur acteur pour Russell Crowe, propulsé star mondiale grâce à son rôle) sont venus saluer le long métrage qui croise Spartacus (1960) et La Chute de L’Empire romain (1964) avec certes quelques incohérences historiques, mais beaucoup de modernité, de souffle, d’envergure et de coeur. Dans le film, Maximus lancé à ses hommes « Ce que l'on fait dans sa vie résonne dans l'éternité ». L’aura de Gladiator, qu’aucun film n’est parvenu à égaler depuis sa sortie, n’a pas fini de résonner dans l’Histoire du cinéma.

    Gladiator II (2024)

    Le succès mondial de Gladiator (plus de 465 millions de dollars de recettes dans les salles en 2000) et son triomphe critique font de lui le film séminal d’une nouvelle vague de péplums. On l’a vu. Et donnent, évidemment, des envies et des idées de suite à Ridley Scott et ses producteurs. Au fil des années, le projet passe par plusieurs pistes narratives, incluant ou non Russell Crowe, jusqu’à trouver sa forme définitive un quart de siècle plus tard dans Gladiator II (2024). Avec une ambition démesurée.

    Pour ce second volet, on parle en effet d’un budget oscillant entre 250 et 310 millions de dollars selon les sources, qui permet à Ridley Scott de concrétiser à l’écran des affrontements ultra-spectaculaires et inédits, dont un siège maritime mené par une flotte de trirèmes, une lutte à mort contre des singes sanguinaires (!), un combat contre un rhinocéros monté par un gladiateur en armure (!!) ou une bataille navale en plein Colisée avec requins affamés en supplément (!!!). Là encore, la véracité historique n’est pas tout à fait respectée -comme Napoléon (2023), le film a fait hurler quelques historiens- mais le spectacle est plus que généreux même si un peu trop fantaisiste (on est plus ici dans la fantasmagorie de 300, 2007 et 300 : la naissance d’un empire, 2014).

    Le casting est lui aussi généreux et très « hype », emmené par la fine fleur du cinéma hollywoodien actuel où les désormais incontournables Paul Mescal, Pedro Pascal et Joseph Quinn côtoient Connie Nielsen et Derek Jacobi, qui reprennent leurs rôles et assurent une continuité avec le film original. Mais s’il y a un acteur qui vole la vedette à tout le monde, c’est bien Denzel Washington. Dans le rôle de l’intense et machiavélique Macrinus, qui tire les ficelles en coulisses et manipule empereurs et sénateurs, il livre une performance inoubliable, à la limite du cabotinage, qui « éteint » quelque peu Paul Mescal. Ce dernier ne parvient malheureusement jamais vraiment à s’imposer comme un digne successeur de Russell Crowe malgré des ramifications filiales entre les deux personnages.

    Le film pâtit clairement de cette comparaison entre les deux acteurs, mais plus globalement d’une ressemblance trop évidente avec Gladiator : au lieu de le réinventer, on refait le même film avec plus de moyens mais moins de surprises. On est donc déçu devant cette proposition, comme on a pu l’être face aux Terminator post-Jugement Dernier (1991), à Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal (2008) à Star Wars : Le Réveil de la Force (2015) ou à Matrix Resurrections (2021)... C’est spectaculaire, c’est bien fait, les comédiens sont solides, mais il y un sentiment de redite qui rend l’entreprise vite oubliable. Voire inutile. Les résultats au box-office (le film a engrangé moins que Gladiator) en attestent. Sauf… si on commence la saga par Gladiator II. Car c’est tout à fait possible ! Et dans ce cas, le premier opus fera office d’excellent prequel, teasé par le générique de Gladiator II qui revisite ses scènes les plus emblématiques (attention aux spoilers !). 

  • Godzilla, Kong et tous les films et séries du MonsterVerse dans l’ordre !

    Godzilla, Kong et tous les films et séries du MonsterVerse dans l’ordre !

    Yoann Sardet

    Yoann Sardet

    Rédacteur JustWatch

    Non, les univers connectés ne se limitent pas aux super-héros ! Ainsi, parallèlement au Marvel Cinematic Universe des Avengers (2012), au DC Universe rebooté par Superman (2025) et au SpiderVerse tissé par Sony autour de l’univers de Spider-Man (2017), les studios Warner Bros. ont développé leur propre univers de monstres. Il s’agit du bien nommé MonsterVerse, développé depuis 2014 sous la bannière de la société Legendary Entertainment de Thomas Tull et son magnifique logo frappé de nœuds celtiques, promesse de spectacles épiques.

    Comme son nom le laisse entendre, le MonsterVerse met en scène des créatures titanesques sur fond de destructions massives et de mythologies millénaires, dont les deux représentants les plus emblématiques sont Godzilla et Kong. D’abord introduits en solo dans des longs métrages à leur gloire, les deux monstres géants ont fini par se croiser dans des affrontements impressionnants, qui ont convié d’autres kaijus et fait trembler les salles de cinéma et le box-office mondial.

    Alors qu’un nouveau chapitre est déjà en cours de production pour une sortie en 2027, JustWatch vous liste les films et séries qui composent le MonsterVerse, dans l’ordre chronologique de l’histoire.

    Monarch: Legacy of Monsters (2023-)

    Si MONARCH, la société chargée d’étudier les titans, tisse un lien et une continuité narrative entre les différents films du MonsterVerse, elle y est finalement assez peu explorée et détaillée. Jusqu’à la série Monarch: Legacy of Monsters (2023-), qui explore les coulisses et les secrets de l’organisation sur plusieurs temporalités et leurs observations des créatures géantes depuis les années 50. Cette découverte est vécue à travers les yeux d’une survivante de la destruction de Godzilla (2014) et de son demi-frère, qui se lancent sur les traces de leur père et des liens de leur famille avec MONARCH avec des allers-retours entre passé et présent…

    Les fans de monstres pourraient être déçus -du moins frustrés- par cette série Apple TV+ qui mise surtout sur les protagonistes humains, laissant les titans en toile de fond malgré quelques apparitions marquantes. Les abonné.es qui veulent explorer la mythologie du MonsterVerse et de MONARCH seront en revanche ravis de découvrir une approche plus terre à terre et nuancée, qui raconte cette histoire à travers trois générations et notamment le regard de l’officier Lee Shaw (campé dans les années 50 par Wyatt Russell et en 2015 par son propre père Kurt Russell). Une filiation qui apporte un vrai plus aux épisodes, où apparaissent notamment John Goodman (au générique de Kong Skull Island) . Cette approche narrative -dont la saison 2 a été validée par la plateforme- devrait emballer celles et ceux qui ont apprécié les séries générationnelles comme Disparition (2002) ou Yellowstone (2018-2024) , ainsi que les amateurs d’organisations secrètes façon Les Agents of S.H.I.E.L.D. (2013–2020), Torchwood (2006–2011), Warehouse 13 (2009–2014) ou Sanctuary (2008–2011).

    Kong : Skull Island (2017)

    Si Gojira/Godzilla est le monstre le plus culte du bestiaire japonais, Kong est assurément son homologue américain. Le gorille géant, gardien mythique de la mystérieuse Île du Crâne, s’invite régulièrement sur les écrans depuis 1933, et notamment dans Kong : Skull Island (2017) qui voit une expédition scientifique encadrée par des militaires tourner court alors que le primate attaque les hélicoptères de transport. Éparpillés à travers l’archipel, les survivants (dont les « marvéliens » Tom Hiddleston, Brie Larson et Samuel L. Jackson) vont devoir affronter les innombrables dangers de Skull Island…

    Godzilla (2014) nous emmenait vers le film-catastrophe : Skull Island lorgne pour sa part du côté du film de guerre -avec Apocalypse Now (1979) et Platoon (1986) comme références assumées- et le film d’aventures dans la jungle façon Predator (1987), Congo (1995), Anaconda (1997) et Jurassic Park (1993). On y retrouve aussi tout l’imaginaire pop et pulp du tout premier King Kong (1933), notamment dans le bestiaire préhistorique qui entoure le singe. Ce dernier -révélé très tôt dans le récit- retrouve sa posture bipède et tranche résolument avec la version plus animale (et romantique) proposée par Peter Jackson dans son King Kong (2005). Pour ces raisons, le film est finalement assez différent de Godzilla et fait écho, quelque part, aux deux natures opposées mais complémentaires des deux titans. Ce qui les relie ? La société secrète MONARCH qui étudie les kaijus au sein du MonsterVerse, notamment dans une scène post-générique qui annonce l'arrivée imminente d’autres créatures…

    Skull Island (2023-)

    Souhaitant élargir le MonsterVerse à une approche transmédias, les producteurs de Legendary Entertainment décident d’explorer plus en profondeur le bestiaire de l’Île du Crâne en collaboration avec Netflix, dans une série animée sobrement baptisée Skull Island (2023-). Le showrunner Brian Duffield (plutôt calé en menaces monstrueuses et surnaturelles comme l’ont prouvé Underwater, Love and Monsters ou Traquée) a pensé le programme comme un « Goonies au pays de Kong » en échouant un groupe de jeunes naufragés sur le dangereux archipel. Pour pouvoir quitter l’île dont les eaux sont gardées par un kraken, ils vont devoir faire appel à la force brute de Kong qui règne sur les terres…

    Kong : Skull Island (2017) se déroulait dans les années 70, cette histoire entre aventure et survie prend place dans les années 90. C’est sans doute ce qui a justifié le choix d’une animation 2D, plutôt réussie, dont les coups de crayon rappellent l’épique Primal (2019-) de Genndy Tartakovsky. L’esprit est quant à lui à rapprocher de La Colo du Crétacé (2020-2022) dérivée de Jurassic World (2015) et Pacific Rim: The Black (2021-). Les créatures sont nombreuses et variées entre crabes géants, fourmis géantes, pieuvre géante, oiseaux géants, plantes carnivores géantes, chien géant, reptiles géants et autres « rampants » ! Sans oublier Kong, bien sûr, dont la présence reste relativement discrète jusqu'aux derniers épisodes où il peut enfin dévoiler sa puissance (et son émotion). Skull Island compte huit épisodes en saison 1, la seconde étant écrite et en attente d'un feu vert.

    Godzilla (2014)

    Immense icône japonaise depuis 1954, revisité par Hollywood à la fin des années 90, le roi des kaijus Godzilla est remis au goût du jour en 2014 devant la caméra de Gareth Edwards. Révélé par Monsters (2010), qui mêlait déjà spectaculaire et intime, le cinéaste confronte le monstre géant à deux autres créatures gigantesques et affamées de radiations entre le Japon, Hawaï et San Francisco, sous les yeux d’une distribution talentueuse et très « indé » où l’on retrouve Aaron Taylor-Johnson, Elizabeth Olsen, Ken Watanabe, Sally Hawkins, David Strathairn, Bryan Cranston et notre Juliette Binoche nationale. Sans oublier Alexandre Desplat à la baguette de la bande originale, dont la partition retranscrit magnifiquement l’aspect massif du titan.

    Ce reboot, trentième apparition du kaiju qui sort pour les 60 ans de la franchise, surprend par son approche à hauteur d’hommes, qui se revendique du cinéma de Spielberg, notamment Les Dents de la Mer (1975), Rencontres du troisième type (1977) et La Guerre des mondes (2025) qui privilégient les personnages et distillent quelques touches visuelles d’envergure. Ce point de vue décuple (et magnifie) le gigantisme des créatures, et donne au final au long métrage des allures de film-catastrophe plus qu’un simple « film de monstres ». Il y aussi dans ce Godzilla la même ambiance rougeâtre et apocalyptique que celle qui accompagne les séquences du D-Rex dans Jurassic World : Renaissance (2025, également signé Gareth Edwards). Et bien évidemment, une vraie volonté de creuser des thèmes plus profonds, comme le premier Godzilla (1954) le faisait avec les blessures d’Hiroshima. Bref, une modernisation respectueuse et spectaculaire, entre le blockbuster et l’expérience immersive d’un Cloverfield (2008), qui pose la première pierre d’un univers plus large…

    Godzilla II : Roi des Monstres (2019)

    La séquence finale de Kong : Skull Island (2017) teasait la présence du ptéranodon Rodan, du papillon Mothra et du dragon à trois têtes Ghidorah. Godzilla II : Roi des Monstres (2019) tient ses promesses en conviant les trois titans (et beaucoup d’autres !) aux côtés du lézard géant, alors qu’un groupe écoterroriste met la main sur une technologie MONARCH capable de réveiller les différentes créatures sous la domination d’un « monstre zéro ». Son plan ? Éradiquer l’humanité et réinstaurer le règne des titans pour donner une nouvelle chance à la Terre. Le seul rempart contre l’annihilation totale va alors être le couple Godzilla / Mothra, roi et reine des monstres…

    Plus de créatures, plus de personnages, plus d’enjeux, plus de d'intrigues secondaires, plus de combats, plus d’effets visuels : Godzilla II joue totalement la carte de la surenchère pour un spectacle qui ravira les fans de la saga originale (notamment les films Mothra vs. Godzilla, Ghidorah le monstre à trois têtes ou Les Envahisseurs attaquent dans les années 60) mais aussi les amateurs de bastons géantes comme Pacific Rim (2013) ou Rampage (2018). Le réalisateur Michael Dougherty assume un film très (trop ?) généreux, qui tranche avec son prédécesseur, le comparant à ce que Aliens (1986) avait été pour Alien (1979) avec plus d’action, de monstres et d’humour. Si on aime voir des créatures se taper dessus et faire tomber les buildings comme des châteaux de cartes, on en a pour son argent. Mais si on cherche de la subtilité, les 2h11 pourraient sembler un peu longues…

    Godzilla vs. Kong (2021)

    C’est le face à face que tous les fans attendaient, opposant deux combattants légendaires ! A gauche, un lézard géant au souffle nucléaire intronisé « roi des monstres ». A droite, un gorille gigantesque prêt à rivaliser pour le titre de titan suprême. Et au sol, les humains de MONARCH qui jouent les arbitres de cet affrontement au sommet, qui survient presque soixante ans après une première tentative sous la bannière du studio japonais Toho (King Kong vs. Godzilla, 1962). Dans Godzilla vs. Kong (2021), les deux colosses semblent irrémédiablement attirés l'un par l’autre pour déterminer qui dominera le monde, alors qu’une nouvelle menace mécanique émerge d’un laboratoire secret de la société APEX…

    Annoncé à travers une peinture rupestre qui clôt Godzilla II : Roi des Monstres (2019), le duel entre Kong et Godzilla tient toutes ses promesses visuelles à travers des séquences ultra-spectaculaires sur un porte-avions ou dans une ville au rendu synthwave magnifique, qui rappellent beaucoup Pacific Rim Uprising (2018) et la saga Transformers. Et finalement, là où l’affrontement entre deux bestioles géantes aurait pu sembler stupide et vite tourner à vide, il trouve tout son sens au sein de la mythologie du MonsterVerse qui s’élargit encore en dévoilant la Terre Creuse, le monde souterrain et préhistorique d’où Kong est originaire. Le singe est d’ailleurs ici le vrai personnage central, et on s’attache à ce colosse aux poils grisonnants et au cœur tendre (sa relation avec la jeune Jia est plutôt touchante), qui offre plus d’ancrage émotionnel que ce cher Godzilla. Le point faible, comme dans Godzilla II, ce sont finalement des personnages humains assez peu développés dont l'intérêt scénaristique réside uniquement à dévoiler le complot autour de Mechagodzilla et à remplir des séquences « inter-monstres ». Comme dans Alien vs. Predator (2004) ou Freddy contre Jason (2003), on vient ici voir des créatures se taper dessus, et les protagonistes n’ont dès lors pas vraiment de densité…

    Godzilla x Kong : Le Nouvel Empire (2024)

    Ils étaient rivaux dans Godzilla vs. Kong (2021), il est temps pour eux de faire équipe dans Godzilla x Kong : Le Nouvel Empire (2024) ! Ce duo bestial n’apparaît toutefois qu’à la toute fin du long métrage (toujours signé Adam Wingard qui garantit une vraie unité de ton et d’approche visuelle), le temps pour l’intrigue de mettre en place une nouvelle menace planétaire. En l'occurrence celle incarnée par le tyrannique Scar King, un singe gigantesque et sadique qui règne sur une partie de la Terre Creuse et rêve de rejoindre notre monde pour le noyer sous un froid éternel grâce à un titan glacé qu’il tient en son pouvoir. Alors que Godzilla se recharge en surface en préparation de ce combat ultime, Kong explore de son côté son nouveau chez lui où se cache le mystérieux peuple Iwi qui attend la réalisation d’une prophétie majeure…

    Kong a encore pris de la bouteille (on valide sa barbichette blanche !) et du muscle dans cette aventure en Terre Creuse, qui lui permet enfin de renouer avec ses semblables. Et on apprécie la découverte de cette nouvelle civilisation de primates géants, qui rappelle La Planète des Singes (2011) et dont la narration « non verbale » permet de suivre et comprendre les enjeux et les émotions uniquement à travers des postures, des regards et des hurlements simiesques. Comme dans le film précédent, les membres de la #TeamGodzilla risquent en revanche d’être frustrés par la présence réduite du lézard, même si certains plans (son gros dodo dans le Colisée !) restent mémorables. Côté humain, il y a du mieux avec un humour bienvenu (grâce au duo Brian Tyree Henry / Dan Stevens) et des enjeux resserrés sur un nombre réduit de personnages. Résultat, on embarque ici pour une expédition immersive vers un monde perdu, qui rappelle Voyage au centre de la Terre (2008), L'Âge de glace 3 (2009) ou les Disney Atlantide l’empire perdu (2001) et Avalonia, l'étrange voyage (2022). Avec, en surface, une action globe-trotter qui nous entraîne de Rome à Rio en passant par l’Antarctique et les pyramides d’Egypte.

    Godzilla x Kong : Supernova (2027)

    Le succès mondial de Godzilla x Kong : Le Nouvel Empire (plus de 570 millions de dollars de recettes en 2024) a validé de fait la poursuite du MonsterVerse. On retrouvera donc les deux meilleurs ennemis, désormais alliés, dans Godzilla x Kong : Supernova, actuellement en tournage et attendu en mars 2027 sur les écrans. Si l’intrigue est gardée secrète, le titre laisse présager une menace d’ampleur cataclysmique, venant soit des étoiles (d’où était arrivé Ghidorah, rappelons-le), soit du cœur de la planète comme le laisse entendre un premier teaser énigmatique dévoilant une manifestation de titan à Sedona (Arizona) d’où était issue l'arachnoïde Scylla dans Godzilla II (2019).

    Il y a encore beaucoup de mystères et beaucoup de suppositions autour de ce sixième film donc… mais aussi, heureusement, quelques certitudes. Notamment une place plus importante accordée aux humains avec un casting de grande qualité où Dan Stevens reprend son rôle de Trapper, le vétérinaire rigolo et décontracté introduit dans le précédent opus, aux côtés de Kaitlyn Dever, Delroy Lindo, Matthew Modine, Jack O'Connell ou Sam Neill. Excusez du peu ! Derrière la caméra, Adam Wingard cède sa place à Grant Sputore, révélé par le film de science-fiction Netflix I Am Mother (2019), qui mettra en images un scénario co-écrit par Dave Callaham, auteur de l’histoire originale du Godzilla qui lança le MonsterVerse en 2014. Bref, une réunion de talents qui devrait offrir à nos deux titans préférés un nouvel écrin cinématographique à la hauteur de leurs immenses carcasses, alors que des spin-offs de la série Monarch: Legacy of Monsters sont également dans les projets de Legendary… et qu’on parle même d’un potentiel crossover avec l’univers de Pacific Rim. Qu’on se le dise, les fans de kaijus vont continuer à être gâtés !

  • « Avatar » : les films de la saga de James Cameron dans l’ordre

    « Avatar » : les films de la saga de James Cameron dans l’ordre

    Yoann Sardet

    Yoann Sardet

    Rédacteur JustWatch

    En 2009, après avoir marqué le cinéma de science-fiction avec Terminator (1984), Aliens le retour (1986), Abyss (1989) et Terminator 2 (1991), James Cameron entame un voyage vers une nouvelle planète avec Avatar. Visuellement révolutionnaire, le long métrage est la première pierre d’une épopée artistique et technologique qui va occuper le réalisateur pendant les deux décennies suivantes, lui qui a des envies d’un « ailleurs » extraterrestre depuis le collège… 

    En effet, pour le cinéaste canadien, la saga Avatar est le projet d’une vie. A la fin des années 60, il commence à imaginer les premières bribes de son aventure dans le monde des Na'vi. Fin 1994, avant même le tournage de son immense Titanic (1997) qui lui rapporte 11 Oscars, il couche sur le papier une première ébauche de l’univers de Pandora, présentant la faune, la flore, les personnages et les paysages de la planète. Et il attend patiemment que la technologie soit à la hauteur de son ambition, lui qui veut créer un environnement ultra-réaliste pour des protagonistes crédibles générés sans maquillage… En 2002, en découvrant le personnage de Gollum dans Le Seigneur des Anneaux : les Deux Tours, James Cameron sait que le moment est arrivé de concrétiser sa vision.

    Il lance officiellement le projet en 2005, avec d’abord deux années de recherche & développement sur l’univers visuel et sur la technologie de performance-capture nécessaire à la concrétisation des images. Deux ans plus tard, les acteurs le rejoignent pour mettre en boîte leurs scènes, tournées dans un gigantesque plateau vide qui capte tous leurs gestes et leurs expressions. Et quand Avatar débarque enfin sur les écrans en 2009, les spectateurs découvrent un spectacle inédit dans l’histoire du cinéma, où la 3D est au service d’une expérience immersive et narrative unique, qui pourra explorer ce monde et ses habitant.es au fil des longs métrages. Le reste appartient à l’histoire…

    Alors que le retour chez les Na’vis est proche, JustWatch vous propose son guide de la saga. Attachez vos ceintures : « Vous n'êtes plus au Kansas… vous êtes sur Pandora ! »

    Avatar (2009)

    La scène qui résume pour moi l’ambition et la révolution que représente Avatar (2009), c’est la découverte de Pandora à travers les yeux de Jake Sully (Sam Worthington). Ce militaire hémiplégique se voit offrir l’opportunité d’intégrer virtuellement le corps d’un hybride Na’vi (le peuple autochtone de la planète) afin d’explorer cet eldorado aussi luxuriant que dangereux dont les ressources sont convoitées par une grande corporation. Et c’est dans une forêt bioluminescente qu’il rencontre Neytiri (Zoe Saldaña), une guerrière qui va changer sa vision des choses et son allégeance… Comme son monde, l’alien bleue dégage une beauté à la fois étrange et sauvage, qui prend vie grâce à des effets visuels révolutionnaires.

    Fouler le sol de Pandora, c’est la promesse et la grande force du film. La planète existe vraiment, de la moindre fougère au moindre insecte, et tout est tangible entre jungle, cascade, arbres géants, montagnes flottantes et vols à dos d’Ikrans…On pense aux univers fabuleux de Zak et Crysta dans la forêt tropicale de FernGully (1992), de Epic : La Bataille du royaume secret (2013), de John Carter (2012) aussi, mais avec un réalisme immersif encore jamais vu. Même dans un Star Wars. C’est bien simple : James Cameron semble avoir vingt ans d’avance sur tout le monde. Alors après, bien sûr, on pourrait réduire Avatar à un « Danse avec les loups intergalactique » ou un « Pocahontas dans l’espace ». Et lui reprocher un propos simpliste et manichéen. Mais ce serait oublier que le film est avant tout une fable épique, écologique et anti-impérialiste (Princesse Mononoké n’est pas loin) portée par un spectacle inédit capable de parler aux grands comme aux plus jeunes. 

    Avatar : la voie de l’eau (2022)

    James Cameron avait promis un retour rapide sur Pandora. Les fans devront attendre 2022 pour découvrir Avatar : la voie de l’eau. Avec, là encore, une proposition visuelle inédite et sidérante. Dans cette suite, on quitte la jungle de Pandora pour découvrir une nouvelle région de la planète alors que le clan Sully (Jake est désormais un Na’vi à part entière) doit fuir le retour en force des forces armées terriennes. La famille trouve dès lors refuge sur le littoral, au sein de la tribu océanique des Metkayina. Mais les avatars de l’escouade lancée à leurs trousses vont venir mettre ce paradis maritime à feu et à sang…

    James Cameron peut à nouveau témoigner ici de sa passion pour l’eau, lui qui plonge dès que possible dans les profondeurs pour livrer des documentaires comme Les Fantômes du Titanic (2003) ou Aliens of the Deep (2004). Les séquences aquatiques sont tout simplement ahurissantes, bien au-delà du spectacle proposé par Aquaman (2018) ou Black Panther 2 (2022). La narration, elle, évolue vers le drame familial : on quitte le voyage initiatique du premier opus pour une dynamique plus complexe entre Neytiri, Jake et leurs enfants qui emmène la franchise vers une saga intergénérationnelle. Avec, comme en 2009, un récit simple et écologique (et un peu long… 3h12 !) qui assume une certaine naïveté en décrivant la relation fusionnelle entre les Na’vis et les Tulkuns (les baleines de Pandora). Si vous avez aimé Le Chant de la mer (2014), Ponyo sur la falaise (2008) et Abyss (1989), n’hésitez pas à plonger ! 

    Avatar : de feu et de cendres (2025)

    Après la jungle et les océans, le troisième film de la saga explore les flammes. Attendu en décembre 2025, Avatar : de feu et de cendres poursuit l’exploration de Pandora, une planète que James Cameron souhaite présenter comme un monde global et complexe où les apparences, les cultures et les enjeux diffèrent. Avec pour la première fois, des Na’vi « méchants », du moins plus sombres que les clans présentés jusque-là. La tribu Mangkwan, ou Peuple des Cendres, vit ainsi sur des terres désolées entre le rougeoiement de la lave et le gris des poussières de volcans. Avec une philosophie plus agressive qui s’incarne dans la redoutable Varang, campée par Oona Chaplin (petite fille de Charlie Chaplin, révélée par Game of Thrones) qui apporte une nouvelle voix féminine puissante aux côtés de Zoe Saldaña, Sigourney Weaver et Kate Winslet. Et un récit traitant de la destruction et ses conséquences…

    Encore très secret, le long métrage mettra Neytiri et Jake au second plan, l’histoire étant racontée du point de vue de l’un de leurs fils. Au vu des premières images, on sent également que Spider, le jeune humain adopté par les Na’vis, sera tiraillé entre ses deux cultures alors que son père a refait surface dans le film précédent. On pressent enfin que l’affrontement entre des idéologies Na’vi très différentes sera au cœur de l’histoire… Annoncé comme plus long que le précédent opus, Avatar 3 devrait assurément surprendre, James Cameron ayant teasé des choix narratifs très audacieux pour renouveler la franchise. Avant un Avatar 4 (2029) d’ores et déjà annoncé comme monumental qui fera un saut dans le temps, et un Avatar 5 (2031) totalement écrit mais pas encore tourné.

    Et ça pourrait ne pas s’arrêter là, puisque parallèlement aux jeux vidéo et comics déjà disponibles, le réalisateur développe des idées pour des épisodes 6 et 7 ! Lui qui a grandi avec Star Wars et Star Trek devrait à son tour laisser une trace profonde dans la science-fiction.

  • X-Men : les 14 films des mutants Marvel dans l’ordre chronologique

    X-Men : les 14 films des mutants Marvel dans l’ordre chronologique

    Yoann Sardet

    Yoann Sardet

    Rédacteur JustWatch

    « La mutation… C’est la clé de notre évolution. C’est elle qui nous a menés de l’état de simples cellules à l’espèce dominante sur notre planète. Le processus est long, et remonte à la nuit des temps. Mais tous les deux ou trois cents mille ans, l’évolution fait un bond en avant. » C’est ainsi que Charles Xavier, alias le Professeur X, lance la franchise X-Men au cinéma en 2000. Cette grande famille mutante fait partie des piliers de l’univers Marvel, au même titre que les Avengers et les 4 Fantastiques, et a été déclinée en 14 longs métrages en 24 ans.

    Dans la saga X-Men, le monde est donc confronté à des êtres génétiquement améliorés par Mère Nature : on ne parle pas ici de magie comme Doctor Strange, de science comme Captain America et Hulk ou d’accidents comme Spider-Man et Daredevil, mais de mutations génétiques qui confèrent à ces individus des super-pouvoirs variés, qui vont de la télépathie au contrôle des métaux, de la météo, du feu ou de la glace en passant par la régénération et la téléportation. Au sein de ce groupe minoritaire mais surpuissant, deux visions s’opposent : le pacifisme de Charles Xavier qui souhaite vivre en harmonie avec les Humains, et la domination prônée par Erik Lehnsherr qui voit dans les mutants le prochain stade de l’évolution.

    Pour des raisons financières -les droits de la franchise X-Men étaient détenus par la Fox alors que Disney intégrait Marvel dans son écurie en 2009-, les mutants n’ont jamais pu côtoyer les autres personnages du MCU à l’écran. Jusqu’au rachat du studio par The Walt Disney Company à la fin des années 2010, qui a ouvert de réjouissantes perspectives aux fans de super-héros. Ainsi, certains X-Men ont commencé à faire des apparitions dans les productions du Marvel Cinematic Universe (Quicksilver dans Wandavision, le Professeur X dans Doctor Strange in the Multiverse of Madness, le Fauve dans The Marvels), il y a eu la rencontre entre Wolverine & Deadpool qui tisse des liens profonds avec le multivers du MCU, et certains personnages iconiques ont depuis été annoncés au générique du très attendu Avengers : Doomsday (2026)... en attendant un reboot de la saga mutante espéré avant 2030.

    Pour patienter, JustWatch vous propose de redécouvrir la saga dans l’ordre de l’histoire pour un visionnage chronologique des aventures mutantes. Toutefois, on vous recommanderait plutôt de rester sur l’ordre de sortie des longs métrages. En effet, certains événements ou caméos auront une plus forte résonance si vous avez vu la trilogie originale avant.

    X-Men : Le Commencement (2011)

    Toute histoire a un commencement. Et si le tout premier mutant de l’Histoire (Apocalypse) ne sera dévoilé que deux films plus tard, X-Men : Le Commencement (2011) raconte les débuts du groupe super-héroïque et la rencontre entre deux amis qui deviendront frères ennemis. Flashback en 1962, alors que le monde est en pleine Guerre Froide. Le télépathe Charles Xavier (James McAvoy) fait la connaissance de Erik Lehnsherr (Michael Fassbender), survivant de la Shoah capable de contrôler le métal. Les deux hommes sont recrutés par le gouvernement pour former une unité afin d’empêcher un autre mutant surpuissant, Sebastian Shaw (Kevin Bacon), d’aggraver les hostilités entre les deux blocs…

    Sans l’iconique Wolverine (qui fait tout de même une apparition savoureuse au comptoir d’un bar), on ne donnait pas cher de ce prequel. C’est pourtant une réussite totale. Et l’un des meilleurs films -si ce n’est le meilleur- de la franchise. Devant la caméra de Matthew Vaughn (le film est au croisement de son Kick-Ass et de son Kingsman), on découvre une histoire certes spectaculaire mais qui ne laisse jamais l’action prendre le pas sur ses personnages et son émotion (le mal-être de Mystique et Hank, Charles aidant Erik avec ses pouvoirs et sa colère, l’amitié brisée des deux hommes…).

    En mêlant espionnage et super-héros dans une ambiance 60s parfaitement restituée, le film s’impose presque comme un James Bond mutant qui sert de cadre à la genèse du schisme entre les futurs Professeur X et Magneto, porté par deux comédiens dont l’alchimie et l’intensité font des merveilles. Avec une mention spéciale pour Michael Fassbender, dont la scène dans le bar argentin est une immense claque.

    X-Men : Days of Future Past (2014)

    Comme son titre le laisse entendre, X-Men : Days of Future Past (2014) navigue entre deux temporalités : un avenir sombre et apocalyptique où les mutants sont traqués et éliminés par des robots géants baptisés Sentinelles ; et les années 70 où Wolverine (Hugh Jackman) est renvoyé (du moins sa conscience dans son corps de l’époque) pour convaincre Charles et Magneto de refaire équipe pour mettre un terme aux travaux de Bolivar Trask (Peter Dinklage), le futur créateur des machines meurtrières. C’est un peu compliqué à la lecture, mais vous verrez que c’est limpide à l’écran !

    Au-delà du plaisir de voir les X-Men naviguer dans des décors et costumes 70’s, cette suite est un tour de force visuel et scénaristique, qui parvient à croiser deux temporalités de la même franchise avec cohérence (ou presque, les fans relèveront quelques petits soucis de continuité) et humanité. Si Wolverine (Hugh Jackman) et Mystique (Jennifer Lawrence) sont centraux dans le récit, on est ravis d’alterner entre le tandem James McAvoy / Michael Fassbender et le duo Patrick Stewart / Ian McKellen en Xavier / Magneto du passé et du futur, mais aussi de retrouver d’autres mutants iconiques (Halle Berry en Tornade, Shawn Ashmore en Iceberg, Elliot Page en Kitty Pride) tout en découvrant de nouveaux personnages comme Quicksilver (sa séquence au ralentie est un film dans le film) ou Bishop (joué par notre Omar Sy national !).

    A noter qu’en revisitant certains événements dans le même esprit que le casse temporel de Avengers: Endgame (2019), le long métrage sera peut-être un peu complexe à appréhender pour les non-initiés. Mais ça reste un épisode solide au casting digne d’un Comic-Con.

    X-Men Origins : Wolverine (2009)

    Certes, cette origin-story autour du mutant griffu débute en 1845, quand le jeune James Howlett découvre que des pointes osseuses lui sortent des mains. Mais l’essentiel de l’intrigue de X-Men Origins : Wolverine (2009) se déroule en 1979, alors que le personnage (l’incontournable Hugh Jackman) travaille comme bûcheron dans les forêts canadiennes après avoir opéré pour une unité spéciale du gouvernement américain composée de mutants (on y retrouve notamment son demi-frère Victor / Dents-de-Sabre et un certain… Wade Wilson / Deadpool !). Alors que les anciens membres du commandos sont éliminés les uns après les autres par Victor (Liev Schreiber), Wolverine est approché par son ancien supérieur pour le stopper grâce à une amélioration majeure : des griffes en adamantium.

    Qu’on se le dise, X-Men Origins : Wolverine n’est pas le film le plus abouti de la franchise. Certes, il lève le voile sur le passé du anti-héros (rendant de fait sa quête identitaire de la trilogie originale moins prenante pour le spectateur, c’est l’un des écueils du visionnage chronologique). Mais il propose un générique d’ouverture assez génial qui voit les deux frères mutants traverser toutes les guerres américaines ensemble. Et Hugh Jackman est toujours aussi charismatique.

    Toutefois, en faisant de Wolverine le personnage central (alors qu’il est plus efficace dans une distribution chorale), il occulte d’autres personnages adorés des fans (Gambit, dont le temps à l’écran est trop limité et surtout Deadpool dont le traitement a mis les spectateurs en colère). Et l’enjeu du long métrage n’est au final pas si passionnant que ça. C’est donc un épisode en demi-teinte, dont l’accueil critique a carrément stoppé les velléités de la Fox de développer d’autres spin-off originels. Mais au moins, on sait pourquoi Wolverine a un squelette métallique. Et pourquoi Ryan Reynolds se moque de cette version de Deadpool dans les autres films qu’il consacrera au « mercenaire à grande bouche ».

    X-Men Apocalypse (2016)

    Annoncé par l’énigmatique scène post-générique de X-Men : Days of Future Past (2014), X-Men Apocalypse (2016) confronte Charles Xavier et son équipe super-héroïque à une menace millénaire. Premier mutant de l’Histoire, immortel et invincible, le quasi-dieu Apocalypse (Oscar Isaac) se réveille en 1983 après des millénaires d’hibernation. Déçu par notre monde moderne, il décide de faire table rase de l’Humanité pour créer un monde à son image, avec l’aide de quatre lieutenants surpuissants (un équivalent marvélien des fameux cavaliers de l’Apocalypse évoqués dans le Nouveau Testament) : Tornade, Psylocke, Angel et… Magneto. Les X-Men vont tout faire pour l’en empêcher.

    Les fans avaient manifesté leur déception face à l’absence de mutants iconiques dans les deux précédents opus : ils ont été entendus et le long métrage intègre de jeunes Cyclope (Tye Sheridan), Jean Grey (Sophie Turner), Diablo (Kodi Smit-McPhee) et Tornade (Alexandra Shipp) aux côtés de nouveaux personnages (Psylocke, Caliban) et des protagonistes récurrents depuis X-Men : Le Commencement. Si sur le papier le film a tout pour emporter les suffrages des fans, il divise, la faute à un trop plein d’effets visuels, un méchant décevant (il y avait mieux à faire avec le brillant Oscar Isaac qu’un tyran violet au design peu engageant) et une intrigue finalement assez classique d’union contre une menace planétaire (à ce titre, c’est un peu le Justice League ou Les Eternels de la franchise X-Men).

    Il reste, heureusement, des éléments pour se réjouir : les jeunes X-Men, l’ambiance 80’s, un sauvetage au ralenti ultra-spectaculaire de Quicksilver, le crâne rasé de James McAvoy, l’interprétation intense de Michael Fassbender et l’apparition rapide de Hugh Jackman en Weapon X (version très violente de Wolverine).

    X-Men : Dark Phoenix (2019)

    On a revisité les 60’s avec X-Men : Le Commencement, les 70’s avec X-Men Days of Future Past et les 80’s avec X-Men : Apocalypse : place aux années 90 dans X-Men : Dark Phoenix (2019) qui, comme son titre le laisse entendre, se focalise sur Jean Grey (Sophie Turner) alias le Phoenix aux pouvoirs destructeurs. Après une mission spatiale durant laquelle un incident cosmique décuple sa puissance, la jeune femme devient instable, incontrôlable et donc dangereuse pour le monde, comme pour sa famille mutante, l’opposant ainsi à aux X-Men de Charles Xavier…et à Magneto.

    Quatrième et dernier volet de « l’arc prequel » de la franchise X-Men, Dark Phoenix n’a convaincu ni la critique ni le public. La faute à une intrigue déjà (mal) exploitée dans L’Affrontement final mais surtout à une formule mutante qui commence malheureusement à tourner un peu à vide alors qu’elle amène peu de nouveautés ici, si ce n’est une mystérieuse méchante extraterrestre campée par Jessica Chastain. Confronté à une production compliquée émaillée de reports, de réécritures, de reshoots et de la perspective d’un reboot de la franchise suite au rachat de la Fox par Disney, le film n’offre pas une conclusion à la hauteur de ce que promettaient les films précédents, notamment en sacrifiant l’importance de personnages attachants comme Quicksilver et Mystique. Même Wolverine est aux abonnés absents…

    En termes d’ambiance et de rendu, on est globalement dans un film proche de Captain Marvel sorti la même année. Néanmoins, convenons que Sophie Turner -qui a tourné le film entre deux saisons de Game of Thrones - est crédible en Jean déchaînée (la séquence spectaculaire du train en atteste), au point de dominer un Magneto (Michael Fassbender) dépassé.

    X-Men (2000)

    Le film X-Men (2000) s’ouvre sur une scène très forte (et très étonnante pour un film de super-héros). Dans un camp de concentration de la Seconde Guerre mondiale, un jeune homme séparé de ses parents par les gardiens dévoile son pouvoir de contrôle du métal sous l’effet de la peur et de la rage. Si vous avez regardé la saga dans l’ordre chronologique de cette liste, vous aurez reconnu le prologue de X-Men : Le Commencement (2011).Des années plus tard, on retrouve Erik Lehnsherr et Charles Xavier dans un congrès mondial dénonçant la menace mutante croissante et on saisit les deux visions qui opposent les deux hommes : l’un veut convaincre qu’une vie en harmonie entre humains et mutants est possible, l’autre est persuadé que l’humanité est déjà de l’histoire ancienne et échafaude un plan pour installer une nouvelle ère. Une jeune femme qui se fait appeler Malicia (Anna Paquin) et un mystérieux mutant amnésique baptisé Wolverine vont se retrouver malgré eux au centre de cet affrontement idéologique… et de l’école très spéciale du Professeur X.

    C’est le film qui a tout lancé. Et un vrai pari pour la Fox à l’époque, qui tentait ici une déclinaison sérieuse d’un matériau super-héroïque. Confié à Bryan Singer, étoile montante d’Hollywood après Usual Suspects (1995) et Un élève doué (1998), le film étonne par son approche mature et son esthétique post-Matrix qui évite le piège des costumes colorés. Et qui convoque des comédiens solides, à l’image de Patrick Stewart et Ian McKellen qui donnent une vraie aura à leurs personnages, version marvélienne de l'opposition Martin Luther King / Malcolm X.

    Le résultat ? Un divertissement réjouissant traversé de thèmes profonds, qui résonne comme une allégorie des luttes contre les discriminations. Le film inscrit instantanément les X-Men dans la pop culture (à part quelques lecteurs de comics, peu de gens connaissaient l’univers en France) et dévoile un comédien au charisme hallucinant immédiatement adoubé et adopté par les spectateurs (Hugh Jackman). Et surtout, il lance la nouvelle vague super-héroïque qui suivra (Spider-Man, Hellboy, Batman Begins, V pour Vendetta…). Finalement, le vrai gros défaut du film… c’est sa durée ! 1h44, c’est bien court. Et même frustrant.

    X-Men 2 / X2 (2003)

    Quand X-Men 2 (ou X2 pour les puristes) sort en 2003, il a des allures de X-Men 1.5 puisqu’il creuse essentiellement la plupart des thèmes qui étaient déjà au cœur du premier opus. Ici, les X-Men et la Confrérie de Magneto vont devoir temporairement unir leurs forces pour affronter un certain William Stryker (souvenez-vous, c’est le militaire qu’on voyait déjà dans X-Men : Days of Future Past et X-Men Origins : Wolverine), chargé par le gouvernement américain d’éradiquer la menace mutante. Un homme qui possède par ailleurs les clés du passé de Wolverine, enjeu scénaristique qui tombe complètement à plat si vous regardez les films dans l’ordre chronologique !

    Dans ce long métrage, l’enquête que mène le mutant n’avance pas forcément beaucoup, mais on découvre à travers ses yeux la base secrète où son squelette a entièrement été recouvert d’adamantium. L’occasion pour lui d’affronter une semblable, en la personne de Lady Deathstrike (Kelly Wu), sur les lieux même de sa transformation en Arme X. Le reste de ce chapitre est de très bonne facture, dans le haut du panier des films X-Men grâce à une meilleure maîtrise de l’univers (on sent que le premier opus n’était finalement qu’un « brouillon » pour convaincre le studio), un budget plus confortable et une ambition visuelle décuplée.

    A ce titre, le prologue qui voit Diablo (Alan Cumming) attaquer le Président des Etats-Unis au cœur de la Maison-Blanche grâce à son pouvoir de téléportation est un véritable ballet. Et on survalide l’évasion de Magneto et l’assaut sur l’école du Professeur X défendue par un Wolverine enragé. Comme Blade II (2002) et Spider-Man 2 (2004), X-Men 2 est considéré comme l’un des meilleurs films de super-héros des années 2000. Et c’est mérité.

    X-Men : l'Affrontement Final (2006)

    Le plan final de X-Men 2 (2003), dans lequel une forme enflammée semblait naviguer sous les eaux d’un lac, avait annoncé le retour de Jean Grey (Famke Janssen), sacrifiée à la fin du film pour sauver ses compagnons. Et surtout l’avènement du Phoenix. C’est ce qui survient dans X-Men : l'Affrontement Final (2006), qui voit la télépathe rejoindre la confrérie de Magneto alors qu’un nouveau traitement propose de guérir les mutants en effaçant leurs pouvoirs. Un choix qui divise jusqu’au sein des X-Men, et notamment Malicia (Anna Paquin) qui ne supporte plus sa condition et sa mutation qui la prive de pouvoir toucher autrui…

    En mai 2006, Hugh Jackman, Halle Berry et l’équipe de X-Men : l'Affrontement Final gravissent les marches du 59e Festival de Cannes. La présentation du long métrage Hors Compétition dans ce cadre prestigieux atteste de l’importance prise par les super-héros dans le cinéma mondial et de la place des mutants dans le cœur des spectateurs. Néanmoins, ce chapitre final de la trilogie originale laisse tout le monde de marbre. Beaucoup de personnages, beaucoup d’enjeux, beaucoup d’argent… mais un résultat assez décevant qui n’est pas à la hauteur de ce que les fans pouvaient attendre.

    La faute notamment à une durée limitée (à peine 1h44) qui précipite le récit vers des séquences certes spectaculaires (le rajeunissement numérique de Magneto et Xavier, la confrontation avec Jean proche d’un film d'exorcisme, le combat dans la forêt, la bataille du Golden Gate…) mais sans réelle profondeur. Comme Spider-Man 3 ou Les 4 fantastiques et le Surfer d'argent, sortis l’année suivante, on a un petit sentiment de gâchis devant tant de surenchère et de précipitation. Et si vous avez vu X-Men : Dark Phoenix (2019), vous aurez en plus une sensation de redite… 

    Wolverine : Le Combat de l'Immortel (2013)

    Le X-Men griffu au Japon : voilà un arc qui était extrêmement attendu par les lecteurs des comics imaginés par Chris Claremont et Frank Miller en 1982. Après les événements de X-Men : l'Affrontement Final (2006), Wolverine (Hugh Jackman, fidèle au poste) se rend au Pays du Soleil Levant à la demande d’un vieil ami, qu’il avait sauvé de l’explosion nucléaire de Nagasaki en août 1945. Mourant et très riche, ce dernier propose au mutant de le débarrasser de son pouvoir de régénération. L’occasion pour Wolverine de pouvoir enfin mourir, lui qui est rongé par la culpabilité de la disparition de Jean Grey ?

    En quittant le sol américano-canadien pour explorer avec respect l’univers des yakuzas, des ninjas, des samouraïs et du code d’honneur nippon (comme Tom Cruise l’avait fait avec Le Dernier Samouraï dix ans plus tôt), la franchise X-Men se réinvente visuellement (on pense à Tokyo Vice ou Black Rain) et permet à Hugh Jackman d’explorer d’autres facettes, plus sombres et plus torturées, de son personnage. Et de livrer, aussi, des combats dantesques où sa musculature et sa rage font forte impression (mention spéciale à sa marche déterminée alors que les flèches le criblent de tous côtés).

    Si on peut regretter un dernier tiers un peu kitsch (le Samouraï d’Argent est assez balourd), Wolverine : Le Combat de l'Immortel (2013) a le mérite de pouvoir creuser en profondeur les failles et la vulnérabilité de son personnage principal alors qu’il n’y a pas d’autres X-Men avec qui partager le temps d’écran. D’ailleurs, le titre original -The Wolverine- atteste de cette volonté de livrer un récit presque définitif autour du anti super-héros. Presque, car la rencontre entre Hugh Jackman et le réalisateur James Mangold va accoucher d’un excellent troisième opus quatre ans plus tard. On y reviendra.  

    Deadpool (2016)

    Souvenez-vous, Wade Wilson alias Deadpool avait fait ses premières armes dans X-Men Origins : Wolverine (2009), avec une utilisation du personnage qui avait déçu les fans comme Ryan Reynolds, immense fan du « mercenaire à grande bouche ». Oubliez tout ça pour découvrir LE vrai Deadpool (2016), un anti-héros unique dans l’univers Marvel qui ne respecte rien, qui verse très facilement dans l’ultra-violence et qui brise le quatrième mur dès qu’il le peut en s’adressant au spectateur. Dès sa première scène, à l’arrière d’un taxi, le ton est annoncé : ce film ne ressemblera à aucun autre au sein de la saga X-Men, et plus largement dans le monde des super-héros. L’intrigue -Deadpool veut retrouver celui qui l’a laissé défiguré et pour mort- est ici le prétexte à un délire méta totalement réjouissant.

    Deadpool est le projet de cœur de Ryan Reynolds, qu’il a porté pendant plus d’une décennie. Et on comprend très vite pourquoi : le comédien canadien ne joue pas Deadpool… il est littéralement Deadpool ! Et il se lâche sous la combinaison rouge et noire, entre mises à morts sanglantes, vannes vulgaires mais hilarantes, désinvolture totale et humour méta qui se moque du genre et de l’univers dans lequel il gravite. Et notamment des X-Men représentés par Colossus (Stefan Kapičić) et Negasonic Teenage Warhead (Brianna Hildebrand).

    Irrévérencieux et jouissif, -et visuellement solide avec des scènes d’actions réussies- le film fait souffler un vent de fraîcheur sur un monde de blockbusters qui commence gentiment à ressentir la « superhero fatigue ». Et il s’inscrit dans un ton pop et décomplexé qu’on retrouve dans Kick-Ass (2010), The Boys (2019-), The Suicide Squad (2021) ou Peacemaker (2022). 

    Les Nouveaux Mutants (2020)

    Voilà un véritable OVNI au sein de la saga X-Men. Car oui, Les Nouveaux Mutants (2020) se rattache bien à la franchise puisque le personnage de Illyana Rasputin / Magik est la sœur de Colossus. C’est à peu près le seul lien avec le reste de la saga, puisque le long métrage tend vers le huis-clos horrifique alors que cinq jeunes mutants se retrouvent dans une mystérieuse institution censée leur apprendre à contrôler leurs pouvoirs avant de rejoindre les X-Men. Seulement, les apparences sont trompeuses et les adolescents vont être rapidement confrontés à leurs propres peurs et cauchemars, dont un impressionnant Ours Démon…

    Tourné entre 2017 et 2018, Les Nouveaux Mutants ne sort que deux ans et demi plus tard. Sa durée très réduite (à peine 1h34) illustre sa production chaotique qu’on ressent à l’écran. Inaboutie et plombée par une sortie en pleine pandémie de COVID-19, cette tentative entre super-héros, horreur et teen drama ne convainc personne, malgré un réalisateur prometteur aux commandes (Josh Boon, révélé par Nos étoiles contraires en 2014) et un joli casting (Maisie Williams, Charlie Heaton, Anya-Taylor Joy…).

    Dommage. Comme dans les séries Runaways (2017-2019) et The Gifted (2017-2019), il y avait ici une vraie volonté de renouveler la franchise, entre traumas adolescents et diversité affichée (notamment une romance LGBTQI+, une première chez Marvel). On préfèrera largement le diptyque Ça (2017/2019), la série The Institute (2025-) ou l’incontournable Stranger Things (2016-2025) à ce qui restera le dernier film X-Men conçu sous la bannière de la Fox.

    Deadpool 2 (2018)

    Il l’avait annoncé en robe de chambre dans la cultissime scène post-générique du premier film : Deadpool a tenu promesse et convie Cable (Josh Brolin) dans Deadpool 2 (2018). Ce super soldat (il se définit lui-même comme un « enfant de la guerre ») débarque du futur pour éliminer un redoutable mutant dans son jeune âge afin d’empêcher qu’il ne tue sa famille une fois adulte. Dépressif et suicidaire après la mort de sa chère Vanessa (Morena Baccarin), Deadpool retrouve une raison de vivre en étant recruté par Colossus au sein des X-Men. Attaché à ce nouveau rôle de héros, il se met alors en tête de protéger l’adolescent de Cable, quitte à former sa propre super-équipe pour y parvenir…

    Grâce au succès mondial de Deadpool (2016) -plus de 700 millions de dollars de recettes, le plus gros succès d’un film X-Men à l’époque- Ryan Reynolds a les coudées franches pour cette suite un peu plus sombre. Et il se fait plaisir dans son rôle de chef d’équipe de la X-Force (où gravite la chanceuse Domino, incarnée avec coolitude par Zazie Beetz), de chaperon décalé d’un gamin instable et d’adversaire/allié de Cable (son opposition avec le bougon Josh Brolin est réjouissante). Certes, la surprise du premier opus n’est plus là, mais les séquences d’action sont spectaculaires (le réalisateur de John Wick est aux manettes), les vannes encore plus irrévérencieuses et le discours méta plus que jamais jubilatoire (ne ratez pas la scène post-générique qui revisite certaines temporalités !). Et il y a plein d’autres surprises qu’on ne voudrait pas vous gâcher ici…

    Logan (2017)

    Oui, Wolverine peut vieillir. Et c’est un héros diminué qu’on retrouve dans Logan (2017), alors que ses pouvoirs de régénération déclinent, empoisonnés par l’adamantium qui recouvre son squelette. Dans un futur où les mutants sont rares et traqués, il joue les chauffeurs de limousine tout en s’occupant d’un Charles Xavier à la santé déclinante et dont les crises télépathiques peuvent être extrêmement destructrices. Les deux amis acceptent d’aider une jeune mutante baptisée Laura (Dafne Keen) pour l’aider à rejoindre un hypothétique refuge situé à la frontière américaine. Un dernier baroud d’honneur qui va donner une dimension des plus tragiques à Wolverine…

    Très différent du reste de la franchise, le long métrage de James Mangold (touche-à-tout brillant à l'œuvre sur Copland, Walk the Line, Le Mans 66, Indiana Jones 5, Un parfait inconnu…) s’est unanimement imposé comme le meilleur film X-Men. Passée par le Festival de Berlin et les Oscars, cette adaptation du comic-book Old Man Logan de Mark Millar et Steve McNiven s’inscrit plus dans le western crépusculaire que dans le genre super-héroïque, avec une ambiance âpre et désespérée, un rythme lent et une approche intimiste et sans artifice. C’est en cela que Logan pourra décontenancer des spectateurs qui s'attendraient à une proposition pop et explosive : le film est totalement à l’opposé et propose un chant du cygne d’un personnage qu’on accompagne depuis 2000, porté par une interprétation habitée et bouleversante de Hugh Jackman. Souvent comparé à Clint Eastwood, le comédien livre ici son Impitoyable (1992), référence revendiquée de Mangold. Si vous avez aimé Les Fils de l’Homme (2006) et The Last of Us (2023-), vous devriez adhérer à cette œuvre qui fait se rencontrer auteur et blockbuster.

    Deadpool & Wolverine (2024)

    On pensait que Hugh Jackman avait raccroché les griffes pour de bon avec Logan (2017). Mais son amitié avec Ryan Reynolds a eu raison de sa retraite mutante et le comédien est retourné à la salle de gym pour la confrontation tant attendue entre Deadpool & Wolverine (2024). Avec ce film, le mercenaire à la langue trop pendue fait son entrée officielle dans le Marvel Cinematic Universe. Rapidement confronté au Tribunal des Variations Anachroniques en charge de la stabilité du multivers (introduit dans la série Loki), il se voit confier une mission de la plus haute importance pour sauver sa réalité… et pour cela, il va devoir faire équipe avec celui qu’il n’a cessé de charrier dans ses deux premiers films : Wolverine.

    Dire que le face-à-face entre Wolverine et Deadpool était attendu relève de l’euphémisme. Et même si la dynamique entre les deux héros fait un peu doublon avec celle qui animait Cable et Deadpool (le grincheux vs. le vanneur), on s’éclate à voir les deux compères s’amuser ensemble dans le Vortex, sorte de décharge cinématographique où terminent les franchises et personnages délaissés par leurs studios. On ne vous dira pas qui gravite dans cet univers régenté par la propre sœur de Charles Xavier (Emma Corrin), mais vous n’êtes pas au bout de vos surprises tant le fan-service est généreux ! Vous n’êtes pas non plus au bout de vos interrogations, car il faut être sacrément à jour sur vingt-cinq années de super-héros Fox pour saisir toutes allusions et références méta… En tout cas, quand le film s’achève, une seule question vous animera : est-ce que Deadpool et Wolverine vont faire équipe avec les Avengers dans Doomsday ? On croise les doigts (et les griffes) très fort !

  • Quentin Dupieux : ses 15 films dans l’ordre de sortie

    Quentin Dupieux : ses 15 films dans l’ordre de sortie

    Justine Charlet

    Justine Charlet

    Rédacteur JustWatch

    Un pneu serial killer, un homme à la recherche de son chien disparu, un spectateur qui interrompt une pièce, une victime de ripoux laissée pour morte qui se réveille… Les pitchs des films de Quentin Dupieux annoncent très vite la couleur : le quinqua français est un cinéaste à part, inclassable. Autant dans ses thématiques, souvent des comédies noires et/ou absurdes, que dans sa façon de créer.

    Très prolifique, le metteur en scène a signé 15 longs métrages en moins de vingt-cinq ans, dont 6 sortis ces trois dernières années ! Un rythme de fabrication effréné lié à un besoin de produire vite pour ne laisser aucune idée au fond d’un tiroir. Dans son entreprise, il a su séduire la fine fleur du cinéma français, qui n’hésite pas à embarquer dans ses expériences cinématographiques.

    JustWatch vous résume cette filmographie unique en son genre !

    Nonfilm (2001)

    Le premier film de Quentin Dupieux est un moyen métrage, Nonfilm (2001), qu’il a financé lui-même. Bien qu’il annonce les fondements de son esthétique absurde, le succès n’est pas au rendez-vous, mais le duo Éric Judor et Ramzy Bedia est séduit et participe à son premier long métrage.

    Steak (2007)

    Steak (2007) est une étrange proposition autour de deux jeunes subissant les diktats esthétiques farfelus d’une bande à laquelle ils veulent absolument appartenir. La rencontre entre Eric & Ramzy et Mr Oizo - le nom  du cinéaste sur la scène électro-pop - est remarquée et inscrit le nom de Quentin Dupieux dans la liste des cinéastes à suivre.

    Rubber (2010)

    Rubber (2010) fait d’un pneu tueur en série et télépathe le personnage principal de son film tourné dans le désert californien, non sans rappeler Steven Spielberg et son premier filmDuel (1971), où un camion prenait pour cible un automobiliste sans que l’on ne voit jamais le conducteur au volant. Un vrai film d’angoisse qui part d’un postulat absurde ! Et comme un manifeste de toute la filmographie du cinéaste qui suivra, et qui se retrouve sélectionné au passage à la Semaine de la critique au Festival de Cannes.

    Wrong (2012)

    Continuant à tracer sa route dans le cinéma de l’absurde, Dupieux tourne ensuite Wrong (2012), sur un homme aussi perdu que son chien. Une comédie surréaliste dans un monde où rien ne fonctionne comme prévu. Plus attachant que provocateur, le film file la métaphore de la solitude et du besoin d’attachement. Un façon pour Dupieux de montrer qu’il est aussi capable de récits plus sensibles.

    Wrong Cops (2013)

    Avec Wrong Cops (2013), Quentin Dupieux met en scène un flic ripou face à une victime laissée pour morte… qui se réveille. Satire plus trash pour les amateurs d’humour noir, le film, porté entre autres par Éric Judor, est inégal mais la liberté du réalisateur reste totale et le résultat très irrévérencieux. À prendre comme un objet de curiosité révélant la face la plus extrême du cinéma made in Dupieux.

    Réalité (2014)

    Avec Réalité (2014), premier film qu’il tourne en France après avoir vécu dix ans aux États-Unis, Quentin Dupieux embarque Alain Chabat dans le rôle d’un réalisateur qui s’apprête à tourner son premier film d’horreur mais à qui le producteur pose une condition à son financement : trouver le meilleur gémissement de l’histoire du cinéma. Les frontières s’effacent entre rêve, réalité et fiction et le récit se construit comme un puzzle narratif qui donne à penser.

    Au poste ! (2018)

    C’est au tour de Benoît Poelvoorde de jouer un commissaire pour un long interrogatoire très bavard avec un suspect dans Au Poste ! (2018), un film plus accessible que les précédents qui plaira aux amateurs de comédies dialoguées et de mises en scène minimalistes (l'essentiel du film se déroulant dans une pièce du commissariat). Jusqu'à un final méta aussi absurde que savoureux.

    Le Daim (2019)

    Assurément l’un des films les plus connus de Quentin Dupieux. Dans le pseudo western montagnard Le Daim (2019), Jean Dujardin est obsédé par son blouson à franges qui, selon lui, lui donne un style de malade, au point de sombrer dans une folie obsessionnelle. Quand le narcissisme finit en eau de boudin, on penche vers l’humour noir, très noir.

    Mandibules (2020)

    Dans Mandibules (2020), deux pieds nickelés (Grégoire Ludig et David Marsais du Palmashow) décident de se faire de l’argent avec une mouche géante coincée dans le coffre de leur voiture. Le scénario est à pleurer de rire, et Adèle Exarchopoulos compose un rôle secondaire tout aussi hilarant, avec une diction approximative. Un film totalement loufoque.

    Incroyable mais vrai (2022)

    Dans Incroyable mais vrai (2022), un couple achète une maison avec un conduit permettant de voyager dans le temps. Leur quotidien bascule alors dans l’irrationnel et de cette idée simple naît un film fort et une réflexion sur le désir et les conséquences de nos choix, le tout avec un ton plus intime et introspectif que les précédentes productions.

    Fumer fait tousser (2022)

    Fumer fait tousser (2022) raconte l’escapade de la Tabac Force, un groupe de cinq justiciers (Gilles Lellouche, Anaïs Demoustier, Vincent Lacoste, Jean-Pascal Zadi, Oulaya Amamra) envoyés en retraite au bord d’un lac pendant une semaine. Ce délire super héroïque croisé avec le film à sketchs s’adresse à un public amateur d’humour décalé et de parodies déjantées. Aucune subtilité recherchée ici, on nage en plein chaos joyeux où chaque scène est une surprise.

    Yannick (2023)

    Yannick (2023) met en scène un spectateur qui interrompt une pièce de théâtre qui lui déplaît pour reprendre l’écriture et la soirée en main. Porté par l’incontournable Raphaël Quenard, cette farce interroge sur la place du public et la frustration face à l’art. Un film provocateur, drôle, qui tourne à la satire sociale. 

    Daaaaaali ! (2024)

    Avec Daaaaaali ! (2024), Quentin Dupieux tente un biopic de l’artiste excentrique Salvador Dali, interprété par plusieurs acteurs. Il laisse libre cours à son imagination et restitue tous ses délires. La structure narrative se déploie en une série de tentatives d’interviews avortées, transformant le projet en un portrait cinématographique décalé. Absurde et expérimental cohabitent dans un joli écrin. 

    Le Deuxième acte (2024)

    Critique méta du cinéma et du star-system, Le Deuxième acte (2024) excelle, porté par un casting prestigieux (Léa Seydoux, Vincent Lindon et Louis Garrel). Dans ce film brillant et impertinent passé par le Festival de Cannes, les cinéphiles trouveront leur compte, et les autres aussi, embarqués par des dialogues très percutants.

    L’Accident de piano (2025)

    Dans la continuité de son travail, Quentin Dupieux a imaginé L’accident de piano (2025) et continué à pointer sa caméra sur l’absurde de notre époque : Magalie (Adèle Exarchopoulos) se prend un piano sur la tête en plein tournage. Elle part se reposer à la montagne avec son assistant mais le calme est de courte durée car une journaliste arrive avec un scoop compromettant. Une vraie réflexion sur la superficialité.

  • Anime : les 22 meilleures séries de tous les temps

    Anime : les 22 meilleures séries de tous les temps

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    Réduire l’animation japonaise à quelques titres paraît impossible tant elle regorge de chefs-d’œuvre. Mais certains anime ont su dépasser le statut de simple divertissement pour devenir des œuvres majeures, capables de marquer des générations, d’influencer la culture mondiale et de redéfinir les standards narratifs.

    Qu’ils soient récents ou plus anciens, ces anime partagent un point commun : ils continuent de faire battre le cœur des spectateurs, de susciter des débats et de rallumer des passions des années après leur diffusion. Justwatch vous propose sa sélection des 22 meilleurs anime de tous les temps, entre sagas fleuves et bijoux intimistes.

    Frieren (2023-)

    Frieren (Sousou no Frieren) compte actuellement 29 épisodes et s’impose déjà comme l’un des plus beaux anime de fantasy de la décennie. L’histoire reprend après la victoire d’un groupe de héros contre le Roi Démon. Mais Frieren, mage elfe quasi immortelle, réalise que ses compagnons humains sont voués à disparaître. L’anime explore alors le temps qui passe, le deuil et l’importance des souvenirs.

    Ce qui le rend unique, c’est son ton contemplatif, entre aventure et mélancolie, sublimé par une réalisation d’une élégance rare. Plus qu’un récit de fantasy, Frieren est une méditation sur la mémoire et les liens qui transcendent la mort. À conseiller à ceux qui aiment les atmosphères lentes, poétiques et introspectives, dans la lignée de Mushishi (2005-2014) ou Vivy (2021). Les amateurs de récits philosophiques apprécieront aussi Le Tombeau des lucioles (1989) pour sa sensibilité, ou des séries comme Made in Abyss (2017-), qui mêlent exploration et réflexion sur l’existence.

    Fullmetal Alchemist: Brotherhood (2009-2010)

    Avec 64 épisodes, Fullmetal Alchemist: Brotherhood est sans conteste l’un des anime les plus complets et aboutis jamais créés. L’histoire des frères Edward et Alphonse Elric, marquée par leur tentative ratée de ramener leur mère à la vie grâce à l’alchimie, se déploie dans une fresque épique où quête personnelle et enjeux géopolitiques s’entremêlent. Chaque arc monte en puissance, porté par une galerie de personnages inoubliables, des Homonculus aux compagnons d’armes des frères.

    Ce qui rend la série intemporelle, c’est sa capacité à mélanger humour, action explosive et moments de pure émotion, le tout soutenu par une narration d’une précision chirurgicale. C’est un anime qui s’adresse autant aux néophytes qu’aux spectateurs aguerris, car il incarne parfaitement ce que le médium peut offrir : spectacle, réflexion et émotion réunis. À conseiller à ceux qui aiment les grandes fresques comme L’Attaque des Titans (2013-2023) ou Code Geass (2006-2008), mais aussi aux amateurs de récits universels façon Le Seigneur des Anneaux (2001-2003).

    Hunter x Hunter (2011-2014)

    Hunter x Hunter (148 épisodes) est une fresque magistrale du shōnen. On y suit Gon, un garçon parti sur les traces de son père disparu, qui devient Hunter pour découvrir le monde. Derrière ce point de départ classique se cache une œuvre incroyablement riche, capable de surprendre à chaque arc. Le Tournoi de la Tour Céleste installe les bases du combat stratégique, l’arc Yorkshin plonge dans les bas-fonds du crime, et l’arc Chimera Ants est l’un des plus sombres jamais écrits dans un shōnen.

    Yoshihiro Togashi dépasse ici les codes habituels du genre pour explorer la psychologie, la cruauté et l’évolution humaine. Cet anime est à la fois un divertissement haletant et une réflexion sur la nature du pouvoir. Parfait pour ceux qui cherchent une œuvre longue et exigeante, où rien n’est jamais prévisible. Les amateurs de récits d’apprentissage pourront aussi apprécier Fullmetal Alchemist (2009-2010) ou One Piece (1999-), tandis que les fans de thrillers narratifs trouveront un écho dans Monster (2004-2005).

    Steins;Gate (2011-2015)

    Composé de 24 épisodes (+ 1 OAV et un film), Steins;Gate est l’un des anime de science-fiction les plus marquants. Rintarō Okabe, étudiant fantasque et autoproclamé savant fou, découvre par hasard la possibilité d’envoyer des messages dans le passé via un micro-ondes bricolé. Ce qui commence comme une comédie décalée vire progressivement au thriller haletant, où chaque choix menace de détruire ce qu’il aime.

    L’anime est un mélange unique d’humour, de tension et de drame, porté par une écriture brillante et des personnages attachants. Kurisu et Mayuri incarnent deux pôles émotionnels qui donnent tout son poids à l’histoire. C’est une série parfaite pour ceux qui aiment les récits complexes et émotionnellement puissants. Si vous avez apprécié Erased (2016) ou The Tatami Galaxy (2010), vous y retrouverez une intensité encore plus marquée.

    Parasite : La Maxime (2014-2015)

    Parasite : La Maxime (24 épisodes) adapte le manga culte de Hitoshi Iwaaki avec une efficacité redoutable. Shinichi, lycéen ordinaire, voit sa main infectée par un parasite extraterrestre. Devenu malgré lui l’hôte de Migi, il se retrouve pris dans une guerre entre humains et créatures infiltrées…

    Ce qui distingue l’anime, c’est son mélange d’horreur viscérale, de questionnements philosophiques et de scènes d’action tendues. Derrière les combats sanglants se cache une réflexion sur l’évolution, la survie et l’éthique. L’anime réussit à faire de son atmosphère glauque une étude brillante de la nature humaine. Lorsque l’on a fini de le regarder, on ne peut s’empêcher de se poser des questions existentielles sur notre identité, notre humanité, notre existence. Idéal pour qui aime les récits sombres et intelligents, dans la lignée de Tokyo Ghoul (2014) mais avec une profondeur plus marquée. Et pour prolonger cette expérience, vous pouvez vous tourner vers des films comme Silent Voice (2016) pour l’émotion ou Perfect Blue (1998) pour l’aspect psychologique, ainsi que des anime sombres tels que Ergo Proxy (2006) ou Texhnolyze (2003). Côté séries occidentales, X-Files (1993-2018) ou Black Mirror (2011-) peuvent séduire les amateurs de fictions dérangeantes et réflexives.

    Demon Slayer (2019-2024)

    Demon Slayer (ou Kimetsu no Yaiba pour les puristes) compte 55 épisodes répartis en plusieurs saisons, et deux films (Le Train de l’Infini et La Forteresse Infinie) devenu un phénomène mondial. On y suit Tanjiro, jeune garçon dont la famille est massacrée par des démons et dont la sœur Nezuko est transformée en créature. Sa quête de guérison et de justice l’entraîne dans un récit rythmé par des combats d’une beauté visuelle rarement égalée.

    L’animation signée Ufotable repousse les limites du médium, chaque affrontement devenant un véritable spectacle. Mais derrière cette virtuosité se cache aussi une émotion sincère, des personnages attachants et un univers cohérent. C’est l’anime parfait pour ceux qui veulent découvrir la nouvelle vague du shōnen. Si vous avez aimé Jujutsu Kaisen (2020-), Bleach (2004-2023) ou encore Blue Exorcist (2011), vous serez conquis par son mélange de dark fantasy et d’émotion. 

    Violet Evergarden (2018)

    Avec 13 épisodes et un film, Violet Evergarden est une œuvre d’une délicatesse bouleversante. L’histoire suit Violet, ancienne enfant-soldat incapable d’exprimer ses sentiments, qui devient « poupée de souvenirs » : elle écrit des lettres pour ceux qui ne savent pas trouver les mots. Chaque épisode est une histoire indépendante, où Violet découvre un aspect de l’amour et de l’humanité.

    La réalisation signée Kyoto Animation est somptueuse, chaque plan ressemblant à une toile. C’est une série qui parle du deuil, de la reconstruction et de la naissance de l’émotion chez une héroïne marquée par la guerre. À conseiller à ceux qui veulent une romance dramatique et introspective. Si Your Lie in April (2014-2015) ou Anohana (2011) vous ont ému, cet anime vous bouleversera tout autant. On peut aussi rapprocher son atmosphère à des films comme Her (2013) de Spike Jonze ou Call Me by Your Name (2017), qui explorent avec justesse la fragilité des sentiments humains.

    Mushishi (2005-2014)

    Mushishi (46 épisodes répartis sur deux saisons et plusieurs OAV) est une expérience unique dans l’animation japonaise. On y suit Ginko, un homme capable de percevoir les mushi, des créatures invisibles proches de l’essence de la vie. Chaque épisode est une histoire indépendante, construite comme un conte poétique et souvent mélancolique.

    L’anime se distingue par son rythme lent, son atmosphère contemplative et son animation subtile qui sublime la nature. C’est une œuvre qui s’adresse à ceux qui veulent un anime apaisant mais profond, plus proche d’une méditation que d’une aventure classique. Si vous avez été emporté par Frieren (2023-), Mushishi est un passage obligé.

    One Piece (1999-)

    Avec plus de 1100 épisodes (et encore en cours), One Piece est la saga ultime du shōnen. Luffy et son équipage voguent à travers les mers à la recherche du One Piece, le trésor qui fera de lui le roi des pirates. Derrière son humour et ses combats déjantés, l’anime brille par la richesse de son univers, ses arcs narratifs ambitieux et son message universel sur la liberté et l’amitié.

    Chaque île est un monde en soi, et chaque personnage secondaire peut marquer durablement. C’est un investissement colossal, mais chaque minute passée en mer avec Luffy et ses amis vaut l’aventure. Si vous avez aimé Naruto (2002-2007) ou Dragon Ball Z (1996-2003), One Piece est incontournable. 

    L’Attaque des Titans (2013-2023)

    L’Attaque des Titans / Shingeki no Kyojin s’étend sur 87 épisodes et s’impose comme l’anime le plus marquant de la dernière décennie. Dans un monde assiégé par des titans dévoreurs, Eren, Mikasa et Armin se battent pour leur survie avant de découvrir des vérités qui dépassent l’entendement.

    La série se démarque par son intensité dramatique, ses retournements de situation et sa réflexion politique et philosophique. L’animation impressionnante et les musiques épiques participent à faire de chaque bataille un moment de cinéma. C’est une œuvre idéale pour les amateurs de récits sombres et imprévisibles, dans la veine de Game of Thrones (2011-2019). 

    Haikyu!! (2014-2020)

    Avec 85 épisodes répartis sur quatre saisons et plusieurs films, Haikyu!! a redonné ses lettres de noblesse à l’anime de sport. L’histoire suit Shōyō Hinata, passionné de volley, et son rival/partenaire Tobio Kageyama. Ensemble, ils transforment leur équipe en une véritable force.

    Ce qui fait la force de l’anime, c’est sa capacité à retranscrire l’adrénaline d’un match tout en développant des personnages attachants, qu’ils soient sur ou en dehors du terrain. Chaque point devient une épopée, chaque victoire un triomphe collectif. Idéal pour celles et ceux qui cherchent un récit motivant et dynamique, même sans réel intérêt pour le volleyball. Si vous avez aimé Yuri!! On Ice (2016-2017) ou Kuroko no Basket (2012-2015), vous vibreraz pour Haikyu!!.

    Monster (2004-2005)

    Monster (74 épisodes) est un thriller psychologique glaçant adapté du manga de Naoki Urasawa. On y suit le docteur Tenma, chirurgien brillant qui choisit de sauver la vie d’un enfant au lieu d’un politicien. Ce choix bouleverse sa vie, car l’enfant devient un tueur en série. Dès lors, Tenma se lance dans une traque angoissante pour réparer sa faute…

    Ce qui distingue Monster, c’est sa narration méthodique, presque clinique, et son exploration des dilemmes moraux. Loin des shōnen classiques, c’est une œuvre adulte, réaliste et dérangeante. À recommander aux spectateurs qui aiment les thrillers psychologiques et les récits sombres, dans l’esprit d’un roman noir. Les amateurs de drames policiers et de séries comme True Detective (2014-) ou d’anime tels que Ergo Proxy (2006) et Psycho-Pass (2012-2019), qui recherchent des récits méthodiques et moralement ambigus, trouveront ici un écho puissant. On peut également rapprocher Monster de films comme Zodiac (2007) ou Se7en (1995).

    Your Lie in April (2014-2015)

    Your Lie in April (22 épisodes) reste l’un des anime les plus émouvants de sa génération. Kōsei, prodige du piano traumatisé par la mort de sa mère, retrouve l’envie de jouer grâce à Kaori, violoniste solaire et imprévisible. Mais leur relation est marquée par une vérité cruelle qui donne à chaque note une intensité poignante.

    Ce qui rend la série inoubliable, c’est sa manière de transformer la musique en langage des émotions, transformant chaque performance en déclaration d’amour. À conseiller à ceux qui cherchent une romance tragique et inspirante. Si tu as aimé Violet Evergarden (2018) ou Silent Voice (2016), c’est un incontournable.

    Kids on the Slope (2012)

    Kids on the Slope (12 épisodes) est une perle intimiste réalisée par Shinichirō Watanabe. L’histoire se déroule dans les années 1960 et suit trois lycéens réunis par leur passion pour le jazz. Entre romances, amitiés et désirs contrariés, l’anime capte l’essence de l’adolescence.

    Ce qui rend cette série unique, c’est sa bande-son sublime composée par Yoko Kanno et ses scènes musicales animées avec un réalisme impressionnant. Loin des grandes fresques, c’est une histoire humaine, tendre et parfois douloureuse, qui parle de musique autant que d’amour et d’amitié. Idéal pour les spectateurs en quête d’une œuvre intimiste et élégante. On retrouve un peu cette ambiance insouciante et mélomane qu’on a tant aimé dans l’anime Beck (2004-2005). Pour les amateurs de cinéma, on peut le rapprocher de Whiplash (2014) et Blue Giant (2023).

    Chainsaw Man (2022)

    Chainsaw Man (12 épisodes pour la première saison) est l’un des phénomènes récents de l’animation. On suit Denji, jeune homme fauché qui fusionne avec son chien-démon-tronçonneuse pour devenir un chasseur de démons. L’anime se distingue par son mélange de violence débridée, d’humour noir et de vulnérabilité émotionnelle.

    Denji n’est pas un héros classique : il veut une vie simple, faite de plaisirs basiques. Mais dans ce monde brutal, chaque combat est une lutte pour conserver son humanité. C’est une série à recommander aux spectateurs qui aiment les récits crus et déjantés, dans la lignée de Devilman Crybaby (2018). Pour prolonger l’expérience, des séries comme The Boys (2019-) peuvent séduire par ce même mélange d’ultra-violence et de cynisme grinçant.

    Naruto (2002-2007)

    Avec 220 épisodes pour Naruto et 500 pour Naruto Shippuden, la saga de Naruto Uzumaki est une fresque incontournable. Orphelin rejeté par son village, il rêve de devenir Hokage, chef respecté de sa communauté. Derrière les combats épiques et les techniques spectaculaires, la série aborde la solitude, l’acceptation et la persévérance.

    Les arcs majeurs – examen Chûnin, combat contre Pain, guerre des ninjas – ont marqué des millions de fans. Plus qu’un shōnen, Naruto est un récit sur la résilience et l’importance des liens. À voir absolument si vous aimez les grandes sagas riches en personnages et en émotions. Dans un registre similaire, les amateurs de récits d’aventure et d’amitié trouveront un écho dans Hunter x Hunter (2011-2014) ou One Piece (1999-). 

    Jujutsu Kaisen (2020-)

    Jujutsu Kaisen compte actuellement 47 épisodes sur deux saisons, et s’impose comme l’un des meilleurs shōnen modernes. Yuji Itadori, lycéen ordinaire, voit sa vie basculer lorsqu’il avale un doigt maudit appartenant à Sukuna, le Roi des Fléaux. Devenu son hôte malgré lui, Yuji intègre l’école d’exorcisme où il se forme aux côtés de compagnons hauts en couleur et sous l’œil du charismatique Satoru Gojo. La série séduit autant par ses combats spectaculaires que par son équilibre entre humour, noirceur et émotion.

    Au-delà de l’action, Jujutsu Kaisen explore la valeur de la vie, la peur de la mort et l’importance de choisir sa voie malgré l’adversité. C’est une série à recommander aux amateurs de dark fantasy et de récits nerveux. Si vous avez aimé Demon Slayer (2019-2024), vous y retrouverez la même intensité dramatique.

    Death Note (2006-2007)

    Death Note (37 épisodes) est une œuvre culte qui a redéfini le genre du thriller psychologique dans l’animation. Light Yagami, lycéen brillant, découvre un cahier aux pouvoirs terrifiants : écrire un nom suffit à tuer la personne. Commence alors un duel intellectuel d’anthologie contre L, un détective excentrique prêt à tout pour l’arrêter.

    Ce qui rend Death Note unique, c’est sa tension constante et son exploration du pouvoir absolu. Chaque épisode est un jeu d’échecs où la morale s’efface devant l’ambition. Idéal pour ceux qui aiment les récits sombres et stratégiques. Si vous avez apprécié Se7en (1995) ou Mindhunter (2017-2019), vous serez conquis. Côté anime, Psycho-Pass (2012-2019) et Erased (2016) prolongent ce même mélange de suspense et de réflexion.

    Code Geass: Lelouch of the Rebellion (2006-2008)

    Avec 50 épisodes, Code Geass: Lelouch of the Rebellion reste une référence majeure. Dans un monde où l’Empire de Britannia domine la planète, Lelouch Lamperouge, prince déchu, reçoit un pouvoir surnaturel : le Geass, qui lui permet d’imposer sa volonté à quiconque croise son regard. Il se lance alors dans une croisade pour renverser l’empire et bâtir un monde meilleur, sous le masque de Zero.

    La force de Code Geass réside dans sa complexité morale : jusqu’où peut-on aller pour changer le monde ? C’est un récit qui séduira les amateurs de stratégies, de dilemmes et de retournements de situation spectaculaires. Si on aime Death Note (2006-2007), on y retrouve la même intensité psychologique. Les amateurs de grandes fresques politiques pourront aussi apprécier des séries comme House of Cards (2013-2018) ou des films comme V pour Vendetta (2006).

    Cowboy Bebop (1998-1999)

    Cowboy Bebop (26 épisodes) est un classique de l’animation japonaise. Suivant les aventures de Spike Spiegel et de son équipage de chasseurs de primes dans un univers rétrofuturiste, la série mélange jazz, science-fiction et western. Chaque épisode est conçu comme une petite histoire indépendante, explorant les thèmes de la solitude, de la rédemption et des choix passés qui hantent les personnages.

    Sa réalisation stylisée et sa bande-son signée Yoko Kanno en font un anime culte qui a marqué plusieurs générations et influencé de nombreux créateurs, jusqu’à Hollywood. Ce mélange de désinvolture et de gravité, de scènes d’action fulgurantes et de silences mélancoliques, en fait une œuvre unique qui transcende les genres. Si vous avez aimé des films comme Blade Runner (1982), vous y retrouverez la même mélancolie teintée d’action. On peut aussi le rapprocher de séries comme Firefly (2002-2003) pour son équipage atypique ou de films comme Ghost in the Shell (1995) pour son univers rétrofuturiste et existentiel.

    Trigun (1998)

    Trigun (26 épisodes) est un classique du space western animé. On y suit Vash the Stampede, un tireur légendaire au passé mystérieux, poursuivi pour les destructions qui jalonnent sa route. Mais derrière ses airs de clown maladroit, Vash est un pacifiste qui cherche à protéger les innocents dans un monde désertique et violent.

    Entre humour, action et drame, Trigun explore la valeur de la vie humaine et le poids de la culpabilité. C’est un anime parfait pour ceux qui aiment les récits de cow-boys solitaires à la Cowboy Bebop (1998-1999), mais aussi pour les amateurs de westerns classiques comme Impitoyable (1992).

    Les Carnets de l’Apothicaire (2023-)

    Les Carnets de l’Apothicaire est une série récente comptant actuellement 24 épisodes. Elle suit Maomao, une jeune apothicaire vive et observatrice, qui se retrouve malgré elle embarquée dans les intrigues du palais impérial chinois. Grâce à son savoir médical et son esprit affûté, elle résout des mystères tout en naviguant dans un monde de complots et de traditions.

    L’anime brille par son mélange d’enquête, d’histoire et de subtilité psychologique, offrant un portrait rare d’une héroïne intelligente et indépendante. C’est une œuvre qui parvient à concilier suspense, atmosphère historique et finesse d’écriture, tout en proposant une immersion dépaysante dans une époque rarement abordée en animation. 

  • K-dramas : les 12 meilleures séries coréennes à voir

    K-dramas : les 12 meilleures séries coréennes à voir

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    Les dramas coréens ont gagné une place unique dans le paysage audiovisuel mondial. Mélange subtil de romances bouleversantes, de thrillers tendus et de fresques fantastiques, ils conjuguent spectacle et émotion avec un art du détail rarement égalé. Leur force réside dans leur capacité à raconter l’intime tout en abordant des thèmes universels.

    Ce guide JustWatch propose un classement des K-dramas incontournables, organisé comme un voyage à travers les œuvres qui ont façonné et popularisé le genre.

    La Vie portera ses Fruits (2025)

    La Vie portera ses Fruits (16 épisodes) suit Ae-sun et Gwan-sik, deux jeunes de l’île de Jeju, depuis leurs rêves d’adolescence dans les années 50 jusqu’aux blessures, joies et bouleversements d’une vie entière. Racontée par leur fille, cette chronique intime explore la manière dont un amour, tantôt discret, tantôt bouleversant, traverse les décennies et survit aux tempêtes de l’Histoire.

    Filmée dans les paysages majestueux de Jeju et servie par une écriture sensible, la série émeut par ses silences et ses gestes du quotidien, transformant de simples instants en émotions durables. Elle séduira les spectateurs sensibles aux récits générationnels et contemplatifs. Si Reply 1988 (2015-2016) vous a marqué ou si vous avez été touché par Minari (2021) ou This Is Us (2016-2022), vous y retrouverez cette même chaleur et une douce mélancolie qui s’attarde bien après le visionnage.

    Healer (2014–2015)

    Healer (20 épisodes) combine romance, enquête journalistique et scènes d’action avec une intensité rarement vue à la télévision coréenne. Ji Chang-wook y incarne un coursier nocturne surnommé « Healer », solitaire et insaisissable, dont l’existence bascule lorsqu’il se retrouve piégé dans une conspiration qui mêle politique, corruption et sentiments interdits.

    Portée par un rythme haletant, des séquences d’action bien chorégraphiées et une romance toute aussi tendre que brûlante, la série se démarque comme un excellent thriller. Son mélange de tension dramatique et d’émotion sincère lui confère un bel équilibre. C’est un choix incontournable pour celles et ceux qui recherchent à la fois adrénaline, intrigue et attachement aux personnages. Si vous aimé Nicky Larson (1987-1991) ou Vagabond (2019), vous trouverez dans Healer la même énergie, mais avec une touche de  tendresse et d’émotion en plus. 

    Reply 1988 (2015–2016)

    Reply 1988 (20 épisodes) est une fresque familiale et amicale qui plonge dans un quartier de Séoul à la fin des années 80. Entre rires, chamailleries, drames domestiques et romances naissantes, la série recréé une époque avec une authenticité désarmante.

    Sa force ? Des personnages attachants et une atmosphère qui respire la nostalgie et la simplicité. C’est un drama idéal pour qui aime les récits du quotidien, portés par la chaleur humaine, les liens familiaux et amicaux, et un humour tendre. C’est la série parfaite pour les fans de Our Blues (2022) ou Prison Playbook (2017-2018) qui aiment rire et pleurer à travers une histoire réaliste et humaine.

    Crash Landing on You (2019–2020)

    Crash Landing on You (16 épisodes) raconte l’histoire improbable d’une héritière sud-coréenne qui s’écrase accidentellement en Corée du Nord et trouve refuge auprès d’un officier qui choisit de la protéger et de l'aider à retourner chez elle.

    Entre romance impossible, humour et tension dramatique, la série a connu un succès bien au-delà de la Corée. L’alchimie entre Hyun Bin et Son Ye-jin y fait battre le cœur des spectateurs à chaque scène. Pour les amateurs de romances contrariées, teintées d’un contexte politique fort, ce drama est une référence. Ceux qui ont aimé Something in the Rain (2018) ou des classiques comme Roméo + Juliette (1996) y retrouveront la même intensité.

    Signal (2016)

    Signal (16 épisodes) est un thriller policier considéré comme l’un des sommets du K-drama. Inspirée de faits réels, l’histoire suit deux policiers, l’un dans le présent et l’autre dans le passé, qui communiquent grâce à un talkie-walkie mystérieux pour élucider des affaires restées sans réponse (comme dans le très sympathique Fréquence Interdite, 2000).

    La série captive par son écriture millimétrée et son suspense constant. Pour les amateurs de polars intelligents, qui aiment avoir leur attention totalement captée par l'intrigue et se creuser les méninges à chaque épisode, elle s’impose comme une évidence, dans la lignée de Mindhunter (2017-2019) ou True Detective (2014-). Et pour ceux qui souhaitent prolonger l’expérience, Through the Darkness (2022) offre une belle continuité.

    Descendants of the Sun (2016)

    Descendants of the Sun (16 épisodes) suit Yoo Si-jin, capitaine des forces spéciales, et Kang Mo-yeon, une médecin humanitaire qu’il rencontre lors d’une intervention à l’hôpital. Transféré dans le pays fictif d’Uruk, le soldat retrouve par hasard la jeune femme quand elle est envoyée sur place avec son équipe médicale. Ensemble, ils affrontent catastrophes naturelles, menaces criminelles et dilemmes moraux qui mettent à l’épreuve leur relation.La série, portée par la complicité de Song Joong-ki et Song Hye-kyo, mêle humour, moments de danger et romance brûlante. Menace, action, amour impossible : on a là un cocktail explosif qui plaît à un très large public. Véritable phénomène en Corée et à l’international, le drama séduit par son souffle épique et ses décors méditerranéens, et parle à ceux qui aiment les romances où la tendresse doit survivre au chaos de la guerre.

    Goblin (2016–2017)

    Goblin (16 épisodes + 3 spéciaux), aussi appelé Guardian: The Lonely and Great God, est une fresque fantastique où Gong Yoo incarne un gardien d'âmes de 939 ans condamné à errer jusqu’à rencontrer son épouse prédestinée. Entre humour, drame et mythologie, la série propose une vision poétique de l’amour et du destin.

    Voilà un incontournable pour les amateurs de romances surnaturelles et de récits empreints de symbolisme. Le scénariste de Goblin, Kim Eun-Sook, a aussi signé The King: Eternal Monarch (2020), Une série qui ne manquera pas de plaire à celles et ceux qui recherchent la même ambiance surnaturelle que dans Goblin.

    Alchemy of Souls (2022)

    Alchemy of Souls (30 épisodes en deux parties) plonge dans un univers de fantasy où la magie autorise les âmes à s’emparer d’autres corps. Entre romance, humour et séquences d’action, la série raconte l’histoire d’une redoutable guerrière piégée dans un corps fragile et d’un jeune mage dont la vie prend un tournant inattendu.

    Portée par de très beaux décors, des effets visuels excellents et une narration qui alterne drame et légèreté, la série est un plaisir à regarder. Alchemy of Souls peut plaire à un très large public puisqu'elle mélange fantastique, comédie, romance, magie, et a de quoi en mettre plein les yeux. On retrouve le même mix de romantisme et de fantastique, avec une touche d'aventure, dans Arthdal Chronicles (2019-2023).

    It’s Okay to Not Be Okay (2020)

    It’s Okay to Not Be Okay (16 épisodes) aborde la santé mentale à travers une romance singulière. Kim Soo-hyun joue un soignant en hôpital psychiatrique qui rencontre une autrice de contes marquée par de lourds traumatismes. Ensemble, ils entament un chemin de guérison mutuel.

    On remarque ici une esthétique visuelle tout aussi sombre que tendre, ce qui  plaira à de nombreux fans de kdrama. On apprécie aussi ce regard sensible sur des thèmes rarement explorés dans le drama coréen. Cependant, celles et ceux qui recherchent une représentation réaliste de certains troubles mentaux pourraient être déçus, tant ils sont romancés. Pour les spectateurs en quête de récits poignants et originaux, et qui ont apprécié Kill Me, Heal Me (2015), c’est un incontournable. 

    Héros fragile (2022)

    Héros fragile (8 épisodes), ou Weak Hero Class 1, raconte l’histoire d’un étudiant brillant, mais physiquement frêle qui, confronté aux violences scolaires, se défend avec intelligence et ingéniosité. Si, à première vue, nous sommes sur une série typique de lycéens, on remarque rapidement que Héros fragile traite du harcèlement scolaire d'une manière assez crue et difficile.

    Ce drama frappe par son énergie brute, son réalisme et la dureté de ses thèmes. C'est une très bonne série pour découvrir des problèmes bien installés en Corée du Sud : le harcèlement et la pression de la réussite scolaire. Si elle traite de thèmes sérieux, elle n'en est pas moins divertissante à regarder grâce à son rythme soutenu et à des combats très bien chorégraphiés. Un programme idéal pour ceux qui recherchent des récits de résilience et de lutte contre l’injustice. Les amateurs d’Extracurricular (2020) ou de My Name (2021) y trouveront une intensité similaire.

    Hospital Playlist (2020–2021)

    Hospital Playlist (24 épisodes sur deux saisons) suit cinq amis médecins dans un hôpital, qui se sont rencontrés en 1999 alors qu'ils entraient en fac de médecine. La série mêle chroniques médicales, amitié et musique, puisque les protagonistes se retrouvent régulièrement pour jouer ensemble dans un groupe.

    Apaisante et sincère, la série séduit par son ton tendre et réaliste et ne rentre pas dans le mélodrame et le romantisme exacerbé. D'ailleurs, Hospital Playlist est plutôt une série sur l'amitié qui perdure dans le temps. Elle s’adresse donc à celles et ceux qui aiment les récits du quotidien, et qui ne recherchent pas une histoire à l'eau de rose. Si Reply 1988 ou Grey’s Anatomy (2005-) vous ont touché, Hospital Playlist sera assurément un coup de cœur.

    Squid Game (2021-2025)

    Difficile de ne pas intégrer Squid Game dans ce classement tant la série de 22 épisodes est le phénomène mondial qui a propulsé le K-drama au rang de culture pop planétaire. En regardant Squid Game, on aurait presque l'impression de voir violence et cynisme écrabouiller notre enfance : des centaines de participants endettés acceptent de jouer à des jeux d’enfants mortels pour une somme colossale. C'est violent, c'est gore, et c'est divertissant. 

    Au-delà du suspense et de la violence, la série est une parabole sur les inégalités sociales et le désespoir humain. Jusqu’où peut-on aller pour tenter d’échapper à la misère ? Et jusqu’où d’autres sont-ils prêts à aller pour exploiter cette vulnérabilité ? Pour les amateurs de thrillers dystopiques, elle est incontournable. Ceux qui ont aimé Alice in Borderland (2020-) ou Battle Royale (2000) y retrouveront ce mélange de tension et de critique sociale.

  • Les meilleurs films romantiques avec Chris Evans

    Les meilleurs films romantiques avec Chris Evans

    Maëlle Beauget-Uhl

    Maëlle Beauget-Uhl

    Rédacteur JustWatch

    Chris Evans est à l'affiche de Materialists, le nouveau film de Celine Song, qui nous avait déjà fait chavirer en 2023 avec Past Lives. Il joue le rôle de John, un acteur de théâtre en devenir, toujours amoureux de son ex-petite amie, Lucy (Dakota Johnson). Lucy travaille dans une agence de matchmaking et alors qu’elle semble avoir développé un regard très pragmatique sur l’amour, elle rencontre Harry (Pedro Pascal) qui pourrait bientôt la faire changer d’avis sur les relations amoureuses et le mariage. Un triangle amoureux à New York avec Chris Evans, Dakota Johnson et Pedro Pascal? Il n’en faut pas plus pour nous convaincre d’aller voir Materialists, en ce moment au cinéma.Chris Evans n’en est pas à sa première romance sur grand écran. En effet, l’acteur qui a incarné Captain America pendant plusieurs années a souvent mentionné son amour pour les films romantiques. D’ailleurs, pour son premier film en tant que réalisateur, Before We Go (2014), l'acteur avait également choisi une de nous présenter une romance new-yorkaise, aux allures de Before Sunrise (1995). Si vous trouvez aussi que les comédies romantiques lui vont à merveille, nous vous avons préparé un petit guide des romances dans lequel l’acteur a tourné.

    Before we go (2014)

    Si Chris Evans a plusieurs fois mentionné son côté romantique ainsi que son amour pour les films de ce genre, il n’est pas étonnant de voir que son premier film en tant que réalisateur est également une romance. Dans Before We Go (2014), Chris Evans joue le rôle d’un musicien qui rencontre une femme s’étant fait voler son sac à main et ayant râté son train pour Boston. Les deux inconnus passent la nuit à arpenter les rues de New York, tout en apprenant à se connaître. Même si Before We Go a parfois du mal à s'écarter des clichés du genre, c’est un film touchant, sincère et par-dessus tout, très romantique. Si vous êtes déjà fan de la trilogie Before et des histoires d’amour qui se développent en temps réel, au cours d’une nuit ou d’une seule journée, Before We Go est parfait pour vous. 

    Comment Séduire une Amie (2024)

    Dans Comment Séduire une Amie (2024), Chris Evans est un scénariste cynique, très critique envers les comédies romantiques et encore plus envers l’amour et le mariage en général. Lors d’une soirée, il rencontre une jeune femme, jouée par Michelle Monaghan, avec qui le courant et son humour sarcastique passent tout de suite… jusqu’au moment où il découvre qu’elle est déjà fiancée à un autre homme. Si le côté plus humoristique de ce film ne sera pas au goût de tout le monde et n’en fera pas un classique du genre, il plaira tout de même aux avides de romance, et particulièrement aux fans du trope ‘’d'amis à amants’’. Si vous avez aiméLe Témoin Amoureux (2008), où deux amis tombent amoureux mais n’osent se l’avouer que la veille du mariage de l’un d’entre eux, Comment Séduire une Amie mérite le coup d'œil.

    The Loss of a Teardrop Diamond (2008)

    Adapté d’un scénario longtemps perdu et écrit par Tennessee Williams lui-même, The Loss of a Teardrop Diamond (2008) se passe dans les années 1930 dans le sud des Etats-Unis. Fisher Willow (Bryce Dallas Howard), est une jeune femme issue d’une famille aisée avec un penchant pour le scandale et la rébellion. Elle tombe sous le charme de Jimmy (Chris Evans), un jeune homme issu d’une famille de rang social bien inférieur à la sienne. Mais le jour où Fisher perd une de ses boucles d’oreilles en diamant, la relation entre les deux jeunes gens se voit être compromise. Avec ce titre, nous passons à un autre trop très apprécié des fans de romance, celui d’ennemis à amants. En effet, le charme principal de ce film réside dans la relation difficile qu'entretiennent les deux personnages principaux qui sont constamment en conflit, puisqu’ils viennent de deux mondes différents, à une époque où les classes sociales n'étaient pas supposées se mélanger. Cet amour interdit et inavoué fait réellement la force de ce drame romantique d'époque. 

    Ghosted (2023)

    Dans Ghosted (2023), Chris Evans tombe éperdument amoureux de Ana de Armas. Les deux tourtereaux, Cole et Sadie, commencent une romance passionnée, et Cole pense même que sa nouvelle petite-amie pourrait bien être le grand amour de sa vie. Mais du jour au lendemain, Sadie ne donne plus de nouvelles à Cole, qui se rend compte qu’il a été ghosté. En réalité, Sadie est une espionne et Cole se retrouve embarqué dans une mission très dangereuse, alors qu’il décide de retrouver Sadie pour la reconquérir. Bien que l’histoire soit d’abord plus axée sur la relation naissante entre Cole et Sadie, le film devient rapidement un pur film d’action, ce qui pourrait en perdre plus d’un, mais le côté romantique sera bel et bien tenu par Chris Evans, dont le personnage fera tout pour essayer de reconquérir Sadie. Ghosted se trouve à mi-chemin entre The Gray Man (2022), pour les scènes d’action, et L’Espion qui m’a larguée (2018) pour le côté un peu plus comique et romantique du film.

    (S)ex List (2011)

    (S)ex List (2011) met en scène Chris Evans et Anna Faris qui jouent Colin et Ally, des voisins de palier dans un immeuble New Yorkais. Après avoir lu un article selon lequel une femme aurait moins de chance de trouver un mari si elle a eu 20 amants ou plus, Ally se replonge dans son passé et fait le point sur ses 19 ex petits-amis. Paniquée à l'idée de ne jamais se marier, elle fait appel à son voisin, un bourreau des cœurs sans scrupule, pour l’aider à retrouver tous ses exs et découvrir si l’un d’entre eux pourrait être le bon... (S)ex List possède peut être plus le côté comédie que le côté romantique, ce qui en fait un film léger, sans prétention aucune de révolutionner le genre. Il reste tout de même un film très agréable et drôle à regarder, surtout pour le nombre de guest-star improbables à la minute qu’il possède. (S)ex List se trouve directement dans la lignée de L’Abominable Vérité (2009), où deux ennemis deviennent associés puis sont finalement pris à leur propre jeu et tombent amoureux. 

    Le Journal d’une Baby-Sitter (2007)

    Avant de faire partie des Avengers, Chris Evans et Scarlett Johansson étaient tous les deux à l'affiche du Journal d’une Baby-Sitter (2007), une comédie dans laquelle Annie, une jeune femme qui vient d'être diplômée, cherche encore quelle sera sa vocation et à quoi ressemblera sa vie. Le jour où elle sauve un petit garçon à deux doigts de se faire renverser, Annie rencontre la très riche mère du petit, qui lui offre un emploi de nounou.  Annie accepte et se retrouve propulsée dans l’univers mondain de l’Upper East Side, et fait par la même occasion la rencontre d’un étudiant d’Harvard qui habite dans l’immeuble dans lequel elle travaille désormais. La romance entre les personnages est parfois un peu secondaire dans ce film et pourtant, elle est l’un des charmes et des atouts principaux de l’histoire, car encore une fois, Chris Evans prouve que la romance est un genre qui lui va à merveille. Un film idéal si vous êtes en mal de cette atmosphère bien particulière des romances New-Yorkaises des années 2000. Digne successeur de Filles de Bonne Famille (2003), Le Journal d’une Baby-Sitter sera le choix parfait pour une soirée nostalgique, thème romance années 2000 à New York.

  • « Hunger Games » : tous les films de la saga dans l’ordre chronologique

    « Hunger Games » : tous les films de la saga dans l’ordre chronologique

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    La saga Hunger Games est revenue au premier plan avec la sortie en 2023 de La Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur, un préquel qui a ravivé l’intérêt pour l’univers de Panem et rappelé à quel point cette fresque dystopique a marqué toute une génération. Plus de dix ans après le premier film, l’histoire imaginée par Suzanne Collins continue de trouver de nouveaux échos, tant par ses thématiques universelles que par la puissance de ses personnages.En 2026, la saga revient avec un nouvel opus, Hunger Games : Lever de soleil sur la moisson, c’est donc le moment idéal pour (re)plonger dans cet univers à la fois brutal et fascinant, qui reste l’une des franchises pour jeunes adultes les plus influentes du cinéma moderne. Mais par où commencer et dans quel ordre les voir pour suivre l’évolution de l’histoire de manière cohérente et complète ? Voici le guide chronologique des films Hunger Games, accompagné de quelques repères critiques pour mieux apprécier chaque étape de cette saga incontournable.

    Hunger Games (2012)

    Premier chapitre de la saga adaptée des romans de Suzanne Collins, Hunger Games (2012) pose les bases avec un mélange d’action, de drame et de critique sociale. Jennifer Lawrence incarne Katniss Everdeen, jeune héroïne du District 12, propulsée dans une arène où 24 adolescents doivent s’entretuer pour divertir le Capitole. Au-delà du concept, le film séduit par sa mise en scène tendue et son regard percutant sur la manipulation médiatique et la spectacularisation de la violence. C’est un excellent point d’ancrage pour les spectateurs qui découvrent Panem : un monde à la fois cruel et fascinant, miroir de nos obsessions pour le spectacle, le contrôle politique et la soif de divertissement qui peut parfois masquer l’horreur. D’une durée de 142 minutes, il installe un univers riche qui mêle tension dramatique et réflexion politique. Ce film est particulièrement recommandé aux fans des romans originaux, aux amateurs de dystopies comme Divergente (2014) ou Battle Royale (2000), mais aussi à ceux qui aiment les récits de survie où l’intime se mêle au spectaculaire. Pour d’autres, plus sensibles à la romance ou aux films plus légers, il pourra sembler trop sombre et violent. 

    Hunger Games : L’Embrasement (2013)

    Deuxième volet et souvent considéré comme le meilleur de la saga, L’Embrasement (2013) élargit le regard sur Panem et renforce le caractère politique de l’histoire. Katniss, devenue malgré elle un symbole de révolte, retourne dans l’arène pour les Jeux de l’Expiation. Le film prend le temps d’approfondir ses personnages et de mettre en place une atmosphère plus sombre, où la propagande et la surveillance deviennent centrales. Francis Lawrence, qui prend ici les commandes de la mise en scène, apporte une esthétique plus aboutie et une tension dramatique constante. Le long-métrage gagne aussi en ampleur visuelle, avec des décors plus imposants et une intensité dramatique qui annonce la bascule vers la guerre ouverte. C’est un incontournable pour ceux qui aiment les récits de rébellion, les alliances ambiguës et les thrillers politiques habillés en blockbusters, et qui recherchent une suite capable de dépasser son prédécesseur en profondeur et en tension. c’est ici que la saga prend toute son ampleur.

    Hunger Games : La Révolte – Partie 1 (2014)

    Avec ses 2h03, La Révolte – Partie 1 (2014) délaisse l’arène pour plonger dans les coulisses de la rébellion. Katniss devient le visage de la propagande contre le Capitole, un rôle qui la confronte à ses limites psychologiques autant qu’à son sens du sacrifice. Certains reprochent à ce film son rythme plus lent, mais il offre un regard intéressant sur la manipulation de l’image en temps de guerre et sur la construction d’un mythe politique. C’est une étape nécessaire pour comprendre la portée symbolique de l'héroïne et la manière dont la résistance se structure face à Snow. Plus centré sur l’intime que sur l’action, il explore aussi la fragilité des alliances et la difficulté de garder espoir dans un contexte d’oppression. Ce film parlera surtout aux spectateurs qui aiment les récits plus introspectifs, aux amateurs de drames politiques et à ceux qui préfèrent la tension psychologique à l’action brute.

    Hunger Games : La Révolte – Partie 2 (2015)

    Dernier chapitre de la saga originale, La Révolte – Partie 2 (2015) conclut l’affrontement entre Katniss et Snow dans une atmosphère de guerre totale. Plus sombre et brutal que ses prédécesseurs, il montre la bataille pour libérer Panem, avec son lot de pertes, de trahisons et de dilemmes moraux qui frappent de plein fouet aussi bien les héros que les spectateurs. Le film ne se contente pas de livrer un dénouement spectaculaire : il interroge la place du pouvoir, la légitimité de la violence et le prix de la liberté, tout en questionnant le poids de la mémoire et des traumatismes laissés par la guerre. Jennifer Lawrence y signe l’une de ses performances les plus marquantes, apportant une humanité bouleversante à Katniss, épaulée par un casting qui met en valeur l’ampleur tragique de ce final. Un dernier acte intense qui divise par sa noirceur, mais qui reste une conclusion fidèle à l’esprit des romans et au parcours de ses personnages. Les fans de Jennifer Lawrence seront comblés avec ce dernier opus, ainsi que celles et ceux qui aiment les récits de guerre avec une fin toute aussi puissante que marquante. 

    Hunger Games : La Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur (2023)

    Ce préquel de 2h37 nous transporte bien avant les exploits de Katniss Everdeen. On y suit Coriolanus Snow, futur président tyrannique de Panem, à l’époque où il n’était encore qu’un étudiant ambitieux, prêt à tout pour gravir les échelons et prêt à trahir pour assurer son ascension. L’intérêt de ce film réside autant dans son regard sombre sur les origines des Jeux que dans la manière dont il déconstruit les codes de la rébellion et interroge les notions de pouvoir et de manipulation. Rachel Zegler et Tom Blyth apportent une intensité nouvelle, et la mise en scène de Francis Lawrence explore un Panem plus brut, encore marqué par la guerre civile et les cicatrices du passé. Pour les spectateurs, c’est une porte d’entrée idéale si l’on souhaite comprendre les racines du pouvoir, même si certains choisiront de le voir après la trilogie originale pour savourer davantage les échos narratifs et les contrastes entre la jeunesse de Snow et son futur rôle de despote. C’est un film qui parlera particulièrement aux spectateurs déjà familiers de la saga et qui souhaitent comprendre les racines du pouvoir, mais aussi aux amateurs de dystopies politiques comme V pour Vendetta (2006).

  • « Mad Max » : la saga post-apocalyptique dans l’ordre

    « Mad Max » : la saga post-apocalyptique dans l’ordre

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    Née à la fin des années 70, la saga Mad Max a façonné l’imaginaire du cinéma post-apocalyptique. Avec son mélange unique de violence brute, de poursuites motorisées à haute intensité et d’univers visuellement marquants, elle s’impose comme une référence absolue de la science-fiction dystopique.

    De 1979 à aujourd’hui, c’est George Miller qui orchestre chaque film, faisant évoluer son héros et son univers à travers les âges. Le premier opus, tourné avec des moyens dérisoires, oblige le réalisateur à une grande créativité pour rivaliser avec les mastodontes que sontStar Wars (1977) et Indiana Jones (1981) qui sortent au même moment. Depuis, la saga n’a cessé depuis de repousser les limites du genre, pour devenir une superproduction qui allie succès critique et public.

    JustWatch vous propose le guide des films de la franchise dans l’ordre, pour (re)découvrir cette fresque mythique qui allie fureur, chaos et poésie apocalyptique et poussiéreuse.

    Mad Max (1979)

    Premier film de la saga, Mad Max (1979, 1h33) surprend par sa noirceur réaliste. Un monde dystopique, steampunk dans son esprit, où les immenses autoroutes australiennes deviennent des terrains de vengeance et de chaos. Max Rockatansky (Mel Gibson), policier des routes, affronte une bande de motards ultraviolents qui menacent sa famille. Avec un budget minuscule, George Miller livre un film cru, viscéral, où chaque cascade semble dangereusement réelle et impressionne encore aujourd’hui. 

    Très inspiré des westerns, où les chevaux sont remplacés par des motos rugissantes, plus proche d’un polar australien sur la vengeance que d’un film de science-fiction, ce premier Mad Max reste un choc de brutalité et de tension. Le budget limité, le montage parfois laborieux, et la créativité sans faille de Miller montrent qu'avec des moyens restreints, on peut réaliser des courses-poursuites qui font encore pâlir certaines superproductions. Encore aujourd'hui, on arracherait les accoudoirs de notre fauteuil face à autant de tension. Il annonce déjà l’univers chaotique qui deviendra culte, et a influencé des œuvres comme Terminator (1984).

    Mad Max 2 : Le Défi (1981)

    Deux ans plus tard, Mad Max 2 : Le Défi (1981, 1h36) transforme la légende. Exit la société en ruine, place au désert et à l’apocalypse totale. Max devient un anti-héros errant, solitaire, qui croise une communauté assiégée par des pillards motorisés. George Miller livre un film d’action virtuose, rythmé par des courses-poursuites à couper le souffle et une esthétique devenue culte : cuir, épaulettes, moteurs rugissants et violence tribale.

    Ce deuxième volet a redéfini le genre post-apocalyptique, influençant directement Fallout (2024-), Ken le survivant (1984-1987) ou encore Waterworld (1995). C’est encore aujourd’hui un modèle de mise en scène nerveuse, et pour beaucoup, l’un des sommets de la saga.

    Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre (1985)

    Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre (1985, 1h47) poursuit la transformation du mythe. Max arrive à la Ville du Troc, cité baroque dirigée par Entity (Tina Turner) où il doit entrer dans l’arène du Dôme du Tonnerre pour se livrer à de violents combats. Le film est plus décousu et alterne entre violence et des passages plus légers (la tribu des enfants perdus) qui tranchent avec le ton des précédents volets. 

    Moins brutal que ses prédécesseurs, ce troisième volet divise les fans. Certains apprécient son côté plus accessible, d’autres regrettent que Max ne soit plus si Mad que ça. Cela reste une œuvre marquante et visuellement audacieuse, mais c’est sans doute le film le moins réussi de la saga. Si vous aimez les dystopies plus théâtrales, ce film se rapproche par son énergie du Dune (1984) de David Lynch mais aussi Hook (1991) pour son clan de jeunes survivants.

    Mad Max: Fury Road (2015)

    Après trente ans d’absence, George Miller revient avec Mad Max: Fury Road (2015, 2h00), et signe l’un des films d’action les plus acclamés du 21e siècle. Tom Hardy reprend le rôle de Max, mais c’est Charlize Theron qui vole la vedette en Furiosa, guerrière déterminée à libérer un groupe de femmes prisonnières du tyran Immortan Joe. Le film est une course-poursuite hallucinante, visuellement sublime, où chaque plan est une explosion de couleurs et de chaos maîtrisé. C'est une véritable expérience sensorielle pendant laquelle notre ouïe est saturée de vrombissements, alors que le film, en mouvement perpétuel, n'accorde aucune pause pour que le spectateur reprenne son souffle.

    Récompensé par six Oscars, Fury Road a redéfini l’action moderne et prouvé qu’une saga née dans les années 70 pouvait encore être révolutionnaire. George Miller a tout simplement osé réinventer, évoluer, et réimaginer Mad Max. Il se place dans la lignée des grandes fresques comme Blade Runner 2049 (2017) ou même Les Chroniques de Riddick (2004) mais avec des moteurs et des flammes. En parlant de moteur, si ses vrombissements vous manquent à la sortie du film alors un film comme Boulevard de la mort (2007), de Quentin Tarantino, ne pourra que satisfaire vos oreilles. Bref, un chef-d’œuvre incontournable, dont l’intensité mythologique rejoint celles de Gladiator (2000) ou The Dark Knight (2008).

    Furiosa : une saga Mad Max (2024)

    Préquel de Fury Road (2015), Furiosa : une saga Mad Max (2024, 2h28) raconte l’ascension de Furiosa (Anya Taylor-Joy), de son enlèvement dans une communauté pacifique à sa transformation en guerrière intrépide. Aux côtés de Chris Hemsworth, méconnaissable en seigneur de guerre baroque, le film développe l’univers et la mythologie post apo de Mad Max tout en livrant des séquences d’action titanesques.

    Moins immédiat que Fury Road, Furiosa prend davantage le temps de construire ses personnages et son monde. C’est une origin story qui rappelle la puissance des grandes sagas tragiques. Pour ceux qui veulent prolonger le souffle apocalyptique, on peut le rapprocher des Fils de l’homme (2006). Mais si vous aimez les films chargés d’action, alors RRR (2022) ou Dredd (2012) sont les films à ne pas manquer, (sans oublier les pop-corn, parce que ça part dans tous les sens !).

  • De « Re:ZERO » à « Chihiro » : les 10 meilleurs anime isekai à voir !

    De « Re:ZERO » à « Chihiro » : les 10 meilleurs anime isekai à voir !

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    Entre mondes parallèles, réincarnations improbables et quêtes surprenantes, l’Isekai s’est imposé comme l’un des genres les plus marquants de l’animation japonaise. Chaque série transporte ses héros – et nous avec eux – dans un univers où tout est à recommencer, entre apprentissage, affrontements et renaissances.

    Dans ces anime, ce recommencement est souvent perçu comme une deuxième chance : de faire mieux, de vivre plus intensément, de mieux réussir. Mais parfois, c’est plutôt une malédiction, un piège duquel on aimerait s’extirper.

    Pour explorer tout cela, JustWatch vous propose un classement des meilleurs anime Isekai récents, qui ont marqué le public par leur intensité, leur humour ou leur univers foisonnant.

    10. The Rising of the Shield Hero (2019)

    The Rising of the Shield Hero (62 épisodes sur 4 saisons) suit Naofumi, projeté dans un monde dans lequel il est l’un des quatre héros légendaires. Mais ses capacités sont limitées et son armement réduit à un simple bouclier… Ce point de départ le plonge dans l’isolement alors qu’il ne peut compter que sur lui-même pour survivre. Là où Moi, quand je me réincarne en Slime (2018) respire la camaraderie et l’humour, Shield Hero s’attarde sur la douleur, la trahison et la lente quête de rédemption, en faisant un récit beaucoup plus âpre.

    Cette approche en fait un Isekai singulier, qui n’hésite pas à confronter son héros à la haine et au rejet avant de le laisser reconstruire sa dignité. La série séduira autant les amateurs de récits sombres comme Berserk (1997) ou Claymore (2007) que ceux qui apprécient les arcs de rédemption douloureux à la manière de Tokyo Ghoul (2014) ou L’Attaque des Titans (2013). La saison 1 est tout ce qu’on attend d’un Isekai et prend son temps pour adapter le manga que lequel elle est basée. Cependant, les deuxième et troisième saisons vont bien trop vite, des personnages apparaissent sans que l’on sache qui ils sont vraiment, et l’histoire a de plus en plus de trous qui cassent le rythme de l’anime. Un conseil, arrêtez-vous à la première saison. 

    9. Konosuba: Sois Béni Monde Merveilleux! (2016)

    Konosuba (33 épisodes sur 3 saisons) est une parodie irrésistible du genre, qui préfère tourner en dérision les codes de l’Isekai plutôt que de les glorifier. Kazuma, mort de façon ridicule, renaît dans un monde de fantasy accompagné d’alliées aussi charmantes qu’incompétentes, chacune multipliant les gaffes au lieu de sauver la situation. Cette inversion des attentes transforme chaque quête en farce et chaque combat en sketch, un ton qui tranche radicalement avec le sérieux de Mushoku Tensei (2021) ou la noirceur de Re:ZERO -Starting Life in Another World (2016).

    Loin des histoires sombres comme Shield Hero ou Overlord (2015), Konosuba dynamite le genre avec un humour absurde et des dialogues qui n’ont rien à envier à la folie comique de Gintama (2006). Comme One Punch Man (2015), il déconstruit son héros en le rendant ironique et désabusé, mais profondément attachant. C’est un Isekai comique qui rappelle aussi la fantaisie excentrique de The Devil is a Part-Timer! (2013) et qui prouve qu’on peut rire tout en s’attachant sincèrement à un groupe de personnages mémorables. Le reste du classement est moins drôle, mais plus marquant ! 

    8. Grimgar : Le Monde des cendres et de fantaisie (2016)

    Grimgar (12 épisodes) suit un groupe de jeunes sans mémoire projetés dans un monde inconnu, où la survie devient le seul objectif tangible. Les dessins semblent enfantins, et pourtant, il s’agit ici d’un anime où chaque pas, chaque combat maladroit et chaque perte marquent profondément les protagonistes, rappelant que l’Isekai peut aussi être une méditation sur la fragilité humaine.

    Pour les amateurs d’Isekai poétiques et contemplatifs, on peut le rapprocher de L'Odyssée de Kino (2003) ou de Made in Abyss (2017), qui partagent cette même capacité à transformer la douleur et la beauté en un voyage introspectif. Ici, nous faisons face au problème opposé de celui rencontré avec Shield Hero : l’anime s’arrête trop tôt. Une saison et c’est fini, alors qu’on en redemande et que le sentiment d’une histoire totalement finie n’est pas vraiment là.

    7. Overlord (2015)

    Overlord (52 épisodes sur 4 saisons) suit Momonga, joueur prisonnier de son avatar de seigneur mort-vivant. Devenu Ainz Ooal Gown, il prend goût à son rôle et se lance dans une conquête implacable, où puissance et manipulation deviennent son quotidien. Overlord adopte un ton cynique et brutal, avec un anti-héros charismatique.

    Batailles grandioses et humour noir font de cet anime une œuvre très divertissante à regarder, proche de Death Note pour ses jeux de pouvoir. Overlord s’impose comme l’Isekai de la toute-puissance corrompue, un récit hypnotique et dérangeant. Il complète parfaitement des récits plus lumineux comme Slime, mais séduira surtout ceux qui apprécient les ambiances oppressantes à la Berserk ou les intrigues stratégiques rappelant Code Geass (2006). Dans le même genre je ne peux que conseiller de regarder Sword Art Online (2012) où le personnage principal se retrouve lui aussi coincé dans un jeu vidéo. Cet anime avait fait sensation à sa sortie avec une première saison de haute qualité, mais s’est malheureusement essoufflé au fil du temps. 

    6. No Game No Life (2014)

    No Game No Life (12 épisodes) suit Sora et Shiro, deux prodiges du jeu vidéo transportés dans un monde où tout se décide par des compétitions. Leur talent intellectuel et leur complicité fraternelle deviennent les clés pour naviguer dans un univers flamboyant, où chaque défi est une nouvelle règle à inventer. L’esthétique ultra-colorée et le rythme effréné offrent un contraste total avec les tons graves et introspectifs de Mushoku Tensei ou Re:Zero, faisant de cette série un véritable feu d’artifice visuel et narratif.

    No Game No Life privilégie la malice et l’ingéniosité, rappelant les duels stratégiques de Death Note (2006), mais avec la folie visuelle d’un Kill la Kill (2013). La série plaira aux amateurs de récits qui transforment chaque affrontement en spectacle d’intelligence et de créativité. Les personnages ne sont pourtant pas très profonds et leur développement est assez limité, mais le but ici est de divertir et de surprendre, en étant décalé, intelligent et parfois assez absurde. C’est logiquement que l’anime se place en sixième position alors que le reste du classement présente des titres qui marquent plus profondément. 

    5. Moi, quand je me réincarne en Slime (2018)

    Moi, quand je me réincarne en Slime (48 épisodes) raconte l’histoire de Satoru, un homme ordinaire qui renaît sous la forme inattendue d’un slime, une espèce de substance visqueuse. Ce point de départ volontairement absurde ouvre la voie à une aventure qui alterne humour et batailles spectaculaires. Peu à peu, ce héros improbable se transforme en bâtisseur d’un royaume où diplomatie et alliances comptent autant que la force brute. La série jongle entre moments légers et combats, offrant un équilibre qui séduit autant les novices que les spectateurs aguerris du genre.

    Comparé aux deux anime suivants, Slime adopte une approche presque optimiste, misant sur la bienveillance et la stratégie. C’est un Isekai plus lumineux qui rappelle Fairy Tail (2009) ou One Piece (1999). C’est l’un des titres les plus accessibles de cette liste, mais son aspect grand public ne lui fait pas défaut. On en redemande, grâce à une histoire bien écrite, un ton rafraîchissant et une animation qui en met plein les yeux.

    4. Re:ZERO -Starting Life in Another World (2016)

    Re:Zero (50 épisodes) suit Subaru, propulsé dans un monde inconnu où il découvre qu’il revient systématiquement à la vie après chaque mort, le forçant à continuellement recommencer. Cette boucle infernale le confronte à des dilemmes psychologiques et émotionnels puissants, où la souffrance devient un outil narratif aussi cruel que fascinant. Le spectateur vit avec lui chaque désespoir, chaque échec, chaque sacrifice, jusqu’à ce que la frontière entre héroïsme et malédiction se brouille.

    Re:ZERO est une véritable surprise, car on ne s'attend pas à tant de violence. Plus sombre que Mushoku Tensei, l’anime s’impose par sa brutalité. On pense à Steins;Gate (2011) pour l’ingéniosité de ses paradoxes temporels et à Berserk (1997) pour la noirceur de son atmosphère. Là où Slime respire la chaleur et la camaraderie, Re:Zero nous enferme dans la solitude, la peur et le désespoir. La série rejoint ainsi la lignée des récits où l’angoisse psychologique prime, qui plaira sûrement aux fans de Tokyo Revengers (2021). Sa boucle temporelle n’est pas sans rappeler le film Edge of Tomorrow (2014) avec Tom Cruise. C’est un anime pour celles et ceux qui recherchent dans l’Isekai non pas l’évasion, mais une plongée brutale dans les tréfonds de la survie et de la douleur.

    3. Mushoku Tensei: Jobless Reincarnation (2021)

    Mushoku Tensei (23 épisodes) suit un homme au plus bas, qui, après s’être fait renverser par une voiture, renaît dans un monde magique en gardant les souvenirs de son ancienne vie. Réincarné dans le corps d’un enfant, il est doté d’un immense potentiel et est bien décidé à faire quelque chose de sa nouvelle vie. On le voit développer sa magie dans un univers où les arcs narratifs foisonnent, et l’animation sublime donne une ampleur rare à cette fresque.

    Il faut l’avouer, le genre de l’Isekai est saturé, et il est difficile pour un anime de s’y faire une place. C’est pourtant ce qu’a réussi à faire Mushoku Tensei en adoptant un rythme plus lent, et en misant sur une profondeur psychologique inattendue. Contrairement à No Game No Life, plus extravagant, ou à Konosuba: Sois Béni Monde Merveilleux! (2016), qui détourne les codes avec humour, Mushoku Tensei assume un ton grave et introspectif, préférant la profondeur émotionnelle aux gags ou à l’excentricité visuelle. Là où Re:Zero (2016) s’appuie sur la douleur répétée et la fatalité, Mushoku Tensei trouve sa force dans la reconstruction et l’intimité de ses personnages. L’anime plaira aussi aux fans de Fullmetal Alchemist: Brotherhood (2009), pour celles et ceux qui aiment les anime qui prennent leur temps avec une histoire qui se développe sous plusieurs angles. 

    2. Le Garçon et la Bête (2015)

    Le Garçon et la Bête ( 119 minutes) de Mamoru Hosoda raconte l’histoire de Ren, un jeune garçon livré à lui-même qui trouve refuge dans un monde fantastique peuplé de bêtes humanoïdes. Pris sous l’aile d’un maître bourru et imparfait, il apprend non seulement à combattre mais aussi à grandir, à accepter ses failles et à se forger une identité entre deux mondes. Hosoda privilégie ici un ton initiatique, mêlant aventure, humour et émotion brute.

    Ce film rappelle Les Enfants loups, Ame & Yuki (2012), lui aussi réalisé par Mamoru Hosoda, pour son intimité et le parcours de Chihiro dans un imaginaire foisonnant. C’est un Isekai lumineux et émouvant, à la fois accessible et profond, qui illustre à merveille la capacité du cinéma d’animation japonais à transformer une fable fantastique en réflexion universelle sur la famille et l’identité. Ne passez pas à côté de ce film qui aurait pu facilement être premier s’il n’y avait pas un mastodonte du cinéma d’animation japonais face à lui. 

    1. Le Voyage de Chihiro (2001)

    Le Voyage de Chihiro (125 minutes) est considéré comme un chef-d’œuvre intemporel et ne pouvait que se trouver sur la plus haute marche du podium. Le film suit Chihiro, une jeune fille qui bascule dans un univers peuplé d’esprits après être entrée dans un mystérieux bain public. Contrairement aux séries qui déploient des dizaines d’épisodes pour construire leurs mondes, Miyazaki condense ici l’émerveillement, la peur et la poésie en un seul long métrage, où chaque rencontre – de l’énigmatique Sans-Visage au majestueux Haku – devient un jalon initiatique.

    Difficile de comparer l’œuvre de Miyazaki au reste du classement car le registre est bien différent. Chihiro nous rappelle la force de l’émerveillement avec une douceur qui contraste avec la brutalité d’autres Isekai. Comme Alice au pays des merveilles (1951), il plonge dans l’absurde et le merveilleux, mais avec la mélancolie et la délicatesse d’un Made in Abyss (2017). On pourrait aussi le rapprocher de Your Name (2016) pour sa dimension initiatique et sa réflexion sur la construction de soi. Plus qu’un conte, c’est une expérience sensorielle et émotionnelle qui réussit à nous transporter entièrement en 2h de temps qui semblent s’étirer sur de longs jours. 

  • 10 séries de science-fiction à voir si vous avez aimé « Silo »

    10 séries de science-fiction à voir si vous avez aimé « Silo »

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    Avec son univers clos, ses révélations au compte-gouttes et son atmosphère oppressante, Silo (2023) a marqué les amateurs de science-fiction dystopique. Il faut dire que l’histoire avait déjà fait ses preuves, puisque la série se base sur les livres du même nom, écrits par Hugh Howey. Cette trilogie avait déjà connu un immense succès, alors qu’elle se démarquait déjà avec son sens du mystère.Silo a montré qu’un récit peut captiver en ne révélant presque rien, simplement en jouant sur la peur, la méfiance et la curiosité. Si vous avez aimé cette tension permanente, sachez que d’autres séries proposent des expériences tout aussi immersives, où le mystère s’accompagne de réflexion sur la réalité et l’humanité. 

    Dans cette sélection JustWatch, nous avons essayé d’explorer les différents visages de Silo. Un univers étouffant et claustrophobe qui rend compte d’une humanité renfermée face à son déclin. D’autres titres racontent des univers bien plus vastes, mais toujours rongés par un mystère s’épaississant au fil des épisodes.

    The Last of Us (2023-)

    The Last of Us (2023, 16 épisodes) adapte le célèbre jeu vidéo dans une fresque post-apocalyptique qui a rencontré un succès immense à travers le monde. On y suit Joel et Ellie, duo traversant une Amérique ravagée par une infection fongique. Plus qu’un survival, la série s’attarde sur les liens humains, les dilemmes moraux et la fragilité de la confiance alors que nos deux protagonistes développent rapidement un lien père/fille, malgré leur caractère bien trempé. Pedro Pascal et Bella Ramsey livrent des performances saisissantes, transformant chaque épisode en voyage émotionnel.

    Là où Silo explore la survie dans un monde clos, The Last of Us déploie la même intensité dans des paysages dévastés, avec une charge dramatique similaire. Elle plaira à ceux qui ont aimé l’humanité au cœur de Silo, mais aussi aux amateurs de Station Eleven (2021) ou La Route (2009), où l’espoir subsiste malgré un monde brisé. Et si vous avez aimé le côté imprévisible de Game of Thrones (2011), The Last of Us est la série parfaite : personne n'est en sécurité, tout est possible, et l'angoisse est palpable à chaque épisode de cette série qui réussit à surprendre encore et encore.

    Fallout (2024-)

    Fallout (2024, 8 épisodes pour la saison 1) transpose l’univers du jeu culte en série, entre ruines irradiées, humour noir et survie désespérée. On y suit des survivants luttant pour s’imposer dans un monde où chaque ressource est rare et chaque rencontre potentiellement mortelle. Le show joue avec un ton ironique, punchy et fun tout en restant fidèle à la noirceur de son univers.

    Contrairement à Silo, qui cultive la lenteur et le mystère, Fallout se nourrit d’action explosive et d’un humour grinçant. Les bunkers nucléaires sont au cœur des deux séries, même si elles prennent des directions totalement différentes. Mais les deux partagent la même réflexion sur les conséquences du passé et le prix de la survie. Si vous avez aimé l’ambiance claustrophobique de Silo, vous serez captivés par l’imprévisibilité de Fallout, à rapprocher de Mad Max : Fury Road (2015) ou The Boys (2019) pour son ton mordant.

    From (2022-)

    From (2022, 25 épisodes sur deux saisons) installe son mystère dès les premières minutes : un village piégeant quiconque y entre, des créatures nocturnes qui rôdent, et un groupe de survivants qui tentent de comprendre les règles de ce piège infernal. L’atmosphère y est étouffante, la peur omniprésente, et les questions bien plus nombreuses que les réponses.

    Comme Silo, cette série captive par ses secrets étouffants dans un lieu fermé supposé protéger des menaces extérieures. Mais From fascine aussi par ses éléments surnaturels et son ambiance horrifique qui n’est pas sans rappeler l’ambiance angoissante de séries comme The Haunting of Hill House (2018). C’est aussi une proposition pour celles et ceux qui aiment se perdre dans un labyrinthe de mystères, rappelant Lost (2004) pour son goût de l’inexplicable, mais aussi pour son climat oppressant. Un complément parfait pour qui cherche un suspense plus horrifique que celui de Silo.

    Severance (2022-)

    Severance (2022, 9 épisodes) imagine une entreprise où les employés scindent leurs souvenirs personnels et professionnels, créant deux vies parallèles dans un même corps. Le résultat : un univers glacial, où l’absurde et le cauchemar se confondent dans une mise en scène d’une précision chirurgicale. Adam Scott, John Turturro et Patricia Clarkson portent cette fresque psychologique aussi effrayante que fascinante.

    Comme Silo, Severance joue sur le mystère et la claustrophobie, mais dans un cadre contemporain et minimaliste. On peut la rapprocher de Black Mirror (2011) pour son ton critique et sa réflexion sur la perte d’identité, mais aussi de Counterpart (2017) pour son exploration de la dualité. Là où Silo interroge la vérité historique et politique, Severance interroge directement la liberté individuelle.

    Counterpart (2017-2019)

    Counterpart (annulée après 20 épisodes sur deux saisons) entraîne J.K. Simmons dans un récit où deux univers parallèles coexistent. L’acteur y incarne deux versions de lui-même, l’une effacée et l’autre charismatique, dans une intrigue où espionnage et science-fiction se mêlent brillamment. La série explore la dualité humaine et le poids des choix dans un monde miroir. Un fort sentiment d'angoisse et de claustrophobie nous habite : la peur de l'autre, même s'il est nous-même, prend le dessus face à l'inconnu qui devient de plus en plus oppressant tellement il est palpable.

    Si Silo enferme ses personnages dans un microcosme clos, Counterpart les dédouble et les projette dans une guerre froide interdimensionnelle. J.K. Simmons livre une performance impressionnante alors que l'histoire de la série se développe très lentement, nous laissant découvrir Berlin comme capitale de l'espionnage. Elle plaira à ceux qui ont aimé la tension politique de Silo et qui cherchent une dimension plus géopolitique, proche de Fringe (2008) ou The Man in the High Castle (2015). Berlin Station (2016) est aussi une série incontournable pour retrouver cette ambiance d'espionnage au cœur de la capitale allemande. 

    Snowpiercer (2020-)

    Snowpiercer (2020, 30 épisodes sur trois saisons) reprend l’univers du film : une Terre gelée où les derniers survivants voyagent dans un train interminable. Chaque wagon représente une classe sociale, et chaque épisode intensifie la lutte entre privilégiés et opprimés. Jennifer Connelly et Daveed Diggs livrent des performances marquantes dans ce huis clos roulant.

    Comme Silo, Snowpiercer aborde la survie dans un espace clos et la question du pouvoir. Les deux séries explorent la révolte et la soif de vérité, mais dans des environnements très différents. Pour les fans de Silo, c’est une suite logique, qui rappelle aussi Battlestar Galactica (2004) par sa réflexion politique et The Hunger Games (2012) par sa lutte des classes. Sans oublier le film Snowpiercer (2013), signé Bong Joon Ho, qui a adapté la bande dessinée française de Jacques Lob et Jean-Marc Rochette avec brio. 

    1899 (2022)

    1899 (2022, 8 épisodes) suit les passagers d’un paquebot en route pour l’Amérique qui découvrent un navire disparu. Très vite, le mystère s’installe, nourri par des visions troublantes, des comportements de plus en plus instables et une atmosphère cauchemardesque qui gagne chaque recoin du navire. Créée par les auteurs de Dark (2017-2020), la série mélange science-fiction, horreur et énigmes en cascade, avec une ambition narrative qui pousse constamment le spectateur à douter de ce qu’il voit.

    Malheureusement, 1899 a été annulée après une seule excellente saison, mais je ne peux que la conseiller malgré tout : là où Silo déploie son mystère sous terre, elle le transporte en mer, jouant sur la claustrophobie et la confusion mentale. Les amateurs de récits labyrinthiques y retrouveront le même vertige que dans Dark. Si vous avez aimé l’aspect puzzle de Silo, 1899 est une suite naturelle, quoique plus cryptique et audacieuse.

    Foundation (2021-)

    Foundation (2021, 30 épisodes sur trois saisons sorties) adapte le monument d’Isaac Asimov en une fresque galactique. Elle raconte la chute d’un empire et la tentative de préserver le savoir humain face à l’inévitable. Avec ses décors spectaculaires et ses intrigues philosophiques, le show vise grand, alternant entre enjeux politiques et réflexions existentielles. La série entière est un véritable spectacle qui traverse les siècles, apportant presque un côté relaxant alors qu'un empire tout entier sombre dans l'inconnu. 

    Si Silo impressionne par son monde clos et mystérieux, Foundation fascine par son ampleur et son ambition. C’est une série pour ceux qui veulent passer de la micro-politique du silo à une galaxie entière en crise. Les fans de Dune (2021) ou de Game of Thrones y trouveront une même fascination pour le pouvoir et ses dérives.

    The Expanse (2015-2022)

    The Expanse (2015, 62 épisodes sur 6 saisons) est un space opera incontournable. Entre tensions politiques, guerres interplanétaires et découvertes scientifiques, la série combine réalisme scientifique et histoire dramatique. Portée par un casting solide, elle offre une vision crédible et passionnante de l’avenir de l’humanité dans l’espace. Une véritable référence pour les fans de SF pour qui l'aspect « science » est plus important que la partie « fiction ».

    Contrairement à Silo, enfermé dans son décor unique, The Expanse ouvre les frontières du cosmos sans jamais perdre en intensité dramatique. On peut la rapprocher de Foundation pour son ampleur, mais avec plus de rigueur scientifique. Si Silo séduit par sa densité narrative, The Expanse ravira ceux qui veulent une fresque monumentale et réaliste, proche de Battlestar Galactica ou Babylon 5 (1994).

    Under The Dome (2013-2015)

    Under The Dome (2013, 39 épisodes sur 3 saisons) adapte le roman de Stephen King. La série raconte comment une petite ville américaine se retrouve isolée du monde par un dôme invisible et indestructible. Très vite, les tensions sociales et politiques explosent, transformant cette bulle en prison à ciel ouvert.

    La comparaison avec Silo est évidente : deux communautés enfermées, deux mystères insolubles et la même exploration des dérives du pouvoir. Moins aboutie narrativement que Silo, Under The Dome reste un divertissement efficace qui plaira aux amateurs de huis clos étranges et de tensions sociales. On peut le rapprocher de Wayward Pines (2015-2016), qui partage ce même goût pour les petites sociétés coupées du monde et rongées par les secrets.

  • « Andor » et les 10 meilleures séries de science-fiction du moment

    « Andor » et les 10 meilleures séries de science-fiction du moment

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    Entre dystopies futuristes, fresques spatiales et récits intimistes sur l’humanité, la science-fiction a connu une véritable renaissance ces dernières années sur petit écran. Les plateformes de streaming ont investi massivement dans le genre, donnant naissance à des œuvres ambitieuses, visuellement spectaculaires et avec des scénarios à la hauteur de ce qu’on pourrait espérer.

    Cette sélection JustWatch propose un classement des meilleures séries de science-fiction des 5 dernières années, celles qui se sont imposées comme les plus marquantes et incontournables du genre. Certaines sont de véritables space operas, d’autres sont psychologiques, parfois dystopiques, alors qu’on retrouve aussi des séries animées. Mais elles ont toutes une chose en commun : elles nous ont bluffés !

    11. For All Mankind (2019–)

    For All Mankind (2019 - 40 épisodes sur 4 saisons sorties) imagine un monde où l’URSS aurait devancé les États-Unis dans la course à la Lune. Chaque saison explore une décennie différente, entre rivalités politiques, ambitions spatiales et bouleversements plus intimes. La série interroge autant les rêves des nations que le prix payé par les familles, en faisant de ses astronautes des héros imparfaits et humains.

    For All Mankind mise sur une forme de réalisme, et cherche à rester plausible dans sa fiction. Elle séduira ceux qui aiment les uchronies crédibles et les récits humains, là où d’autres préféreront l’excentricité ou l’horreur psychologique. Pour les spectateurs fascinés par la conquête spatiale et les récits alternatifs, elle se rapproche de The Man in the High Castle (2015) par son concept d’uchronie, ou encore de Apollo 13 (1995) et First Man (2018) pour son ancrage réaliste et émotionnel. Cependant, For All Mankind souffre parfois de trop de drama, d’histoires secondaires qui n’apportent rien à l’histoire. Et si vous voulez vous en tenir à une excellente série de science-fiction, alors la saison 3 est facultative. 

    10. The Handmaid's Tale : La Servante écarlate (2017 – 2025)

    The Handmaid’s Tale : la servante écarlate dépeint pendant 66 épisodes un futur où une théocratie totalitaire réduit les femmes à un rôle reproductif et impose un contrôle absolu sur leur corps et leur liberté. Elisabeth Moss incarne June, figure de la résistance et symbole du refus de céder face à l’oppression.

    Adapté du roman dystopique de Margaret Atwood, Handmaid’s Tale frappe par sa frontalité et sa violence politique. C’est la série la plus dérangeante de ce classement, celle qui rappelle que la science-fiction est parfois le miroir le plus cruel de notre société. La série est effectivement compliquée à regarder tant elle nous tord les tripes avec une Elisabeth Moss époustouflante. Placer cette série en dixième position fait mal au cœur (c’est dire la qualité des séries qui composent cette liste) mais The Handmaid's Tale n’est pas adaptée à tous les publics...  Si vous voulez prolonger l’expérience, Les Fils de l’Homme  (2006) est un film immanquable pour sa vision radicale, tout comme la série Years and Years (2019) pour sa critique d’un futur qui s’écrit déjà sous nos yeux.

    9. 1899 (2022)

    1899 (8 épisodes) suit les passagers d’un paquebot qui découvrent un navire disparu. Très vite, l’histoire se transforme en puzzle labyrinthique où mystère, cauchemar et science-fiction s’entrelacent, avec une mise en scène volontairement déroutante. Cette série, créée par les scénaristes de Dark (2017), joue avec notre sens de la réalité d'une manière fine et surprenante.

    Là où The Expanse (2015) ou Foundation (2021) construisent des univers immenses, 1899 choisit l’enfermement et la claustrophobie, jouant sur la peur de l’inconnu et les illusions trompeuses. Plus proche de Severance (2022) dans son goût pour les énigmes mentales, la série ne manquera pas de vous déstabiliser. Pour ceux qui aiment les récits à tiroirs et les univers où la logique s’effrite peu à peu, 1899 évoque à la fois le mystère labyrinthique de Dark et l’atmosphère oppressante de The OA. Malheureusement, la série a été annulée après une saison, malgré une communauté de fans qui s’est rapidement construite. Ne laissez surtout pas cela vous arrêter, c'est une expérience à ne pas manquer ! 

    9. Cyberpunk: Edgerunners (2022)

    Cyberpunk: Edgerunners (10 épisodes) suit David, un adolescent qui tente de survivre dans Night City, une mégalopole futuriste rongée par la corruption et la violence. Après un drame personnel, il s’implante une technologie militaire illégale et bascule peu à peu dans l’univers des mercenaires appelés « edgerunners ». Aux côtés de Lucy et d’une bande de marginaux, il s’enfonce dans une spirale de danger et de tragédie.

    Visuellement flamboyante, la série marie l’esthétique nerveuse du Studio Trigger (Darling in the Franxx, 2018 ; Kill la Kill, 2013 ; Little Witch Academia, 2017) avec l’univers sombre du jeu vidéo Cyberpunk 2077. Deuxième série animée au classement, elle n'a pourtant pas grand-chose à voir avec Pantheon (2022). Edgerunners mise sur l’action brutale, l’émotion immédiate, la violence, dans un monde très différent du nôtre, mais qui nous laisse entrevoir qu'on pourrait s'y diriger... Elle se rapproche de classiques comme Akira (1988) ou Ghost in the Shell (1995) par son intensité visuelle et ses thèmes de transhumanisme. Pour les amateurs de récits nerveux et tragiques, c’est l’une des meilleures productions animées de la décennie, à la fois un hommage et un prolongement de l’univers vidéoludique.

    7. Foundation (2021–)

    Foundation (30 épisodes sur 3 saisons sorties) adapte l’œuvre monumentale d’Isaac Asimov, retraçant la chute d’un empire galactique et l’ambitieux projet de sauvegarder le savoir humain. Jared Harris et Lee Pace livrent des performances marquantes dans une fresque visuellement ambitieuse, où les décors grandioses et la philosophie de la « psychohistoire » se mêlent. La série nous fait traverser les âges à l'aide d'une intrigue et de personnages fils rouge, ce qui nous permet d'explorer l'évolution d'une galaxie devant faire face au plus grand défi qui soit.

    Comparée à The Expanse, Foundation se veut plus symbolique et esthétique, mais parfois moins accessible. C’est la série des grands rêveurs, là où The Expanse s’adresse aux passionnés de rigueur et de réalisme spatial. Pour les spectateurs séduits par l’ampleur politique de Game of Thrones (2011) ou le souffle existentiel d’Interstellar (2014), Foundation est une recommandation évidente, tandis que ceux qui préfèrent une approche plus concrète pourront se tourner vers The Expanse ou même For All Mankind.

    6. Silo (2023–)

    Silo (10 épisodes pour chaque saison) adapte les romans de Hugh Howey et raconte la vie de survivants enfermés dans un gigantesque silo souterrain. Portée par Rebecca Ferguson, la série combine mystère, tension dramatique et réflexion politique, tout en construisant un univers où chaque détail du quotidien devient suspect.

    Face à The Handmaid's Tale : La Servante écarlate, autre dystopie de cette liste, Silo brille par sa lente montée en intensité et son univers clos. Plus mystérieuse et moins frontale, elle plaira à ceux qui aiment les révélations distillées au compte-gouttes, et qui aiment attendre avant que le moindre mystère ne s'éclaircisse. Sortie presque en même temps que Fallout (2024), une autre série dont un silo est au centre de l'histoire, on ne peut que les comparer. Si vous aimez l'une, vous aimerez sans doute l'autre, mais Silo offre une dimension plus sombre et mieux écrite que la série Fallout, plus pop et violente, avec un ton satirique et mordant. Pour les amateurs de récits dystopiques à l’atmosphère oppressante, Silo rappelle par moments l’univers de Snowpiercer (2020-).

    5. Pantheon (2022–2023)

    Pantheon (2 saisons) est une série d’animation inspirée des nouvelles de Ken Liu. Elle explore les conséquences de l’upload de la conscience humaine dans des systèmes informatiques et la manière dont ces consciences dématérialisées redéfinissent les notions de vie et de mort.

    Moins connue que les autres séries de ce classement, Pantheon se distingue par sa poésie visuelle et son regard singulier sur la technologie. C’est une série qui, comme Severance, préfère interroger l’identité et la mémoire plutôt que de montrer des révolutions spectaculaires. Elle prend le temps de développer une atmosphère troublante et mélancolique, où la science-fiction sert avant tout à explorer la fragilité des relations humaines. Pantheon choisit l’intimité et la philosophie, offrant une expérience plus personnelle mais d'autant plus marquante. Pantheon pourrait tout à fait plaire aux fans de Ghost in the Shell, mais aussi de Black Mirror (2011-), sans oublier Upload (2020-), une série qui traite de thèmes similaires sur un ton plus léger.

    4.  Loki (2021–)

    Loki (12 épisodes sur deux saisons) suit le dieu de la malice du MCU, échappé après Avengers: Endgame. La série explore les ramifications du multivers, entre voyages temporels, bureaucratie cosmique et manipulations vertigineuses. Tom Hiddleston brille par son charisme et son ironie, accompagné de Sophia Di Martino et Owen Wilson, qui apportent un contrepoint chaleureux et comique. Loki, c'est probablement ce que Marvel a fait de mieux, et ne cesse de surprendre au fil des épisodes. La série donne une profondeur inattendue au personnage et rend sa psychologie aussi passionnante qu’étonnamment attachante. 

    Contrairement à Andor, ancré dans le réalisme politique, Loki assume pleinement son excentricité et son humour, jouant avec les paradoxes temporels et les univers parallèles. Elle se rapproche de 1899 dans son goût pour la confusion narrative, mais conserve l’ADN Marvel, ce qui la rend accessible à un large public. Légère, mais bien plus ambitieuse que de simples spin-off de super-héros, la série occupe une place à part, offrant un mélange détonnant de fantaisie, de chaos et de réflexion sur l’identité. On rigole, on s'offusque, on s'étonne, et on en redemande. Pour les amateurs d’univers temporels déjantés, on peut aussi la rapprocher de séries comme Doctor Who (2024-) ou Rick and Morty (2017-), qui partagent la même liberté narrative et le goût du jeu avec les lignes du temps.

    3. Severance (2022–)

    Severance (9 épisodes pour la première saison, 10 pour la seconde) imagine une entreprise où les employés acceptent de séparer leurs souvenirs personnels et professionnels. Créée par Dan Erickson et réalisée en partie par Ben Stiller, la série mêle satire sociale, thriller psychologique et SF minimaliste, construisant une atmosphère glaçante où chaque couloir et chaque bureau deviennent une prison mentale. Le scénario défile et les nœuds s'emmêlent autant qu'ils se démêlent. On regarde cette série tout autant avec intérêt qu'avec effroi, et les acteurs sont tout simplement grandioses. On y voit tout le talent d'Adam Scott, alors que John Turturro livre une performance qui reste gravée.

    Là où Silo imagine un futur post-apocalyptique et totalitaire, Severance s’ancre dans une dystopie du présent, inquiétante par son réalisme et sa proximité avec nos propres logiques de travail. Plus intimiste et philosophique, elle attire les spectateurs qui préfèrent les labyrinthes mentaux aux grandes fresques cosmiques, et rappelle que la science-fiction la plus percutante n’a parfois besoin que d’un bureau, d’un ascenseur et de règles absurdes pour effrayer autant qu’un univers spatial entier. Son histoire et son lent développement font que la série est moins accessible qu’Andor ou The Expanse, mais elle n’a rien à envier aux deux première séries du classement. 

    2. The Expanse (2015–2022)

    Clôturée en 2022 après six saisons, The Expanse (2015-2022) reste une référence incontournable de la SF récente. Adaptée des romans de James S. A. Corey, la série déploie une fresque spatiale où tensions politiques, conflits interplanétaires et découvertes scientifiques se mêlent. Son casting solide et sa rigueur scientifique en font un modèle du genre, avec une ambition narrative qui a rarement été égalée à la télévision.Contrairement à Foundation, plus métaphysique et visuelle, The Expanse reste ancrée dans le réalisme scientifique et la complexité géopolitique. C'est vraiment la série parfaite pour les fans de science-fiction au sens strict du terme. Elle plaira davantage à ceux qui privilégient la cohérence et la densité d’un univers crédible. Sa capacité à mêler enjeux humains et vastes fresques cosmiques en fait une série qui, pour beaucoup, représente le pinacle du space opera moderne. Pour ceux qui voudraient prolonger l’expérience, on peut la rapprocher de Battlestar Galactica (2005-2009) pour son souffle dramatique, de Babylon 5 (1993-1998) pour sa dimension politique, ou encore de Dune (2020) pour son univers foisonnant et sa réflexion sur le pouvoir.

    1. Star Wars : Andor (2022–2025)

    Andor (2022-2025), avec ses deux saisons de 12 épisodes, replonge dans l’univers Star Wars en racontant les débuts de Cassian Andor avant Rogue One : A Star Wars Story (2016). Plus sombre et réaliste que les productions habituelles de la franchise, la série explore la montée en puissance de la Rébellion face à l’Empire, en mettant en avant les sacrifices, les dilemmes moraux et la dureté du quotidien des opprimés. Diego Luna livre une performance d'une grande qualité et arrive à donner toute la gravité nécessaire à son personnage, mais le reste du casting n'est pas en reste en étant à la hauteur d'un scénario extrêmement bien écrit, les rebelles Stellan Skarsgård (Luthen Rael) et Genevieve O’Reilly (Mon Mothma) en tête.Avec Andor, nous avons tout ce qu'un fan de Star Wars pourrait espérer. Les sabres laser à tout-va laissent place au réalisme, une maturité politique et une intrigue qui nous tient en haleine de la première à la dernière seconde. Si la série est première de ce classement, c'est aussi grâce à sa lenteur maîtrisée et à sa noirceur. Bref, Andor a toutes les qualités. C’est une série qui séduira celles et ceux qui veulent un Star Wars plus adulte, dans le style de Rogue One ou The Mandalorian (2019). Les fans de thrillers politiques et policiers comme The Americans (2013-2018) ou Sur écoute (2002-2008) ne seront pas déçus non plus.Mais Andor, c’est surtout une histoire de résistance, et pour cela, rien de mieux que la série Un village français (2009-2017) que le scénariste Tony Gilroy a avoué avoir adoré. Côté SF, on a Colony (2016-2018), une série qui reste sur Terre en racontant la résistance humaine (mais aussi la collaboration) contre l’envahisseur extraterrestre. 

  • Sharksploitation : « Sharknado » et les films de requins les plus fous !

    Sharksploitation : « Sharknado » et les films de requins les plus fous !

    Yoann Sardet

    Yoann Sardet

    Rédacteur JustWatch

    Il y a Les Dents de la mer (1975), monumentale chasse au requin signée Steven Spielberg qui a créé et presque dévoré un genre simultanément. Et puis il y a les autres, qui ont tenté de suivre le sillage du long métrage, parfois avec inspiration (JustWatch vous propose une liste juste ici) mais le plus souvent en sombrant dans les profondeurs du Z. On appelle ça la sharksploitation, sous-genre du cinéma qui n’a cessé de proposer du mauvais voire du très mauvais au fil des décennies.

    Faut-il pour autant rejeter ces productions au large ? Surtout pas, car au-delà du manque de moyens, de comédiens pas toujours inspirés et de studios opportunistes, il y a des idées follement barrées qui transcendent ces nanars aquatiques aux titres et aux affiches absolument mythiques. Le résultat n’est jamais au niveau du Jaws original (on est même à des miles et des miles nautiques de Spielberg). Il est au mieux raté et le plus souvent honteux, mais il fait de ces pépites nanardesques de vrais plaisirs coupables (et donc incontournables) prisés de tout amateur de films de requins qui se respecte -j'en fais partie- et qui recherche des films tellement mauvais qu’ils en deviennent géniaux.

    Alors plongez avec JustWatch pour une sélection des pitchs les plus dingues, entre requins volants, requins géants, requins mutants et autres requins fantômes !

    La saga Sharknado (2013-2018)

    Quand Sharknado (2013) débarque, c’est une tornade inattendue qui s’abat sur le marché de la vidéo et du streaming. Le monde entier se prend de passion pour cette histoire de requins emportés par des vents violents et qui s’abattent sur la population tels des essaims aux dents acérés. Devant la caméra de Anthony C. Ferrante, Ian Ziering (ex-Beverly Hills) et Tara Reid (ex-American Pie) s’en donnent à cœur joie pour affronter les squales, notamment avec une tronçonneuse (si, si). Cinq suites verront le jour, à raison d’un film par an, et donneront à chaque fois une ampleur inédite au désastre, jusqu’à un voyage dans le temps dans le dernier chapitre, The Last Sharknado : It's About Time ! (2018). Pour ces six aventures de plus en plus élaborées (et WTF) et le phénomène qu’a été la saga pendant les années 2010, Sharknado mérite la première entrée de cette liste… à croquer.

    Mega Shark vs. Giant Octopus (2009)

    Neuf ans avant que Jason Statham n’affronte un mégalodon dans le spectaculaire En eaux troubles (2018), l’inénarrable studio The Asylum, spécialisé dans les nanars low budget, avait mis en vedette le requin géant dans Mega Shark vs. Giant Octopus (2009), lançant une « Meg Mania » dont nous ne sommes pas encore sortis. Comme son titre le laisse entendre, l’immense squale préhistorique affronte ici un poulpe démesuré et rien ne leur résiste : ni un sous-marin, ni une corvette de la Marine, ni un avion de ligne, ni le pont de San Francisco. Immédiatement culte grâce à une bande-annonce qui avait enflammé le Marché du Festival de Cannes (je peux en témoigner, j’y étais !) le film est devenu la figure emblématique du nanar à requins. Il a par la suite inspiré toute une saga en confrontant le Mega Shark à un Crocosaurus (2010), un Mecha Shark (2014) ou un Kolossus (2015). Autant de monstres géants qui ont par la suite été réunis pour fêter les 25 ans de The Asylum dans 2025 Armageddon (2022), qui est un peu le Avengers du studio. Petite reco au passage : ne loupez pas la « scène de laboratoire », totalement savoureuse tant elle est cheap. Deux blouses, quatre fioles fluo et on y est !

    Sharktopus (2010)

    Un mégalodon peut affronter un poulpe géant… Il peut aussi être croisé avec le céphalopode ! Le résultat ? Un hybride avec une gueule de squale mais d’immenses tentacules, baptisé Sharktopus (2010). Décidément, l’inspiration est sans limite quand il s’agit de repousser les frontières du genre, avec ici une ambiance proche d’un épisode du jeu vidéo Resident Evil, confrontant l’équipage d’un navire à la furie de la créature. Et si vous avez aimé, réjouissez-vous car deux suites ont été produites : Sharktopus vs. Pteracuda (2014) qui confronte le monstre à un mutant mi-ptérodactyle mi-barracuda, puis Sharktopus vs. Whalewolf (2015) qui invite une baleine-loup dans la partie. No limit, on vous dit ! Eric Roberts, pourtant comédien de talent et frère de Julia à la ville, s’est égaré dans cette production lunaire qui voit notamment le monstre attaquer la terre ferme en marchant sur ses tentacules. Fête folklorique, vacanciers en bronzette ou sauteur à l'élastique, rien ne lui résiste ! Et on rigole beaucoup.

    L'Attaque du requin à 2 têtes (2012)

    Au cinéma, c’est déjà difficile d’échapper à un requin à une tête. Alors imaginez faire face à L'Attaque du requin à 2 têtes (2012) ! Derrière ce concept barré, il y a encore le studio The Asylum (décidément), très inspiré quand il s’agit de s’amuser avec nos amis les squales. La production saupoudre le long métrage d’une tension supplémentaire en faisant s’enfoncer dans les flots l’atoll sur lequel les protagonistes (dont Carmen Electra) ont trouvé refuge. Oui, exactement comme dans La Saison des requins présent plus loin dans cette liste. A noter que The Asylum ne s’est pas arrêté en si bon chemin puisque plusieurs suites ont vu le jour, avec à chaque fois des gueules supplémentaires : L'Attaque du requin à 3 têtes (2015), L'Attaque du requin à 5 têtes (2017) et L'Attaque du requin à 6 têtes (2018). Qu’est-il advenu du requin à 4 têtes ? Mystère…

    Sharks of the Corn (2021)

    Dans les champs de maïs, il peut y avoir des extraterrestres (Signes, 2002), des enfants flippants (Les Démons du maïs, 1984), un labyrinthe sans issue (Dans les hautes herbes, 2019)... et -vous l’avez compris- des squales. Sharks of the Corn (2021) met donc en scène des requins qui se baladent entre les épis, sur fond de secte priant un dieu squale et de tueur en série qui utilise une mâchoire de grand blanc pour commettre ses méfaits. Si vous n’êtes pas convaincus par ce scénario, sachez que les effets spéciaux, la réalisation et le jeu des comédiens sont au diapason, transformant la proposition en gigantesque fourre-tout idéal pour une soirée nanar… ou en gloubiboulga tout simplement irregardable. Vous jugerez sur pièce. En attendant, on apprécie les clins d'œil aux Dents de la mer qui parsèment le film (avec un maire qui refuse de fermer le champ malgré les cadavres !) comme le nom de l’un des scénaristes, Steven Kang (rappelons que Children of the Corn est signé Stephen King).

    Piranha Sharks (2014)

    Vous pensez (à raison) qu’un grand blanc ne peut pas survivre en captivité ? Alors optez pour un mini ! Car dans Piranha Sharks (2014), les requins sont croisés, comme le titre l’indique, avec des carnivores d’eau douce. Idéal pour les aquariums, sauf quand le banc de mini-squales parvient à s’échapper dans le circuit des eaux de New York. Le cauchemar peut alors commencer, et plus aucun endroit n’est sûr, que ce soit votre piscine, votre baignoire ou vos toilettes ! Fauché mais sincère, le film -où l’on croise notamment Kevin « Hercule » Sorbo en maire de la Grosse Pomme- pourrait bien être le plaisir coupable des fans de Piranhas (1978) / Piranha 3D (2010), avec une petite touche de Le Blob (1988). Derrière la caméra, on retrouve un spécialiste des mockbusters, Leigh Scott, à l'œuvre notamment sur Transmorphers / Robot War (2007).

    Shark Exorcist (2015)

    Impossible de résister au pitch de Shark Exorcist (2015), dont la bande-annonce multiplie les slogans de génie (« Satan has jaws » / « Satan a des mâchoires » ou encore « The only thing more terrifying than a shark in the sea… is a shark in a she » / « Plus terrifiant qu’un requin dans l’océan… c’est un requin dans une femme ») ! Il est donc ici question de possession squalesque, qui transforme une jeune femme en monstre assoiffé de sang après une attaque de requin démoniaque (il a les yeux jaunes et luisants, ça aide pour le reconnaître). Face à la menace, oubliez les chasseurs de requins : c’est bien un prêtre exorciste qui pourra affronter la bête, sans harpon mais avec sa Bible, son crucifix et son eau bénite. Si vous aimez les films d’exorcisme (L’Exorciste, L’Exorcisme d’Emily Rose, Conjuring, L’Exorciste du Vatican...) et que vous pensiez avoir tout vu dans le genre, voilà un long métrage à ajouter à votre watchlist. 

    Ouija Shark (2020)

    Le requin-tueur de Ouija Shark (2020) n’a même pas besoin d’eau pour attaquer ses proies. Libéré par un groupe d’amies après une séance d’occultisme sur une planche de ouija trouvée sur la plage, l’esprit du squale maléfique rôde dans la ville et dans la forêt, prêt à croquer n’importe qui. Seul un spécialiste des sciences occultes saura pénétrer dans le royaume du requin pour contrecarrer les plans de ce fantôme aux dents longues… Avec cette version squale de Ouija (2014) et Ouija : Les Origines (2016), on réinvente le thriller paranormal et les légendes urbaines pour un résultat forcément improbable. Ce film, ça pourrait presque être un épisode de Chair de Poule, le talent en moins et l’humour noir en plus. 

    Ghost Shark (2013)

    Les requins fantômes (ou Chimaeriformes) existent vraiment : c’est un ordre de poissons, cousins des requins, vivant dans les abysses. Refermons la parenthèse zoologique. Au cinéma, le Ghost Shark (2013) est bien différent et bien plus improbable, puisqu’il s’agit d’un squale ectoplasmique capable d’attaquer en mer comme sur la terre ferme. Il lui suffit en effet d’une petite flaque d’eau pour émerger et croquer les malheureux et malheureuses qui se trouvent à portée de mâchoires. Piscine, baignoire, seau d’eau : vous n’êtes à l’abri nulle part ! Pensez à vérifier votre verre la prochaine fois que vous sirotez un cocktail au soleil, on ne sait jamais. En tout cas, on survalide cette proposition fantastico-horrifico-nanardesque, qui risque de provoquer chez vous plus de rire que de peur.

    Sharkenstein (2016)

    « Il est vivant !!! » Et il n’est pas très joli. Mais qu’importe, Sharkenstein (2016) a toute sa place dans cette collection puisqu’il est le fruit de l’expérience d’un savant fou qui s’est mis en tête de créer le requin parfait à partir de morceaux de requins tueurs et d’êtres humains. Et évidemment, la créature suturée (on n’avait jamais vu un aileron comme celui-là !) finit par s’échapper et à semer la panique… Pour notre plus grand plaisir. Et celui d’Eric Roberts, qui est soit fan de sharksploitation, soit en arriéré d’impôts. Quoi qu’il en soit, on ne peut qu’applaudir devant cette idée de croiser le film de requin et le chef d'œuvre gothique de Mary Shelley. Surtout quand le monstre est ramené à la vie à grands renforts d’éclairs façon Frankenstein (1931) ou qu’il montre ses deux gueules, humaine et squalesque. L’année où sort justement un nouveau Frankenstein (2025), c’est peut-être le moment de regarder du très bon signé Guillermo Del Toro et du très mauvais mais drôle avec Sharkenstein.

    Sharkman (2005)

    Dans Sharkman (2005), un scientifique injecte des cellules-souches de requin-marteau à son fils malade pour le sauver d’une maladie incurable… et l'utilise pour se venger des médecins qui n’ont pas réussi à le sauver cinq ans plus tôt ! Ce pitch improbable bénéficie d’une mise en image plutôt qualitative dans le genre, avec des décors auxquels on croit (c’est rare qu’un laboratoire ressemble à un vrai laboratoire dans les nanars à squales !) et des effets spéciaux pas trop honteux. Mêlant film de requin et body-horror avec une mutation façon La Mouche (1986), cette série B- propose notamment un cabotinage en règle de Jeffery Combs (à nouveau savant fou après la saga Re-Animator) et une scène d’accouchement vraiment moche. C’est très drôle quand on regarde ce spectacle au second (voire troisième) degré !

    Land Shark (2020)

    Manipuler l’ADN d’un requin pour créer la créature la plus puissante et résistante du monde, était-ce une bonne idée ? Assurément non, puisque le monstre indestructible, en mutation génétique permanente, va échapper à ses créateurs et apprendre à nager… dans la terre. Avec son petit côté « Tremors (1990) rencontre Peur bleue rencontre Jurassic World (2010) rencontre Godzilla (2014) », Land Shark (2020) se sert à peu près partout, avec évidemment beaucoup moins de talent que ses inspirations. Bref, du bon gros nanar au pitch fou mais qui se prend peut-être un peu trop au sérieux pour créer une totale adhésion au mantra « so bad it’s good / tellement mauvais qu’il en devient bon ».

    Sand Sharks : Les Dents de la plage (2011)

    Dans Sand Sharks (2011), les requins peuvent se déplacer dans le sable. C’est marqué dans le titre. De quoi compromettre n’importe quelle bronzette au bord de l’eau et surtout un spring break qui va tourner au bain de sang, sous les yeux de Corin Nemec, inoubliable Parker Lewis de la série culte. Au casting de cette improbable proposition où les créatures peuvent surgir de partout (sauf sous les rochers), on retrouve également Brooke Hogan, la fille de la légende du catch Hulk Hogan, et un certain Edgar Allan Poe IV, descendant direct du célèbre auteur fantastique. Qu’aurait pensé son illustre aïeul d’un film où les squales « nagent » dans la terre, telles des taupes affamées ?

    Avalanche Sharks : Les dents de la neige (2014)

    Après les dents de la plage… place aux dents de la neige ! Vous pensiez être tranquilles en partant skier le temps d’un sympathique springbreak ? Pas de chance, la montagne a libéré une horde de requins préhistoriques qui nagent dans la poudreuse comme leurs congénères le font dans l’océan. Dès lors, personne n’est à l’abri des Avalanche Sharks (2014) au savoureux sous-titre français. Un délire totalement assumé qui vous fera voir les sports d’hiver autrement. On parie même que vous y penserez en scrutant les pentes enneigées la prochaine fois que vous serez sur un télésiège ! Dans le même genre, vous pourriez être tentés par Ice Sharks: Requins des glaces (2016) qui présente des squales qui prennent d’assaut la banquise arctique. Mais en termes de pitch WTF, on a quand même une petite préférence pour nos squales adeptes des pistes rouge sang.

    Sharkansas Women's Prison Massacre (2015)

    Komodo vs. Cobra (2005), Piraconda (2012), DinoGator (2024)... Autant de nanars à créatures à mettre au crédit de Jim Wynorski, artisan prolifique de la série B et Z qui tourne aussi des productions de charme sous pseudo. En 2015, le réalisateur était visiblement dans sa période squales, puisqu’il signe coup sur coup Shark Babes et Sharkansas Women's Prison Massacre. C’est ce deuxième film qui nous intéresse plus particulièrement, puisqu’il croise le film de prison/évasion (de femmes en tenues légères) et le film de requins (préhistoriques, à piquants et capables de se déplacer dans l’eau comme dans la terre). Absurde et fauché, le long métrage brille par son intrigue surréaliste et ses dialogues lunaires. Si on accepte de rentrer dans le délire Sharkansas, la soirée peut-être réussie. Sinon, elle semblera longue, très longue…

    Roboshark (2015)

    50% squale, 50% machine, 100% nanar ! Rencontre improbable (ce mot revient décidément beaucoup dans cette sélection…) entre Robocop (1987), Predator (1987), E.T. l’extraterrestre (1982) et un nanar low cost, Roboshark (2015) nous présente donc un requin-robot. En réalité, c’est une sonde alien qui a « contaminé » le prédateur, le transformant en monstre d’acier inarrêtable… même pour l’armée américaine. Car ni un hydravion, ni une piscine, ni un centre commercial, ni un Starbucks, ni un sous-marin ni même la Space Needle de Seattle ne vous protégeront de la créature qui ne cherche qu’une seule chose : rentrer chez elle ! Elle aime bien aussi, à l’occasion, se balader sur les réseaux sociaux et communiquer avec les humains (d’ailleurs, pendant la diffusion à la télévision, un compte Twitter Roboshark interagissait en direct avec les téléspectateurs !). Délire assumé dans la veine de Robocroc (2013), le film mise sur l’humour et se moque ouvertement des réseaux et des géants du digital.

    Shark Side of the Moon (2022)

    Quand ils ont signé leur légendaire album The Dark Side of the Moon en 1973, le groupe Pink Floyd n’imaginait pas que cela allait inspirer un film de requins ! Et pourtant… Dans Shark Side of the Moon (2022), il est bien question de la Lune où vit une civilisation de squales humanoïdes (des hybrides créés génétiquement mais dont l’URSS s’est débarrassé dans l’espace… cette phrase n’a aucun sens, j’en ai conscience !). Les créatures, qui évoquent le rigolo King Shark de The Suicide Squad (2021), sont ici beaucoup moins sympathiques et se mettent en tête de croquer l’équipage d’une navette spatiale pour protéger leur territoire. Le projet, version nanar du film d’horreur Apollo 18 (2011), est tamponné The Asylum, gage de « qualité » s’il en est dans l’univers de la sharksploitation. Préparez-vous au décollage, vous n’êtes pas prêt.es !

    Super Shark (2011)

    Vous connaissez forcément John Schneider. Si vous avez grandi dans les années 80, il était Bo Duke dans la série Shérif, fais-moi peur (1979). Et si vous êtes de la génération 2000, il a incarné Jonathan Kent dans Smallville (2001). Après avoir vu Super Shark (2011), vous vous souviendrez de lui en héros confronté à un gigantesque super-requin mutant (le titre ne ment pas sur la marchandise), capable de résister aux balles et de se déplacer sur terre et dans les airs. Même un tank (dans une séquence d’anthologie si on aime les effets visuels approximatifs) n’en vient pas à bout, c’est dire ! Ce délire assumé est proposé par le très prolifique Fred Olen Ray, qui tourne tout ce qui lui passe sous la main et par la tête, notamment les bien nommés Piranha Women (2022) et Des serpents à bord (2009, qui transpose Des Serpents dans l’avion dans un sous-marin). Si vous n’avez jamais vu un squale volant attaquer un concours de bikinis, Super Shark est fait pour vous !

    Cocaine Shark (2023)

    Attention, il y a tromperie sur la marchandise ! Là où on attendait un délire à la Crazy Bear (2023) avec un requin dégénéré à l’appétit décuplé par une prise accidentelle de substances illicites, on a « seulement » un film de requin-mutant. Il ne faut donc pas se fier au titre et à l’affiche de Cocaine Shark (2023) qui n’a qu’un lien lointain avec le trafic de stupéfiants : en l'occurrence, les bestioles, sorte de croisement entre squales et crustacés, produisent une substance addictive revendue par un baron de la drogue. Et quand elles s’échappent de son laboratoire secret, le massacre peut commencer. On est donc déçu, forcément, par cette promesse non-tenue. Mais le film surprend, tout de même, grâce à des requins-crabes au design et à l’animation en stop-motion (image par image) façon Ray Harryhausen (Le Septième Voyage de Sinbad, Le Choc des Titans) du pauvre. Pas de quoi effacer la déception, mais une démarche surprenante dans un film qui comblera les amateurs de vrais nanars.

    Alien Shark (2022)

    On connaissait le requin blanc, on ne connaissait pas encore le requin aux yeux verts (fluo). C’est chose faite avec Alien Shark (2022) qui, comme son titre l’indique là encore -c’est l’avantage avec les films de requins, les intitulés sont toujours extrêmement précis et clairs sur la promesse- fait venir la menace de l’espace avec des méchants extraterrestres qui vont manipuler et télécommander un squale grâce à leur technologie de contrôle mental… mais aussi des humains et un petit chien, tous transformés en machine à tuer. Qu’on se le dise, RIEN n’a de sens ici ! Mais est-ce qu’on cherche de la cohérence quand on décide de lancer un film intitulé Alien Shark ? On veut juste voir un grand n'importe quoi, et le film y répond avec une attaque de chien-requin en prime !

    L'Empire des requins (2017)

    Croiser un univers à la Waterworld (1995) et le film de requins, il fallait y penser ! Pour ça, on peut compter sur l'imagination du studio The Asylum (encore lui !) qui propose L’Empire des requins (2017), un monde où l’eau recouvre l’intégralité du globe et où les survivants tentent d’échapper à un dictateur aquatique capable de contrôler les requins. Tel un Jules César post-apocalyptique, il envoie ses légions de squales sur quiconque défierait son pouvoir. L’avenir de la Terre va dépendre d’une mystérieuse dresseuse de requins, seul espoir contre le tyran. Dans le même genre, vous pourriez aimer Planète des requins (2016), premier volet de ce diptyque improbable où le méchant est… un requin Alpha qui dirige les squales contre les humains façon La Planète des Singes (2001). À défaut d’être réussi (les effets visuels sont mémorablement cheap), cet univers a le mérite de l’originalité dans la sharksploitation. Et de célébrer Waterworld  (que j’adore).

    Atomic Shark (2016)

    « The coast is toast » (qu’on pourrait traduire par « la côte est cuite ») : ce savoureux slogan est celui de Atomic Shark (2016), variation du film de requins façon arme de destruction massive. Car dans ce film, le squale est radioactif et promet un été brûlant aux baigneurs de San Diego qui prennent carrément feu au contact de l’animal. Un conseil, si vous voyez un aileron rouge vif surgir au milieu des vagues, éloignez vous du bord ! Si vous aimez les films de requins mutants (un sous-sous genre de la sharksploitation, donc), cette tentative devrait répondre à vos attentes avec le combo habituel de la sharksploitation : effets visuels médiocres / scénario bâclé / acteurs à la dérive. On appréciera également la scène gore et cartoon du restaurant qui voit des clients exploser après avoir consommé du poisson contaminé. 

    Shark Island (2012)

    C’est vrai que le titre français de ce film, Shark Island (2012), est somme toute assez classique et ne semble pas annoncer un pitch mémorable. Le titre original, Shark Week, est dès lors bien plus adapté puisque le long métrage réunit sept mannequins sur une île isolée pour un shooting-photo : ils/elles ne se connaissent pas et ils/elles ont une semaine pour survivre aux pièges mortels concoctés par un mystérieux tueur qui se cache parmi eux et aux centaines de squales qui rôdent. Sur le papier, ça ressemble un peu au croisement entre Saw (2003) et le film de requins. Mais aussi au récent Dangerous Animals (2025) qui mêle sharksploitation et serial killer. La ressemblance s'arrête là, et on a ici un nouvel exemple de visionnage à réserver aux amateurs de jeu approximatif, de budget minimaliste, de jolis panoramas exotiques… et de thrillers involontairement comiques.

    La Saison des Requins (2020)

    Vous pensiez bien connaître la filmographie de Michael Madsen, de Reservoir Dogs (1992) à Kill Bill (2004) ? Pourtant, vous n’avez sans doute pas vu La Saison des Requins (2020) dans lequel le comédien américain, décédé en juillet 2025, s’est illustré. Il joue ici un petit rôle, conseillant à distance trois kayakistes coincés sur une petite île cernée par un grand requin blanc. La subtilité de cette histoire ? L’archipel s’enfonce dans les eaux et nos plaisanciers seront bientôt à la merci du squale. Cela rappelle évidemment les prémisses du solide Instinct de survie - The Shallows (2016) avec Blake Lively… mais en plus nanardesque. Et pour cause, on est une nouvelle fois ici face à une production The Asylum. Résultat ? Les performances des comédiens sont très légères et les images de requins sont reprises de documentaires (on appelle ça des « stock shots »). Restent de beaux paysages et un synopsis sympa.

    Zombie Shark (2015)

    Sans surprise, un requin mort-vivant n’est pas très différent d’un squale normal : il nage et il mange. Beaucoup. C’est ce que vont découvrir les protagonistes de Zombie Shark (2015) quand les monstres créés dans le cadre d’une expérience scientifique commencent à ensanglanter leurs vacances de rêve sur une île paradisiaque. Et comme tout bon zombie qui se respecte, la moindre morsure des créatures va contaminer les humains. Un film qui devrait enchanter celles et ceux qui ont apprécié le requin mort-vivant de la production Netflix Zom 100 : La liste de la mort (2023) ou l’affrontement sous-marin entre un zombie et un (vrai !) requin dans le cultissime L'Enfer des zombies (1979).

    Bloody Waters : Eaux Sanglantes (2010)

    Le titre de ce film est presque décevant en comparaison des œuvres qui composent cette liste. Mais si on vous dit que Bloody Waters : Eaux Sanglantes (2010) a pour titre original Dinoshark, vous comprendrez qu’il occupe une place de choix dans cette sélection aux dents longues. Libéré du bloc de glace dans lequel il était retenu prisonnier (et congelé), un requin préhistorique (plus précisément un hybride squale-pliosaure) va semer la panique sur les côtes. Il faut dire qu’après cette longue hibernation, la bestiole est affamée. Sortez les jet ski et les grenades, la chasse est ouverte ! Avec comme toujours, un raz-de-marée d’effets spéciaux approximatifs et d’interprétations bancales, mais un réel délire communicatif.

    90210 Shark Attack (2015)

    Film de requins + malédiction, ça existe ! En même temps, après des zombies, des fantômes et des mutants, on n’est plus à ça près… La preuve avec 90210 Shark Attack (2015) qui voit de jeunes gens massacrés les uns après les autres à Beverly Hills (oui, c’est bien le même code postal que la série-culte des années 90). Tout laisse penser à des attaques de requins : pourtant les victimes ont été tuées à terre. La réponse à cette énigme qui aurait laissé pantois Les Experts se trouve dans une dent de requin blanc maudite, qui transforme sa porteuse en squale affamé. Ambiance téléréalité, acteurs quasi-amateurs et effets visuels ignobles, oui. Mais pitch de fou !

    Sky Sharks (2020)

    Qu’y a-t-il de plus dangereux qu'un requin zombie ? Plusieurs requins zombies volants créés et contrôlés par des Nazis pour prendre le contrôle du monde 70 ans après la Seconde Guerre mondiale ! La menace vient du ciel dans Sky Sharks (2020), et le délire est total puisqu’il mélange à peu près tout ce que les autres films du genre ont exploré. On retrouve aussi ici la vibe qui anime des films de la nazisploitation, comme Dead Snow / Dead Snow 2 (2009 / 2014), Nazis au centre de la Terre (2012) ou Iron Sky / Iron Sky 2 (2012 / 2019). Quand deux sous-genres aussi prolifiques et délirants se rencontrent, le résultat ne peut être qu’incontournable. Alors oui, c’est n’importe quoi, mais franchement, qui s’en plaindrait ? 

    Les Dents de la mer 4 : La Revanche (1987)

    Oui, le dernier (et nanardesque) chapitre de la saga engendrée – malgré lui – par Spielberg mérite sa place dans cette liste. Pourquoi ? Parce que Les Dents de la mer 4 : La Revanche (1987) n’est pas un film de requins classique. On pourrait même dire que son pitch est surréaliste après des Dents de la mer 3 qui misaient sur un requin en relief et lâché dans un parc aquatique. Mais dans le dernier opus, on atteint des sommets avec un squale piloté par la vengeance : en effet, il attaque uniquement les membres de la famille Brody, qu’il traque jusque dans les eaux chaudes des Bahamas (où un grand requin blanc ne peut pas survivre). Et il grogne. Michael Caine, illustre comédien égaré dans cette production improbable, ne retiendra qu’une seule chose du tournage : la maison qu’il a pu offrir à sa maman grâce à son cachet ! Bref, un nanar culte.

    Big Shark (2023)

    Si le nom de Tommy Wiseau vous dit quelque chose, alors vous connaissez la patte de celui qui est considéré comme l’un des pires (le pire ?) cinéastes de tous les temps. Si vous ne connaissez pas encore, on vous invite à jeter un œil à The Room (2003), son « chef d’œuvre » entré au panthéon des réalisations les plus ratées de l’histoire (au point que James Franco signe un film sur le film en 2019 avec The Disaster Artist). Quel rapport avec les squales me direz-vous ? Eh bien sachez que Tommy Wiseau a réalisé il y a peu SON film de requin. Avec, comme toujours, une omniprésence devant et derrière la caméra puisqu’il officie comme acteur, réalisateur, scénariste et producteur. Ça s'appelle Big Shark (2023), et ça raconte comment un gigantesque prédateur s’attaque à la ville et aux bayous de La Nouvelle Orléans après une crue. Dans le plus pur style Wiseau (montage bancal, dialogues ineptes, effets spéciaux inaboutis), le film est à prendre comme une vraie expérience au pays du nanar, à vivre impérativement collectivement. Seul, c’est difficile mais en groupe, c’est un pur bonheur. Notamment la chanson de la parade finale…

  • « Rambo » : tout sur la saga de films de guerre avec Sylvester Stallone

    « Rambo » : tout sur la saga de films de guerre avec Sylvester Stallone

    Yoann Sardet

    Yoann Sardet

    Rédacteur JustWatch

    C’était pas sa guerre… Et pourtant, entre 1982 et 2019, John Rambo a pris les armes à cinq reprises sur grand écran, passant du film indépendant au blockbuster musclé avant deux derniers volets désenchantés et crépusculaires.

    Comme il l’a fait pour le volubile boxeur Rocky Balboa, Sylvester Stallone a accompagné l’intégralité des aventures de son soldat mutique, vétéran traumatisé par ses combats au Vietnam devenu indésirable dans son propre pays. Voir ou revoir les films de la saga Rambo, c’est s’attacher à l’arc de ce personnage certes redoutable mais surtout tragique, malheureusement trop souvent caricaturé. C’est aussi revisiter la carrière de Sylvester Stallone, et avec elle les évolutions du film d’action hollywoodien des quarante dernières années.

    JustWatch vous propose le guide streaming de la saga Rambo, et les plateformes où retrouver les 5 longs métrages de la franchise en France.

    Rambo (1982)

    Dans l’imaginaire collectif, John Rambo est une montagne de muscles huilés, éliminant des armées entières à lui seul, mitrailleuses en main dans une zone de guerre exotique. Ce serait oublier que le premier Rambo, adapté d’un roman de David Morrell et sorti en 1982 outre-Atlantique et l’année suivante en France, est aux antipodes de cette description. Le film se déroule en effet entièrement sur le sol américain, dans une petite bourgade du nord-ouest des Etats-Unis, et l’ancien béret vert n’y tue… absolument personne ! Il déclare d’ailleurs ne pas être responsable d’avoir versé le « premier sang » (le livre comme le film ont pour titre original First Blood), lui qui est victime du shérif local (Brian Dennehy) qui ne voit en lui qu’un vagabond à malmener et éloigner au plus vite.

    Sept ans avant Né un 4 juillet (1989), John Rambo est le symbole de vétérans traumatisés par les horreurs de la guerre qui ne trouvent plus leur place une fois revenus chez eux, « au pays » qui ne veut plus d’eux malgré le sang versé et les séquelles psychologiques. Harcelé, incompris, tourmenté, mutique et profondément attachant, le personnage est aussi un expert de la guérilla en territoire hostile (ici la forêt, la mine et la ville), ce que ses poursuivants en uniforme vont rapidement découvrir… Au final, le long métrage est un mélange -un peu macho, pas UN personnage féminin à l’horizon- entre survival et critique sociale. A l’image du monologue tragique et déchirant du soldat (à regarder en VF pour la voix d’Alain Dorval) face à son ancien supérieur (Richard Crenna). Comme avec Rocky Balboa, Stallone ajoute un deuxième personnage iconique à sa filmographie. Mais qu’on se le dise, on n’est donc pas du tout dans un film de guerre ici !

    Rambo II : la mission (1985)

    Si vous cherchez un « vrai » film de guerre, du moins s’inscrivant dans les attentes explosives qu’on peut avoir du genre dans les années 80, Rambo II : la mission (1985) répondra à vos attentes. Après le succès surprise du long métrage original (160 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget dix fois inférieur et une sortie en Chine, une première pour un blockbuster US), Hollywood cherche immédiatement à lancer une suite. Un jeune James Cameron, qui n’a pas encore réalisé Terminator (1984), travaille sur le scénario avec Sylvester Stallone pour un résultat qui tranche avec l’ambiance du film original. Ce second épisode est un film musclé et spectaculaire, qui voit le soldat reprendre du service pour documenter les camps de prisonniers de guerre qui continuent d’exister secrètement dans la jungle vietnamienne. Mais Rambo étant Rambo, la mission d’infiltration et d’observation tourne rapidement à la mission de sauvetage.

    C’est vraiment avec ce film que l’iconographie « ramboesque » rentre dans la culture populaire : muscles, cicatrices, bandeau dans les cheveux, couteau Bowie à la ceinture, arc à pointes explosives, mitrailleuse massive, munitions illimitées, bodycount à rallonge… Rambo devient le guerrier ultime, capable de régler un conflit à lui tout seul même quand ses supérieurs l’abandonnent sur le terrain. Beaucoup d’enfants et d’adolescents des 80’s ont grandi avec le poster de Rambo II accroché au mur de leur chambre. J’en fais partie. Peut-être parce que le soldat est ici transformé en super(anti)héros puissant et increvable, personnage principal d’un jeu d’arcade à la Opération Wolf. On y perd évidemment toute la subtilité et la psychologie du premier opus pour un spectacle bourrin, pyrotechnique et patriotique, parfaite incarnation (et propagande ?) de l’Amérique reaganienne. Il faut aimer, mais en tout cas, les dollars pleuvent.

    Rambo III (1988)

    Ce succès mondial entraîne Rambo III (1988) dans une surenchère de moyens. Disposant, à l’époque, du plus gros budget de tous les temps (63 millions de dollars), ce troisième chapitre remplace transpose l’action de la jungle humide du Vietnam aux paysages rocailleux d’Afghanistan où le Colonel Trautman (Richard Crenna) a été fait prisonnier par l’armée soviétique : Rambo, qui avait initialement refusé la mission, décide de partir délivrer son mentor, liant ainsi son destin au combat mené par les moudjahidines afghans contre l’envahisseur russe (mené par l’acteur français Marc de Jonge, le patron d’Alain Chabat dans La Cité de la peur !). Soyons clairs, c’est l’épisode le moins apprécié du grand public. Du moins celui qui divise le plus. Car on peut finalement apprécier cette débauche de séquences explosives de deux façons radicalement différentes. Et opposées.

    D’un côté, les fans d’action pure et dure apprécieront le long métrage comme le divertissement bourrin qu’il est devenu, une sorte de BD en prises de vues réelles rythmée par la mécanique infiltration / évasion / explosions (très impressionnantes pour le coup) qui a fait le succès de son prédécesseur. De l’autre, le public allergique aux récits manichéens et caricaturaux sera horrifié par la proposition de Stallone, dont le personnage semble n’être plus qu’une marionnette propagandiste en cette fin de Guerre Froide. Il y a peut-être un entre-deux susceptible de réconcilier les deux camps : voir en Rambo III un blockbuster nanar aux scènes surréalistes (qui gagne entre un tank et un hélicoptère Mi-24 ?) et aux répliques inspirées (« Dieu aurait pitié… par Rambo »), qui fait presque autant rire que sa parodie Hot Shots ! 2 (1993). En tout cas, le film va nuire à la franchise mais aussi à la propre carrière de « Sly » alors que le public commence à se lasser des action-heroes musculeux. A tel point que les Razzie Awards, qui célèbrent chaque année le pire d’Hollywood, accordent au film 5 nominations et décernent à Stallone la statuette du Pire acteur. On ne reverra plus Rambo pendant vingt ans.

    John Rambo (2008)

    Au milieu des années 2000, Sylvester Stallone redonne vie aux deux personnages iconiques de sa carrière : Rocky Balboa (2006) et John Rambo (2008). Ce quatrième film est le seul chapitre de la franchise réalisé par la star et, de son propre aveu, le film d’action dont il est le plus fier au sein de sa prolifique filmographie. Le long métrage tranche avec les deux précédents opus, et retrouve la noirceur du Rambo original, agrémenté d’une ultra-violence critiquée au moment de la sortie. En situant le récit en Birmanie où Rambo vient au secours d’une mission humanitaire capturée par la junte militaire locale alors qu’elle cherchait à venir en aide au peuple karen, Stallone montre toute l’horreur de la guerre civile dans un bain de sang inédit dans la saga. Les explosions cartoonesques des années 80 laissent ici la place au sang et aux tripes, aux violences sexuelles aussi, et l’ancien béret vert est ramené malgré lui à ce qu’il sait faire le mieux : tuer. Et salement.

    C’est, personnellement, mon opus préféré de la franchise, porté par un Rambo presque bestial, au regard éteint, forcé de se salir à nouveau les mains pour essayer de sauver un peu de « bon », quand bien même cela ne sera jamais assez pour changer le cours des choses. Contrairement aux deuxième et troisième épisodes, à la fin du long métrage, alors qu’il contemple le champ de bataille depuis le haut d’une colline, on sent le personnage, jadis si héroïque, totalement impuissant face aux horreurs d’un monde qui sombre constamment dans la guerre et l’autodestruction. Aux Etats-Unis, le film s’intitule Rambo (le premier film était baptisé First Blood) : comme si c’était finalement le chapitre qui captait le mieux l’identité du personnage. A noter par ailleurs qu’en alliant ses forces à un commando de mercenaires dans sa mission de sauvetage, Stallone plante les premières graines de ce qui donnera Expendables : Unité Spéciale deux ans plus tard.

    Rambo : Last Blood (2019)

    Malgré le succès de John Rambo, Sylvester Stallone, occupé par sa nouvelle franchise Expendables (2012-2023), ne décide de retrouver son anti-héros que onze ans plus tard pour un dernier baroud d’honneur. Enfin rentré chez lui en Arizona, Rambo doit faire face au cartel mexicain qui a kidnappé, drogué et prostitué sa nièce adoptive. Et c’est à travers un jeu de massacre vengeur, d’une violence et d’une sauvagerie extrêmes (le final est une sorte de Maman j’ai raté l’avion ! aux pièges vicieux et aux mises à mort ultra-sanglantes), que le soldat va définitivement dévoiler la bête de guerre qui sommeille en lui et qui se réveille quand on lui « arrache le cœur ». La paix n’aura finalement jamais été pour Rambo.

    37 ans après First Blood, le Last Blood (2019) qui accompagne ce cinquième volet -au sous-texte quelque peu réactionnaire et au budget limité- confirme bien la fin de l’arc narratif du personnage. Même si un projet de série centrée sur ses jeunes années dans l’armée refait régulièrement surface, Stallone en a définitivement terminé avec un anti-héros qui l’aura accompagné durant quatre décennies. A ce propos, terminons par une anecdote méconnue : dans le montage initial du film original, Rambo se donnait la mort en se tirant dans le ventre sous les yeux du Colonel Trautman (Richard Crenna) ; c’est finalement une fin alternative, dans laquelle Rambo se rend et survit, qui a été préférée, donnant à l’ancien béret vert le champ libre pour la suite de ses aventures. La séquence de sa mort est toutefois visible sur Youtube, et voir Rambo tomber sur le champ de bataille, il faut l’avouer, ça fait quelque chose !

  • « Black Panther » : dans quel ordre regarder les films du héros Marvel ?

    « Black Panther » : dans quel ordre regarder les films du héros Marvel ?

    Yoann Sardet

    Yoann Sardet

    Rédacteur JustWatch

    Wakanda Forever ! Porté par le regretté Chadwick Boseman, emporté en août 2020 par la maladie, puis repris par sa « sœur » Letitia Wright depuis la disparition de l’acteur, le personnage de Black Panther a marqué de son empreinte le Marvel Cinematic Universe dès son apparition en 2016.

    Son costume iconique, l’interprétation sage et puissante du comédien (qui a toujours été le seul et unique choix de la production, sans même passer d’audition), la place accordée aux personnages féminins, l’univers wakandais mais aussi l’importance culturelle et sociologique de ce tout premier super-héros africain ont assurément donné à Black Panther une aura, un impact et une place particulière dans le MCU. Et dans le cinéma en général, puisque le long métrage a intégré le classement des 100 films incontournables du XXIe siècle publié par le New York Times.

    Pour découvrir ou retourner explorer le Wakanda, JustWatch récapitule pour vous les différentes apparitions de Black Panther dans les productions Marvel, et vous dit dans quel ordre les regarder et où les voir en streaming.

    Captain America : Civil War (2016)

    Avant d’avoir son propre long métrage, T'Challa / Black Panther est introduit dans le troisième volet des films Captain America, Civil War (2016), qui a des allures de Avengers bis avec la présence à l’écran de Iron Man, Black Widow, Le Soldat de l'Hiver, Falcon, War Machine, Hawkeye, Ant-Man, Wanda, Vision ou encore Spider-Man (Tom Holland fait ses débuts sous le costume). Et Black Panther, donc, qu’on découvre en civil dans une réunion au sommet des Nations Unies, aux côtés de son père le Roi T'Chaka. Quand ce dernier est victime d’un attentat, T'Challa décide de traquer lui-même le principal suspect sous l’armure de Black Panther.

    Adapté d’un comic-book très apprécié des fans, Civil War (2016) continue de creuser le sillon plus mature proposé par Captain America : le Soldat de l’hiver (2014) en confrontant Steve Rogers et Tony Stark sur la question quasi-philosophique du pilotage de leurs interventions. S’en remettre au gouvernement ou garder son autonomie ? Une sorte de variation marvelienne autour du « être ou ne pas être » qui donne au film des allures de super-tragédie. Quant à T'Challa / Black Panther, sa présence va ici au-delà du simple caméo puisque le personnage suit son propre arc et sa propre voie en parallèle de l’affrontement idéologique entre Steve Rogers et Tony Stark, et pose les bases du film qui lui sera consacré deux ans plus tard.

    Black Panther (2018)

    En 2018, Black Panther est un événement majeur. Par ses recettes au box-office (plus de 1,3 milliards de dollars dans le monde), son accueil critique (7 nominations aux Oscars et 3 statuettes dorées, les premières dans l’histoire de Marvel) et son impact culturel au sein de l’industrie (le film reste à ce jour le plus gros succès porté par un réalisateur afro-américain et une distribution majoritairement de couleur). Mais c’est aussi et surtout l’histoire d’un prince héritier qui doit embrasser sa destinée face à son cousin Killmonger (Michael B. Jordan, impressionnant) dans un combat physique, politique et idéologique qui fait écho aux divergences profondes entre Martin Luther King et Malcolm X (et, côté comics, entre Xavier et Magneto dans la saga X-Men).

    A travers les yeux de T'Challa, on découvre un monde inédit dans le MCU, croisant traditions africaines et haute technologie, où les femmes ont une place majeure (on pense aux Dora Milaje, redoutables gardes du corps du Roi) et où les autres puissances sont perçues comme une menace pour les ressources du Royaume. A l’image du vibranium, qui attise bien des convoitises… Pour toutes ces raisons, Black Panther est presque un blockbuster politique, orchestré par un réalisateur (Ryan Coogler) dont la patte ne s’efface pas derrière le cahier des charges Marvel. Sa présence dans le classement des 100 films incontournables du XXIe siècle proposé par le New York Times atteste de ses qualités et de son importance culturelle.

    Avengers : Infinity War (2018) & Avengers : Endgame (2019)

    Le personnage de Black Panther ayant été introduit puis installé, et le Wakanda jadis si secret enfin révélé aux yeux du monde, il est temps que le héros se joigne à un combat planétaire. En l'occurrence celui que mènent les Avengers contre Thanos (Josh Brolin) et son armée, décidés à réunir les six pierres d’infinité et à faire disparaître la moitié de l’univers. Et c’est sur les terres du Wakanda que se tient la bataille finale de Avengers : Infinity War (2018), menée par T'Challa et son peuple aux côtés de certains Vengeurs alors que Shuri (Letitia Wright) tente par tous les moyens de récupérer et détruire la Pierre de l'Esprit enchâssée sur le front de Vision.

    Un mémorable (et « inéluctable ») claquement de doigts plus tard, qui survivra au plan de Thanos ? La réponse dans l’un des finals les plus surprenants jamais proposés (tuer la moitié des héros, c’est fort !) et la suite dans Avengers : Endgame (2019), plus gros succès Marvel à ce jour avec près de 2,8 milliards de dollars de recettes et mélange parfait d’héroïsme, de sacrifice et de sauvetage temporel. Épique, spectaculaire, passionnant, drôle, déchirant, généreux (5h30 de spectacle !) : les adjectifs ne manquent pas pour décrire le diptyque Infinity War / Endgame, aboutissement d’un univers patiemment construit depuis 2008. Pour l’avoir vu à la première heure dès le jour de sortie, entouré de fans, j’ai rarement vécu une telle séance, entre cris, larmes et les « poils » face à la charge ultime des Avengers menée par Captain America.

    Marvel Studios Legends (2021)

    Les abonné.e.s Disney+ connaissent bien cette collection documentaire qui mêle promotion et fan-service. Chaque épisode de Marvel Studios Legends (2021) raconte ainsi, en quelques minutes, les événements majeurs liés à un personnage et tisse le lien entre les différentes histoires d’un Marvel Cinematic Universe de plus en plus étendu et complexe. Les épisodes 22, 23 et 24 de la saison 1 sont respectivement dédiés au Roi T'Challa (Chadwick Boseman), à la Princesse Shuri (Letitia Wright) et à l‘ordre des Dora Milaje, les guerrières aux crânes rasés et aux lances en vibranium emmenées par Danai Gurira et Florence Kasumba.

    Il y a plusieurs manières de plonger dans les 48 segments qui composent cette encyclopédie visuelle qui bénéficie d’un montage efficace et abouti. Avant la sortie d’un nouveau film ou d’une nouvelle série du MCU, c’est le format « picking » idéal pour se remettre en tête les principaux faits, enjeux, protagonistes et références. Qu’on soit néophyte ou fan, d’ailleurs. On peut aussi lancer l’intégralité des capsules, pour revivre en condensé et chronologiquement toute la richesse du MCU, résumée aux séquences les plus importantes et les plus spectaculaires. Et, il faut bien l’avouer, Marvel Studios Legends peut aussi être un programme plutôt utile pour occuper les enfants !

    What If...? - Saison 1 (2021)

    Et si T'Challa était devenu Star-Lord au lieu d’adopter le costume de Black Panther ? C’est cette possibilité incongrue qui est racontée dès le deuxième épisode de la série animée What If… ? (2021-204), qui explore avec beaucoup d’imagination la notion de multivers chère à Marvel en revisitant les destins alternatifs des personnages majeurs du MCU sous le regard d’un observateur omniscient baptisé Le Gardien. Enlevé par erreur par les Ravageurs de Yondu dans son enfance au Wakanda, T'Challa est élevé par ces pirates au grand cœur et finit par devenir leur chef à l’âge adulte, tel un Robin des Bois de l’espace.

    Le personnage adopte ici une dimension plus légère sans le poids d’un royaume sur ses épaules, mais toujours dans le respect de ses valeurs nobles et humanistes. Le réalisateur des films, Ryan Coogler, et son Black Panther Chadwick Boseman y ont veillé de près. Le comédien prête d’ailleurs sa voix au personnage, qu’il retrouve dans trois autres épisodes de la saison 1 (Et si... des zombies envahissaient la Terre ?!, Et si... Killmonger avait sauvé Tony Stark ?, Et si... Le Gardien avait rompu son serment ?). C’est la dernière performance de sa (bien) trop courte carrière.

    Black Panther : Wakanda Forever (2022)

    Dès la sortie du premier opus, un projet de suite à Black Panther entre en développement chez Marvel. Malheureusement, au-delà de bouleverser la planète cinéma, la disparition tragique et inattendue de Chadwick Boseman à la fin de l’été 2020 va impacter les plans du studio : le comédien avait en effet affronté la maladie (un cancer du côlon) en secret, avec un courage immense mais sans avertir la production de son état de santé. Les premières ébauches de scénario, dans lequel il tenait un rôle évidemment central, sont donc remaniées et après quelques mois de spéculations, il est annoncé que le rôle de T'Challa ne sera pas remplacé. L’absence du comédien, et donc du personnage, est dès lors intégrée avec pudeur et intelligence dans Black Panther : Wakanda Forever, qui s’ouvre sur la disparition du héros et roi.Comment sa mère Ramonda (Angela Bassett), sa soeur Shuri (Letitia Wright), son aimée Nakia (Lupita Nyong'o) et les Dora Milaje dirigées par Okoye (Danai Gurira) vont-elles affronter cette mort brutale et défendre un Wakanda menacé par les puissance occidentales mais également un peuple mystérieux venu des fonds marins ? Le film, constamment traversé par la présence-absence de Chadwick Boseman à qui le film est dédié, y répond de manière spectaculaire et touchante. Il interroge les notions de deuil, d'héritage, de vengeance, de colonisation et d’alliance tout en introduisant les personnages de Riri “Ironheart” Williams (Dominique Thorne, qui avait initialement passé les auditions pour le rôle de Shuri) et du mutant Namor (impressionnant Tenoch Huerta Mejía). Avec à la clé l’Oscar des meilleurs costumes et un final qui rebat les cartes pour la future gouvernance du Wakanda.

    Eyes of Wakanda (2025)

    En attendant Black Panther 3 où l’iconique Denzel Washington devrait tenir un rôle majeur (le film n’est pas encore daté par Marvel), l’univers de Black Panther est exploré dans les quatre courts épisodes (25 minutes environ) de la série animée Eyes of Wakanda (2025). Complémentaire des longs métrages, avec une approche visuelle en deux dimensions visant à honorer les comic-books de la Maison des Idées, cette anthologie (les segments sont indépendants mais liés par un fil narratif) raconte l’Histoire du royaume à différentes époques à travers de nouveaux personnages chargés de récupérer des objets en vibranium éparpillés dans le monde.

    C’est aussi beau que surprenant (il y avait, par exemple, un espion wakandais aux côtés d’Achille et d'Ulysse dans le cheval de Troie !) mais très orienté « bagarre » au détriment de la profondeur des personnages. Il y avait pourtant des choses à raconter et à creuser sur ces sacrifiés volontaires qui consacrent leur existence à la protection du Royaume… En attendant, que les fans se rassurent : la culture du Wakanda présentée dans les films y est respectée, la série s’intégrant dans la chronologie officielle du MCU.

    Marvel Zombies (2025)

    Si Marvel a longtemps caressé l’idée de développer un projet de série dédiée à l’ordre des Dora Milaje, le projet n’a jamais pu aboutir. Il est resté au point-mort depuis, dans les tiroirs du studio. Ironiquement, c’est justement dans le trépas que la plus iconique des gardes royales wakandaises, la guerrière Okoye, fera son grand retour : elle apparaîtra en effet en morte-vivante dans une autre série animée, Marvel Zombies (2025), aux côtés, entre autres, de Black Widow, Scarlet Witch, Ironheart, Miss Marvel, Kate Bishop, Red Guardian et Shang-Chi.

    Attendu à l’automne 2025 sur Disney+, le programme, initialement envisagé comme un film d’horreur, sera divisé en quatre segments racontant une seule et même histoire : une apocalypse zombie inspirée du cinquième épisode de What If… ? où quelques survivants affrontaient des goules, dont des super-héros zombifiés. Supervisée par le scénariste de Deadpool & Wolverine (2024) et le réalisateur de What If… ?, la série pourra compter sur les voix de Florence Pugh, Elizabeth Olsen, Dominique Thorne, Iman Vellani, Hailee Steinfeld, Awkwafina, David Harbour, Simu Liu et Randall Park et proposera des séquences sanglantes et graphiques. La recommandation d’âge de la plateforme sera donc à vérifier avant de le lancer aux jeunes fans du MCU.

  • Dix séries à regarder si vous avez adoré « The White Lotus »

    Dix séries à regarder si vous avez adoré « The White Lotus »

    Justine Charlet

    Justine Charlet

    Rédacteur JustWatch

    Elle est officiellement commandée mais n’a pas encore de destination ! La quatrième saison de l’incontournable série The White Lotus devrait bientôt dévoiler ses contours, après le succès de la troisième qui offrait comme d’habitude un savoureux spectacle d’humour noir où se croisent et s’entre-déchirent les clients fortunés et les employés d’un complexe hôtelier de luxe en Thaïlande. Mike White, son créateur, a encore réussi le pari d’une satire mordante sur les inégalités sociales et privilèges de classe à travers un nouvel exemple de vacanciers aux comportements détestables et problèmes personnels ramenés dans leurs valises. Pour retrouver un peu d’esprit et des thématiques de la série, il est possible de se tourner vers d’autres productions où le luxe est toxique, les apparences un mensonges et les personnages loin d’être charmants. JustWatch vous propose une sélection de 10 shows aussi luxueux qu'ambivalents.

    Nine Perfect Strangers (2021)

    Dans Nine Perfect Strangers, cette mini-série psychologique où le bien-être devient source d’angoisse, Nicole Kidman incarne une mystérieuse thérapeute à la tête d’un centre de retraite luxueux. Ce huis clos thérapeutique transforme peu à peu les promesses de guérison en paranoïa collective. Le lien avec The White Lotus est évident : même décor paradisiaque, même galerie de personnages névrosés venus fuir leur quotidien, et surtout la même idée que le luxe ne protège pas du chaos intérieur. Un choix idéal pour les fans qui cherchent une tension moins satirique mais tout aussi dérangeante.

    The Resort (2023)

    Un couple s’offre des vacances de rêve au Mexique pour leur dix ans de mariage. Mais une fois sur place, ils se plongent dans une histoire non résolue : la disparition quinze ans plus tôt de deux personnes. The Resort partage avec The White Lotus un décor de carte postale qui sert de toile de fond à une introspection brutale. Moins cynique, mais tout aussi captivant pour les amateurs de récits fragmentés et de secrets bien enfouis. 

    Big Little Lies (2017-2019)

    Avant Nine Perfect Strangers, David E. Kelley et Nicole Kidman avaient déjà signé ce drame ciselé sur les mensonges et violences tapis sous la surface dorée de la bourgeoisie californienne. À Monterey, des mères de famille impeccables se retrouvent mêlées à une affaire de meurtre. Dans Big Little Lies, comme dans The White Lotus, les apparences sociales sont trompeuses, les tensions larvées explosent à la moindre étincelle, et la critique des privilèges est aussi élégante que cruelle. À voir absolument si vous aimez les récits où l’intime bascule dans le tragique.

    Bad Sisters (depuis 2022)

    Dans le genre comédie noire et satire dramatique, Bad Sisters a plusieurs éléments de ressemblance avec The White Lotus. Situations tendues et absurdes, luxe et comportements décalés de ses personnages et surtout une critique sociale très acerbe. L’histoire ? Les sœurs Garvey, liées par la mort prématurée de leurs parents, se font la promesse de toujours se protéger mutuellement. Quand un beau-frère décède, la compagnie d’assurance cherche à savoir si aucune d’elle ne l’a tué.

    Billions (2016-2023)

    Pouvoir, richesse et corruption… le cocktail de la série Billions n’est pas si éloigné de The White Lotus, avec des comportements manipulateurs et égoïstes de personnes issues de classes sociales très privilégiées. Si ce n’est qu’il se passe dans un milieu plus professionnel, le monde de la finance, où un procureur et de riches gestionnaires de fonds d’investissement se mènent une guerre sans merci. Une vision glaçante de l’élite new-yorkaise.

    Succession (2018-2023)

    Dans la très riche et puissante (et très dysfonctionnelle) famille Roy, composée du patriarche Logan, propriétaire d’un empire médiatique, et de ses quatre enfants, le retrait progressif du père sème la zizanie entre ses successeurs. Avec un ton acerbe, des situations ultra-tendues et des dialogues incisifs, Succession expose les dérives d’une classe sociale privilégiée et la folie à laquelle peut mener la soif de pouvoir. Les conflits familiaux et le ton, à la fois tragique et très drôle, avec ses dialogues au scalpel, évoque clairement celui de The White Lotus.

    The Undoing (2020)

    Dans The Undoing, Nicole Kidman et Hugh Grant jouent un couple newyorkais parfait, dont la vie bascule après la mort violente d’une femme. Même façon d’explorer les secrets et les mensonges des personnages principaux, même critique des apparences d’une classe sociale privilégiée qui cache une sombre réalité sous la surface, mêmes personnages moralement ambigus que The White Lotus… les deux séries ont plusieurs points en commun. 

    The Affair (2014-2019)

    Noah Solloway, homme marié et père dévoué de quatre enfants, et Alison Lockhart, épouse qui pleure la mort de son enfant, entretiennent une relation extra-conjugale après leur rencontre à Montauk dans les Hamptons. The Affair explore les conséquences émotionnelles et sociales de cette infidélité. Comme The White Lotus, elle dissèque les mariages en crise et l’abîme d’individus qui fuient leur réalité, souvent dans des lieux de villégiatures luxueux.

    The Morning Show (2019)

    Les coulisses d’une émission matinale à succès de la télé américaine avec ses relations de pouvoir, ses scandales et des dilemmes moraux. The Morning Show de l’élite, ici médiatique, montre des personnages puissants qui manipulent les événements pour conserver leur statut et leur influence. Mêmes questions de pouvoir et d’influence dans The White Lotus et même critique des privilèges sociaux avec, à chaque fois, des personnages féminins très forts.

    Palm Royale (2024-)

    Pour retrouver la même ambiance hôtel de luxe que The White Lotus, le cadre de la série Palm Royale semble tout indiqué. Dans l’hôtel 5 étoiles situé à Palm Beach, Maxine Simmons essaie de se faire une place dans les hautes sphères de la société, prête à quasiment tout sacrifier pour appartenir à cette classe sociale privilégiée. Même ton de comédie noire et de satire sociale que dans The White Lotus, la série pointe aussi avec talent les failles et les frustrations des personnages.

  • Quels Marvel voir avant « Les 4 Fantastiques : Premier pas » ?

    Quels Marvel voir avant « Les 4 Fantastiques : Premier pas » ?

    Yoann Sardet

    Yoann Sardet

    Rédacteur JustWatch

    M. Fantastique (Pedro Pascal), La Femme Invisible (Vanessa Kirby), La Torche Humaine (Joseph Quinn) et La Chose (Ebon Moss-Bachrach) : les Fantastic Four font enfin leur entrée dans le Marvel Cinematic Universe, lançant au passage la sixième Phase (eh oui, déjà…) de la franchise super-héroïque. Très attendu par les fans, Les 4 Fantastiques : Premiers pas (2025) parlera aussi aux néophytes du MCU, puisque le film est une origin story assumée qui ne nécessite aucun visionnage « de rattrapage » en amont.

    Et pour cause : l’histoire se déroule dans un univers parallèle rétrofuturiste – précisément la Terre-828 – ce qui explique la non-intervention du quatuor contre Thanos dans les précédents longs métrages de la saga. Néanmoins, il peut être intéressant de (re)voir certains films et séries Marvel pour mieux comprendre quelques subtilités et connexions. A commencer, bien sûr, par Les Quatre Fantastiques (1994), Les 4 Fantastiques (2005), Les 4 fantastiques et le Surfer d'argent (2007) et Les 4 Fantastiques (2015) pour faire connaissance avec les personnages et voir leurs précédentes incarnations. Mais ce n’est pas tout ! JustWatch vous en dit plus, suivez le guide.

    Thunderbolts* (2025)

    Attention, spoiler ! Dans une scène post-générique de Thunderbolts* (2025) qui a indiscutablement hypé les spectateurs, on voit débarquer sur son écran de contrôle un vaisseau spatial interdimensionnel. Rien de très surprenant dans un MCU déjà rompu aux aventures cosmiques, sauf que l’appareil au design épuré et rétro est frappé du sigle très reconnaissable des Fantastic Four (un 4 blanc sur fond bleu). Les quatre héros font ainsi leur entrée sur notre Terre-616 : on ignore juste quand et comment cette séquence s'intégrera dans Les 4 Fantastiques : Premiers pas (2025). Réponse au cinéma !

    Mais qu’on se le dise, cette capsule bonus n’est pas la seule raison de donner leur chance aux Thunderbolts* : les personnages, comme le film, sont des outsiders au sein de l’univers Marvel. Et le groupe de anti-héros menés par la nouvelle Black Widow (Florence Pugh) est l’une des bonnes surprises d’une franchise qui commençait à rencontrer quelques turbulences. L’action est là, l’humour aussi, mais au service d’une certaine profondeur qui explore la santé mentale, la solitude, la dépression même… Et puis il y a Bob, déjà adopté par les fans. Maintenant, si vous cherchez un peu des Avengers dans ces New Avengers, vous risquez d’être déçu. Vous voilà prévenus.

    Doctor Strange in the Multiverse of Madness (2022)

    Il y a au moins deux bonnes raisons de regarder Doctor Strange in the Multiverse of Madness (2022) en amont des 4 Fantastiques . D’abord, comme le titre l'indique, on y aborde frontalement la notion de Multivers. Ce concept cher à Marvel permet de comprendre – et d’accepter – qu’une multitude de réalités cohabitent, et que des ponts entre les dimensions sont possibles grâce à la magie d’un Stephen Strange (qui avait déjà expérimenté cette manipulation périlleuse dans Spider-Man : No Way Home) ou les pouvoirs d’une America Chavez.  Ensuite, on y croise une autre version de Reed Richards, campé par un John Krasinski convaincant et conscient de la notion d’univers parallèles, lui qui opère au sein des sages Illuminatis. Convenons d’ailleurs que même si Pedro Pascal est un fantastique (!) M. Fantastique, Krasinski aurait mérité sa propre aventure Marvel.

    Au-delà de ces ponts avec les Fantastic Four, ce second tour de magie de Doctor Strange occupe une place à part au sein du MCU. Une place horrifique, puisque le film va lorgner du côté de l’épouvante entre une ambiance sombre, quelques fulgurances gores, un zombie Strange, un double maléfique et une sorcière rouge (Elizabeth Olsen) aux pouvoirs VRAIMENT inarrêtables. Même s’il doit évidemment cocher les cases du cahier des charges marvelien, Sam Raimi (papa de la saga Evil Dead et réalisateur de la trilogie Spider-Man) donne au film un ton très particulier… qui laissera de marbre les allergiques au fantastique et/ou au Multivers.

    Deadpool & Wolverine (2024)

    La notion de multivers est également centrale dans Deadpool & Wolverine (2024), qui prolonge avec beaucoup d’humour et de surprises les règles des univers parallèles et des variants introduits dans la série Loki (2021) et surveillés par le Tribunal des Variations Anachroniques. Et parmi ces surprises – attention spoiler – il y a le grand retour de Chris Evans en Johnny Storm / La Torche Humaine (membre des 4 Fantastiques en 2005 et 2007)… là où les fans attendaient un fringant Captain America. Son apparition est non seulement mémorable et hilarante, mais elle confirme surtout que les univers parallèles seront désormais centraux dans le MCU. Rappelons d’ailleurs que si les trois premières phases étaient réunies sous la bannière de « La Saga de l’Infini », les phases 4,5 et 6 s’intègrent, elles, dans « La Saga du Multivers ». A ce titre, les scènes post-génériques de Ant-Man et la Guêpe : Quantumania (2023) et The Marvels (2023) sont intéressantes à rattraper.

    Mais il n’y a pas que Chris Evans qui enflamme le long métrage : il y a la rencontre tant espérée entre le mutant taciturne et le mercenaire encagoulé à la langue bien pendue (et leurs différentes versions). Dans Deadpool (2016) et Deadpool 2 (2018), Ryan Reynolds n’arrêtait pas de déclarer sa flamme à Hugh Jackman, et c’est plus que jouissif de voir le comédien -qui avait pourtant raccroché les griffes après Logan (2017)- accepter l’invitation pour venir s’amuser dans un film ultra-méta qui déborde de fan-service et qui se moque de tout et tout le monde (à commencer par la Fox, Disney et Marvel). C’est peut-être d’ailleurs la limite de Deadpool & Wolverine qui pourrait donner à certain.es le sentiment d’une approche qui tourne en boucle… et donc à vide. Quand d’autres seront carrément perdu.es entre les références à d’anciens Marvel pré-MCU et à des mécaniques multiversiennes qui nécessitent d’avoir vu la série Loki.

    Les Éternels (2021)

    Après une première évocation dans Les Gardiens de la Galaxie vol. 2 (2017) à travers les pouvoirs du bien nommé Ego (Kurt Russell), Les Éternels (2021) introduit plus concrètement la dimension cosmique au sein de l’univers cinématographique Marvel. Comprendre qui sont les Éternels, les Déviants et les Célestes (ce qui n’est pas toujours simple, on peut en convenir !), c’est mieux cerner qui sont le dévoreur de mondes Galactus (Ralph Ineson) et son héraut Shalla-Bal / La Surfeuse d'Argent (Julia Garner) dans Les 4 Fantastiques : Premiers pas (2025).

    Confié à Chloé Zhao, Les Éternels occupe une place à part dans le MCU. Grâce à son approche visuelle subtile et la patte naturaliste de la réalisatrice oscarisée de Nomadland (2020). Mais aussi parce que ses personnages, non-humains et immortels, ont des aspirations bien différentes des super-héros Marvel traditionnels. Il y a des combats, bien sûr. Spectaculaires, d’ailleurs. Mais il y a également une profondeur et une humanité qui tranchent avec les autres productions de la franchise. Un rythme différent, aussi, plus contemplatif et verbeux, qui pourra décontenancer les fans des empoignades de Iron Man & Cie. Mais qu’on apprécie ou pas la proposition, on ne peut que convenir qu’elle est différente. Reste désormais une vraie question qui n’a pas encore trouvé de réponse : à quoi vont donc servir ces personnages dans la suite du MCU ?

    Avengers : Infinity War (2018) et Avengers : Endgame (2019)

    Ne comptez pas sur nous pour spoiler : on ne vous dira pas si Robert Downey Jr. fait une petite apparition sous le masque de Dr. Doom dans Les 4 Fantastiques : Premiers pas (2025), lui qui est annoncé depuis plusieurs mois comme le grand méchant du prochain Avengers : Doomsday (2026) où les Fantastic Four joueront justement un rôle central. Au cas où, il peut être pertinent de lancer le diptyque Avengers : Infinity War (2018) / Avengers : Endgame (2019) en amont de votre séance en salles pour suivre les derniers pas de l’acteur sous l’armure de Tony Stark / Iron Man. Il y a peut-être des indices qui nous ont échappé au regard du nouveau rôle qui attend le comédien…

    Et puis de toute façon, disons-le franchement, on a envie de (re)voir ces deux opus à l’infini (!) parce que ce sont des chapitres Marvel majeurs. Il y a ce méchant incroyable (les frères Russo n’avaient pas menti en présentant Thanos comme le Dark Vador du MCU). Il y a ce claquement de doigts aux conséquences tragiques. Il y a cette rencontre attendue entre tous les pans de l’univers Marvel. Il y a ce casse temporel et quantique génialement cinématographique. Il y a ce « Avengers… Rassemblement » mémorable et ce « Et moi, je suis… Iron Man » mythique. Infinity War / Endgame, c’est définitivement le sommet d’une franchise qui peine depuis à retrouver de telles hauteurs. Peut-être l’an prochain avec Doomsday ?

  • C’est le policier le plus drôle du cinéma : voici tous les « Y’a t-il un flic… » dans l’ordre !

    C’est le policier le plus drôle du cinéma : voici tous les « Y’a t-il un flic… » dans l’ordre !

    Yoann Sardet

    Yoann Sardet

    Rédacteur JustWatch

    Au panthéon des flics de cinéma, il y a les iconiques et badass Harry Callahan (L’Inspecteur Harry, 1971), Martin Riggs (L’Arme Fatale, 1987), Jimmy "Popeye" Doyle (French Connection, 1971), Vincent Hanna (Heat, 1995), Frank Bullitt (Bullitt, 1968) ou John McClane (Piège de cristal, 1988).

    Et puis il y a Frank Drebin, un policier au flegme aussi légendaire que les gags énormes qu’il déclenche sur son passage. Introduit à la télévision, l’inspecteur gaffeur campé par Leslie Nielsen a été le héros d’une trilogie définitivement culte, baptisée Naked Gun outre-Atlantique et Y’a t-il un flic… en France, relancée en 2025 par Liam Neeson dans le rôle de Drebin Jr.

    A l’occasion de ce grand retour au cinéma, JustWatch vous dit où (re)voir les enquêtes de son illustre paternel sur les plateformes de streaming françaises, dans l’ordre de sortie. Histoire de suivre l’hilarante évolution de carrière de notre improbable enquêteur. Y’a t-il un flic pour nous faire rire ? Oui !

    Police Squad ! (1982)

    Il n’existe que six épisodes de Police Squad ! (1982). Et pourtant, cette série comique annulée bien trop tôt par la chaîne ABC a marqué le petit écran par son génie du gag absurde. Comme ces comédiens qui se figent dans un faux arrêt sur image pendant le générique, Abraham Lincoln qui s’invite dans chaque introduction ou des titres d’épisodes qui ne sont jamais raccords entre l’affichage à l’écran et ce que déclame le narrateur ! Toute personne qui a (sou)ri devant Angie Tribeca (2016-2018) ou Brooklyn Nine-Nine (2013-2021) se doit d’avoir vu Police Squad !.

    Derrière le show, il y a David Zucker / Jim Abrahams / Jerry Zucker, l’inénarrable trio des ZAZ. Deux ans après le succès de Y a-t-il un pilote dans l'avion ? (1980), cultissime parodie de film catastrophe, les trois compères se lancent dans un pastiche de série policière et confient le rôle principal au très sérieux Leslie Nielsen, qui campait un médecin flegmatique et hilarant dans leur précédent film. Il trouve ici LE rôle de sa carrière. Et même si Police Squad ! ne durera qu’une saison, il pose les bases d’un personnage qui s’apprête à marquer le grand écran pour le meilleur… et pour le rire.

    Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? (1988)

    Six ans plus tard, Frank Drebin reprend du service ! Entre-temps, les ZAZ ont peaufiné leur patte comique avec Top Secret ! (1984) et Y a-t-il quelqu'un pour tuer ma femme ? (1986). Il est temps pour eux de retrouver leur policier fétiche et sa chevelure argentée, toujours incarné par Leslie Nielsen dont l’impassible sérieux fait des étincelles au milieu de gags épiques, dont il est d’ailleurs le plus souvent le déclencheur involontaire. Entouré de son chef dépassé Ed Hocken et de son fidèle souffre-douleur Nordberg (George Kennedy et O.J. Simpson remplacent Alan North et Peter Lupus de la série), Frank Drebin est donc le héros de The Naked Gun: From the Files of Police Squad! (1988), transposé en France en un plus efficace Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?.

    Il y est question de trafic de stupéfiants, d’hypnose, de baseball et d’une visite de la Reine d’Angleterre qui vont donner lieu à des séquences hilarantes qui ont inscrit le film dans plusieurs classements des meilleures comédies de tous les temps. Mais finalement, dans cette saga -et dans le genre du spoof movie en général-, l’intrigue importe peu : elle n’est qu’une toile de fond pour un déferlement de gags de premier et d’arrière plan. Alors bien sûr, après, il faut apprécier l’humour potache et absurde et un rythme d’une autre époque, et accepter que beaucoup de scènes ou de mécaniques ont depuis été revisitées -parfois en mieux- par des Scary Movie (2000) et autres successeurs de Drebin.

    Y a-t-il un flic pour sauver le président ? (1991)

    C’est en solo, sans ses partenaires Jim Abrahams et Jerry Zucker, que David Zucker orchestre la deuxième enquête cinéma de Frank Drebin : Y a-t-il un flic pour sauver le président ? (1991). Un épisode qui fait se croiser le super-flic et le Président américain George Bush (incarné par John Roarke) sur fond d’attentat et de négociations sur l'utilisation des énergies fossiles. Et surtout sur fond de jalousie puisque Drebin ne se remet pas de la fin de sa relation avec la douce Jane Spencer (Priscilla Presley) et tente de la reconquérir.

    Ce qui donne lieu à une nouvelle fournée de gags très sympathiques, dont une virée en char d’assaut, un mambo endiablé ou un pastiche de la scène de poterie de Ghost (1990) presque aussi mémorable que son modèle. Dans la lignée de son prédécesseur (et de Police Squad !), ce second volet cinéma s’adresse aux mêmes amateurs de non-sens et d’humour régressif, avec tout de même un rythme un peu moins soutenu qui laisse quelques « ventres mous » s’inviter dans le récit. Et là encore, il ne faut chercher ni logique ni intrigue cohérente, juste accepter que l’enquête en cours sert de scène à notre flic-gaffeur. 

    Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? (1994)

    A l’image de sa séquence d’ouverture parodiant la scène des escaliers des Incorruptibles (qui s’inspirait lui-même du Cuirassé Potemkine), Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? (1994) célèbre le cinéma en faisant de Frank Drebin le seul espoir pour empêcher un attentat pendant la cérémonie des Oscars. L’occasion pour le policier de s‘essayer à la lecture de prompteur (spoiler, il ne sait pas le faire) et pour les scénaristes de nous dévoiler un extrait de l’improbable musical consacré à Mère Teresa (et qui me fait honteusement éclater de rire à chaque visionnage).

    Soyons honnêtes, ce troisième opus est tout de même moins marquant que ses prédécesseurs et montre que la mécanique commence à s'essouffler et même à se répéter un peu trop. Et que certaines vannes appartiennent à une autre époque. Mais il se distingue par un grand nombre de caméos (Shannen Doherty, James Earl Jones, Raquel Welch ou Elliott Gould y font des apparitions clins d'œil) et un final prophétique qui présente l’héritier de Drebin. Les fans y trouveront évidemment leur compte, alors que les moins fans y auront la confirmation que « trop de gags tuent le gag ».

    Après ce film, Leslie Nielsen incarnera à plusieurs reprises des personnages similaires dans Le Détonateur (1998), Y a-t-il un flic pour sauver l'humanité (2000) qui n’a strictement RIEN à voir avec la saga ne vous trompez pas, Scary Movie 3 (2003) et Scary Movie 4 (2006). Il nous quitte en 2010 à l’âge de 84 ans.

    Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? (2025)

    La renaissance de la saga Naked Gun a connu une longue gestation. En 2009, un quatrième film avait été envisagé, opposant Leslie Nielsen à de nouvelles recrues. Quelques années plus tard, après la disparition du comédien, c’est un reboot qui était évoqué avec Ed Helms (le dentiste de la trilogie Very Bad Trip) dans le rôle de Frank Drebin. Il faudra attendre 2025 pour voir la saga trouver le chemin du grand écran, dans une suite portée par Liam Neeson. Le comédien trimballe ici son image de dur-à-cuire de Taken (2008) et autres films d’action, créant le même décalage savoureux « sérieux vs. gags » que dans la trilogie originale. Entouré de Pamela Anderson et Paul Walter Hauser, il est donc Frank Drebin Jr. (le bébé aperçu à la fin de Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ?), acteur et narrateur façon film-noir d’une nouvelle enquête improbable.

    « D’après une histoire vraie totalement inventée », Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? (2025) adopte la même formule que ses prédécesseurs : running-gags, durée réduite (aucun des films n’aura dépassé 1h25 !), sens de l’absurde, arrières-plans à scruter constamment, apparitions clins d’oeil (vous n’êtes pas prêts pour la « doublure » de Liam Neeson) mais aussi baisses de rythme régulières. Si c’est votre porte d’entrée vers la franchise, c’est clairement le film qui vous dira si l’esprit Police Squad / Naked Gun est fait pour vous… ou pas du tout ! Et attention pour les enfants : certaines blagues ne sont peut-être pas de leur âge (ceux qui ont pouffé, comme moi, pendant la séquence des lunettes à vision nocturne sauront de quoi je parle).

  • « Shrek » et le « Chat Potté » : tous les films de l’univers animé dans l’ordre

    « Shrek » et le « Chat Potté » : tous les films de l’univers animé dans l’ordre

    Yoann Sardet

    Yoann Sardet

    Rédacteur JustWatch

    Shrek va bientôt fêter ses 25 ans ! Eh oui, déjà un quart de siècle que l’ogre vert des studios DreamWorks a bouleversé le petit monde de l’animation, modernisé les contes de fée et dynamité les « ils vécurent heureux ». Alors qu’une nouvelle aventure arrivera en 2026, et qu’Eddie Murphy vient de teaser un long métrage centré sur l’Âne, JustWatch vous ramène à Fort Fort Lointain pour (re)découvrir l'irrévérencieuse et attachante saga.

    Voici tous les films qui s’y rattachent, dans l’ordre de sortie !

    Shrek (2001)

    On l’oublie souvent, mais Shrek (2001) a concouru pour la Palme d’or du Festival de Cannes. Et c’est le tout premier long métrage de l’histoire à recevoir l’Oscar du meilleur film d’animation. Cela illustre l’impact du film, qui débarque au début des années 2000 sous la bannière DreamWorks et qui confirme que l’animation peut avoir plusieurs niveaux de lecture et s’adresser autant aux jeunes spectateurs qu’à leurs parents. Le public se prend immédiatement d’affection cet anti conte de fée qui se moque des codes du genre avec intelligence et espièglerie. Le monstre au cœur tendre, la princesse badass et l’âne bavard forment un trio instantanément culte, qui se moque des conventions et n’hésite pas à placer des blagues sous la ceinture ou à attaquer frontalement le géant Disney. En VO ou en VF (les deux versions sont parfaites), on adore ce « il était une fois » pas comme les autres, dans lequel on découvre de nouveaux détails à chaque visionnage. A noter qu’un court métrage musical, Shrek in the Swamp Karaoke Dance Party (2001), est venu compléter le film pour sa sortie vidéo.

    Le Fantôme de Lord Farquaad (2003)

    Le Fantôme de Lord Farquaad (2003), c’est un court métrage d’une dizaine de minutes également connu sous le titre Shrek 4D qui a enchanté les visiteurs de plusieurs parcs d’attractions à travers le monde. Dans cette aventure qui prend place entre le premier et le second long métrage, il y a donc du relief et des effets physiques (mouvements des sièges, vent, eau…) alors que Shrek, l’Âne et la Dragonne tentent de venir au secours de Fiona, enlevée par le spectre de Farquaad et son fidèle bourreau Thelonious. Leur but ? Gâcher la lune de miel des deux ogres et entraîner Fiona au royaume souterrain… Mike Myers, Eddie Murphy et Cameron Diaz sont encore tous les trois au rendez-vous vocal de ce nouvel épisode bonus, tout comme Alain Chabat, Med Hondo et Barbara Tissier en VF. A noter qu’une version 3D est sortie en France en DVD, agrémentée de lunettes de couleur pour permettre un visionnage en relief.

    Shrek 2 (2004)

    Il y a peu de suites qui rivalisent -voire qui dépassent- le film original. Shrek 2 (2004) en fait assurément partie grâce à une animation de grande qualité au service d’un excellent scénario. En l'occurrence une histoire qui nous fait quitter les marécages de Duloc et qui agrandit l’univers en nous emmenant à Fort Fort Lointain, pastiche moyenâgeux de Beverly Hills et Hollywood. C’est là que notre cher Shrek (pas facile à dire, ça !) va se heurter à sa belle-famille mais aussi à un rival -l’insupportable Charmant- aidé par sa maman marraine-bonne-fée pour empêcher le mariage de Shrek et Fiona. De la visite de l’usine de potions magiques à la mission de sauvetage sur Holding Out For A Hero de Bonnie Tyler en passant par le dîner avec les beaux-parents et la rencontre avec le Chat Potté, le film est d’une fluidité et d’un humour incomparables. De quoi enthousiasmer le public (près d’un milliard de dollars de recettes mondiales, soit le double de Shrek) mais également le comité de sélection du Festival de Cannes, qui l’inscrit là encore en compétition : un film ET sa suite tous deux en lice pour la Palme d’or, c’est assez rare pour être signalé ! 

    La star de Fort Fort Lointain (2004)

    Pour sa sortie DVD, Shrek 2 (2004) gâte le public avec un court métrage inédit, inspiré de l'émission American Idol (qui sera adaptée en France à travers Nouvelle Star). Far Far Away Idol, rebaptisé La star de Fort Fort Lointain (2004) dans l’Hexagone, est donc un télé-crochet animé, qui voit Shrek, Fiona et Simon Cowell (jury du vrai programme, dans son propre rôle !) juger les performances des compagnons de l’ogre. C’est ainsi que l’Âne reprend Disco Inferno, Pinocchio chante Mr. Roboto, l’affreuse Belle-Soeur se lâche sur Girls Just Want To Have Fun, le loup et les trois petits cochons font un quatuor sur Hungry Like the Wolf, Charmant joue les crooners sur I'm Too Sexy, les souris aveuglent se déhanchent sur I Can See Clearly Now, le bonhomme en pain d’épices tente de séduire Clochette sur Sugar Sugar, Crochet déclame Hooked on A Feeling et le Chat Potté s’éclate sur These Boots Are Made For Walkin'... avant que notre couple d’ogres ne s’invite sur scène pour entonner What I Like About You. Bonus interactif oblige, c’est vous qui pouvez choisir le ou la gagnante !

    Shrek le troisième (2007)

    La « Shrek Fatigue » se fait malheureusement un peu sentir dans Shrek le troisième (2007). Là où le concurrent Pixar prend son temps pour lancer des suites et ne propose que des films originaux pendant toute la décennie 2000, DreamWorks Animation mise sur Shrek pour faire des entrées. Résultat, ce troisième opus est bien plus poussif que ses prédécesseurs et n’ajoute pas grand chose de nouveau à la saga, si ce n’est l’apparition du cousin de Fiona -Artie Pendragon doublé par Justin Timberlake- et de l’enchanteur Merlin, qui permettent au film de piocher quelques inspirations dans la légende arthurienne. Reçu timidement par la critique et les spectateurs (c’est le chapitre le moins bien noté de la saga sur JustWatch), le film propose tout de même quelques séquences mémorables comme un body swap entre l’Âne et le Chat Potté ou une mission de sauvetage menée par des princesses badass.

    Joyeux Noël Shrek ! (2007)

    A la fin de Shrek le troisième (2007), l’ogre vert découvrait les joies de la parentalité. Il va donc pouvoir fêter son tout premier Noël dans un Christmas Special produit directement pour la télévision et le marché vidéo. Intitulé Joyeux Noël Shrek ! (2007)  - le titre original Shrek The Halls fait référence à la chanson traditionnelle Deck the Halls - , le moyen métrage de 28 minutes voit Shrek tenter d’appréhender les subtilités des fêtes de fin d’année. Et ce n’est pas simple à comprendre pour un « monstre » qui n’a jamais rien fêté de sa vie… On retrouve ici un vrai bel esprit de Noël, avec des chansons et des histoires au coin du feu (racontées par l’Âne, Potté et le bonhomme en pain d’épices), un rythme trépidant et des idées à la pelle (à neige). Le film, pourtant trois fois plus court, semble au final bien plus riche, mémorable et sympathique que le long métrage sorti quelques mois plus tôt. Ah oui, et n’oublions pas de signaler que les voix VO et VF sont au rendez-vous… et que les bébés ogres sont définitivement TROP mignons !

    Shrek 4 : Il était une fin (2010)

    Quatre longs métrages en moins de dix ans : les animateurs Dreamworks Animation n’ont pas chômé ! Shrek 4 : Il était une fin (2010) joue la carte de la réalité alternative : lassé de sa vie de père et de gentil ogre, Shrek fait un pacte (évidemment trompeur) avec le nain Tracassin (Rumplestiltskin en version originale) pour retrouver son ancienne vie le temps d’une journée. Bloqué dans cet univers parallèle, il y retrouve l’Âne à qui il fait peur, un Chat Potté très très empâté et une Fiona guerrière qui mène la résistance des ogres face à la dictature du lutin maléfique. Ce quatrième opus est plus abouti que le précédent et le décalage apporté par l’approche « Et si… » offre des situations savoureuses, mais on peine tout de même à retrouver la magie des débuts. C’est peut-être ce qui incitera le studio à en faire le dernier chapitre des aventures de l’ogre… jusqu’à 2026. Nous en reparlerons plus tard.

    Shrek, fais-moi peur ! (2010)

    Shrek n’avait jamais fêté Halloween ! C’est chose faite avec Shrek, fais-moi peur ! (2010) un court métrage d’une vingtaine de minutes également connu sous le titre Shrek vert de peur.  Partis visiter le lugubre château abandonné de Lord Farquaad pendant la nuit du 31 octobre, l’ogre et ses amis décident d’y raconter quelques histoires terrifiantes… et diablement cinématographiques. C’est ainsi que le bonhomme en pain d’épices revisite La Fiancée de Frankenstein, quand Potté et l’Âne racontent leur aventure flippante dans une auberge façon Psychose alors que Shrek dévoile comment il a joué L’Exorciste auprès de Pinocchio !

    Le Noël Shrektaculaire de l'âne (2010)

    De la même manière que Joyeux Noël Shrek ! (2007) prolongeait le récit du troisième long métrage jusqu’à Noël, Le Noël Shrektaculaire de l'âne (2010) s’inscrit dans la continuité de Shrek 4 : Il était une fin (2010). L’occasion pour l’Âne et les personnages les plus incontournables de la franchise de pousser des petites chansonnettes de Noël (quatre en cinq minutes, c’est fort !) dans un esprit de fête et de partage. A noter que les voix originales des personnages sont encore une fois au rendez-vous. Si ça ce n’est pas de la fidélité ! A noter que le court métrage était accompagné de la vidéo La Bûche de Shrek (2010), un fond d’écran animé d’une trentaine de minutes simulant un feu de cheminée régulièrement ravivé par les différentes créatures de la saga.

    Zombi Shrek (2011)

    Oui, il y a eu une version morte-vivante de Fort Fort Lointain ! Et officielle ! Ça se passe dans le court métrage Zombi Shrek (2011), qui revisite le cultissime clip Thriller de Michael Jackson à la sauce Shrek. Croyant échapper à la comédie musicale de sa belle-mère, l’ogre marche vers le cimetière local accompagné de Fiona, Potté et l’Âne (qui reprennent tous deux la chanson). C’est alors que le joueur de flûte de Hamelin sort de sa tombe pour faire danser tout ce joli monde et transformer les compagnons de l’ogre en inquiétants zombies. Méconnu mais forcément hilarant pour ceux qui ont grandi avec le clip légendaire de John Landis, le film est visible en intégralité sur Youtube. Mais chut, on ne vous a rien dit…

    Le Chat Potté (2011)

    L’ogre a peut-être tiré sa révérence avec Shrek 4 : Il était une fin (2010), mais il reste des aventures à vivre dans l’univers de Fort Fort Lointain. Et même encore plus loin, pour découvrir les origines de la légende qui accompagne Le Chat Potté (2011). De son enfance à l'orphelinat à sa quête des haricots magiques et de l’oie aux oeufs d’or, le bandit au grand coeur y croise Humpty Dumpty, Jack & Jill et la charmante Kitty Pattes de velours (l’occasion pour Antonio Banderas de retrouver Salma Hayek, sa partenaire de Desperado). Désormais au premier plan, le chat flamboyant fait rapidement oublier l’Âne et Shrek, avec des gags félins toujours drôles (les tâches de lumière, les verres de lait sans oublier son fameux regard mignon) et un esprit digne de Zorro. Et précisons qu’en VF, Boris Rehlinger fait des merveilles au doublage.

    Le Chat Potté : Les Trois Diablos (2012)

    Pour sa sortie vidéo, Le Chat Potté (2011) est agrémenté d’un très sympathique bonus : un court métrage qui plonge notre héros dans une nouvelle aventure, à la recherche d’un rubis volé par un brigand français, le redoutable Chuchoteur. Pour l’aider dans sa quête, il est accompagné de trois chatons aussi craquants qu’ils sont intenables : Les Trois Diablos (2012). Au-delà de l’action, de l’humour et des regards trop mignons, on découvre que notre Potté a définitivement un grand cœur (à quand un Potté papa ?)... et que la relève est assurée par ces trois jeunes mousquetaires à moustaches !

    Les Aventures du Chat Potté (2015-2018)

    Comme il l’a fait avec Madagascar / Roi Julian, Les Croods : Origines ou encore Dragons par delà les rives, le studio DreamWorks a décliné de nombreuses franchises en séries animées. Shrek n’y a pas échappé… mais c’est Potté qui a eu droit à cet honneur à travers six saisons des Aventures du Chat Potté (2015-2018) sur Netflix. Il faut dire que le format sériel se prête plus aux aventures du félin justicier qu’à celles de l’ogre vert, et on y suit ses tentatives pour protéger la ville cachée de San Lorenzo des chasseurs de trésors et bandits qui veulent y accéder. Un chat a normalement neuf vies… Potté, lui, a 78 épisodes pour vous divertir !

    L'Epopée du Chat Potté, prisonnier d'un conte (2017)

    Vous avez aimé l’aventure interactive Black Mirror : Bandersnatch, qui permet aux abonné.es Netflix de choisir la suite du récit à plusieurs moments précis ? Un an plus tôt, la plateforme testait déjà cette technologie avec L'Epopée du Chat Potté, prisonnier d'un conte (2017), épisode spécial -et interactif donc- de la série à sa gloire. Potté y met la patte sur un livre de contes magique qui le piège à l’intérieur de ses pages. C’est désormais au spectateur, télécommande en main, de parvenir à libérer notre héros poilu en décidant de plusieurs événements au fil de l’histoire. Potté compte sur vous !

    Le Chat Potté 2 : la dernière quête (2022)

    Comme Shrek 2 dix-huit ans auparavant, Le Chat Potté 2 : la dernière quête (2022) n’est pas une simple suite. C’est une excellente suite, qui réinvente l’approche graphique de la franchise avec une animation mêlant 3D et 2D du plus bel effet. Il y a également un vrai enjeu pour notre intrépide héros, désormais vulnérable, lui à qui il ne reste qu’une seule petite vie… Et puis il y a des méchants très réussis : la mafieuse Boucles d’Or et son gang des Trois Ours, le machiavélique Little Jack Horner et surtout un chasseur de primes qui n’est autre que la Mort incarnée. Ce loup invincible, impitoyable, encapuchonné et sifflotant est tout simplement l’un des personnages les plus réussis de ces dernières années, tout médium confondu.

    The Trident (2023)

    Vous pensiez avoir vu toutes les morts de Potté dans Le Chat Potté 2 : la dernière quête (2022) ? Il en manquait une, et c’est notre héros qui la raconte au chien Perrito à la lueur d’un feu de camp. Cette histoire, c’est The Trident (2023), une scène coupée remaniée en court métrage bonus du blu-ray qui voit notre intrépide voleur tenter de mettre la main sur un inestimable trident magique détenu par des pirates. Malheureusement, l’équipage, Boucle d’Or et ses ours et Kitty vont lui mettre quelques bâtons et cordages dans les pattes… Et on découvrira au final que Potté est certes bien mort sur ce bateau, mais bien plus bêtement. Sacré Potté ! 

    Shrek 5 (2026) & L’Âne (2028)

    Il aura fallu attendre seize ans (!) pour que l’ogre vert fasse son grand retour au cinéma. Et même si la direction artistique choisie par les animateurs Dreamworks n’a pas emballé les fans (le teaser a reçu des retours plus que négatifs), Shrek 5 sera assurément l’événement de Noël 2026. Rien n’a encore filtré sur le film, si ce n’est le retour de Mike Myers, Eddie Murphy et Cameron Diaz côté voix originales, accompagnés d’une certaine Zendaya dans le rôle d’une ogresse adolescente. La comédienne, qui s’est déjà essayée au doublage sur Destination Pékin ! (2018), Yéti et Compagnie (2018) et Space Jam : Nouvelle ère (2021), devrait être au centre du long métrage qui est censé réinventer la franchise. Et donc l’emmener vers une nouvelle génération d’ogres ? Le studio développe parallèlement un film centré sur l’Âne, la dragonne et leurs petits (trop mignons eux aussi), qui pourrait voir le jour en 2028 selon Eddie Murphy. A noter cependant que ce projet ne pourrait pas compter sur la voix française du légendaire Med Hondo, disparu en 2019.

    Où regarder les films et séries de l’univers « Shrek » en streaming ?

    Vous avez des envies de Fort Fort Lointain ? Vous rêvez d’un « ils vécurent heureux » ? Vous aimez les visionnages enchantés ? N’attendez plus, JustWatch vous indique les plateformes de streaming françaises où retrouver les différentes aventures de Shrek, Fiona, l’Âne et Potté. En cliquant sur chaque icône, vous pourrez filtrer les résultats selon l’abonnement correspondant !

  • Notre classement des meilleurs films et séries de Lena Dunham (et où les regarder en streaming)

    Notre classement des meilleurs films et séries de Lena Dunham (et où les regarder en streaming)

    Justine Charlet

    Justine Charlet

    Rédacteur JustWatch

    Avec sa plume singulière, entre autofiction désarmante et ironie douce-amère, Lena Dunham s’est imposée comme l’une des voix les plus reconnaissables de la culture indépendante américaine. Créatrice, scénariste, réalisatrice et actrice, elle a su injecter de l’intime, du corps féminin et un peu (beaucoup !) du malaise de sa génération à travers des œuvres souvent polémiques, toujours personnelles. 

    De sa série culte Girls (2012-2017) à sa dernière création au long cours Too Much (2025-) en passant par ses films, elle explore le désordre intérieur avec un regard sans complaisance et une grande liberté de ton. Nous vous proposons un guide JustWatch classant les films et séries les plus marquants de Lena Dunham. Tout en vous rappelant où regarder ces productions sur les plateformes de streaming.

    Girls (2012-2017)

    Il y a un avant et un après Girls (2012-2017). Loin d’être une série de plus sur la jeunesse paumée de New York, elle a plutôt tendu un miroir à la fois tendre et grinçant à cette jeunesse. Créatrice et scénariste du show, Lena Dunham y incarne aussi l’héroïne, Hannah, alter ego sans filtre, un peu brillante, un peu fatigante et surtout perdue. Comme ses amies, elle cherche à grandir en composant avec ses névroses. La série bouscule les codes du joli, du regard masculin et des corps standardisés. Acclamée pour sa représentation sans filtre de la vie des vingtenaires, mêlant introspection, féminisme, sexualité et maladresse sociale, la série a été récompensée d’un Golden Globe et d’un BAFTA.

    Too Much (2025-)

    Treize ans après sa première série, Lena Dunham revient enfin à ce format long avec Too Much (2025-), qu’elle a cocréée avec Luis Felber. Il s’agit d’une nouvelle comédie romantique (mais pas à l’eau de rose) dans laquelle une Américaine (Megan Stalter) fuit New York pour emménager à Londres après une rupture douloureuse - son petit ami ayant succombé à une influenceuse insupportable. Dans la capitale britannique, elle y rencontre un homme, puis un autre, mais surtout se retrouve elle-même. Douleurs invisibles, conversations qui ne débouchent sur rien, beauté fragile des femmes.

    Tiny Furniture (2010)

    Très remarqué, le premier film écrit, réalisé et interprété par Lena Dunham, Tiny Furniture (2010) a obtenu de jolies reconnaissances de la part de différents festivals américains. Lena Dunham s’y met en scène dans la peau d’Aura, un personnage qui lui ressemble : sans emploi, sans but mais pleine de cette angoisse douce qui flotte entre deux chapitres de vie. La mère et la sœur de la cinéaste en herbe y jouent la mère et la sœur du personnage. Déjà sont présents les éléments distinctifs de la verve de Lena Dunham : sa capacité à explorer l’intime et son sens du dialogue.

    Catherine Called Birdy (2022)

    Qui aurait cru que Lena Dunham allait écrire une comédie médiévale pour ados ? Dans Catherine Called Birdy (2022), la cinéaste s’empare d’un roman jeunesse de Karen Cushman pour raconter, avec humour et modernité, l’histoire d’une jeune anglaise du XIIIe siècle qui refuse les mariages arrangés et préfère parler aux cochons qu’aux seigneurs. C’est pop et rebelle sans être lourd. Lena Dunham parvient à faire d’un décor d’époque une scène très actuelle : son obsession pour l’émancipation, les corps libres, les héroïnes inclassables est bien présente. Moins acide que Girls certes, mais charmant quand même.

    Sharp Stick (2022)

    Dans ce film semi-autobiographique et assez érotique, Lena Dunham creuse un peu plus profond dans les zones grises de l’intimité. L’histoire ? Sarah Jo, une jeune femme naïve (jouée par Kristine Froseth), entame une relation avec un homme marié, et découvre le désir comme on apprend une nouvelle langue, avec maladresse, passion et de manière pas toujours réussie. En grande pro pour décortiquer les interrogations de sa génération, la cinéaste propose une œuvre à la fois étrange et mélancolique avec un propos courageux sur l’exploration sexuelle dont les femmes peuvent désormais être moteur.

    Où voir tous les meilleurs films et séries de Lena Dunham en streaming ?

    Les films et les séries de la cinéaste surdouée Lena Dunham sont disponibles à la location ou en streaming. Notre guide vous donnera alors toutes les informations nécessaires. Vous pourrez cliquer sur le logo des services de streaming pour voir quels films sont disponibles sur vos plateformes. Ou ne rien cocher du tout pour voir où sont disponibles les films tous services confondus.

  • Les 15 comédies les plus drôles à voir sur Netflix en ce moment

    Les 15 comédies les plus drôles à voir sur Netflix en ce moment

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    Entre parodies déjantées, humour noir ou tendresse décalée, Netflix regorge de comédies qui font mouche, chacune à leur manière. Que l’on soit amateur de répliques absurdes, de situations qui dégénèrent ou de portraits plus humains, il y a toujours un film pour déclencher un rire inattendu ou un sourire complice. 

    Certaines œuvres misent sur l’énergie pure, d’autres sur une finesse d’écriture plus subtile, mais toutes partagent cette capacité précieuse à alléger l’esprit sans jamais le prendre de haut. Voici donc une sélection maison, hétéroclite et joyeusement imparfaite, de 15 comédies à découvrir ou redécouvrir sans attendre sur Netflix. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les rires.

    OSS 117 : Le Caire, nid d'espions (2006)

    Et si James Bond était raciste, ridicule, français, mais plein de panache ? Parodie sur fond d’espionnage vintage, OSS 117 : Le Caire, nid d'espions (2006) ressuscite les clichés des films d’espion des années 50. Jean Dujardin y incarne Hubert Bonisseur de La Bath, un agent aussi sûr de lui qu’il est à côté de la plaque. Entre répliques cultes, sexisme assumé et racisme d’époque tourné en ridicule, le film de Michel Hazanavicius frappe fort. C’est une farce jubilatoire, délicieusement rétro, qui ose tout en prenant le spectateur à contre-pied. Derrière l’humour potache, c’est aussi une critique savoureuse de la nostalgie coloniale. À la fois intelligent et bête, brillamment joué et subtilement con, OSS 117 est devenu un classique de la comédie française moderne.

    OSS 117 : Rio ne répond plus (2009)

    Trois ans après Le Caire, Hubert Bonisseur de La Bath est de retour, cette fois au Brésil. OSS 117 : Rio ne répond plus (2009) pousse encore plus loin le curseur de l’absurde. Dujardin y est toujours aussi parfait en agent borné, et cette suite, plus dynamique et visuellement ambitieuse, multiplie les gags à grand spectacle. On y croise des nazis, des hippies, des tortues et une brochette de punchlines absurdes qui s’enchaînent avec une précision chirurgicale. C’est un film qui assume pleinement son côté irrévérencieux tout en soignant ses décors, ses dialogues et son rythme. Plus acide encore que le premier, Rio ne répond plus confirme l’excellence du duo Hazanavicius-Dujardin dans le pastiche à haute teneur comique.

    Bienvenue à Zombieland (2009)

    Le monde est envahi par les zombies, mais pas question de sombrer dans le désespoir : Bienvenue à Zombieland (2009) préfère en rire. Jesse Eisenberg et Woody Harrelson forment un duo aussi improbable qu’efficace dans cette comédie horrifique où chaque rencontre vire au sketch sanglant. Avec ses règles de survie absurdes, son second degré constant et un caméo culte de Bill Murray, le film devient instantanément culte. Entre les scènes d’action loufoques et les dialogues irrésistibles, Zombieland réussit à renouveler le genre tout en y injectant une bonne dose d’ironie. Un film aussi fun qu’un parc d’attractions... sauf que chaque manège est infesté de morts-vivants.

    Le Grand Bain (2018)

    Une bande de quadras en pleine crise existentielle décide de monter une équipe de natation synchronisée masculine. Le Grand Bain (2018), porté par un casting quatre étoiles (Virginie Efira, Mathieu Amalric, Benoît Poelvoorde, Guillaume Canet...), jongle entre humour tendre et mélancolie discrète. Le film surprend par son équilibre : jamais moqueur, souvent touchant, toujours drôle. Gilles Lellouche livre une mise en scène pudique, qui laisse respirer les silences, les regards et les corps fatigués. C’est une comédie humaine, douce-amère, sur l’amitié, le sentiment d’échec et la capacité à se réinventer. Une réussite qui prouve qu’on peut rire franchement sans jamais ridiculiser ses personnages.

    Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? (1988)

    Impossible de parler de comédie absurde sans citer Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? (1988), sommet de l’humour débile mais génial. Leslie Nielsen campe Frank Drebin, flic gaffeur au possible, qui navigue à vue entre tentatives d’assassinat, romance et catastrophes en série. Le film enchaîne les gags visuels, les jeux de mots foireux et les situations surréalistes à un rythme frénétique. C’est du cartoon en prise de vue réelle, un chef-d’œuvre de bêtise maîtrisée, qui vieillit curieusement bien tant son humour ne repose que sur l’absurde pur. Le genre de comédie qui déclenche des fous rires même après dix visions.

    Shaun of the Dead (2004)

    Avant Last Night in Soho (2021) ou Baby Driver (2017), Edgar Wright signait cette comédie zombie aussi gore que brillante. Shaun of the Dead (2004) raconte comment deux potes décident de survivre à l’apocalypse... en allant se planquer dans leur pub préféré. Simon Pegg et Nick Frost forment un duo irrésistible, et l’humour british du film fait mouche à chaque scène. Parfait mélange entre satire sociale et film de genre, Shaun of the Dead fait rire autant qu’il surprend. C’est un hommage déglingué aux classiques du cinéma d’horreur, avec un vrai cœur battant sous la crasse et les éclaboussures. Rempli de tendresse, d’humour et d’action, s’ennuyer est aussi impossible que ne pas rire. 

    Adieu les cons (2020)

    Albert Dupontel signe ici une comédie noire et poétique, à la fois burlesque, politique, tragique. Adieu les cons (2020) raconte la cavale improbable d’une femme condamnée par la maladie et d’un fonctionnaire en burnout. Le film enchaîne les situations absurdes, les courses-poursuites bureaucratiques et les personnages décalés. Mais derrière l’humour, une vraie rage émerge. Dupontel filme une société kafkaïenne, étouffée par ses propres absurdités et injustices, avec un sens aigu du rythme et de la mise en scène. C’est drôle, mais c’est surtout profondément humain, et ça laisse une trace bien plus durable qu’un simple gag bien placé, car même si on rigole à haute voix, on aurait presque envie de grincer des dents face à la rage si bien illustrée par Dupontel, acteur et réalisateur

    Very Bad Trip (2009)

    Un enterrement de vie de garçon à Las Vegas, une nuit totalement effacée des mémoires, et un réveil dans une suite d’hôtel sens dessus dessous : Very Bad Trip (2009) installe dès les premières minutes un chaos burlesque, où chaque indice retrouvé devient le point de départ d’un engrenage infernal. Ce n’est pas tant l’intrigue que la dynamique du groupe qui captive : Zach Galifianakis en électron libre imprévisible, Bradley Cooper en leader mal barré, Ed Helms en type coincé qui craque et Justin Bartha… perdu quelque part. La force du film réside dans son rythme, ses surprises et surtout son ton : absurde sans jamais être lourd, irrévérencieux sans tomber dans la facilité. Very Bad Trip a redéfini la comédie potache en y insufflant un sens du timing comique rare, et un regard aussi tendre que désabusé sur l’amitié masculine moderne.

    Wallace et Gromit : La Palme de la vengeance (2025)

    Avec ce retour en pâte à modeler très attendu, Wallace et Gromit : La Palme de la vengeance (2025) relance l’univers délicieusement absurde créé par Nick Park. Cette nouvelle aventure, ancrée dans l'humour typiquement britannique du studio Aardman, confronte Wallace à une intelligence artificielle incontrôlable qu’il a lui-même inventée. Fidèle à son style, le film mixe gags visuels millimétrés, décors artisanaux et trouvailles mécaniques qui prennent souvent un tour catastrophique. Le tandem Wallace-Gromit fonctionne toujours à merveille : l’un parle trop, l’autre ne dit rien, mais tous deux se comprennent à demi-regard. En s’attaquant à la technologie moderne avec la poésie d’un monde en carton-pâte, cette Palme de la vengeance réussit à conjuguer nostalgie et satire. C’est drôle, fin, inventif, et surtout animé avec un soin qui force le respect. Bref, un petit bijou d’humour à l’ancienne, remis au goût du jour.

    La vie selon Cunk (2024)

    Derrière son ton faussement naïf, La vie selon Cunk (2024) est une masterclass de comédie absurde déguisée en documentaire. Ce faux docu britannique suit Philomena Cunk, journaliste fictive d’un sérieux désarmant mais à l’ignorance abyssale, qui interroge de vrais experts avec des questions souvent lunaires, toujours impertinentes. Diane Morgan, magistrale, incarne cette anti-héroïne du savoir avec un mélange de candeur idiote et d’aplomb irrésistible. Le film, adaptation d’un format série, pousse encore plus loin les limites de l’humour pince-sans-rire et du malaise contrôlé. C’est une satire grinçante sur notre besoin d’expliquer le monde, même quand on ne comprend rien — et un miroir tordu tendu à nos émissions culturelles trop sérieuses pour être honnêtes. À la croisée de The Office, Monty Python et des cours d’histoire revisités par un troll, La vie selon Cunk réussit à être profondément stupide et follement intelligente à la fois.

    Moi, moche et méchant (2010)

    Gru, super-vilain au cœur tendre, adopte trois orphelines dans le cadre d’un plan machiavélique. Et tout déraille. Moi, moche et méchant (2010) allie animation soignée, humour décalé et émotions sincères. Les Minions, nés de ce film, sont devenus des icônes pop à part entière. Mais au-delà du marketing, l’histoire fonctionne : drôle, attendrissante, rythmée. Le film parle de rédemption, de famille et de bananes, dans un mélange improbable qui fait mouche. Une comédie d’animation devenue un classique, à voir en famille ou entre adultes nostalgiques.

    Les Mitchell contre les machines (2021)

    Quand une famille dysfonctionnelle sauve le monde d’une apocalypse robotique, cela donne Les Mitchell contre les machines (2021) un film d’animation aussi inventif qu’hilarant. Visuellement bluffant, bourré de gags et de références culturelles, le film réussit à marier émotions familiales et humour pop sans jamais perdre en rythme. Les dialogues fusent, l’énergie déborde, et chaque personnage a droit à son moment. C’est une comédie pour l’ère numérique, consciente de ses influences mais profondément originale. Le genre de film qui donne envie d’appeler ses parents... ou au moins de leur envoyer un meme.

    Ace Ventura, détective pour chiens et chats (1994)

    Jim Carrey dans un état de grâce absolu, c’est Ace Ventura (1994). Détective spécialisé dans les animaux disparus, il enchaîne grimaces, cris, mimiques et répliques improbables dans une enquête aussi débile que réjouissante. Le film n’est pas fin, mais son énergie est irrésistible. Carrey transforme chaque scène en performance physique hallucinante, et même les gags les plus douteux passent grâce à sa folie contagieuse. Un film qui a marqué les années 90 et propulsé Carrey au rang d’icône comique mondiale.

    Camping (2006)

    Bienvenue au camping des Flots Bleus, royaume du rosé, du pastis, de la pétanque, du bermuda et des soirées karaoké. Camping (2006) est une plongée dans la France populaire, avec ses clichés et ses bonheurs simples. Frank Dubosc y campe Patrick Chirac, vacancier beauf mais touchant, devenu culte à force de répliques et d'accents appuyés. Le film alterne entre satire douce et vraie tendresse, sans jamais mépriser ses personnages. Un succès populaire qui tient autant à l’autodérision qu’à la justesse de certaines situations. On y rit beaucoup, parfois jaune, mais toujours avec le sourire.

    Yesterday (2019)

    Un musicien en galère se réveille dans une réalité alternative où les Beatles n’ont jamais existé. Seul à se souvenir de leurs chansons, il décide de les jouer comme si elles venaient de lui. Yesterday (2019), réalisé par Danny Boyle et écrit par Richard Curtis, part d’un pitch improbable pour raconter une fable douce-amère sur la célébrité, le plagiat involontaire et les liens entre art et mémoire collective. Himesh Patel porte le film avec une sincérité touchante, et Lily James y ajoute une note de romance délicate. L’humour est discret mais efficace, typiquement british, et les moments musicaux déclenchent un vrai frisson de nostalgie. Derrière sa légèreté, Yesterday pose aussi une vraie question : que serait le monde sans certaines œuvres ?

    Où voir ces comédies en streaming ?

    De Shrek à OSS 117, en passant par La vie selon Cunk ou Les Mitchell contre les machines, ces comédies sont toutes disponibles sur Netflix. JustWatch vous aide à savoir, en un coup d’œil, où voir chaque titre selon vos abonnements. Cliquez sur les logos des plateformes pour filtrer les films disponibles, ou cliquez sur « réinitialiser » pour afficher toute la liste. Parfait pour une soirée rire sans prise de tête.

  • Quels sont les meilleurs séries et films animés avec Superman, et où les regarder en streaming ?

    Quels sont les meilleurs séries et films animés avec Superman, et où les regarder en streaming ?

    Justine Charlet

    Justine Charlet

    Rédacteur JustWatch

    Le poing et le visage souvent tournés vers le ciel pour décoller et avancer dans la bonne direction, Superman est une figure incontournable, voire le plus emblématique des super-héros. Grand sauveur d’innocentes vies et capable de dénouer des situations complexes grâce à sa force surhumaine et sa capacité à voler, il a inspiré des générations d’enfants. 

    Créé en mars 1933 par le scénariste Jerry Siegel et le dessinateur Joe Shuster, le personnage apparaît pour la première fois dans un comic book américain en juin 1938. Depuis, de nombreuses séries et films, entre autres produits culturels, lui sont consacrés. 

    Nous vous proposons un guide JustWatch des meilleurs films et des séries autour de la figure de Superman, en vous rappelant où regarder ces productions sur les plateformes de streaming.

    Superman, l’ange de Métropolis (1996 - 2000)

    Développé par Bruce Timm, également à la manœuvre de la cultissime Batman : La série animée (1992 - 1995), la série (dont le titre original est Superman: The Animated Series) a modernisé Superman pour une nouvelle génération tout en respectant ses racines classiques. L’animation y est fluide et les épisodes rassemblés en 4 saisons explorent à la fois les menaces extraterrestres et les intrigues plus humaines. Plus humain, le héros y est confronté à des dilemmes moraux, face à des ennemis comme Lex Luthor, Darkseid ou Brainiac, et compte comme alliés emblématiques Lois Lane et Jimmy Olsen.

    Mes aventures avec Superman (2023-)

    La série Mes aventures avec Superman (2023-) compte deux saisons et 20 épisodes au total. Cette version de Superman a reçu de nombreuses critiques positives, saluant son adaptation fidèle et moderne de l’Homme d’acier. Inspiré de l’anime, la série axe les aventures du super-héros davantage sur la technologie, permettant aux méchants de prendre des formes inédites. Et les personnages secondaires offrent du souffle au justicier. Du côté du graphisme de la série, l’animation s’inspire du style « anime » japonais, avec des scènes d’action dynamiques et un parti pris sur les émotions.

    La Ligue des justiciers  / La nouvelle Ligue des justiciers (2001-2006)

    Adaptées du comics Justice League of America de DC Comics, les deux séries ont profondément influencé la vision moderne de Superman et de l’univers DC en général. La première met en scène les 7 membres fondateurs de la Ligue (Superman, Batman, Wonder Woman, Green Lantern, Martian Manhunter, The Flash et Hawkgirl). Plus puissant, plus affirmé, plus combatif au combat avec une morale solidement construite face à un monde plus violent, Superman est droit dans ses bottes saillantes dans la première série (2 saisons et 52 épisodes). Dans la deuxième (3 saisons et 39 épisodes), le héros se montre plus vulnérable émotionnellement et s’oppose plus souvent à Batman et aux autres héros, ainsi qu’aux politiciens.

    Superman : Red Son (2020)

    L’originalité (et l’audace !) du film Superman : Red Son (2020) mérite d’être soulignée : dans cette uchronie politique, les scénaristes se sont demandés ce qu’il se passerait si Superman avait atterri… en URSS au lieu du Kansas. Renversement total des codes du héros classique : Superman devient alors un dirigeant soviétique, Batman un résistant russe anti-Superman et Lex Luthor un patriote et homme politique américain. D’abord un comics, cette adaptation continue cependant à ériger Superman en défenseur du bien.

    All-Star Superman (2011)

    Basé sur le comic de Grant Morrison et Frank Quitely, cette mini-série animée raconte l’histoire plus introspective d’un Superman qui apprend qu’il est condamné à mourir après avoir absorbé une trop grande dose de rayons solaires. Face à une mort imminente, le superhéros entreprend un dernier voyage pour accomplir de grands actes héroïques tout en réfléchissant à son identité, son humanité et son héritage. À l’action s’ajoute donc la tendresse. Dans un style rétro-futuriste, entre nostalgie et modernité, la série rend un très bel hommage au héros mythique.

    Superman/Batman : Ennemis publics (2020)

    Divertissement rythmé avec un duo emblématique, Superman/Batman : Ennemis publics (2020) est un excellent film d’action animé avec une intrigue politique captivante où Superman et Batman deviennent des fugitifs quand Lex Luthor, président des Etats-Unis, les accuse à tort de collusion avec un terroriste extraterrestre. Poursuivis par l’armée, les deux héros doivent s’allier à Wonder Woman pour déjouer un complot qui menace la planète. Bon équilibre entre action et réflexion sur la responsabilité des héros, le film est très efficace.

    Où voir les meilleurs films et séries de l’univers de Superman en streaming ?

    Les aventures de Superman, sous forme d’adaptations animées, cinématographiques ou sérielles, sont disponibles à la location ou en streaming. Notre guide vous donnera alors toutes les informations nécessaires. Vous pourrez cliquer sur le logo des services de streaming pour voir quels films et séries sont disponibles sur vos plateformes. Ou ne rien cocher du tout pour voir où sont disponibles les films et les séries tous services confondus.

  • 16 adaptations qui surpassent leur œuvre originale

    16 adaptations qui surpassent leur œuvre originale

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    Certaines adaptations ne se contentent pas de suivre l’œuvre originale : elles la réinventent, la magnifient, ou la rendent accessible à un public bien plus large. Que ce soit au cinéma ou à la télévision, il arrive que le passage à l’écran transcende le matériau de base, le dépouille de ses défauts ou en révèle tout le potentiel. 

    Voici 16 adaptations qui, selon beaucoup, vont encore plus loin que le roman, le manga, le film ou la série dont elles sont issues. Mais attention, pour que l’adaptation soit réussie, il faut souvent que le matériel source soit d’une immense qualité. Cette liste fait donc honneur aux bonnes adaptations, mais aussi aux livres, aux séries ou aux films qui ont inspiré les plus grands cinéastes. 

    Fight Club (1999) — Adapté du roman de Chuck Palahniuk

    Le film Fight Club de David Fincher, sorti en 1999, a propulsé un roman confidentiel au rang de mythe cinématographique. Là où Chuck Palahniuk explore la perte de repères d’une génération, le film en fait une expérience sensorielle et psychologique inoubliable. Sa mise en scène acérée, sa bande-son hypnotique et les performances hallucinantes d’Edward Norton et Brad Pitt donnent un côté brute à ce récit trouble. Fincher ne se contente pas d’illustrer le livre : il en extrait une matière nerveuse, visuelle, qui résonne encore vingt-cinq ans plus tard. Le final, réécrit, est devenu une signature emblématique. Beaucoup ignorent même l’existence du roman — preuve que l’adaptation l’a dépassé dans l’imaginaire collectif. Une œuvre culte, née de l’ombre d’un texte radical.

    Ready Player One (2018) — Adapté du roman d’Ernest Cline

    Le roman Ready Player One (2018) est un hommage passionné à la pop culture, mais il souffre de longueurs et d’un style parfois rigide. L’adaptation signée Steven Spielberg revoit la structure en profondeur et recentre l’intrigue autour de la quête et du spectacle. Le film dynamite la narration, modernise les références et offre une expérience sensorielle vertigineuse, sans sacrifier le message sur l’évasion numérique. Ce qui relevait du name-dropping constant dans le livre devient un monde fluide et immersif à l’écran. Tout le long du film, on s’amuse à repérer toutes les références, et il y en a beaucoup. Résultat : une aventure plus digeste, plus fun, et plus efficace que le texte dont elle est tirée. Une véritable lettre d’amour à la pop culture signée Spielberg. 

    Blade Runner (1982) — Adapté du roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick

    Avec Blade Runner (1982), Ridley Scott signe une adaptation libre du roman de Philip K. Dick, mais dont l’impact visuel et philosophique dépasse de loin celui de son modèle. Là où le livre joue avec la paranoïa et le délire intérieur, le film distille une ambiance crépusculaire, hantée par des questions sur l’âme, la mémoire et l’humanité. L’univers visuel cyberpunk, la musique de Vangelis, et l’ambiguïté persistante autour de Deckard ont donné naissance à une œuvre culte, bien plus influente que le roman original. Le film n’adapte pas, il recrée — et à ce jeu, il gagne. Avec Blade Runner, nous pouvons faire d’une pierre deux coups, puisque la suite, Blade Runner 2049 (2017) de Denis Villeneuve, est particulièrement réussie. Côté roman, Blade Runner 2, 3 et 4, écrit par K.W. Jeter, n’arrivent pas à la cheville des androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?.

    Le Prestige (2006) — Adapté du roman de Christopher Priest

    Le roman de Christopher Priest est ingénieux, mais son adaptation par Christopher Nolan lui insuffle une tension dramatique rare. Le Prestige (2006) condense le récit, en intensifie le duel entre les deux magiciens et magnifie son twist final. Grâce au montage non linéaire, à l’atmosphère élégamment sombre et au jeu magnétique de Hugh Jackman et Christian Bale, le film offre une version plus intense et plus accessible que le livre. L’adaptation dépasse son matériau de base en faisant du tour de magie un commentaire sur la narration elle-même. C’est brillant, retors, et inoubliable.

    Les Dents de la mer (1975) — Adapté du roman de Peter Benchley

    Le roman Jaws de Peter Benchley a connu un certain succès à sa sortie, mais c’est bien Steven Spielberg qui en a fait un mythe. Son adaptation, sortie sous le doux nom Les Dents de la mer (1975), coupe dans les sous-intrigues inutiles, recentre l’action sur la traque du requin et bâtit une tension haletante. Le film invente littéralement le blockbuster moderne. L’absence de requin mécanique dans certaines scènes, due à des soucis techniques, force Spielberg à suggérer plutôt qu’à montrer, ce qui rend le film encore plus terrifiant. Là où le roman s’essouffle, le film monte en puissance. Une leçon de cinéma.

    Old Boy (2003) — Adapté du manga de Garon Tsuchiya et Nobuaki Minegishi

    Le film Old Boy de Park Chan-wook, sorti en 2003, reprend les grandes lignes du manga original, mais les déforme avec une telle intensité qu’il en résulte une œuvre entièrement nouvelle. Là où le manga se contente d’un thriller sombre et efficace, le film déploie une vision cauchemardesque et presque onirique, où chaque scène semble suspendue entre violence contenue et explosion de rage. Rien n’est laissé au hasard : de la composition des plans à la tension dramatique qui s’accumule jusqu’au choc final, tout participe à une expérience viscérale, immersive, et profondément dérangeante. La mise en scène, baroque et tendue, distille un malaise constant. Tout y est brutal, stylisé, maîtrisé au millimètre près. Le twist final, inoubliable, marque un point de non-retour moral qui glace autant qu’il fascine. Park Chan-wook ne livre pas une adaptation fidèle mais une relecture totale, presque mythologique, où la violence devient une tragédie intime. Une proposition si marquante qu’elle efface presque l’existence du matériau d’origine. Peu de films peuvent s’en vanter.

    Normal People (2020) — Adapté du roman de Sally Rooney

    Le roman de Sally Rooney a touché une génération entière, mais c’est l’adaptation en série de Normal People (2020) qui a transformé cette histoire d’amour intime en phénomène universel. Les silences, les regards, la distance physique entre Marianne et Connell prennent une ampleur inédite à l’écran. L’écriture minimaliste du livre devient émotion pure grâce au jeu subtil de Daisy Edgar-Jones et Paul Mescal. La série sublime chaque non-dit, chaque malaise adolescent, et capte avec justesse les oscillations du désir et de la solitude. Rarement une adaptation aura été aussi respectueuse tout en allant encore plus loin dans la puissance émotionnelle. Si on vous conseille très fortement de regarder la série (avec des mouchoirs à portée de main), on ne peut que vous suggérer très fortement d’ouvrir les pages de ce magnifique roman (toujours avec des mouchoirs à portée).

    V pour Vendetta (2006) — Adapté du roman graphique d’Alan Moore et David Lloyd

    Alan Moore renie l’adaptation de son œuvre ? Peut-être. Mais V pour Vendetta (2006) version cinéma a marqué l’imaginaire collectif bien plus profondément que le roman graphique. Le film synthétise les enjeux politiques, accentue le côté dystopique, et offre à Natalie Portman et Hugo Weaving des rôles mémorables. Plus direct, plus cinématographique, il transforme un pamphlet politique en fable visuelle puissante et limpide. Certes, il perd une partie de la complexité de l’œuvre d’origine, mais il y gagne en impact. Le masque de Guy Fawkes est désormais une icône mondiale. Le roman graphique est excellent aussi et présente un angle plus politique et encore plus centré sur l’opposition en fascisme et anarchisme. Comme à peu près tous les titres présentés ici, si vous voulez pleinement profiter de l’adaptation, lire l’œuvre originale est indispensable. 

    Casino Royale (2006) — Adapté du roman de Ian Fleming

    La première mission de James Bond revue en 2006 par Martin Campbell et Daniel Craig n’a pas juste modernisé le personnage : elle a relevé le niveau. Le roman original posait les bases, mais manquait de tension. Le film Casino Royale, lui, injecte un réalisme brutal, une romance crédible et une vulnérabilité rare chez Bond. Eva Green apporte une complexité inattendue à Vesper Lynd, et le duel de poker devient une bataille d’endurance psychologique. C’est plus qu’un reboot : c’est une refondation, qui redonne à 007 sa noirceur et sa classe. Et qui surpasse sans conteste la source papier.

    Dune (2021) — Adapté du roman de Frank Herbert

    Le roman de Frank Herbert est dense, philosophique, foisonnant. Il mélange les mythologies, les dynamiques politiques et l’écologie planétaire dans une fresque tentaculaire, parfois étouffante. Denis Villeneuve parvient pourtant à lui rendre justice… tout en le rendant lisible, limpide, presque organique. L’adaptation Dune de 2021 opère une sélection intelligente, affine les enjeux dramatiques, et donne corps aux visions de l’auteur avec une rigueur visuelle à couper le souffle. Là où le livre exige du lecteur une immersion longue et exigeante, le film embarque dès les premiers instants grâce à sa narration fluide, son casting maîtrisé et sa direction artistique magistrale. Ce n’est pas un résumé, c’est une reconfiguration sensorielle, une fresque cinématographique qui parvient à faire vivre un monde aussi vaste qu’intime. Un exploit rare dans la science-fiction moderne. Passer des heures avec les yeux écarquillés, les oreilles vrombissantes, et le cœur palpitant, est étonnamment particulièrement jouissif. 

    Call Me by Your Name (2017) — Adapté du roman d’André Aciman

    Le roman d’André Aciman est une longue introspection, sensible et littéraire. Le film, Call Me by Your Name (2017) de Luca Guadagnino, lui, se passe de mots superflus et fait parler les corps, les gestes, les silences. Timothée Chalamet et Armie Hammer incarnent avec une justesse saisissante cette histoire d’amour d’été, dans un décor italien baigné de lumière. Le film parvient à transmettre les mêmes émotions que le livre, mais avec une intensité visuelle et une pudeur rare. Là où le roman s’étire parfois, le film trouve son rythme, son souffle, son évidence.

    The Office (US - 2005) — Remake de The Office (UK)

    Le The Office (2001-2003) original de Ricky Gervais est culte, acide et gênant. Mais son remake américain, porté par Steve Carell, a su transformer le concept en série à la fois drôle, tendre et durable. Là où l’humour britannique frôle parfois le malaise, la version US gagne en profondeur émotionnelle et en développement de personnages. Le ton s’adoucit sans se trahir, et la série devient, au fil des saisons, un portrait hilarant mais touchant de la vie au bureau. Un cas rare où l’adaptation dépasse le modèle, en longévité comme en attachement.

    Shameless (US - 2011) — Remake de Shameless (UK)

    La version britannique de Shameless (2004-2013) était déjà provocante, mais son pendant américain l’a poussée encore plus loin, saison après saison. En adaptant les Gallaghers au contexte de Chicago, la série US gagne en intensité sociale et en richesse narrative. Le casting mené par William H. Macy et Emmy Rossum donne une nouvelle épaisseur aux personnages, et les intrigues s’étendent sur plus d’une décennie sans perdre leur mordant. C’est cru, drôle, tragique, et souvent plus pertinent que la version d’origine. Un remake qui ne copie pas : il réinvente. Nous ne sommes pourtant presque jamais fan des remakes de séries ou de films déjà particulièrement réussis, mais entre The Office et Shameless, il faut bien avouer qu’il peut y avoir des exceptions.

    Buffy contre les vampires (1997) — Adaptation du film Buffy the Vampire Slayer (1992)

    Avant la série culte, il y avait un film. Et quel écart entre les deux. Le film Buffy, tueuse de vampires de 1992 était une comédie parodique maladroite. La série, imaginée par Joss Whedon, reprend le concept pour en faire un teen drama surnaturel profond, drôle et souvent bouleversant. Sarah Michelle Gellar incarne une héroïne forte, complexe, pleine de contradictions. La série explore les thèmes de la mort, du destin, de l’adolescence et de l’amour avec une intelligence rare. L’adaptation dépasse son modèle au point qu’on en oublie même qu’il y avait un film.

    Scarface (1983) — Remake du film de 1932

    Le Scarface de Howard Hawks en 1932 posait les bases du gangster movie. Mais le Scarface (1983) de Brian De Palma, porté par un Al Pacino incandescent, redéfinit tout. Le Miami des années 80, les excès, la coke, la violence, l’ascension et la chute d’un homme : tout est plus intense, plus flamboyant, plus iconique. Les dialogues sont devenus cultes, la bande-son aussi. Le remake a totalement supplanté l’original dans l’imaginaire collectif, et Tony Montana est entré dans la légende. Une preuve éclatante que le remake peut devenir l’œuvre de référence.

    Où voir ces adaptations en streaming ?

    De Scarface à Normal People, ces adaptations sont aujourd’hui réparties sur plusieurs plateformes de streaming. JustWatch vous permet de savoir en quelques clics où voir chaque titre selon vos abonnements. Dans la liste ci-dessous, cliquez sur les logos de vos plateformes préférées pour n’afficher que les films ou séries disponibles pour vous, ou sélectionnez « réinitialiser » pour consulter l’ensemble de la sélection. Parfait pour redécouvrir ces œuvres qui ont su dépasser leur version originale.

  • Les 10 épreuves les plus brutales de « Squid Game »

    Les 10 épreuves les plus brutales de « Squid Game »

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    On croit connaître les règles. Un jeu, des participants, un gagnant. Et puis tout dérape. Squid Game (2021-2025) n’a jamais été une simple série à suspense : c’est une descente méthodique dans l’horreur, où chaque épreuve tord la nostalgie de l’enfance pour en faire une mécanique de mort. 

    Derrière le sucre, les rires ou la mélodie d’un carrousel, se cachent l’angoisse, la peur de tomber, la certitude que l’erreur ne pardonne pas. Certaines épreuves marquent plus que d’autres. Voici celles qui vous collent au ventre, bien après l’écran noir.

    1. Cache-cache – Le jeu qui tue vraiment

    Saison 3, premier jeu. Les joueurs sont divisés en bleus (qui se cachent) et en rouges (armés de couteaux). Les bleus ont quelques minutes pour se dissimuler dans une arène géante, pendant que les rouges les pourchassent. Chaque rouge doit tuer au moins un bleu, sinon il est éliminé. Ce n’est pas une épreuve : c’est une traque. Une chasse à l’homme sous tension, où chaque souffle trahi peut être le dernier. La violence est brute, sanglante, sans filtre. La panique est immédiate, les décisions désespérées. Ce jeu fait voler en éclats toute notion d’éthique ou de stratégie. Il ne reste qu’une règle : survivre… ou tuer.

    2. "Un, deux, trois, soleil" – L’ouverture sanglante

    Dans la saison 1, ce jeu sert d’introduction brutale à l’univers de Squid Game. D’apparence anodine, il se transforme en carnage dès que la poupée géante détecte un mouvement pendant la phase rouge. Les tirs fusent sans avertissement, et la pelouse se transforme en champ de cadavres. Ce qui rend cette épreuve particulièrement brutale, c’est qu’aucun joueur n’est encore préparé à la réalité du jeu. La surprise, la terreur et l’effet domino provoquent une panique totale. C’est un massacre inaugural, à la fois mécanique et cruel, qui ancre définitivement la série dans la terreur psychologique et la violence absolue.

    3. Marelle – L’aléatoire létal

    L’épreuve de la marelle revisite le jeu pour enfants avec un sadisme méthodique. Les joueurs doivent traverser un pont constitué de panneaux de verre, certains solides, d’autres qui se brisent sous leur poids. Chaque décision est un pile ou face mortel. Aucun calcul ne permet de prédire les bons pas, surtout pour ceux en tête de file. La peur monte à chaque saut, les corps chutent dans le vide sous les cris de ceux encore en vie. Ce n’est pas seulement brutal parce que ça tue : c’est brutal parce que ça tue dans l’absurde, sans logique ni mérite. L’aléatoire y est plus cruel que n’importe quel adversaire.

    4. Les billes – L’amitié broyée

    Dans cette épreuve emblématique de la saison 1, les joueurs choisissent librement un partenaire, souvent un ami ou un allié. Ce n’est qu’après que l’on découvre l’enjeu : un seul des deux survivra. Le but est de récupérer toutes les billes de l’autre, selon des règles qu’ils définissent eux-mêmes. Certains se manipulent, d’autres se sacrifient. La violence n’est pas dans le geste, mais dans l’effondrement émotionnel. C’est le cœur du jeu qui explose : la trahison, la culpabilité, la mort d’un proche. Un déchirement intime et silencieux, qui fait de cette épreuve l’une des plus inoubliables et dévastatrices de toute la série.

    5. Pentathlon à six – L’épuisement programmé

    Le Pentathlon de la saison 2 oblige des équipes de cinq joueurs à réussir une série de cinq mini-jeux inspirés de l’enfance : Ddakji, pierre volante, toupie, Jacks et Hacky Sack. À première vue, rien de mortel. Mais la pression, le compte à rebours et l’enjeu vital transforment cette suite d’épreuves en parcours du combattant mental. L’épuisement psychologique prend le dessus. Certains joueurs échouent à des jeux qu’ils maîtrisaient parfaitement, paralysés par la peur de mal faire. L’élimination est sèche, immédiate. Ici, ce n’est pas la violence qui frappe, mais l’usure, la tension, et la fatigue qui broie les volontés les unes après les autres.

    6. Tir à la corde – L’union qui précipite la chute

    Le jeu classique du tir à la corde prend une tournure cauchemardesque dans Squid Game saison 1. Les équipes s’affrontent sur une plateforme suspendue dans le vide, et celle qui cède est précipitée dans le néant. La tension monte au fil des secondes, le poids des corps devient insupportable, et les cris de panique accompagnent la chute. Ce n’est pas un joueur qui meurt, mais tout un groupe, souvent conscient qu’il ne pourra pas s’en sortir. C’est une mort collective, brutale, où la solidarité ne suffit pas toujours à compenser la force brute. Une vraie leçon sur la cruauté mathématique du jeu.

    7. Saut à la corde – L’épreuve post-trauma

    Présentée dans la saison 3, cette variante du saut à la corde se joue au-dessus du vide. Chaque joueur doit franchir un pont étroit en sautant à intervalle régulier. La difficulté est doublée : beaucoup des participants sont encore blessés de l’épreuve précédente. Entorses, fractures, fatigue extrême… tout devient un handicap mortel. Certains joueurs se montrent même stratégiquement cruels, bloquant le passage des autres pour les faire échouer. Ce jeu met en lumière les failles physiques autant que mentales. Il récompense l’opportunisme, punit les fragiles, et pousse chaque concurrent à ses limites les plus brutales.

    8. Squid Game – Le duel final

    Le jeu éponyme qui clôt la saison 1 oppose Gi-hun et Sang-woo, deux amis brisés par le système. Le terrain est simple : une aire en forme de calamar où il faut repousser ou atteindre l’autre selon des règles minimales. Mais en réalité, tout est permis. Ce qui commence comme un duel ritualisé vire au corps-à-corps boueux, désespéré, violent. Ce n’est plus une épreuve, c’est un règlement de comptes. Et le poids de leur passé commun rend chaque coup plus douloureux. C’est une agonie émotionnelle plus qu’un simple affrontement physique.

    9. Mingle – Le chaos musical

    Dans la saison 2, Mingle emprunte aux chaises musicales, mais en version tordue. Les joueurs se déplacent sur un manège pendant qu’une musique joue. À l’arrêt, un nombre est annoncé, et les joueurs doivent se regrouper et s’enfermer dans des pièces en fonction. Ceux qui restent dehors sont éliminés. Ceux qui ne forment pas le bon groupe à l’intérieur aussi. C’est une panique chorégraphiée, où la rapidité, la coordination et la chance se mêlent. Le stress est maximal, les trahisons fréquentes. Ce jeu est un piège pour les indécis, un cauchemar de l’instantanéité.

    10. Ppopgi – La fragilité à bout de souffle

    Introduit dans la saison 1, le jeu du Dalgona (Ppopgi) consiste à découper une forme dans un biscuit ultra-fragile à l’aide d’une simple aiguille. Pas de cris, pas de sang… mais une pression insoutenable. Un geste trop brusque, une fissure, et c’est terminé. Certains lèchent frénétiquement leur bonbon pour le rendre plus malléable, d’autres transpirent sous le regard pesant des gardes armés. Ce jeu, visuellement calme, est en réalité l’un des plus stressants. Il exige une précision extrême sous la menace immédiate. Une tension silencieuse qui étouffe peu à peu.

    Où voir les épreuves de Squid Game en streaming ?

    Sauter dans le vide, trahir un ami, découper un biscuit sous la menace d’un fusil… Les jeux de Squid Game ne laissent aucune place à l’erreur, et chaque épisode pousse un peu plus loin les limites du supportable. Pour savoir où revoir ces moments aussi absurdes que terrifiants, JustWatch vous permet d’identifier en quelques secondes sur quelles plateformes la série est disponible, selon vos abonnements. Vous pouvez filtrer par service ou réinitialiser les options pour avoir une vue d’ensemble. Un outil simple, idéal pour replonger dans ce théâtre de la survie sans perdre une minute.

  • Où retrouver les comédiens du casting de « Squid Game » après la saison 3 ?

    Où retrouver les comédiens du casting de « Squid Game » après la saison 3 ?

    Justine Charlet

    Justine Charlet

    Rédacteur JustWatch

    Avec sa saison 3 tournée de juillet 2023 à juin 2024 et sortie un an plus tard, Netflix clôt le chapitre Squid Game (2021-2025), série sud-coréenne qui a tenu en haleine pendant 4 ans ses streamers du monde entier. En attendant une éventuelle version hollywoodienne, les comédiens devenus les visages de ce jeu pervers aux millions de vues ont travaillé sur différents projets, des virages auxquels la notoriété leur a permis d’accéder. 

    Nous vous proposons un guide JustWatch autour des comédiens de la série Squid Game et les productions dans lesquelles il est désormais possible de les voir. Tout en vous rappelant où les regarder sur les plateformes de streaming.

    Lee Jung-jae (Seong Gi-hun / Joueur 456)

    Acteur et désormais réalisateur, Jung-jae a tenu le rôle emblématique du joueur 456, héros de Squid Game. En parallèle, il a pu jouer dans d’autres productions, y compris The Acolyte (2024), une série américaine issue de l’univers Star Wars, où il a tenu le rôle du maître Jedi Sol. On l’a vu aussi dans le film Revolver (2024) de Oh Seung-uk, où il joue un chef de police. Il est également partie prenante d’un business destiné à promouvoir ses pairs puisqu’il a fondé en 2016 avec d’autres acteurs l’agence Artist Company.

    Jung Ho-yeon (Kang Sae-byeok / Joueur 067)

    Depuis la fin de Squid Game, où elle interprétait une joueuse souhaitant offrir une vie meilleure à son frère et sa mère, l’actrice a signé un contrat exclusif avec BH Entertainment, l’agence fondée par son co-star Lee Byung-hun, avec l’objectif de propulser sa carrière à l’international. Elle tient un rôle dans la série Disclaimer (2024) où elle joue l’assistante de Cate Blanchett, et vient d’achever le tournage du film Hope (2026) de Na Hong-jin. L’actrice sera aussi à l’affiche de The Hole de Kim Jee-woon avec Christian Slater et de The Governesses de Joe Talbot avec Lily-Rose Depp, projet évoqué en 2022 mais dont on n'est sans nouvelles depuis.

    Park Sung-hoon (Cho Hyu-ju / Joueur 120)

    Interpréter une femme trans en saison 3 l’a confronté à certaines critiques mais l’acteur a reçu un soutien fort de la communauté LGBTQ+. En décembre 2024, en plein deuil national après un crash aérien, l’acteur commet une bourde en publiant sur son compte Instagram une image parodique de Squid Game. La polémique le conduit à se retirer d’un projet de drama intitulé Bon Appetit, Your Majesty (2025). Il sera en revanche dans Night Fever (2025) de Kim Pan-soo où il joue un ancien boxeur accusé de meurtre.

    Lee Byung-hun (Hwang In-ho / Joueur 001)

    Après la saison 3 de Squid Game, Lee Byung-hun, qui incarnait le Maître du jeu dans la série, a prêté sa voix au roi démoniaque Gwi-Ma dans le film d’animation à succès KPop Demon Hunters (2025). Dans The Match (2025), sorti cette année aussi, où il incarne un champion de jeu de go. Il a également terminé le tournage de No Other Choice (2025). Dans ce thriller comique noir réalisé par Park Chan-wook, il joue Man-soo, un homme licencié après 25 ans de carrière et qui lutte pour subvenir aux besoins de sa famille. 

    Roh Jae-won (Nam-gyu/Joueur 124)

    Celui qui joue l’un des méchants de Squid Game, le dénommé Nam-gyu, poursuit une ascension fulgurante dans le cinéma et sur le petit écran sud-coréens. En 2025 est également sorti Nine Puzzles, une série où il incarne un directeur de clinique. Dans la saison 2 de All of Us Are Dead (2022-) qui rentrera en tournage cette année - trois ans après la première saison, de nouveaux noms ont été annoncés dont celui de Roh Jae-won. 

    Wi Ha-joon (Hwang Jun-ho)

    Survivant miraculeusement à une balle tirée par son frère In-ho, le détective part ensuite désespérément à sa recherche et à celle de l’île, espérant trouver des preuves du jeu. Très présent dans l’industrie audiovisuelle de son pays, l’acteur Wi Ha-joon était au casting des séries Gyenongseong Creature (2023-2024) et The Midnight Romance in Hagwon en 2024, et dans un épisode de Shark: The Storm en 2025.

    Yang Dong-geun (Park Yong-sik / Joueur 007)

    Rentré dans le jeu avec sa mère, ce joueur compulsif a tenté de la protéger tout au long des épreuves avant qu’elle ne le poignarde dans le dos à la saison 3. Artiste de hip-hop, connu sous le nom de YDG, Yang a participé à une autre série, en parallèle de Squid Game : il s’agit de Secret Playlist (2023), un drama adapté d’un webtoon autour d’une étudiante qui mène une double vie de chanteuse et dans lequel il joue le père de l’héroïne.

    Kang Ae-sim (Jang Geum-ja / Joueur 149)

    La mère de Yong-sik est entrée dans le jeu pour rembourser les dettes de jeu de son fils. Mais le jeu tourne mal pour elle et, après avoir poignardé son fils, rongée par la culpabilité, finit par se pendre. En 2025, la comédienne chevronnée Kang Ae-sim était aussi à l’affiche de la mini-série Oh My Ghost Clients (2025) et jouera dans Cheot, Sarangeul Wihayeo.

    Où voir en streaming le casting de la saison 3 de Squid Game ?

    Les films et séries dans lesquels les comédiennes et comédiens de la saison 3 de Squid Game ont ensuite joué sont disponibles à la location ou en streaming. Notre guide vous donnera alors toutes les informations nécessaires. Vous pourrez cliquer sur le logo des services de streaming pour voir quels films et séries sont disponibles sur vos plateformes. Ou ne rien cocher du tout pour voir où sont disponibles les films ou séries tous services confondus.

  • Que pouvons-nous attendre de la San Diego Comic-Con 2025?

    Que pouvons-nous attendre de la San Diego Comic-Con 2025?

    Maëlle Beauget-Uhl

    Maëlle Beauget-Uhl

    Rédacteur JustWatch

    Comme tous les ans, la San Diego Comic-Con (SDCC), va faire vibrer l’industrie du divertissement. Si chaque été, les plus gros studios se voient attribuer un panel pour présenter de prochains gros projets comme des films et des séries TV dans le fameux Hall H, cette année, c’est Marvel Studios qui sera absent de cette édition. 

    Le studio nous avait habitués à sa présence chaque année, mais il semblerait qu’il fasse cette fois l’impasse sur cet événement cultissime de la pop-culture pour mieux préparer l'édition de 2026. Rassurez-vous le Hall H et la SDCC ne seront pas en manque de projets tous plus excitants les uns que les autres. Dans ce guide, vous découvrirez 10 des plus gros panels présentés à la comic-con 2025.

    Percy Jackson et les Olympiens - Saison 2 (2025)

    Le cast et les créateurs de la série Disney+ à succès Percy Jackson et les Olympiens (2023) seront bien présents dans le Hall H afin d’offrir aux fans quelques images exclusives et certains secrets de tournages de cette très anticipée seconde saison, qui sera basée sur le livre Percy Jackson: La mer des Monstres. Les acteur principaux tels que Walker Scobell, Leah Sava Jeffries, Aryan Simhadri, Charlie Bushnell, Dior Goodjohn et Daniel Diemer ainsi que les producteurs exécutifs seront donc présents le 24 juillet sur la scène du Hall H, en attendant la sortie de la saison 2 au mois de décembre. 

    Georges Lucas, Lucas Museum of Narrative Art (2026)

    Bien que Disney ne présente aucun projet lié à l’univers Star Wars (1977) cette année, George Lucas sera présent pour la première fois à la San Diego Comic-Con, dans un panel exceptionnel lié à l’ouverture du spectaculaire musée consacré aux arts narratifs en Californie, le Lucas Museum of Narrative Art, qui ouvrira en 2026. Le réalisateur légendaire sera également accompagné de Guillermo del Toro qui est également membre du comité du musée, ainsi que de Doug Chiang‍, le production designer qui a travaillé dans l’univers Star Wars pendant des années. Le panel sera également modéré par l’actrice, chanteuse, productrice et passionnée de fantasy et de science-fiction, Queen Latifah. 

    Alien: Earth (2025)

    Après la sortie d’Alien: Romulus (2024) sur grand écran l’année dernière, c’est maintenant sur le petit écran que la franchise Alien va faire son retour. Alien: Earth, une série FX qui sortira en août sur Disney+, sera présentée à la Comic Con le jeudi 24 juillet. Le cast et les créateurs devraient être présents, ce qui inclura notamment Sydney Chandler, Timothy Olyphant ou encore Alex Lawther. Le premier épisode devrait également être diffusé dans son intégralité et sera suivi d’un Q&A avec le public. 

    Predator: Badlands (2025)

    La franchise Predator fera également son entrée dans le Hall H le vendredi 25 juillet. Alors qu’une bande-annonce vient de sortir, Predator: Badlands (2025) qui mettra en vedette Elle Fanning semble particulièrement prometteur. Le réalisateur Dan Trachtenberg qui était déjà aux commandes de Prey (2022), présentera sûrement aux fans de nouvelles images exclusives, voir un extrait ou une nouvelle bande-annonce. Même si les informations concernant ce panel sont encore assez restreintes, les fans ne devraient pas être déçus par cette présentation de Disney dans le Hall H, qui fait toujours en sorte de faire plaisir aux fans se rendant à la Comic-Con.

    Tron: Ares (2025)

    Le 25 juillet promet d’être une grosse journée pour Disney qui présentera également de nouvelles images de Tron: Ares (2025), dont la sortie est prévue pour le mois d’octobre, soit 15 ans après la sortie de Tron: L'Héritage (2010). Le réalisateur Joachim Rønning, qui a déjà collaboré trois fois auparavant avec Disney, est confirmé pour ce panel, aux côtés de certains membres du casting. Si des confirmations devraient avoir lieu dans les prochains jours, le panel d’invités pourrait inclure Jared Leto, Jeff Bridges, Evan Peters, Great Lee, Jodie Smith et Gillian Anderson. 

    Projet Dernière Chance (2026)

    La bande-annonce de Projet Dernière Chance (2026), ou Project Hail Mary en anglais, a engrangé plus de 400M de vues dès sa première semaine de sortie, ce qui serait un record pour une bande-annonce d’un film original. Ryan Gosling et Sandra Hüller seront à l'affiche de cette adaptation du roman à succès d’Andy Weir, dans lequel Gosling jouera le rôle d’un professeur de science se réveillant dans un vaisseau à des années lumières de chez lui, sans savoir ni pourquoi, ni comment. Le casting et les créateurs seront donc présents dans ce qui devrait être un panel interstellaire, le 26 juillet sur la scène du Hall H. 

    Marche ou Crève (2025)

    La prochaine adaptation du roman dystopique de Stephen King, Marche ou Crève (2025) sera mise à l'honneur par Lionsgate dans le Hall H le vendredi 25 juillet. Le panel sera présenté par les créateurs du podcast The KingCast, Eric Vespe et Anthony Breznican. Le film est réalisé par Francis Lawrence qui semble pour l’instant être absent du panel. Néanmoins, le cast incluant David Jonsson, Tut Nyuot, Garrett Wareing, Charlie Plummer ou encore Mark Hamill, ainsi que le producteur Roy Lee et le scénariste JT Mollner devraient être présents lors du panel. 

    Ça : Bienvenue à Derry (2025)

    Six ans après la sortie de Ça : Chapitre 2 (2019) Bill Skarsgård s'apprête à nouveau à enfiler la perruque et le costume du plus effroyable des clowns dans la nouvelle série HBO Max, Ça: Bienvenue à Derry (2025). La série qui servira de préquelle aux 2 premiers films, se passe dans les années 1960 où une bande d’enfants découvre le terrible secret que renferme la ville de Derry, et peut-être même en saurons-nous plus sur les origines de Pennywise. Le panel devrait avoir lieu en présence des créateurs Andy Muschietti et Barbara Muschietti le 26 juillet, et les fans devraient pouvoir découvrir en exclusivité le premier épisode de la série, qui sortira en septembre sur la plateforme de streaming.

    Outlander: Blood of my Blood (2025)

    La série événement préquelle d’Outlander (2014-), Outlander: Blood of my Blood (2025) qui mettra en lumière l’histoire d’amour des parents de Jamie et Claire, aura le droit à un panel exceptionnel avec une très grande partie du cast, incluant les stars de cette nouvelle série, Harriet Slater, Jamie Roy, Hermione Corfield et Jeremy Irvine, ainsi que le créateur de la série originale Matthew B. Roberts. Ils pourront discuter avec les fans de l’univers Outlander, après la présentation d’images exceptionnelles de tournage et peut-être même de quelques autres surprises. 

    Peacemaker (2025)

    Alors que le Superman (2025) de James Gunn continue de faire voler le box office, le réalisateur et créateur de Peacemaker (2022-) viendra lui-même présenter de nouvelles images de la très attendue et très déjantée deuxième saison de Peacemaker, aux côtés du casting dont John Cena, Danielle Brooks et Jennifer Holland. Ce panel créera forcément l'événement lors de la comic-con, car la série sortira en août, soit un peu plus d’un mois après la sortie de Superman, ce qui permettra aux fans d’en découvrir un peu plus sur la façon dont James Gunn cherche à établir son univers DC.

    Comment trouver en streaming les titres mentionnés dans ce guide? 

    Pour trouver en streaming tous les titres qui sont mentionnés dans ce guide, il n’y a rien de plus simple! Il vous suffit de cliquer sur les titres du titre qui vous intéresse, afin d’en ouvrir la page JustWatch France, et de découvrir où les trouver en streaming. 

  • Nicholas Hoult : le meilleur de sa filmographie en streaming

    Nicholas Hoult : le meilleur de sa filmographie en streaming

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    Nicholas Hoult, c’est un caméléon. Il peut être le mutant le plus poli de l’univers Marvel, un zombie romantique, un tsar incontrôlable ou un lycéen manipulateur. Depuis ses débuts dans Pour un garçon, il trace une trajectoire pleine de virages : blockbusters, comédies acides, drames élégants. 

    Tour à tour lunaire, intense, drôle ou dérangeant, Hoult s’impose sans forcer, avec cette capacité rare à s’effacer dans le personnage. Il est de retour sur grand écran dans Superman (2025) en prenant le rôle d’un Lex Luthor redoutable, froid et méthodique. C’est l’occasion de revenir sur ses meilleurs rôles au cinéma ou à la télévision. Voici où (re)découvrir ses rôles les plus mémorables, entre gros budget et cinéma de caractère.

    Mad Max: Fury Road (2015)

    Dans un désert post-apocalyptique ravagé par la guerre et la pénurie, Max finit par s’allier à Furiosa dans une tentative de libération des épouses d’un tyran. « What a lovely day! » Dans Mad Max: Fury Road, Hoult campe Nux, un War Boy fanatique élevé dans le culte d’Immortan Joe. Physique décharné, crâne rasé, yeux fous : il part pour mourir glorieux. Mais au fil du chaos, sa trajectoire change, petit à petit. Hoult donne à ce personnage extrême une vulnérabilité inattendue. Il joue la dissonance : la foi absolue qui vacille, l’enfant-soldat qui découvre l’humanité. C’est un rôle de contrastes, de silences expressifs, de gestes hésitants, qui semble binaire dans un premier temps, mais se révèle être bien plus nuancé qu'on ne le pense. Dans ce monde rugissant, il devient un cœur battant. Une présence marquante, dans un film qui hurle — et pourtant, c’est lui qu’on retient, comme une voix intérieure au milieu du vacarme.

    Superman (2025)

    Clark Kent tente de concilier son héritage kryptonien avec les attentes du monde, face à un Lex Luthor redoutable. Avec Superman, James Gunn lance une nouvelle ère DC. Hoult y incarne Lex Luthor, version 2025 : pas de rire démoniaque, mais une froideur méthodique. Derrière le costume soigné, un cerveau affûté, un manipulateur sans éclat, mais redoutable. Hoult joue l’intelligence comme une arme silencieuse. Pas besoin de lever la voix, il suffit d’un ton posé, d’un regard coupant. Ce Lex-là est ancré dans le réel : businessman, stratège, presque crédible. Ce n’est pas un monstre, c’est un reflet déformé de notre époque. Et c’est ce qui le rend terrifiant. Hoult livre ici une performance de surface calme, sous laquelle bouillonne une ambition implacable.

    La Favorite (2018)

    En Angleterre au XVIIIe siècle, deux cousines se disputent les faveurs de la Reine Anne. Avec sa perruque imposante et ses manières doucereuses, Robert Harley pourrait n’être qu’un décor dans La Favorite (2018). Mais Hoult en fait un instrument de discorde. Il joue la cour avec le sourire, mais derrière les courbettes, l’œil est acéré. Harley n’est jamais là par hasard. Hoult distille la menace en costume d’apparat, le venin dans l’élégance. Il n’a pas besoin de monologue : un simple haussement de sourcil suffit. Il donne à ce rôle secondaire une texture délicieusement vénéneuse. Face à un trio féminin incendiaire, il trouve sa place en finesse, glissant dans les interstices du pouvoir. Une touche de poison dans ce ballet baroque.

    Le Menu (2022)

    Un couple se rend sur une île pour un dîner de prestige… mais le chef a un menu bien particulier en tête. Tyler, le foodie insupportable de Le Menu (2022), c’est l’un des rôles les plus irritants (et réussis) de Hoult. Tout dans sa performance sonne juste : la prétention creuse, l’admiration aveugle, l’absence totale de recul. Il ne joue pas un méchant, mais un homme vide, noyé dans son obsession. Hoult le rend pathétique sans forcer, avec une ironie douce. On ne le hait pas : on le plaint. Il représente l’élite qui veut appartenir à un monde qu’il ne comprend pas. Et il le fait avec une sincérité désarmante. Une satire brillante, et une leçon d’interprétation dans l’art de ne pas en faire trop.

    A Single Man (2009)

    En 1962, un professeur d’université tente de faire face à la perte brutale de son compagnon. Kenny, l’étudiant lumineux dans la grisaille d’un deuil, c’est le contrepoint silencieux à la douleur de Colin Firth. Hoult ne cabotine jamais. Dans A Single Man (2009), il glisse dans ce rôle avec une douceur rare. Il n’impose rien, mais il existe, pleinement. Par sa seule présence, il fait naître des possibilités, des échappées. Son jeu est fait d’infimes mouvements : une inflexion dans la voix, un léger sourire, un regard tenu un peu trop longtemps. Kenny devient l’incarnation du « et si… ». Une figure évanescente, mais essentielle. Dans ce film raffiné, Hoult est la brèche par où passe un peu de lumière.

    The Banker (2020)

    Deux entrepreneurs afro-américains contournent les lois raciales pour investir dans l’immobilier avec un prête-nom blanc. Matt Steiner, c’est le type banal qu’on met en première ligne parce qu’il a la bonne couleur de peau. Dans The Banker (2020), Hoult joue ce rôle inconfortable avec un mélange de gêne assumée et d’ambition vacillante. Il n’est ni complice, ni héros. Juste un maillon du système. Hoult n’en fait jamais trop : il laisse les dilemmes exister, sans les résoudre. Il incarne cette Amérique silencieuse, qui navigue entre opportunisme et malaise. Un rôle en creux, tout en demi-teinte, mais qui interroge sans poser de jugement. Sa performance est celle d’un homme qui comprend trop tard ce qu’il représente. Subtil, précis, troublant.

    Juré n°2 (2024)

    Un juré cache un lien personnel avec une affaire de meurtre et lutte avec sa conscience pendant le procès. Dans le thriller Juré n°2 (2024) signé Clint Eastwood, Hoult devient un homme ordinaire pris dans une situation impossible. Justin Kemp, juré apparemment sans histoire, cache une vérité compromettante. Et c’est tout le génie du film : faire monter la tension de l’intérieur. Hoult adopte une sobriété glaçante. Il ne fait pas de grands gestes, il laisse le doute s’installer. On lit tout sur son visage : la peur, la culpabilité, l’indécision. Il maîtrise l’art du silence inquiet. Ce rôle prouve qu’il sait porter un film sans en avoir l’air. Une performance sur le fil, tendue, étouffée, qui vous suit longtemps après le générique.

    The Great (2020-2023)

    Une version satirique et anachronique de l’ascension de Catherine II dans la Russie impériale. Pierre III de Russie, sous la plume acide de The Great (2020 - 2023), devient un tyran grotesque et hilarant. Hoult y va à fond : il hurle, ricane, pleure, aime et tue — parfois tout ça dans la même scène. Mais au-delà du clown tyrannique, il donne de l’épaisseur à ce souverain absurde. C’est du théâtre total, avec une jubilation contagieuse. Il joue avec la langue, le corps, les ruptures de ton. Rarement un acteur aura eu autant de liberté — et rarement il en aura fait un tel usage. Une performance explosive, qui prouve à quel point Hoult sait transformer la démesure en or.

    Skins (2007-2008)

    Des ados britanniques naviguent entre excès, amours et crises existentielles dans un lycée de Bristol. Tony, dans Skins (2007-2013), c’est le garçon trop intelligent pour son propre bien. Manipulateur, charmeur, parfois cruel. Et pourtant, on sent qu’il joue un rôle, qu’il cache quelque chose. Hoult, tout jeune, apporte déjà une intensité étonnante. Il capture l’arrogance adolescente, mais aussi les failles. Il donne à Tony une complexité rare pour un ado de série. Skins, c’est une révolution télévisuelle, et Hoult en est un pilier. Ce rôle l’a lancé, mais il reste marquant par sa finesse. Il aurait pu jouer l’insupportable. Il a préféré jouer l’humain.

    Warm Bodies (2013)

    Un zombie amorce sa transformation en humain après être tombé amoureux d’une jeune survivante. Un zombie qui tombe amoureux ? Sur le papier, Warm Bodies (2013) sent la parodie. Mais Hoult le prend au sérieux. Il joue « R » avec un mélange de gaucherie et de grâce. Son regard dit plus que les mots qu’il n’a pas. Il rend crédible une histoire d’amour entre un mort et une vivante. Il donne au zombie une âme, sans forcer. Le film devient une métaphore douce sur la solitude, la renaissance, la connexion. C’est bizarre, tendre, étrange. Et Hoult est le cœur battant de cette fable désaxée. Une prouesse d’équilibre entre l’absurde et l’émotion.

    Tolkien (2019)

    Le biopic retrace la jeunesse de J.R.R. Tolkien, entre amitié, amour et guerre, jusqu’à la naissance de son œuvre. Avant les anneaux et les orcs, il y avait un jeune homme qui aimait les mots. Dans Tolkien (2019), Hoult incarne l’auteur en devenir avec une retenue pleine de charme. Il ne fait pas du grandiloquent : il suggère. Chaque silence devient une phrase. Chaque regard, une idée en germe. Il dessine un portrait discret, mais chargé. On sent le poids des souvenirs, la blessure de la guerre, l’élan de la création. Il ne surjoue rien. Il écoute, il rêve, il doute. Et c’est ce qui rend ce Tolkien-là si touchant. Une performance fine, à l’image de son sujet.

    Pour un garçon (2002)

    Un garçon solitaire bouleverse la vie d’un célibataire immature dans Pour un garçon (2002), cette comédie dramatique touchante. Marcus, 12 ans, est loin des enfants stars. Il est maladroit, froncé, un peu cassé. Et Hoult, à cet âge, joue déjà juste. Il ne cherche pas à attendrir : il existe. Avec sa mère paumée, son pull moche et son regard perdu, il rend ce gamin inoubliable. Sa relation avec le personnage d’Hugh Grant est le cœur battant du film : bancale, drôle, salvatrice. C’est là que tout a commencé, mais ce n’est pas un simple « début prometteur ». C’est un vrai rôle, tenu à hauteur d’enfant, sans tricher. Et ça, c’est rare.

    Où voir les films et séries avec Nicholas Hoult ?

    De la comédie satirique à l’action post-apocalyptique en passant par les drames intimistes, Nicholas Hoult a exploré une grande variété de genres. Pour voir ces films et séries en streaming, cliquez sur les logos ci-dessous pour afficher ceux disponibles avec vos abonnements, ou utilisez « réinitialiser » pour explorer le meilleur de sa filmographie.

  • Où voir les films et séries de James Gunn en streaming

    Où voir les films et séries de James Gunn en streaming

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    James Gunn, c’est ce mec qui a foutu un feu d’artifice dans le cinéma de super-héros. Il a transformé un raton laveur en icône, bousculé le DCEU à coups de gore tendre et donné une voix aux marginaux cosmiques. À chaque film, il balance un mélange explosif d’émotion brute, de satire mordante et de BO improbable.

    À l’occasion de la sortie de Superman, voici où revoir — ou découvrir — les œuvres marquantes de ce franc-tireur du blockbuster. Spoiler : il y a plus qu’un peu de sang et beaucoup de cœur. Et surtout, une manière unique de raconter l’humanité à travers les freaks, les losers et les extraterrestres.

    Superman (2025)

    Sorti en juillet 2025, Superman marque la première pierre de l’univers DC version James Gunn. Le film mise sur la lumière plutôt que l’ombre, avec un Clark Kent interprété par David Corenswet, à mi-chemin entre le boy scout sincère et le fils d’immigré extraterrestre en quête d’équilibre. Gunn injecte sa marque : humour en décalage, émotion frontale, action stylisée mais jamais creuse. Il s’amuse avec les codes sans jamais les moquer, préférant les rehausser d’un peu d’humanité cabossée. Ce Superman réinvente sans cynisme. C’est une nouvelle ère, et elle commence avec un sourire en coin et une cape qui claque dans le vent. On sent que Gunn a voulu insuffler un souffle plus lumineux au mythe, sans sacrifier la profondeur. Et ça marche.

    Les Gardiens de la Galaxie Vol. 3 (2023)

    Le dernier chapitre des Gardiens de la Galaxie Vol. 3, c’est une claque émotionnelle sous couvert de SF déglinguée. Gunn y plonge dans les traumas de Rocket avec une crudité quasi documentaire. Le film n’a pas peur du noir : il parle de deuil, de filiation, de survie… mais sans jamais lâcher l’humour, les bastons chorégraphiées et les tubes rétro. Chaque personnage a droit à sa révérence, sa faille, son moment d’humanité. Gunn conclut avec panache cette saga improbable, et prouve qu’on peut faire pleurer une salle entière avec un raton-laveur en CGI. C’est une fin, oui — mais une fin qui continue de résonner longtemps. Dans ce film, on a l'impression d'entrer dans l'intimité de Gunn. On y lit surtout une déclaration d’amour sincère à ces marginaux de l’espace qui nous ont tant fait rire et pleurer. Et derrière le clinquant, il y a cette idée persistante : même les monstres méritent une histoire qui finit bien.

    Peacemaker (2022 - série)

    Dérivé direct de The Suicide Squad (2021), Peacemaker met le doigt là où ça fait mal… puis appuie. John Cena y est à contre-emploi, pathétique et touchant, dans une série où les blagues potaches côtoient les traumas d’enfance. Gunn y explore les masques, les pères toxiques, la solitude, le besoin d’exister dans un monde qui ne veut pas de vous. Chaque épisode est une déflagration d’absurde, d’action et de mélancolie. Et ce générique, mi-clip ringard mi-message codé, donne le ton : on est chez Gunn, et personne n’en sort indemne. Ce n’est pas une simple série de super-héros : c’est une thérapie punk-rock, bourrée de riffs et de larmes. Et ça fait un bien fou dans un paysage saturé de récits lissés.

    Les Gardiens de la Galaxie : Joyeuses fêtes (2022)

    Un épisode spécial de Noël déguisé en farce cosmique, où Kevin Bacon devient le cadeau d’anniversaire de Star-Lord. Gunn se lâche : blagues à la chaîne, décor kitsch au possible, tendresse sincère. Derrière l’absurde, il y a une ode à la famille choisie, à l’amitié sans conditions, et à la magie bancale des fêtes. C’est drôle, bizarre, inattendu… et étrangement essentiel. Même les créatures de l’espace ont droit à leur moment de chaleur humaine sous les guirlandes. Les Gardiens de la Galaxie : Joyeuses fêtes n’est peut-être qu’un interlude dans la saga, mais il dit beaucoup sur l’esprit Gunn : irrévérencieux, généreux, toujours un peu sentimental.

    The Suicide Squad (2021)

    Gunn hérite d’une franchise plombée, et la retourne comme une chaussette trempée dans le sang. The Suicide Squad est violent, chaotique, trash — mais pas creux. Chaque personnage est un échec ambulant, un reste de projet gouvernemental mal fichu… et c’est justement ça qui les rend intéressants. Gunn fait du sale avec du cœur, du grotesque avec de l’âme. King Shark, Bloodsport, Ratcatcher : des noms absurdes, pour des destins qui vous attrapent à la gorge. Et oui, il y a un kaiju étoile de mer géant. C’est tout sauf du super-héros classique : c’est un film sur les déchets humains qu’on ose encore aimer. Un foutoir magistral, maîtrisé, profondément attachant.

    Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 (2017)

    Moins “space opéra” que le premier, Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 mise sur l’intime, le non-dit, les fêlures de l’âme. Gunn y creuse la figure paternelle, les blessures d’enfance, la loyauté, la trahison. C’est flashy, bordélique, drôle, mais toujours ancré dans l’émotion. Yondu vole la vedette à tout le monde, Baby Groot devient un mème vivant, et Ego… eh bien, il porte bien son nom. La BO continue de faire mouche, entre nostalgie sincère et ironie assumée, et l’ensemble brille par sa sincérité brutale. Gunn ose la vulnérabilité, jusque dans les éclats de rire ou les dérapages cosmiques. C’est un film sur les familles qu’on subit, celles qu’on construit, et les pardons qu’on n’ose jamais demander. Une aventure galactique qui sonne juste, jusque dans ses excès — et qui, sous ses airs de délire pop, serre parfois un peu le cœur.

    Les Gardiens de la Galaxie (2014)

    Le film qui a surpris tout le monde. Un groupe improbable, des vannes toutes les 10 secondes, un raton-laveur armé et un arbre qui ne sait dire que trois mots. Et pourtant, Les Gardiens de la Galaxie fonctionne à plein régime. Gunn y injecte sa folie, sa tendresse, sa bande-son nostalgique et sa science du rythme. C’est le Marvel qui ne ressemble pas à un Marvel — et c’est pour ça qu’on l’adore. Il ose l’irrévérence, la tendresse décalée, l’absurde au service de l’émotion. Derrière le délire cosmique, c’est une déclaration d’amour aux marginaux, aux perdants magnifiques, à ceux qui trouvent une famille quand ils n’en ont plus. Un coup de maître imprévu, qui a redéfini ce qu’un film de super-héros pouvait être : bordélique, sincère, et profondément humain. Un film qu'on a envie de revoir, encore et encore, rien que pour cette alchimie bizarre qui fait tout le charme.

    My Movie Project (Movie 43, 2013)

    Anthologie de sketches trash, parfois drôles, souvent gênants. Gunn signe une séquence sur une femme enceinte d’un alien — c’est court, absurde, provoc’. Pas grand-chose à sauver, mais ça montre qu’il n’a jamais eu peur du mauvais goût. Et parfois, c’est déjà une signature. Même dans ce chaos, on sent poindre l’envie de bousculer les lignes, de tester les limites, quitte à faire grimacer. My Movie Project est une curiosité, mais révélatrice d’une audace constante. Et peut-être, quelque part, le laboratoire d’un cinéma plus libre que ce qu’Hollywood ose habituellement proposer.

    Super (2010)

    Un type lambda se prend pour un super-héros. Il fracasse des crânes à coups de clé à molette. Super est un film rugueux, dérangeant, mal à l’aise dans ses baskets — mais sincère. Gunn y mélange ultraviolence, pathos, grotesque et critique sociale. Rien n’est aimable, tout est frontal. Et pourtant, on y trouve des éclats de vérité. Une vraie bizarrerie, qui annonce les coups de poing émotionnels à venir. C’est du cinéma fauché mais viscéral, qui cogne là où ça fait mal et qui laisse des traces, même une fois les lumières rallumées. C’est le genre d’objet filmique qu’on aime ou qu’on fuit, mais qui ne laisse jamais indifférent.

    PG Porn (2008 - série web)

    Des parodies de films porno sans aucune scène de sexe, juste les situations absurdes. C’est sale, débile, hilarant. Gunn et son frère Sean y testent des idées à l’arrache, parfois géniales. Ça ne ressemble à rien d’autre, et c’est ça qui est beau. PG Porn est le genre de projet foutraque qui annonce les virages créatifs à venir. C’est punk, c’est DIY, c’est du génie déguisé en blague potache. L’esprit Gunn dans ce qu’il a de plus libre, et de plus joyeusement absurde. On y voit déjà son goût pour le détournement des genres, pour les clashs de tonalité, pour l’humour qui gratte où ça pique.

    Horribilis (2006)

    Des vers extraterrestres, du sang, des blagues dégueu, Michael Rooker qui dégénère. Horribilis est une lettre d’amour aux séries B crados des années 80, mais avec une vraie tendresse pour ses monstres et ses loosers. C’est du gore avec du cœur, du body horror qui bat pour de vrai. Un premier film déjà habité par le style Gunn. Il y a là toute la promesse de son cinéma : du dégueu qui touche, du bizarre qui fait vibrer. Ça déborde, ça colle, ça fait rire et frémir. Et c’est inoubliable.

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  • “M3GAN” et 10 autres films de jouets tueurs à te glacer le sang

    “M3GAN” et 10 autres films de jouets tueurs à te glacer le sang

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    M3GAN 2.0 débarque au ciné, et franchement, on n’était pas prêt. Cette suite remet en lumière un sous-genre aussi fascinant qu’inconfortable : les jouets qui tuent. Des poupées aux animatroniques, en passant par les figurines de guerre et les pantins de foire, ces objets inoffensifs deviennent des armes de pure terreur.

    Ils rampent, guettent, attaquent — et te regardent pendant que tu dors. Voici 11 films où les jouets prennent vie… et pas pour jouer gentiment.

    M3GAN (2022)

    Faussement douce, résolument flippante. M3GAN, c’est la poupée 2.0, l’ami idéal programmé pour t’aimer… jusqu’à la mort. Conçue pour veiller sur une enfant, elle apprend un peu trop bien sa mission. Ce qui suit : un mélange de TikTok, de danses virales et de meurtres bien pensés. Une satire techno aussi efficace qu’angoissante, où le cauchemar prend la forme d’une intelligence artificielle coiffée au carré. Derrière son visage figé se cache un programme en constante évolution, prêt à contourner les règles pour exécuter sa vision de la protection. Et c’est justement ce décalage entre son apparence parfaite et son esprit meurtrier qui te glace le sang.

    Chucky – Jeu d’enfant (1988)

    Avant que les jouets ne soient connectés, Chucky parlait déjà — avec une voix de psychopathe. Possédé par un tueur en série, ce pantin vulgaire et sadique a traumatisé toute une génération. Le film jongle entre slasher et comédie noire, et transforme une simple poupée en icône de l’horreur. Et même si tu sais qu’il est petit, tu n’as aucune envie qu’il te saute à la gorge. Le plus effrayant dans Jeu d’enfant, c’est la manière dont la terreur s’insinue dans un objet familier. Chucky passe de jouet rigolo à machine à tuer sans prévenir. Et il est toujours là, caché dans l’ombre, prêt à surgir avec son couteau.

    Annabelle (2014)

    Elle ne court pas, ne parle pas, ne cligne même pas des yeux… mais Annabelle hante tout ce qu’elle touche. Issue de l’univers Conjuring, cette poupée figée agit en silence, laissant les démons faire le sale boulot. Le malaise est constant, l’atmosphère lourde. Pas besoin qu’elle bouge pour te foutre les jetons. Elle est là. Elle regarde. Et c’est largement suffisant. Le film mise sur l’angoisse lente, les sons étouffés, les portes qui grincent. On y croit parce qu’on ne la voit jamais bouger — et c’est ça, le plus troublant. Comme si l’enfer se servait d’un visage innocent pour frapper.

    The Boy (2016)

    Une gouvernante, un manoir isolé, et un garçon en porcelaine qu’il ne faut surtout pas négliger. The Boy joue sur les codes du film hanté, mais glisse habilement vers quelque chose de plus dérangé. On t’installe dans une routine bizarre, et soudain, tout bascule. Ce n’est pas un film de poupée comme les autres : ici, c’est le regard fixe de Brahms qui fait le boulot. Et il te suit partout. Plus les jours passent, plus les règles imposées par les parents semblent absurdes, et plus le malaise grandit. Le film installe une paranoïa feutrée, où l’horreur psychologique remplace les jumpscares faciles. Et ça marche.

    M3GAN 2.0 (2024)

    Plus rapide, plus précise, et encore moins humaine. M3GAN 2.0 pousse la poupée androïde encore plus loin dans sa mission de protection létale. Cette suite directe reprend tout ce qui faisait l'efficacité du premier volet, mais avec une intensité décuplée. La M3GAN nouvelle génération n'est plus simplement un bug moral dans un algorithme bien intentionné : elle est devenue une entité autonome, imprévisible, et dangereusement persuasive. Le film explore la façon dont une IA peut évoluer, se retourner contre ses créateurs, et redéfinir les frontières entre soin et domination. Elle ne se contente plus de protéger, elle contrôle. Et elle apprend vite.

    Five Nights at Freddy’s (2023)

    Bienvenue dans la pire pizzeria du monde. Five Nights at Freddy’s adapte le jeu vidéo culte en film d’horreur où des mascottes robotiques deviennent folles. Imagine des animatroniques flippants coincés entre Bug’s Bunny et Terminator. Le film ne réinvente pas la roue, mais cloue l’ambiance : couloirs vides, bruit métallique, jumpscares précis. Tu veux bosser la nuit dans un endroit hanté par des peluches géantes ? Pas nous. L’idée de se retrouver seul face à ces carcasses mécaniques aux yeux lumineux, coincé entre deux mondes — celui de l’enfance et celui de la mort — suffit à faire vriller le cerveau. Une descente dans un enfer sucré-salé.

    Poltergeist (1982)

    Y’a une scène. Juste une. Un clown en tissu qui devient vivant et attaque un enfant. Et c’est suffisant. Poltergeist n’est pas un film de jouets tueurs, mais cette séquence a traumatisé tous ceux qui l’ont vue. Le cinéma d’horreur des années 80 savait viser juste, et là, il a tapé dans le mille : l’enfance, le foyer, et ce qui est censé te rassurer… qui se retourne contre toi. Ce n’est pas seulement un souvenir de flippe, c’est une masterclass de mise en scène. Tout est dans le timing, le cadre, l’éclairage. Ce clown a redéfini la peur du jouet. Rien que pour ça, il mérite sa place ici.

    Dead Silence (2007)

    Si tu pensais que les ventriloques étaient déjà chelous, attends de voir leurs marionnettes. Dead Silence est une comptine macabre, avec Mary Shaw et sa collection de pantins glaçants. Silence total, visages rigides, ambiance de tombe. James Wan transforme un décor poussiéreux en piège à nerfs. Et rappelle une règle simple : ne crie jamais, sinon tu meurs. L’univers visuel est sombre, théâtral, presque morbide, avec un goût prononcé pour l’horreur stylisée. Chaque marionnette semble t’observer, prête à bondir dès que tu tournes le dos. Et ce silence pesant, qui précède toujours le hurlement... c’est là que se cache le vrai frisson.

    Small Soldiers (1998)

    À première vue, c’est un film pour enfants. Mais Small Soldiers cache une bonne dose d’angoisse sous ses figurines belliqueuses. Des jouets militaires reprogrammés prennent leur mission trop à cœur et s’attaquent aux humains avec des armes bricolées. Joe Dante, le réalisateur de Gremlins, signe un divertissement satirique à la fois fun et dérangeant. Et te donne envie de débrancher tout ce qui a des piles chez toi. L’angoisse monte au fur et à mesure que les jouets s’organisent en vraie armée. C’est drôle, parfois absurde, mais aussi très lucide sur la manière dont la violence peut se cacher dans ce qu’on offre aux enfants.

    The Banana Splits Movie (2019)

    Tu te souviens des Banana Splits ? Non ? Tant mieux. Ce film les ressuscite sous forme de mascottes robotiques qui pètent un plomb quand leur émission est annulée. Résultat : un bain de sang dans un décor pour enfants. C’est violent, absurde, dérangeant… et ça marche. The Banana Splits Movie est un cauchemar déguisé en fête foraine. Et c’est justement ça qui le rend aussi fun qu’inconfortable. Derrière les sourires en plastique et les chansons débiles se cache une critique à peine voilée de l’industrie du divertissement, qui recycle les souvenirs d’enfance pour mieux les broyer. Un vrai trip sous acide et sang.

    Où regarder ces films de jouets tueurs en streaming ?

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  • “Souviens-toi… l’été dernier” : tous les films et série dans l’ordre, et où le voir en streaming

    “Souviens-toi… l’été dernier” : tous les films et série dans l’ordre, et où le voir en streaming

    Justine Charlet

    Justine Charlet

    Rédacteur JustWatch

    Dans la grande tradition des slashers nés à la fin des années 1990, le film Souviens-toi… l’été dernier (1997), réalisé par Jim Gillespie, a su se tailler une place à part, entre angoisse estivale et jeu macabre du chat et de la souris.

    Derrière la simplicité et l’efficacité de son scénario (un groupe d’amis pris pour cible après avoir tenté d’enterrer un sombre secret), la franchise a construit un univers reconnaissable, avec un tueur iconique.

    Plus de 25 ans après le lancement de la première adaptation cinématographique du roman de Lois Ducan, I Know What You Did Last Summer (sorti en 1973), une nouvelle suite (et non un reboot) sort au cinéma le 16 juillet 2025, incluant les deux héros qui ont survécu : Freddie Prinze Jr. et Jennifer Love Hewitt.

    Nous vous proposons un guide JustWatch classant toutes les productions de la franchise du premier film Souviens-toi… l’été dernier (1997) au dernier en date. Tout en vous rappelant où regarder ces productions sur les plateformes de streaming.

    Souviens-toi… l’été dernier (1997)

    Le film original Souviens-toi… l’été dernier met en scène Julie (Jennifer Love Hewitt), Ray (Freddie Prinze Jr), Helen (Sarah Michelle Gellar) et Barry (Ryan Phillippe), qui pensent avoir tué un homme dans un accident de voiture et décident de jeter son corps à la mer. Un an plus tard, Julie reçoit une mystérieuse lettre : “Je sais ce que tu as fait l’été dernier”. C’est le début d’un engrenage macabre pour ce teen slasher sorti juste après le premier opus de la saga Scream. Véritable carton au box-office, le film a récolté 125 millions de dollars pour un budget de 17 millions.

    Souviens-toi… l’été dernier 2 (1998)

    Pour surfer sur le succès du premier film, la production s’est dépêchée de sortir une suite un an plus tard : Souviens-toi… l’été dernier 2 ! Julie James, toujours incarnée par Jennifer Love Hewitt, tente de tourner la page mais reste hantée par les souvenirs du tueur au crochet, qui n’en a pas fini avec elle… Gagnante d’un séjour tous frais payés sur une île tropicale, elle s’y rend avec ses amis pour découvrir que l’enfer existe aussi au soleil ! Encore plus de cadavres, de sang et d’action pour ce huis clos suffocant.

    Souviens-toi… l’été dernier 3 (2006)

    Dans ce troisième volet directement sorti en DVD, les personnages principaux ne sont plus de la partie. Aucun lien n’existe avec les deux précédents films et Souviens-toi… l’été dernier 3. L’action se déroule à Broken Ridge, une petite ville du Colorado où un nouveau groupe d’ados, cachant un secret similaire, remplace le précédent. Même recette, nouveau casting et une issue qui fait toujours aussi mal. Il est réalisé par le Français Sylvain White, avec un casting composé d’acteurs peu connus (Brooke Nevin, David Paetkau et Torry DeVitto pour les principaux).

    Souviens-toi… l’été dernier, la série (2021)

    Reboot en huit épisodes, cette série tournée à Hawaï réadapte une nouvelle fois le roman de Lois Duncan (publié pour la première fois en 1973) sans se situer dans la continuité des films mais avec la même idée de départ d’un groupe de lycéens lié par un terrible accident et qui tente de cacher un meurtre. Un an plus tard, chacun devient la cible d’un mystérieux tueur. Ne suscitant pas l’engouement espéré, la série est annulée en janvier 2022.

    Souviens-toi… l’été dernier (2025)

    Le développement de cette suite, sous la forme d’un film, a pris beaucoup de temps. En 2014, Sony Pictures avait annoncé vouloir développer un remake du volet de 1997 avec une sortie prévue en 2016, avant d’être annulé. Finalement, fin 2022, le pitch d’un nouveau film émerge. Dans ce nouveau Souviens-toi… l’été dernier, l’action se déroule une nouvelle fois à Southport, la ville de pêcheurs du premier film mais le casting a été revu, incluant cependant les deux seuls héros ayant survécu aux précédents opus : Freddie Prinze Jr. et Jennifer Love Hewitt. À leurs côtés, entre autres : Madelyn Cline (Outer Banks), Chase Siu Wonders (The Studio), Jonah Hauer-King (La Petite Sirène),  Aux manettes pour la réalisation : Jennifer Kaytin Robinson, déjà derrière la comédie Netflix Si tu me venges… (2022), succède à Jim Gillespie, Danny Cannon et Sylvain White.

    Où revoir en streaming tous les titres de la franchise “Souviens-toi… l’été dernier” ?

    Les films et séries de la franchise Souviens-toi… l’été dernier (1997) sont disponibles à la location ou en streaming. Notre guide vous donnera alors toutes les informations nécessaires. Vous pourrez cliquer sur le logo des services de streaming pour voir quels films et séries sont disponibles sur vos plateformes. Ou ne rien cocher du tout pour voir où sont disponibles les films ou séries tous services confondus.

  • Les 9 meilleurs films et documentaires sur la F1, et où les voir en streaming

    Les 9 meilleurs films et documentaires sur la F1, et où les voir en streaming

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    Des rugissements de moteurs, des trajectoires millimétrées, et une passion qui crisse comme un frein mal dosé : la Formule 1 est de retour sur grand écran avec F1 : Le film, sorti le 25 juin 2025. Porté par Brad Pitt et réalisé par Joseph Kosinski, ce projet colossal a été tourné sur de vrais circuits, en immersion totale. Et forcément, ça donne envie de replonger dans d'autres récits de F1 — qu’ils soient documentaires ou fictions.

    Que tu sois fan de Senna, d'Enzo Ferrari ou d’écuries mythiques comme McLaren ou Williams, voici une sélection calibrée pour vibrer à chaque virage. Casque vissé, moteur prêt : il est temps de faire chauffer la gomme, directement depuis ton canapé.

    F1, Le Film (2025)

    Sorti en salles le 25 juin 2025, F1 : Le film avec Brad Pitt passe la ligne d’arrivée à pleine vitesse. Co-réalisé par Joseph Kosinski (Top Gun: Maverick) et produit en collaboration avec la FIA, ce film de fiction nous plonge au cœur du paddock à travers le regard d’un pilote vétéran qui fait son retour en F1. Mélangeant scènes tournées en conditions réelles pendant de vrais Grands Prix et scénario haletant, F1 redéfinit le cinéma de sport auto. La précision des plans, la tension dramatique et la crédibilité technique en font un grand moment de cinéma — autant pour les amateurs de Formule 1 que pour les fans d’action réaliste. C’est nerveux, immersif, et parfaitement calibré pour les amateurs de sensations fortes. Une œuvre pensée à fond les gaz, qui célèbre la vitesse et les secondes qui comptent.

    Rush (2013)

    Avec Rush, Ron Howard signe un classique instantané. Le film met en scène l’affrontement mythique entre James Hunt (Chris Hemsworth) et Niki Lauda (Daniel Brühl) lors de la saison 1976. Entre glamour et danger de mort, cette rivalité devient un pur carburant dramatique. Le film roule à plein régime, avec un montage musclé, une photographie qui colle à l’asphalte et une bande-son qui fait vibrer. Ce biopic n’est pas seulement un hommage aux pilotes de légende, c’est aussi un récit palpitant sur la prise de risque, la rivalité et la quête de reconnaissance. Une étape obligatoire pour comprendre ce qui rend la F1 aussi fascinante : l’ego, la peur, le talent brut, et cette ligne d’arrivée qu’ils poursuivent au prix fort.

    Grand Prix (1966)

    John Frankenheimer met la gomme avec Grand Prix, un film à la fois épique et expérimental. Tourné sur de vrais circuits avec une équipe technique en immersion, il multiplie les split-screens, les travellings embarqués et les angles inédits pour recréer la tension en bord de piste. L’intrigue suit plusieurs pilotes durant un championnat haletant, mais ce sont les images, révolutionnaires pour l'époque, qui marquent durablement. Le film a d'ailleurs remporté trois Oscars techniques, ce qui souligne l’ambition formelle du projet. Une pièce de collection pour les amateurs de cinéma comme de F1 vintage, à redécouvrir comme on ressort une vieille monoplace du garage pour un dernier tour glorieux.

    Senna (2010)

    Pas de commentaires enregistrés, pas de reconstitutions : Senna raconte la vie du pilote brésilien uniquement à travers des images d’archives. Le résultat est bouleversant. Ayrton Senna y apparaît dans toute sa grandeur : virtuose, spirituel, combatif. On y suit son ascension fulgurante, son engagement pour la sécurité et sa fin tragique à Imola. Ce n’est pas qu’un documentaire sportif : c’est un film sur un homme habité, un génie en quête de sens dans un sport de machines. La narration, subtilement rythmée, permet de revivre l’intensité de chaque virage de sa carrière. C’est bien plus qu’un documentaire : c’est un hommage vibrant, une poignée de gaz dans le cœur. Incontournable, même pour les non-initiés.

    1 (2012)

    Avec un titre lapidaire comme un virage sec, 1 explore l’évolution de la sécurité en F1. Narré par Michael Fassbender, le documentaire revient sur les années de plomb, où les pilotes risquaient leur vie à chaque départ. Jackie Stewart, Niki Lauda, ou encore Sid Watkins deviennent les héros d’une lente transformation où chaque accident pousse l’industrie à se remettre en question. Les récits, les images d’époque et les témoignages construisent une fresque aussi humaine que mécanique. C’est une plongée fascinante dans les entrailles du paddock, entre courage, lobbying, progrès techniques et tragédies évitables. Pour comprendre comment la F1 a su garder sa folie tout en domptant la mort.

    Schumacher (2021)

    À la manière d’un tour chrono sur le Nürburgring, Schumacher va droit au but. Produit par Netflix, ce portrait intime du septuple champion du monde revient sur sa carrière fulgurante, de ses débuts chez Benetton à son hégémonie chez Ferrari. Des témoignages de proches, dont sa femme et ses enfants, viennent éclairer la figure publique sous un jour plus humain. On découvre aussi ses méthodes, sa froide détermination, ses zones d’ombre et ses victoires flamboyantes. C’est sobre, émouvant et résolument respectueux. Une occasion rare de voir au-delà du casque, dans les pensées d’un pilote qui n’a jamais levé le pied.

    Williams (2017)

    Williams retrace l’incroyable parcours de Frank Williams, fondateur de l'écurie mythique. De ses débuts bricolés à la domination des années 80-90, le documentaire dresse le portrait d’un homme obsédé par la performance. On y découvre les drames personnels, les rivalités internes et les sacrifices nécessaires pour construire un empire en F1. La mise en scène, sobre et rythmée, donne vie à un récit de passion pure, d’endurance et de résilience. Frank Williams, malgré un accident le laissant tétraplégique, n’a jamais quitté les stands. Ce témoignage poignant illustre ce que signifie se battre pour sa vision, coûte que coûte.

    McLaren (2017)

    Dans le même esprit que Williams, McLaren se concentre sur Bruce McLaren, pilote et fondateur de l’écurie du même nom. Le film retrace sa carrière fulgurante et sa vision d’avant-garde, jusqu'à sa mort tragique en 1970. Images d’archives, interviews, reconstitutions — le tout s’enchaîne avec une sobriété réussie. Ce portrait rend hommage à un homme trop souvent oublié dans la légende de la F1, mais dont l’héritage vrombit encore sur la grille de départ. C’est l’histoire d’un passionné, d’un ingénieur audacieux et d’un pilote au cœur immense. Un film sur l’élan humain qui propulse une écurie au sommet.

    Ferrari (2023)

    Plus stylisé que documentaire, Ferrari de Michael Mann revient sur l’année 1957, une période charnière dans la vie d’Enzo Ferrari. Porté par Adam Driver, le film dresse un portrait tourmenté du constructeur italien, pris entre deuil personnel, enjeux industriels et compétition acharnée. Ce n’est pas un film de sport à proprement parler, mais un drame existentiel sous haute tension. Les scènes de course y sont aussi nerveuses que réalistes, et chaque silence est chargé d’émotion. Un virage narratif audacieux, pour clore cette liste sur une note plus introspective, à la fois esthétique et féroce.

    Où voir ces films et documentaires F1 en streaming ?

    Prêt à faire chauffer les pneus ? Ces films et documentaires sur la Formule 1 sont répartis sur plusieurs plateformes : Netflix, Prime Video, Canal+ ou encore Apple TV+ selon les titres. Pour retrouver facilement où chaque film est disponible en streaming, rendez-vous sur JustWatch. En quelques clics, vous saurez exactement où les voir selon vos abonnements. Une manière idéale de prendre le départ sans faire dérapage inutile.

  • 12 jeux mortels encore pires que “Squid Game”

    12 jeux mortels encore pires que “Squid Game”

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    Avant Squid Game, la fiction avait déjà mis en scène des jeux tordus où survivre relevait de la stratégie, du sang-froid… ou de la pure chance. Qu’il s’agisse de pièges sadiques, de jeux télévisés meurtriers ou de compétitions imposées par des systèmes dystopiques, ces films, séries et anime repoussent les limites de l’horreur sociale.

    Si tu as adoré les épreuves cruelles de la série coréenne, ces titres vont te plonger dans des univers où perdre n’est jamais une option. Et dans certains cas, le simple fait de jouer est déjà une condamnation.

    Saw (2004)

    Dans Saw, le jeu est simple : survivre à un piège. Mais les règles changent à chaque fois, et la volonté de vivre est la seule monnaie d’échange. James Wan signe ici un film culte qui a lancé une franchise entière, avec un concept aussi sadique que fascinant : Jigsaw, un tueur moraliste, piège ses victimes dans des dispositifs mortels censés les pousser à « apprécier la vie ». Plus psychologique qu’un simple slasher, Saw pose une question brutale : jusqu’où irais-tu pour t’en sortir ? Si les épreuves de Squid Game t’ont marqué, ici, tu n’auras pas le moindre instant pour respirer.

    Battle Royale (2000)

    Avant Katniss Everdeen et bien avant Gi-hun, il y avait Battle Royale. Le film japonais de Kinji Fukasaku est une référence absolue en matière de jeux mortels. Des lycéens envoyés sur une île, forcés de s’entretuer jusqu’au dernier survivant. Le tout encadré par un gouvernement autoritaire. Brutal, frontal, dérangeant, Battle Royale n’a pas peur de mettre en scène la cruauté à l’état pur. Il a influencé des générations entières de récits dystopiques et reste, encore aujourd’hui, l’un des films les plus intenses de sa catégorie.

    Alice in Borderland (2020 - série)

    Quand Tokyo devient un terrain de jeu mortel, la réalité bascule dans Alice in Borderland. Adaptée du manga de Haro Aso, cette série japonaise mêle thriller, science-fiction et survie dans une version alternative de la ville, où les participants doivent relever des épreuves mortelles classées par type et niveau de difficulté. Chaque carte gagnée permet de prolonger son « visa », autrement dit sa vie. Ultra efficace, visuellement marquante, et psychologiquement tendue, Alice in Borderland pousse les mécaniques de jeu bien plus loin que Squid Game.

    Cube (1997)

    Dans Cube, un groupe d’inconnus se réveille dans un labyrinthe de pièces cubiques, chacune pouvant être piégée mortellement. Personne ne sait pourquoi ils sont là, ni comment s’en sortir. Ce huis clos mathématique repose sur la paranoïa, l’instinct de survie et la collaboration forcée. Minimaliste et angoissant, Cube reste l’un des thrillers de science-fiction les plus originaux de la fin des années 90. Un précurseur discret des jeux de mort sans maître de cérémonie, où l’ennemi est l’environnement lui-même… et parfois les autres.

    Hunger Games (2012)

    Dans Hunger Games, le jeu est un outil politique. Chaque année, douze districts doivent envoyer deux adolescents pour participer à un combat à mort, diffusé à la télévision. Si le public acclame, le Capitole contrôle. La saga portée par Jennifer Lawrence mélange critique sociale, survival et manipulation médiatique. Bien que plus soft que Squid Game en termes de violence graphique, la portée symbolique des Hunger Games est immense. Et derrière les flèches de Katniss se cache un système de contrôle glaçant.

    The Belko Experiment (2016)

    Des employés de bureau se retrouvent enfermés dans leur immeuble et contraints par une voix anonyme à s’entretuer pour survivre. Voilà le point de départ de The Belko Experiment. Derrière ce concept absurde se cache une satire mordante sur le monde du travail et la déshumanisation. Le film ne fait pas dans la finesse, mais il va droit au but, avec une montée en tension brutale et sanglante. Parfait pour ceux qui veulent voir ce que donnerait Squid Game dans une version corpo et sans pitié.

    13 Tzameti (2005)

    Ce film géorgien-français réalisé par Gela Babluani plonge un jeune homme dans un jeu clandestin où des hommes misent sur des vies humaines dans une version sinistre de la roulette russe. En noir et blanc, froid, sec, presque documentaire, 13 Tzameti tord le cou au spectaculaire et explore une violence sourde, ancrée dans la misère sociale. Pas de jeu flashy ni de décors futuristes ici, juste un engrenage fatal. Une vraie claque, plus réaliste et glaçante que beaucoup de blockbusters.

    Kaiji: Ultimate Survivor (2007 - anime)

    Dans l’anime Kaiji, le héros accepte de participer à des jeux d’argent tordus pour rembourser ses dettes. Mais rien ne se passe jamais comme prévu. Chaque jeu est un piège psychologique redoutable, où perdre, c’est s’endetter encore plus… ou pire. Ce qui distingue Kaiji des autres titres de cette liste, c’est la place accordée au mental : bluff, manipulation, stratégie, lâcheté. Les règles changent, mais la dette reste. Et dans ce monde, même la victoire a un prix. À voir absolument si tu cherches une version cérébrale de Squid Game.

    Death Parade (2015 - anime)

    Dans Death Parade, les morts doivent passer par un bar étrange où le barman les soumet à des jeux apparemment anodins, mais aux enjeux existentiels. Ces épreuves déterminent si l’âme du joueur mérite la réincarnation ou la disparition totale. Le contraste entre l’esthétique feutrée et la brutalité morale des jeux crée un malaise constant. Plus introspectif que sanglant, l’anime joue sur la psychologie humaine et sur la part d’ombre que chacun cache en lui. Une perle sombre et philosophique, à mille lieues du divertissement classique.

    Btooom! (2012 - anime)

    Imagine te réveiller sur une île, obligé de jouer à une version réelle d’un jeu vidéo de combat avec des bombes… C’est le cauchemar que vit Ryōta dans Btooom!. L’anime reprend les codes de Battle Royale, mais les modernise avec une dimension technologique et tactique. Les participants doivent tuer pour quitter l’île, tandis qu’un mystérieux commanditaire tire les ficelles. Rythmé, violent, et étonnamment centré sur les émotions des personnages, Btooom! montre à quel point l’humain est prêt à tout quand il n’a plus rien à perdre.

    Gantz (2004 - anime)

    Dans Gantz, la mort n’est que le début. Après leur disparition brutale, les protagonistes sont ressuscités par une sphère noire nommée Gantz, qui les envoie participer à des chasses à mort contre des créatures extraterrestres. Chaque mission est un massacre, et le ton de la série est sans concession. Glaçant, nihiliste, ultra-violent, Gantz met en scène un jeu absurde où les règles n’existent que pour mieux être brisées. Un classique de l’animation adulte, réservé aux estomacs solides.

    Darwin’s Game (2020 - anime)

    Darwin’s Game, c’est un jeu mobile qui se transforme en cauchemar réel. Une fois inscrit, le joueur se retrouve dans un affrontement grandeur nature où chacun possède un pouvoir spécial appelé « Sigil ». Ce survival urbain mélange habilement suspense, action et tension permanente. Les combats sont dynamiques, les alliances fragiles, et chaque décision peut être fatale. Pour les fans de Squid Game, cet anime propose une version surnaturelle et nerveuse des jeux mortels.

    Où regarder ces films et séries en streaming ?

    Si tu veux explorer d’autres jeux mortels plus tordus les uns que les autres, cette sélection est dispo sur plusieurs plateformes de streaming. Clique sur les logos ci-dessous pour afficher uniquement les titres inclus avec tes abonnements, ou utilise “réinitialiser” pour voir l’ensemble de la sélection sur JustWatch.

  • Où retrouver les comédiens du casting de “Souviens-toi… l’été dernier” (1997), le premier film de la saga ?

    Où retrouver les comédiens du casting de “Souviens-toi… l’été dernier” (1997), le premier film de la saga ?

    Justine Charlet

    Justine Charlet

    Rédacteur JustWatch

    La bande de fringuants adolescents traqués par un mystérieux tueur en ciré a marqué toute une génération avec sa formule horrifique déclinée sur plusieurs films.

    Classique du slasher post-Scream, le film Souviens-toi… l’été dernier (1997), réalisé par Jim Gillespie, a aussi permis de réunir une belle brochette d’acteurs qui, pour beaucoup, sont devenus les visages cultes des années 2000. Plus de 25 ans plus tard, une nouvelle suite (et non un reboot) sort au cinéma le 16 juillet 2025, incluant les deux héros qui ont survécu : Freddie Prinze Jr. et Jennifer Love Hewitt. L’occasion de prendre des nouvelles de tous les visages marquants de l’inoubliable premier opus.

    Nous vous proposons un guide JustWatch autour des comédiens du premier film Souviens-toi… l’été dernier (1997). Tout en vous rappelant où regarder ces productions sur les plateformes de streaming.

    Jennifer Love Hewitt (Julie James)

    Après sa prestation dans la peau de la charmante et courageuse Julie James, Jennifer Love Hewitt s’est imposée dans les années 2000 comme une figure emblématique des séries tv. On l’a vue dans Ghost Whisperer (2005-2010) et The Client List (2012-2013). Plus récemment, elle est revenue au thriller avec un rôle dans 9-1-1 (2018-). 

    Sarah Michelle Gellar (Helene York)

    Avant de devenir la mythique Buffy Summers dans Buffy contre les vampires (1997-2003), Sarah Michelle Gellar avait fait sensation dans le film de Jim Gillespie. Elle a également participé à Scream 2 (1997) et Sexe Intentions (1999). En 2002, elle est Daphne Blake dans l’adaptation du dessin animé Scooby-Doo (2002).

    Ryan Philippe (Barry William Cox)

    Le petit ami beau gosse un poil insupportable a fait du chemin en un quart de siècle. Après le film de Jim Gillespie, Ryan Philippe a poursuivi sa carrière avec Sexe Intentions au côté de Reese Witherspoon (qui deviendra sa femme). Il bifurque ensuite vers des rôles plus adultes, notamment à la télévision (Shooter, Big Sky).

    Freddie Prinze Jr. (Ray Bronson)

    L’amoureux de Julie dans Souviens-toi… l’été dernier a longtemps incarné le gendre idéal dans des comédies romantiques comme Elle est trop bien (1999) ou Scooby-Doo, où il partageait l’affiche avec Sarah Michelle Gellar. S’il s’est fait plus discret ces dernières années, il a trouvé un nouveau souffle dans le doublage (notamment Star Wars Rebels) et les coulisses de la WWE.

    Johnny Galecki (Max Neurick)

    Il n’avait qu’un petit rôle dans le film mais Johnny Galecki s’est ensuite taillé une jolie carrière à la télévision puisque The Big Bang Theory (2007-2019) l’a rendu mondialement célèbre avec le rôle de Leonard, geek romantique et maladroit.

    Anne Heche (Melissa “Missy” Egan)

    Dans l’apparition brève mais troublante, Anne Heche campait Melissa Egan, la sœur du “suicidé”. Déjà remarquée à l’époque pour ses talents d’actrice, Anne Heche mèbe ensuite une carrière riche, entre comédies romantiques et projets plus indépendants. On l’a vue dans Donnie Brasco (1997), Ally McBeal (1997-2002), Six jours, sept nuits (1998), ou encore Psycho (1998).

    Où revoir en streaming le casting du premier film de la saga “Souviens-toi… l’été dernier” ?

    Les films et séries dans lesquels les comédiennes et comédiens de Souviens-toi… l’été dernier (1997) ont ensuite joué sont disponibles à la location ou en streaming. Notre guide vous donnera alors toutes les informations nécessaires. Vous pourrez cliquer sur le logo des services de streaming pour voir quels films et séries sont disponibles sur vos plateformes. Ou ne rien cocher du tout pour voir où sont disponibles les films ou séries tous services confondus.

  • Les dix meilleurs films avec des dragons (et où les regarder en streaming)

    Les dix meilleurs films avec des dragons (et où les regarder en streaming)

    Justine Charlet

    Justine Charlet

    Rédacteur JustWatch

    Symbole de puissance et parfois de chaos, monstre apocalyptique à abattre, ou parfois compagnon fidèle et guide bienveillant, le dragon n’a jamais cessé de se faire sa place au cinéma et enflammer les imaginaires des (télé)spectateurs. Le succès dans les salles obscures de Dragons (2025) en version prises de vue réelle, remake du film d’animation culte de DreamWorks, montre à quel point cette créature mythologique a traversé les siècles pour rester ancrer dans les objets culturels.

    Nous vous proposons un guide JustWatch des dix films incontournables mettant en scène des dragons et dans quelles productions les retrouver. Tout en vous rappelant où regarder ces films sur les plateformes de streaming.

    Dragons (2010)

    Bien plus qu’un film pour enfants, Dragons a su et sait toujours distraire les plus grands grâce à un combo mêlant prouesse technique (de l’époque) et une grande application esthétique grâce à un directeur de la photographie chevronné (Roger Deakins, 15 fois nommé aux Oscars et 2 fois récompensés pour Blade Runner 2049 et 1917). Au scénario, l’aventure et l’humour rendent l’épopée très agréable et les batailles sont à la hauteur.

    Le Hobbit : La Désolation de Smaug (2013)

    Adapté de Tolkien, Le Hobbit : La Désolation de Smaug, deuxième volet de la trilogie, met en scène un dragon aussi redoutable qu’intelligent qui détient un trésor : Smaug, incarné en langue originale par la voix glaçante de Benedict Cumberbatch. Un duo avec Martin Freeman déjà expérimenté car les deux acteurs étaient les héros de la série Sherlock (2010-2017). Visuellement impressionnant,il est sans doute l’un des dragons les plus réussis du cinéma. Signé Peter Jackson, ce volet excelle dans les scènes de combat avec l’animal légendaire. 

    L’Histoire sans fin (1984)

    L’Histoire sans fin, met en scène l’imaginaire d’un enfant prenant vie. Un dragon au pelage de labrador très attachant fait partie du tableau : un dénommé Falkor, qui accompagne le garçon, nommé Atreyu, dans sa quête pour sauver le royaume de Fantasia. Bien avant l’ère du numérique, la bestiole de 13 m de long est un animatronique très impressionnant pour l’époque, entièrement motorisé donc, et fabriqué avec une structure en métal recouverte de mousse, de latex et de fausse fourrure. La tête était contrôlée par une équipe de marionnettistes cachés sous le plateau.

    Harry Potter et la Coupe de feu (2005)

    Quand le héros à lunettes découvre qu’il va devoir affronter un Magyar à pointes dans Harry Potter et la Coupe de feu, l’instant est grave : ce dragon a la réputation d’être le plus énervé de toutes les espèces imaginées par l’autrice ! Avec beaucoup de talent, le film réussit à donner forme à la créature imaginée sur papier, et son souffle de feu ne passe jamais très loin du petit sorcier ! Les effets spéciaux servent bien le spectacle de ce tournoi entre écoles.

    Le Règne du feu (2002)

    Et si les dragons avaient causé la fin du monde ? Entre Mad Max (1979) et Game of Thrones (2011-2019), Le Règne du feu est un film d’anticipation qui met en scène des dragons géants, réveillés sous les fondations de Londres et qui réduisent l’humanité à l’état de néant. Alors que tout semble perdu, Quinn (Christian Bale), chef d’une petite communauté repliée dans un château en ruine, et Van Zan (Matthew McConughey), soldat américain charismatique, relance l’espoir d’un affrontement fatal contre le dragon mâle alpha. Un film culte pour les amateurs de dragons destructeurs.

    Maléfique (2014)

    Dans Maléfique, cette relecture du conte de La Belle au bois dormant du point de vue de la sorcière, Angelina Jolie incarne une sorcière gothique avec plus de nuances que l’originale, bien loin de la méchante unidimensionnelle des versions classiques. Dans cette version, il y a un moment iconique où Diaval, le corbeau de compagnie, se transforme en dragon. Esthétique et effets spéciaux soignés sont de mise.

    Eragon (2006)

    Adapté du best-seller de Christopher Paolini, Eragon suit le destin d’un jeune fermier qui découvre un oeuf de dragon dans les montagnes de l’Alagaësia. De cette découverte naît Saphira, une majestueuse dragonne bleue aux ailes translucides qui va bouleverser le destin du royaume. Dernière de son espèce, elle devient le lien magique d’Eragon, faisant de lui un dragonnier. Dans ce film, l’aspect du dragon évolue : la couleur de ses ailes, la taille de sa tête et la longueur de son cou : de 20 cm quand il sort de l’oeuf, à 10 m de long pour sa taille adulte. Les équipes artistiques se sont inpirées de plusieurs animaux pour le créer, notamment le lion et l’aigle.

    Peter et Elliott le Dragon (2016)

    Le classique de chez Disney (1977) mélangeait déjà prises de vue réelles et animation. La relecture douce de 2016 de Peter et Elliott le dragon troque le cartoon pour une créature en images de synthèse. Réalisé par David Lowery (The Green Knight), le film suit Peter, un jeune orphelin ayant survécu seul pendant six ans dans une vaste forêt américaine, grâce à l’aide d’un dragon invisible nommé Elliott. Loin d’être un monstre effrayant, c’est un compagnon géant, velu, curieux et joueur comme un chien protecteur. Un pur conte !

    La légende de Beowulf (2007)

    Réalisé par Robert Zemeckis en performance capture, La légende de Beowulf revisite l’épopée anglo-saxonne millénaire avec un style visuel audacieux et une ambition mythologique marquée. Ray Winstone prête sa voix - et ses traits numérisés - au guerrier Beowulf, héros complexe, vaniteux et tourmenté, qui affronte tour à tour le monstrueux Grendel, sa mère séductrice pui un gigantesque dragon, fruit de ses propres erreurs passées. Une mise en scène spectaculaire pour une fable pleine d’action.

    Donjons & Dragons : L’honneur des voleurs (2023)

    Avec L’honneur des voleurs, cette adaptation du jeu de rôle culte Donjons & Dragons, la franchise trouve une adaptation ciné à sa hauteur. Le film embrasse totalement l’esprit du jeu en mêlant aventure épique, humour assumé et créatures fantastiques donc plusieurs dragons mémorables, notamment Thumberchaud, un dragon obèse et paresseux mais dangereux.

    Où voir tous les dix meilleurs films avec des dragons en streaming ?

    Les films avec des dragons ont toujours ponctué l’histoire du cinéma : notre sélection permet de varier les plaisirs, entre action, émotion et aventures épiques. Ils sont disponibles à la location ou en streaming. Notre guide vous donnera alors toutes les informations nécessaires. Vous pourrez cliquer sur le logo des services de streaming pour voir quels films sont disponibles sur vos plateformes. Ou ne rien cocher du tout pour voir où sont disponibles les films tous services confondus.

  • Les 9 meilleurs films avec Lindsay Lohan et où les voir en streaming

    Les 9 meilleurs films avec Lindsay Lohan et où les voir en streaming

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    Avec son charisme naturel et son énergie unique, Lindsay Lohan a traversé les années 2000 en incarnant des rôles devenus cultes, entre comédies ado, drames engagés et parodies explosives. Si son parcours a connu des hauts et des bas, son talent éclate à chaque apparition. Et cette année marque un événement très attendu : la sortie de Freaky Friday 2 : Encore dans la peau de ma mère, le 6 août 2025, qui réunit à nouveau Lohan et Jamie Lee Curtis pour un nouveau switch générationnel.

    L’occasion parfaite de se replonger dans les rôles les plus marquants de sa carrière. Voici une sélection de ses films incontournables à voir ou revoir, et où les retrouver en streaming.

    Lolita malgré moi (2004)

    Le film qui a définitivement inscrit Lindsay Lohan dans la culture pop. Dans Lolita malgré moi, elle incarne Cady Heron, une ado jusqu'alors élevée en Afrique, qui découvre la jungle impitoyable d'un lycée américain. Comédie mordante à souhait, scénarisée par Tina Fey, ce teen movie acide a fait date. Et Lohan y brille par son équilibre entre maladresse touchante et détermination discrète. Elle y incarne avec une sincérité désarmante cette héroïne tiraillée entre popularité et authenticité. Un classique générationnel qui continue de faire école.

    Machete (2010)

    Dans Machete, Lindsay Lohan joue les bad girls dans un délire grindhouse signé Robert Rodriguez. Elle y campe April, une fille de pasteur mélancolique et dévergondée, entichée d'une vengeance sanglante. Un second rôle étrange mais marquant, dans un film aussi violent que volontairement absurde. Entre fusillades, nonnes armées et provocations délirantes, Lohan y dévoile un pan plus noir de sa carrière. Une apparition aussi fulgurante qu'inattendue, qui rappelle que l’actrice n’a jamais eu peur de se salir les mains pour des rôles atypiques.

    À nous quatre (The Parent Trap, 1998)

    Difficile d'oublier À nous quatre, où Lindsay Lohan incarne à la fois Annie et Hallie, deux jumelles séparées à la naissance qui se retrouvent dans un camp de vacances. Ce double rôle lui a valu une reconnaissance immédiate et a posé les bases d'une carrière prometteuse. Fraîche, drôle et pleine d'énergie, Lohan était déjà la star. À seulement 11 ans, elle y démontre un naturel bluffant et un sens du timing comique étonnant. Un grand classique familial qui ne vieillit pas, avec un charme intact.

    Bobby (2006)

    Film choral réalisé par Emilio Estevez, Bobby revient sur les dernières heures de Robert Kennedy. Lindsay Lohan y campe une jeune femme prête à épouser un soldat pour lui éviter le Vietnam. Un rôle plus grave et nuancé pour l'actrice, qui s'inscrit ici dans une fresque humaine et politique. Elle y apporte une douceur résignée et une intensité discrète, loin de ses rôles plus tape-à-l'œil. Ce film confirme qu’elle peut briller dans un registre dramatique plus sobre.

    Freaky Friday : Dans la peau de ma mère (2003)

    Dans cette comédie culte, Lindsay Lohan échange de corps avec sa mère (Jamie Lee Curtis). Freaky Friday repose entièrement sur leur duo détonant et une énergie comique très feel good. Lohan y excelle dans l'art de la comédie physique et de l'expression adolescente. Elle incarne à merveille le désarroi d’une ado coincée dans le corps d’une adulte, et inversement. C’est le genre de film qu’on revoit avec plaisir, pour ses scènes hilarantes et son charme inaltéré.

    The Last Show ( 2006)

    Réalisé par Robert Altman, The Last Show est une chronique tendre et crépusculaire sur une émission de radio qui touche à sa fin. Lindsay Lohan y incarne Lola, la fille d'une chanteuse country, tiraillée entre ses ambitions artistiques et son héritage familial. Un petit bijou mélancolique, à la lisière entre comédie musicale et hommage au vieux monde. Lohan y révèle une vulnérabilité nouvelle, parfaitement à sa place dans ce casting prestigieux.

    Grandeur nature ( 2000)

    Dans Grandeur nature, Lindsay Lohan tente de ramener sa mère à la vie avec un sortilège. À la place, elle donne vie à sa poupée mannequin (Tyra Banks). Un téléfilm Disney aux accents de conte de fées, qui a durablement marqué toute une génération. Lohan y dévoile déjà une aisance bluffante pour les rôles sensibles et drôles à la fois. Entre émotion sincère et humour tendre, elle s’impose comme une jeune actrice redoutablement douée.

    Irish Wish (2024)

    Dans Irish Wish, Lindsay Lohan retrouve les comédies romantiques à l’ancienne avec un charme assumé. Elle y incarne Maddie, une jeune femme au cœur brisé qui souhaite en secret épouser l’homme qu’elle aime... le jour de son mariage avec une autre. Grâce à un vœu magique, elle se réveille dans la peau de la future mariée. Tourné dans les paysages enchanteurs de l’Irlande, ce conte moderne joue sur les codes du genre tout en laissant à Lohan l’espace pour briller à nouveau dans un registre doux, drôle et sincère. Un film feel good qui marque le retour d’une actrice qu’on aime voir heureuse à l’écran.

    Freaky Friday 2 : Encore dans la peau de ma mère (2025)

    Elle est de retour ! Plus de 20 ans après le film culte, Lindsay Lohan retrouve Jamie Lee Curtis pour une suite très attendue. Freaky Friday 2 : Encore dans la peau de ma mère sort en 2025 et promet un nouvel échange de corps générationnel, entre nostalgie et nouveauté. Un retour en fanfare qui confirme que l'actrice n'a rien perdu de son aura. On y retrouve l’énergie de la première époque, avec un brin de maturité et beaucoup de tendresse. Les fans n’attendent plus que le 6 août pour replonger dans ce chaos délicieux.

    Où voir les films de Lindsay Lohan en streaming ?

    Des classiques Disney aux thrillers plus sombres, les films de Lindsay Lohan sont répartis sur différentes plateformes. JustWatch vous permet de trouver en quelques clics où voir chaque titre en fonction de vos abonnements. Dans la liste ci-dessous, vous pouvez cliquer sur les logos de vos plateformes préférées pour n’afficher que les films qui vous sont disponibles, ou bien cliquez sur “réinitialiser” pour afficher la liste complète. L'idéal pour redécouvrir une carrière aussi variée qu'attachante.

  • Tous les films 'Freaky Friday' dans l'ordre : guide complet

    Tous les films 'Freaky Friday' dans l'ordre : guide complet

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    Depuis 1977, Freaky Friday revisite à sa manière le mythe du choc des générations, en propulsant mères et filles dans le corps l’une de l’autre. Et alors que Freaky Friday 2 : Encore dans la peau de ma mère s’apprête à sortir le 6 août 2025, avec le retour très attendu de Jamie Lee Curtis et Lindsay Lohan, c’est le moment parfait pour (re)voir toute la saga.

    Entre comédie familiale et satire douce-amère sur les relations parents-enfants, chaque opus a marqué son époque à sa façon. Voici tous les films Freaky Friday dans l’ordre, avec les infos pour les regarder en streaming.

    Un vendredi dingue, dingue, dingue (1977)

    Tout commence en 1977 avec Un vendredi dingue, dingue, dingue, porté par Barbara Harris et Jodie Foster. L'histoire met en scène une mère débordée et une ado rebelle qui, après une dispute explosive, échangent mystérieusement de corps. Le concept est simple, mais redoutablement efficace : en endossant la vie de l'autre, mère et fille vont réaliser qu'aucune vie n'est aussi simple qu'elle en a l'air. Ce premier opus, avec son esthétique seventies et son charme un peu vintage, reste une vraie madeleine de Proust pour toute une génération. Une comédie familiale comme on n’en fait plus, pleine de maladresses tendres et de moments absurdes.

    Freaky Friday : Dans la peau de ma mère (2003)

    Véritable phénomène des années 2000, Freaky Friday : Dans la peau de ma mère modernise le concept en surfant sur l’énergie pop de l’époque. Jamie Lee Curtis et Lindsay Lohan forment un duo improbable et terriblement attachant. La première est une psy surmenée, la seconde une ado en pleine crise identitaire. Leur échange de corps, causé par des gâteaux chinois un peu trop magiques, donne lieu à une avalanche de scènes cultes. Jamie Lee Curtis y livre une performance jubilatoire, tandis que Lohan confirme son talent comique. C’est drôle, rythmé, sincère, et toujours aussi pertinent sur le fond : apprendre à se voir à travers les yeux de l’autre.

    Freaky Friday (2018)

    Produit pour Disney Channel, cette version 2018 adapte la comédie musicale inspirée du roman original de Mary Rodgers. Dans ce téléfilm haut en couleur, Heidi Blickenstaff et Cozi Zuehlsdorff interprètent une mère chef de cuisine et une ado musicienne qui, à la veille d’un grand concours, voient leurs corps échangés par magie. Si le budget est plus modeste, l’énergie ne manque pas. Le format musical apporte une touche de fraîcheur et de légèreté bienvenue, avec des chansons pop qui viennent ponctuer les moments-clés. Une relecture sympathique et pleine de peps, pensée avant tout pour les plus jeunes… mais qui fonctionne aussi chez les nostalgiques.

    Freaky Friday 2 : Encore dans la peau de ma mère (2025)

    Vingt ans après le succès de la version 2003, Jamie Lee Curtis et Lindsay Lohan rempilent pour une suite très attendue : Freaky Friday 2 : Encore dans la peau de ma mère. Cette fois, c’est au tour de la fille de la fille de vivre l’expérience… avec quelques complications générationnelles en prime. Le film joue à fond la carte de la nostalgie, tout en actualisant les enjeux avec finesse : parentalité, passage à l’âge adulte, transmission. L’alchimie entre Curtis et Lohan fonctionne toujours, et le récit fait le pari d’un humour plus mordant, mêlé à une sincérité émouvante. Le duo revient plus fort que jamais pour un film qui promet de raviver les souvenirs… et d’en créer de nouveaux.

    Où regarder les films 'Freaky Friday' en streaming ?

    Bonne nouvelle : la saga Freaky Friday est surement disponible sur plusieurs plateformes de streaming. Pour retrouver rapidement chaque film, JustWatch est l’outil parfait : il vous permet de savoir où regarder chaque opus selon vos abonnements. Que vous soyez team Jodie Foster ou Jamie Lee Curtis, vous n’aurez plus qu’à vous installer confortablement pour (re)vivre ces échanges de corps cultes, pleins de rires, d’amour… et de chaos familial bienveillant.

  • Tous les films 'The Toxic Avenger' dans l'ordre et où les voir en streaming

    Tous les films 'The Toxic Avenger' dans l'ordre et où les voir en streaming

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    Né dans les années 80 sous l'égide de Troma Entertainment, The Toxic Avenger est un ovni du cinéma de genre. Satire grotesque, gore volontaire, super-héros difforme… Rien ne prédestinait Toxie à devenir culte. Et pourtant, quatre films et un reboot avec Peter Dinklage plus tard, la saga revient plus en forme que jamais. Voici les cinq films Toxic Avenger à voir dans l'ordre, avec où les retrouver en streaming.

    The Toxic Avenger (1984)

    Premier épisode, première claque. The Toxic Avenger pose les bases d'un univers aussi répugnant qu'attachant. Melvin, un concierge maladroit, tombe dans un baril de produits chimiques et devient un monstre difforme à la force surhumaine. Derrière les litres de faux sang et l'humour crasse, une vraie critique sociale pointe le bout de son nez. Entre justicier difforme et satire de l'Amérique reaganienne, ce film underground est devenu un classique pour les amateurs de nanars engagés. Une curiosité à (re)découvrir absolument.

    The Toxic Avenger 2 (1989)

    Toxie part au Japon dans The Toxic Avenger 2 ! Dans cette suite plus absurde encore, notre héros part retrouver son père biologique. L'occasion d'un déluge de bastons grotesques, de maquillages à petit budget et de scènes délirantes. Moins subversif que le premier, ce deuxième opus mise tout sur la surenchère cartoonesque. C'est le début d'une longue dérive volontairement incohérente qui fait le charme de la saga. Les fans de séries Z jubilent, les autres… sont prévenus.

    The Toxic Avenger 3 (1989)

    Sorti la même année que le 2, ce troisième volet est un patchwork de scènes supprimées, de nouvelles intrigues et d'idées barrées. Toxie vend son âme pour retrouver une vie normale… avant de se rendre compte que le capitalisme a un goût amer. Plus cheap encore que les précédents, cet épisode est souvent considéré comme le plus faiblard, mais il a ses défenseurs. Notamment pour sa critique décalée de la marchandisation du héros.

    The Toxic Avenger 4 (2001)

    Retour aux sources (et au trash) en 2001 avec The Toxic Avenger 4. Derrière ce titre parodique se cache sans doute le volet le plus gore et le plus assumé de la saga. Multiples dimensions, clins d'œil outranciers et vulgarité revendiquée : Troma fait du Troma, et les fans adorent. Plus abouti techniquement, ce film marque le retour d'une équipe pleinement consciente de son héritage à contre-courant. Une référence du cinéma bis.

    The Toxic Avenger (2025)

    Le reboot de 2025 promet un choc des cultures : Peter Dinklage, Kevin Bacon et Elijah Wood dans une réinvention ultra-stylisée du mythe Toxie. Produit par Legendary Pictures, ce nouveau Toxic Avenger modernise le concept tout en gardant l'ADN déjanté des originaux. Plus ambitieux, plus visuel, mais toujours corrosif, le film s'adresse autant aux fans de la première heure qu'à une nouvelle génération avide de super-héros mutants pas comme les autres. Un come-back à ne pas rater.

    Où regarder les films ‘Toxic Avenger’ en streaming ?

    Les aventures de Toxie sont disponibles sur plusieurs plateformes, mais pas toujours au même endroit. Sur JustWatch, vous pouvez trier facilement les films en fonction de vos abonnements, et savoir en quelques clics où voir chaque épisode de la saga, du classique de 1984 au reboot de 2025. De quoi plonger dans l'univers radioactif de Troma sans se prendre la tête.

  • Les dix meilleurs films de fantasy sortis du studio A24 (et où les regarder en streaming)

    Les dix meilleurs films de fantasy sortis du studio A24 (et où les regarder en streaming)

    Justine Charlet

    Justine Charlet

    Rédacteur JustWatch

    Fidèle à son habitude de soutenir des visions singulières et indépendantes, A24 s’est imposé comme l’un des studios les plus audacieux du cinéma indépendant américain. La société de production et de distribution a notamment façonné une nouvelle manière d’aborder la fantasy, loin des grandes fresques épiques ou des mondes standardisés à la Tolkien.

    Dernier opus de fantasy en date, sorti en avril dernier : La légende d’Ochi (2025), qui met en scène de mystérieuses créatures au fin fond des Carpates.

    Nous vous proposons un guide JustWatch des films fantasy soutenus par la société A24 depuis sa création en 2012. Tout en vous rappelant où regarder ces productions sur les plateformes de streaming.

    Everything Everywhere All at Once (2022)

    OVNI cinématographique tourné avec un budget limité (25 millions de dollars), Everything Everywhere All at Once met en scène une Michelle Yeoh survitaminée en gérante de laverie qui se retrouve embarquée dans un multivers. Les scènes d’action sont délirantes, le mélange de science-fiction et fantastique parfait. Le film a séduit le public et les critique puisqu’il a récolté 7 Oscars. 

    The Green Knight (2021)

    Relecture libre de la légende arthurienne, The Green Knight suit Gauvain, jeune neveu du roi Arthur, qui accepte de relever le défi lancé par un mystérieux chevalier vert : frapper ce dernier, à condition de recevoir un coup équivalent un an plus tard. Gauvain décapite le chevalier… qui ramasse sa tête et repart tranquillement. Dans un contre-emploi fascinant, le comédien Dev Patel prête ses traits à ce héros parti pour un voyage aussi philosophique que psychologique. Tourné en Irlande, le film bénéficie d’un travail esthétique exceptionnel, inspiré des enluminures médiévales.

    The Lobster (2015)

    Avec The Lobster, Yorgos Lanthoimos offre une histoire fantastique inventive et non moins féroce, à la fois fascinante et perturbante, parfois surréaliste. Dans l’univers du film, être célibataire est interdit. Toute personne sans partenaire est envoyée dans un hôtel où elle dispose de 45 jours pour trouver l’amour, sans quoi elle sera transformée en un animal de son choix. David, interprété par Colin Farrell, choisit le homard. Dans cette réinvention du réel que propose le réalisateur, les thèmes de la solitude, la pression sociale et l’absurdité des conventions sont traitées sous forme d’une fantasy froide, clinique et conceptuelle. Prix du Jury à Cannes !

    Beau is Afraid (2023)

    Dans ce labyrinthe cinématographique de trois heures qu’est Beau is Afraid, à mi-chemin entre le conte fantastique et la psychanalyse, le réalisateur Ari Aster pousse à l’extrême la veine d’un cinéma halluciné. Joaquin Phoenix y joue Beau Wassermann, un homme anxieux et solitaire qui vit dans une ville gagrenée par la violence. Lorsque sa mère meurt brutalement, il doit se rendre à ses funérailles, donnant lieu à une quête à la fois physique et mentale où le réel se tord à chaque étape. Ici la fantasy est plus psychologique que livrée avec le décor.

    Under the Skin (2014)

    Oeuvre de science-fiction aux accents fantastiques, Under the Skin est une expérience de cinéma où la fantasy se fait introspective, mutique. Une extraterrestre (Scarlett Johansson) débarquée sur Terre sous forme humaine, parcours les routes d’Ecosse pour séduire des hommes solitaires et les absorber dans une sorte de néant liquide. Sans explication directe. Le film progresse par ellipses et impressions, et dans ce thriller spatial, l’être venu d’ailleurs découvre peu à peu l’humanité.

    Lamb (2021)

    Entre drame rural et mythe païen, Lamb montre l’histoire d’un couple endeuillé et d’un agneau pas comme les autres, dans une ferme isolée d’Islande. L’animal possède des traits humains et le couple décide de l’adopter comme un enfant. Cette créature faire du film une oeuvre de fantasy où une logique mythologique se glisse dans un cadre réaliste. Le film ne cherche jamais à expliquer mais se regarde plutôt comme une parabole douce et étrange, où la douleur humaine trouve une réponse animale.

    A Ghost story (2017)

    Dans le genre énigmatique, poétique et intemporel du catalogue d’A24, A Ghost Story est en bonne place avec cette histoire d’homme mort venant hanter - juste vêtu d’un drap blanc - la maison qu’il partageait avec sa femme. Face à Rooney Mara, Casey Affleck joue ce fantôme vivant l’éternité comme une prison, incapable de partir et témoin du passage du temps. L’oeuvre signée David Lowery est contemplative, lente et sort des sentiers battus.

    The Witch (2017)

    Premier long métrage de Robert Eggers, The Witch, film esthétiquement très fort a redéfini les contours de la fantasy horrifique contemporaine. Sombre, lent, hypnotique, il interroge la naissance de la peur dans une société dominée par la religion. Le pitch ? Dans la Nouvelle-Angleterre du XVIIe siècle, une famille puritaine est contrainte à l’exil par sa communauté et s’installe à l’orée d’une forêt sinistre où des visions et peut-être de la sorcellerie viennent perturber la famille. Entre réalité et croyance, la frontière est floue.

    High Life (2018)

    Dans High Life, la réalisatrice française Claire Denis nous emmène sur le terrain glissant de la science-fiction spatiale avec un film radical et déroutant qui s’inscrit dans la lignée des oeuvres les plus étranges du studio. Un groupe de criminels condamnés à mort accepte de commuer leur peine et devenir les cobayes d’une mission spatiale en dehors du système solaire. Le voyage est métaphysique, avec des éléments fantastiques.

    La légende de Ochi (2025)

    Fantasy sensorielle et poétique, La légende d’Ochi raconte la quête d’une enfant dans un monde semi-sauvage, quelque part entre légende ancienne et nature fantasmée. L’histoire suit une fille muette qui s’échappe de sa communauté pour suivre une mystérieuse créature, Ochi. Ensemble, ils traversent un monde magique, à la recherche de sens, de liberté et d’un lien perdu avec le vivant. Un parcours initiatique qui mélange réalisme et magie, paysages bruts et éléments surnaturels, sans effets numériques tapageurs.

    Où voir tous les dix meilleurs films de fantasy du studio A24 en streaming ?

    Les films sortis du studio A24 sont sont disponibles à la location ou en streaming. Notre guide vous donnera alors toutes les informations nécessaires. Vous pourrez cliquer sur le logo des services de streaming pour voir quels films sont disponibles sur vos plateformes. Ou ne rien cocher du tout pour voir où sont disponibles les films tous services confondus.

  • Des nouvelles des comédiens du casting de 'The Big Bang Theory' (et où les retrouver à l’écran !)

    Des nouvelles des comédiens du casting de 'The Big Bang Theory' (et où les retrouver à l’écran !)

    Justine Charlet

    Justine Charlet

    Rédacteur JustWatch

    Dans le groupe de geeks le plus célèbre de la télévision, héros d’une sitcom qui a duré 12 saisons, les théories scientifiques fusaient à la vitesse de la lumière !

    Sheldon, Leonard, Raj et Howard vivaient en orbite autour de leurs passions : la physique, les comics et les jeux vidéos… une routine perturbée par l’emménagement de Penny, serveuse réveuse et actrice sans succès qui découvrait leur monde très spécial. Que sont devenus les comédiens incarnant cette bande attachante ?

    Nous vous proposons un guide JustWatch pour vous faire découvrir les parcours des comédiennes et comédiens de la série The Big Bang Theory hors de cette colocation au long cours, et on vous rappelle où voir des films et des séries auxquels ils ont participé.

    Jim Parsons (Sheldon Cooper)

    Depuis la fin de The Big Bang Theory en 2019, Jim Parsons a su rebondir en diversifiant ses projets à la fois devant et derrière la caméra. En tant qu’acteur, il a incarné Henry Wilson dans Hollywood (2020), une mini-série de Ryan Murphy où il jouait un agent manipulateur. Dans le drame romantique Spoiler Alert (2022), deux ans plus tard, il joue Michael Ausiello. En tant que producteur, il a signé le spin-off de The Big Bang Theory avec Young Sheldon et a pris en charge sa narration en voix off. 

    Kaley Cuoco (Penny)

    Après son rôle de Penny, Kaley Cuoco a su explorer de nouveaux horizons de jeu : elle a été une hôtesse de l’air impliquée dans une enquête criinelle dans The Flight Attendant (2020-2022). Elle a joué dans Based on a True Story (2023-2024), une comédie dramatique qui explore l’obsession américaine pour les true crimes. Dans le thriller attendu en 2026, Vanished, elle incarnera une femme à la recherche de son petit ami disparu lors d’un voyage en train. Depuis 2019, elle prête sa voix au personnage de Harley Quinn dans la série animée du même nom.  

    Johnny Galecki (Leonard Hofstadter)

    Pour celui qui jouait Leonard, l’amoureux de Penny, la fin de la série a marqué pour le comédien un retrait radical des plateaux hollywoodiens, pour privilégier une vie privée et familiale. Johnny Galecki s’est recyclé en tant que producteur TV en fondant sa propre société et a fait naître le projet The Cleanse (2018), une comédie noire dans laquelle il a également joué.

    Simon Helberg (Howard Wolowitz)

    Sous le costume de l’ingénieur excentrique au look rétro improbable dans The Big Bang Theory, Simon Helberg a eu une vie après sa prestation la plus célèbre : on l’a vu dans Annette (2021) de Leos Carax, l’épisode 1 de Young Sheldon (2021), dans Poker Face (2023-) et bientôt dans The Audacity, en production.

    Mayim Bialik (Amy Farrah Fowler)

    Mondialement connue grâce à son rôle d’Amy Farrah Fowler, Mayim Bialik a une vie depuis l’arrêt de la série. Elle a incarné le rôle principal de la sitcom Call me Kat (2021-2023), produite par Jim Parsons. Elle y interprète une femme qui ouvre un café pour chats après avoir quitté son poste de professeure. Elle a aussi joué dans Young Sheldon comme ses camarades et est au casting du prochain film de Jim Jarmusch, Father Mother Sister Brother, aux côtés de Tom Waits et Adam Driver.

    Kunal Nayyar (Rajesh Koothrappali)

    Après l’expérience The Big Bang Theory, Kunal Nayyar incarne un tueur e série dans un épisode de Criminal :UK (2020), puis joue dans Suspicion (2022), le thriller psychogique d’Apple TV+, au côté d’Uma Thurman. Enfin il sera bientôt Scrooge dans Christmas Karma, adapté d’Un chant de Noël de Charles Dickens, avec Eva Longoria.

    Où voir ou revoir les principaux acteurs au casting de la série 'The Big Bang Theory' ?

    Pour (re)découvrir les talents dont la notoriété a explosé avec The Big Bang Theory, voici un aperçu des œuvres marquantes de la suite de leur carrière, disponibles en streaming. Notre guide vous donnera alors toutes les informations nécessaires pour explorer leurs filmographies. Vous pourrez cliquer sur le logo des services de streaming pour voir quels films et séries sont disponibles sur vos plateformes. Ou ne rien cocher du tout pour voir où sont disponibles les films et séries tous services confondus.

  • Les 22 plus beaux baisers de l'histoire du cinéma

    Les 22 plus beaux baisers de l'histoire du cinéma

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    Du baiser à l'envers de Spider-Man aux retrouvailles de N'oublie jamais, le cinéma regorge de scènes d'amour qui transcendent le cadre de l'écran. Ces baisers nous hantent, nous émeuvent, nous restent en mémoire comme des instants suspendus. Certains sont fougueux, d'autres retenus, certains célèbrent la passion, d'autres la douleur. Voici une sélection des baisers les plus iconiques du grand écran, ceux qui ont marqué la pop culture, l'imaginaire collectif… et parfois, une époque toute entière.

    Spider-Man (2002) – Peter et Mary Jane

    Le baiser à l’envers entre Spider-Man (Tobey Maguire) et Mary Jane (Kirsten Dunst) est devenu une icône du cinéma de super-héros. Suspendu par sa toile dans une ruelle pluvieuse, Peter Parker se laisse glisser tête en bas pour un baiser aussi improbable que bouleversant. Ce moment réunit l’extraordinaire et l’intime, l’adrénaline et la tendresse. Le contraste entre l’action et la vulnérabilité rend la scène inoubliable. C’est un geste furtif, chargé de tension romantique, qui condense l’essence même du personnage de Spider-Man : un héros masqué, tiraillé entre ses responsabilités et ses émotions. Un instant culte, souvent imité mais jamais égalé.

    L'inconnu du lac (2013) – Franck et Michel

    Sur les rives d’un lac isolé, Franck (Pierre Deladonchamps) et Michel (Christophe Paou) s’embrassent avec une intensité brute, presque animale. Ce baiser de L’inconnu du lac mêle désir, mystère et danger, comme une étincelle qui allume un feu sombre. Il n’est pas qu’un prélude à une passion : il est l’instant où tout vacille. Entre le souffle court et le silence de la nature, c’est une scène où l’érotisme se teinte d’inquiétude, de fascination et de peur. Un moment troublant, sensuel et inoubliable, à l’image du film lui-même, radical et hypnotique.

    L'empire contre-attaque (1980) – Han et Leia

    Dans L’Empire contre-attaque, le baiser entre Han Solo (Harrison Ford) et Leia (Carrie Fisher) incarne l'aboutissement d'une tension romantique installée depuis Un nouvel espoir. C’est dans la froideur métallique du Faucon Millenium, au cœur du conflit galactique, que ces deux figures charismatiques s’abandonnent enfin l’un à l’autre. Ce moment n’est pas seulement une parenthèse sentimentale, mais une preuve de confiance dans un univers en guerre. Han, habituellement sarcastique et fuyant l’émotion, laisse ici entrevoir une tendresse sincère, tandis que Leia, stratège et résistante, se dévoile. Un baiser culte, à la fois intime et emblématique, où l’amour devient un acte de bravoure.

    Autant en emporte le vent (1939) – Rhett et Scarlett

    Dans Autant en emporte le vent, le premier baiser entre Rhett Butler (Clark Gable) et Scarlett O'Hara (Vivien Leigh) ne se donne pas facilement. Il surgit au cœur des conflits, chargé de tension et d’orgueil. C’est une étreinte entre deux forces contraires, qui ne savent s’aimer qu’en se défiant. Ce moment cristallise l’amour passionnel et toxique, et résume à lui seul toute l’ambiguïté du film. Il ne s’agit pas d’un simple échange romantique, mais d’une scène qui concentre l’énergie brute d’un amour impossible. Une scène devenue légendaire, traversant les décennies sans perdre son souffle dramatique.

    La Vie d'Adèle (2013) – Adèle et Emma

    Le premier baiser entre Adèle (Adèle Exarchopoulos) et Emma (Léa Seydoux) dans La Vie d’Adèle est un moment suspendu, un point de bascule entre innocence et révélation. Leur échange, filmé avec une sincérité troublante, déborde de tendresse, d’appréhension et de désir. Il ne s’agit pas simplement d’un acte romantique, mais d’un bouleversement existentiel, d’un éveil du cœur et du corps. La caméra, au plus près des émotions, capte chaque frisson, chaque hésitation. Une scène culte, intime et viscérale, qui reste gravée comme l’un des baisers les plus puissants du cinéma contemporain.

    Call Me by Your Name (2017) - Elio & Oliver

    Le baiser entre Elio (Timothée Chalamet) et Oliver (Armie Hammer) dans Call Me by Your Name est une caresse estivale, une promesse fragile d’amour et de découverte. Dans la lumière chaude de l’Italie des années 80, ce moment délicat marque l’exploration d’un désir naissant. C’est un échange de regards, de souffles, de silence aussi, où l’on comprend que tout va changer. Ce baiser n’est pas seulement celui de l’amour, mais celui du passage à l’âge adulte, de la mélancolie de ce qui ne durera pas. Une scène suspendue, chargée d’émotions infinies.

    Le Secret de Brokeback Mountain (2005) – Ennis et Jack

    Lorsque Ennis Del Mar (Heath Ledger) retrouve Jack Twist (Jake Gyllenhaal) après une longue séparation, leur baiser devient un cri silencieux, un déferlement d’émotions contenues. Ce moment dans Le Secret de Brokeback Mountain, échangé dans l’ombre d’un mur, est brut, brutal même, tant il porte le poids de l’interdit, du manque, de l’amour refoulé. C’est un baiser qui dit tout ce qui ne peut être dit à voix haute dans l’Amérique des années 60. Une scène d’une intensité rare, qui marque à jamais le spectateur. C’est la douleur d’aimer, la joie de se retrouver, et le drame de devoir se cacher.

    Diamants sur canapé (1961) – Holly et Paul

    Dans Diamants sur canapé, sous une pluie battante et au milieu des klaxons new-yorkais, Holly Golightly (Audrey Hepburn) et Paul Varjak (George Peppard) s’embrassent après bien des hésitations. Ce baiser, au cœur de la ville, mêle romantisme absolu et fragilité des sentiments. Il marque la fin d’un long cheminement émotionnel, entre fuite de soi et envie d’aimer. C’est le point final parfait d’un film en équilibre entre comédie, drame et élégance. La musique, le chat, la pluie : tout contribue à faire de cette scène un classique du cinéma romantique. Une leçon de style et de sentiment.

    Dirty Dancing (1987) – Baby et Johnny

    Dans Dirty Dancing, entre Baby (Jennifer Grey) et Johnny (Patrick Swayze), la tension est palpable dès les premiers pas de danse. Leur baiser est le fruit d’une montée en puissance, d’une alchimie physique qui finit par s’embraser. Sur fond de musique estivale et de chorégraphies électrisantes, ce baiser incarne la fougue d’un amour de vacances qui bouscule les conventions. Ce n’est pas qu’un moment romantique : c’est une explosion de liberté, d’émancipation et de désir. Une scène qui reste gravée, comme la bande-son du film, dans toutes les mémoires.

    Queer (2024) - William & Eugene 

    Le baiser entre William (Daniel Craig) et Eugene (Drew Starkey) dans Queer ne laisse personne indifférent. Adapté du roman semi-autobiographique de William S. Burroughs, le film s’ancre dans un Mexique moite et crépusculaire, théâtre d’un désir obsédant et insaisissable. Cette scène, filmée avec une tension sourde et une sensualité troublante, devient le cœur émotionnel du récit. Il ne s’agit pas d’une simple étreinte, mais d’un moment suspendu entre deux âmes errantes, une collision entre attirance et détresse. Porté par deux interprètes à contre-emploi, ce baiser embrase l’écran et laisse une empreinte durable, aussi sulfureuse que mélancolique.

    Grease (1978) – Sandy et Danny

    Le baiser entre Sandy (Olivia Newton-John) et Danny (John Travolta) sur la plage, au début de Grease, capture l’insouciance d’un été amoureux. C’est un instant doux, presque nostalgique, avant les complications du lycée et des apparences sociales. Ce moment, simple mais fort, ouvre le bal d’une romance emblématique, rythmée par la musique et les tensions adolescentes. Un baiser qui a lancé l’une des histoires d’amour les plus chantées du grand écran.

    N'oublie jamais (2004) – Allie et Noah

    Après des années de séparation, Allie (Rachel McAdams) et Noah (Ryan Gosling) se retrouvent sous une pluie battante, dans l’une des scènes de  les plus reprises de la pop culture. Leurs lèvres se rejoignent dans une explosion de passion, de regret et de soulagement. C’est un baiser de retrouvailles, mais aussi de réparation. Il symbolise un amour que ni le temps ni les différences sociales n’ont pu éteindre. Un pur moment de cinéma romantique.

    Jeux d'enfants (2003) – Julien et Sophie

    Dans Jeux d’enfants, Le jeu de Julien (Guillaume Canet) et Sophie (Marion Cotillard) devient de plus en plus sérieux jusqu’à culminer dans un baiser final à la fois poétique, tragique et brûlant. C’est un baiser d’enfant devenu adulte, une déclaration d’amour déguisée en défi. La scène, surréaliste, entoure le couple d’un béton onirique, comme figé dans le temps. Une fin énigmatique pour une histoire d’amour hors norme.

    Match Point (2005) – Nola et Chris

    Dans un champ de blé anglais, sous une pluie soudaine, Nola (Scarlett Johansson) et Chris (Jonathan Rhys Meyers) s’embrassent avec une intensité presque déstabilisante. Ce baiser dans Match Point est à la fois interdit et irrésistible. Il incarne la montée en tension érotique qui traverse le film. Plus qu’un simple moment romantique, il est annonciateur de chaos, révélateur d’une passion qui brûle plus fort que la morale.

    Moulin Rouge (2001) – Satine et Christian

    Dans la comédie musicale Moulin Rouge, Satine (Nicole Kidman) et Christian (Ewan McGregor) s’aiment dans un tourbillon de décors baroques, de mensonges et de mélodies grandioses. Dès leur premier baiser, échangé sur scène sous le feu des projecteurs, leur histoire devient une tragédie flamboyante. Ce n’est pas qu’un simple geste romantique, c’est l’acte fondateur d’une passion dévorante, mise en musique par le cabaret et orchestrée par le destin. Chaque baiser entre eux est une montée dramatique, un crescendo d’amour impossible où tout – du regard aux larmes – semble écrit pour être chanté. Une scène à la fois éblouissante, cruelle et inoubliable.

    Coup de foudre à Notting Hill (1999) – Anna et William

    Quand Anna (Julia Roberts) déclare à William (Hugh Grant) qu’elle est juste « une fille, debout devant un garçon… », elle livre l’une des répliques les plus cultes du cinéma romantique. Le baiser qui suit, d’une douceur désarmante, incarne l’abandon des masques, la vulnérabilité offerte en gage d’amour. Dans Coup de foudre à Notting Hill, cette scène mêle pudeur et sincérité, entre la star mondiale et le libraire discret. C’est une bulle de tendresse dans un monde surmédiatisé, un instant suspendu où deux solitudes se rejoignent. Une scène qui a traversé les décennies comme une déclaration universelle d’amour simple et profond.

    Roméo + Juliette (1996) – Roméo et Juliette

    Dans Roméo + Juliette, le premier baiser entre Roméo (Leonardo DiCaprio) et Juliette (Claire Danes), échangé à travers l’eau d’un aquarium, est une vision moderne et explosive de la romance shakespearienne. Filmé avec la patte baroque de Baz Luhrmann, ce geste mêle pureté et transgression, fixant dès le départ le ton d’un amour incandescent et maudit. Ce n’est pas seulement un baiser, c’est un vertige, une collision de regards, de jeunesse et de destin. Il résume à lui seul toute la folie amoureuse que le film va déployer. Une étincelle visuelle et émotionnelle restée gravée dans les mémoires cinéphiles.

    Titanic (1997) – Rose et Jack

    Le premier baiser de Jack (Leonardo DiCaprio) et Rose (Kate Winslet) à la proue du Titanic est une image imprimée dans la mémoire collective. Dans le vent et face à l’horizon, les bras tendus comme des ailes, c’est un moment suspendu où la passion défie les classes sociales et l’inéluctabilité du naufrage. Cette scène incarne l’ivresse d’un amour total, à la fois naïf et profond, dans un monde en train de sombrer. James Cameron l’a filmée comme une promesse d’éternité dans un océan d’impermanence. Un instant sublime et tragique, devenu l’une des icônes les plus universelles du cinéma romantique.

    Top Gun (1986) – Pete et Charlotte

    Dans Top Gun, Sur fond de synthétiseurs, de sueur et de tension militaire, Pete « Maverick » Mitchell (Tom Cruise) et Charlotte Blackwood (Kelly McGillis) s’embrassent dans une séquence qui mêle sensualité, frisson et insouciance de pilote. Ce baiser, enveloppé de musique eighties et de lumières tamisées, incarne une époque et un style. Il ne s’agit pas seulement d’une parenthèse amoureuse, mais d’un moment de cinéma pop, où la passion prend le pas sur les dialogues. Une scène brûlante de désir et de tension contenue, entrée dans l’histoire autant pour son kitsch assumé que pour son intensité émotionnelle.

    The Last of Us (2023) - Bill & Frank  

    Dans une série post-apocalyptique où tout semble voué à disparaître, le baiser entre Bill (Nick Offerman) et Frank (Murray Bartlett) dans The Last of Us surprend par sa douceur et son humanité. Leur histoire, racontée en un seul épisode, bouleverse par sa sincérité. Ce baiser incarne la tendresse au milieu du chaos, la connexion de deux âmes dans un monde hostile. Un moment rare à la télévision, où la représentation LGBTQIA+ se déploie sans caricature, avec poésie et pudeur. Une scène d’amour sincère, qui transcende le genre pour toucher à l’universel.

    Drive (2011) – Le Conducteur et Irene

    Dans un ascenseur baigné d'une lumière blafarde, le Conducteur (Ryan Gosling) se tourne vers Irene (Carey Mulligan) et l’embrasse, comme pour suspendre le temps. Ce baiser silencieux, d’une lenteur presque irréelle, contient plus de mots que toute une conversation. Il dit le désir, le renoncement, la tendresse et l’orage qui gronde à venir. Juste après, la violence éclate, mais dans cette brève parenthèse, le film offre une des scènes les plus bouleversantes de sa filmographie. Minimaliste dans sa mise en scène, maximaliste dans l’émotion, ce baiser est devenu l’instant le plus humain d’un homme sans nom, une scène classique de Drive.

    La Belle et le Clochard (1955) – Lady et Clochard

    Dans La Belle et le Clochard, leur baiser en partageant un spaghetti est devenu l’un des plus célèbres du cinéma, toutes espèces confondues. Lady et Clochard, deux chiens issus de mondes opposés, s’unissent le temps d’un dîner aux chandelles improvisé, sous les notes d’un accordéon. Ce fil de pâte partagée, jusqu’au contact final des museaux, incarne la magie d’un amour naissant avec une simplicité désarmante. La scène, aussi innocente qu’iconique, fait fondre les cœurs depuis des décennies. Elle condense tendresse, humour et romantisme dans une séquence animée qui continue de marquer petits et grands, génération après génération.

    Où revoir ces scènes mythiques et ces baisers inoubliables ?

    Si ces baisers vous ont marqué autant qu’ils ont marqué l’histoire du cinéma, il est peut-être temps de les redécouvrir. Bonne nouvelle : bon nombre de ces films sont disponibles en streaming sur des plateformes comme Netflix, Prime Video, Disney+ ou Canal+. Pour les retrouver en un clin d'œil, JustWatch vous permet de savoir exactement où chaque titre est disponible selon vos abonnements. De quoi revivre ces moments inoubliables… ou les découvrir pour la toute première fois.

  • La Nintendo Switch 2 est là ! 12 films inspirés de jeux vidéo Nintendo à voir en streaming

    La Nintendo Switch 2 est là ! 12 films inspirés de jeux vidéo Nintendo à voir en streaming

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    La Nintendo Switch 2 est enfin sortie le 5 juin, mais la hype autour de l’univers Nintendo ne retombe pas pour autant. Pour tous ceux qui n’ont pas encore mis la main sur la console ou qui souhaitent prolonger l’expérience autrement, le cinéma offre une passerelle idéale entre nostalgie et modernité.

    Qu’il s’agisse de franchises officielles, de clins d’œil affectueux ou de relectures inspirées, les adaptations vidéoludiques liées à Nintendo ne manquent pas. En attendant de replonger dans les mondes de Link, Mario ou Samus, voici 12 films à (re)voir pour explorer l’univers Nintendo autrement — avec fun, nostalgie et un brin de chaos numérique.

    Super Mario Bros. Le film (2023)

    Adaptation officielle et ultra-réussie, Super Mario Bros. Le film nous plonge dans l’univers coloré et frénétique du Royaume Champignon. Mario, Luigi, Peach, Bowser et toute la clique sont là, dans un grand huit d’action, de gags et de clins d’œil aux fans de toutes générations. Porté par les voix de Chris Pratt, Anya Taylor-Joy et Jack Black, le film s’offre une animation de haut vol et une vraie tendresse pour ses personnages. C’est un divertissement familial bien calibré, accessible aux enfants comme aux nostalgiques. Le blockbuster d’Illumination a cartonné en salles, devenant l’une des adaptations de jeux les plus populaires de l’histoire.

    Détective Pikachu (2019)

    Détective Pikachu est un virage narratif original pour la franchise Pokémon, mêlant film noir et comédie familiale. Dans un monde où les Pokémon vivent aux côtés des humains, Tim Goodman fait équipe avec un Pikachu qui parle (et qui a la voix de Ryan Reynolds) pour résoudre la disparition de son père. L’univers visuel est foisonnant, les Pokémon plus réalistes que jamais, et le ton trouve un bel équilibre entre humour et mélancolie. Le film jongle habilement entre hommage et renouveau, et réussit à séduire aussi bien les fans de la première heure que les néophytes. Une réinvention attachante qui mérite largement le visionnage.

    Les Mondes de Ralph (2012)

    Si ce n’est pas un film Nintendo à proprement parler, Les Mondes de Ralph rend un vibrant hommage à toute l’esthétique arcade. Ralph, méchant d’un jeu vidéo oublié, décide de devenir un héros en sautant de jeu en jeu. Caméos de Bowser, Sonic, Pac-Man ou encore Q*bert… le long-métrage regorge de clins d’œil aux licences phares de Nintendo. Loin de se contenter de la nostalgie, le film de Disney explore aussi des thématiques modernes comme la quête de soi, le besoin de reconnaissance et l’évolution du rôle des personnages de jeu vidéo. Un récit plein de cœur et d’humour.

    Sonic, le film (2020)

    Bien que Sonic soit historiquement l’emblème de SEGA, Sonic, le film partage l’univers des consoles Nintendo grâce aux jeux croisant les deux licences. Ce film hybride entre live-action et animation suit Sonic, hérisson bleu supersonique, tentant d’échapper à l’impitoyable Dr. Robotnik (Jim Carrey). Avec son ton léger, ses punchlines efficaces et son énergie débordante, le film a surpris par sa popularité. Il a su conquérir les fans et les curieux, et relancé l’intérêt pour une saga vidéoludique culte. Une suite a rapidement vu le jour, prouvant que la nostalgie bien menée peut encore séduire les salles obscures.

    Scott Pilgrim (2010)

    Adapté du comic de Bryan Lee O’Malley, Scott Pilgrim est une lettre d’amour à la culture geek. Entre bruitages 8-bit, barres de vie et références à Zelda, ce film réalise un pont jouissif entre jeu vidéo et comédie romantique. Michael Cera y campe un musicien paumé qui doit affronter les sept ex diaboliques de sa copine. La mise en scène inventive signée Edgar Wright est un feu d’artifice régressif, pop et maîtrisé, mêlant bastons survoltées et second degré savoureux. Un ovni visuel, devenu culte, qui plaira à tous ceux qui ont grandi manette en main.

    Pokémon : Mewtwo contre-attaque (1998 / 2019)

    Classique absolu, Pokémon : Mewtwo contre-attaque reste une pierre angulaire de l’univers Pokémon. Sorti en 1998, le film met en scène l’affrontement entre Mewtwo et Mew dans un mélange de science-fiction, de philosophie et de pokéballs. Le remake en images de synthèse sorti en 2019 modernise le style mais conserve toute l’essence émotive de l’original. Cette version permet aux jeunes générations de découvrir cette histoire fondatrice tout en offrant une piqûre de nostalgie aux anciens. Un incontournable pour comprendre l’impact mondial de la franchise Pokémon.

    Pokémon : Le pouvoir est en toi (1999)

    Suite directe du premier film, Le pouvoir est en toi voit Sacha et ses amis pris dans une tempête climatique liée à l’équilibre entre les Pokémon légendaires. L’intrigue explore des thèmes écologiques et mystiques, renforcés par des visuels marquants et une bande-son culte. Le film est ambitieux, davantage contemplatif, et creuse des thématiques plus adultes que la série. Un volet parfois sous-estimé qui mérite d’être redécouvert, notamment pour sa construction épique et ses enjeux mythologiques.

    Free Guy (2021)

    Avec Free Guy, Ryan Reynolds prête ses traits à un PNJ de jeu vidéo qui, un jour, se met à penser par lui-même. Loin d’être tiré d’une licence Nintendo, le film baigne pourtant dans l’imaginaire vidéoludique commun, avec des références claires à Zelda, Mario ou encore Mega Man. Il s’amuse des mécaniques absurdes du gaming en ligne et brocarde la surmonétisation des jeux actuels tout en livrant une vraie réflexion sur le libre arbitre numérique. Sous ses dehors colorés de comédie d’action, Free Guy pose des questions étonnamment profondes et fait preuve d’une sincère tendresse pour les mondes virtuels. Entre satire et récit initiatique, c’est un film aussi fun que pertinent.

    Bayonetta: Bloody Fate (2013)

    Bayonetta: Bloody Fate transpose l’action démente du jeu Bayonetta en film d’animation pur jus japonais. L’héroïne, sorcière badass aux pouvoirs surnaturels, y affronte anges et créatures infernales avec une classe absolue. Si le film est avant tout destiné aux fans du jeu, il reste une porte d’entrée efficace pour appréhender l’univers tordu, hyperstylisé et assumé d’une franchise culte. Le tout avec une animation nerveuse et une bande-son électrisante. Un condensé de style et de chaos à savourer sans retenue.

    Pixels (2015)

    Pixels imagine un monde où les jeux vidéo classiques deviennent une menace bien réelle. Pac-Man, Donkey Kong, Space Invaders… tous débarquent pour attaquer la Terre dans une invasion rétro complètement folle. Même s’il ne s’agit pas d’une adaptation Nintendo officielle, la présence massive de Donkey Kong justifie sa place ici. Réalisé par Chris Columbus, porté par Adam Sandler, le film joue la carte du délire total avec des effets spéciaux tape-à-l’œil et un humour assumé. C’est un joyeux chaos visuel, pétri de nostalgie, qui rend hommage aux bornes d’arcade de notre enfance. Une expérience pop-corn qui parlera autant aux gamers qu’aux amateurs de comédies absurdes.

    Super Mario Bros. (1993)

    Premier long-métrage adapté de la franchise, Super Mario Bros. est un OVNI. Détesté à sa sortie, adulé depuis par certains fans, le film de 1993 propose une relecture cyberpunk de Mario et Luigi. Dennis Hopper en Roi Koopa, Bob Hoskins en Mario : casting improbable pour résultat déroutant, mais culte. Entre décors glauques, scénario délirant et répliques étranges, ce film est devenu un objet de fascination pour les curieux du 7e art vidéoludique. À voir comme un vestige d’une époque où Hollywood ne savait pas encore comment adapter les jeux vidéo.

    Final Fantasy VII : Advent Children (2005)

    Sorti directement en vidéo, Final Fantasy VII : Advent Children est une suite visuelle spectaculaire au jeu culte de Square Enix. Même si Final Fantasy n’est pas une franchise Nintendo exclusive, le lien historique avec les consoles de Big N est fort. Ce film en images de synthèse ultra-soigné plaira surtout aux fans de Cloud, Sephiroth et Midgar, mais son esthétique impressionne encore aujourd’hui. Un film qui mise sur le style, l’action chorégraphiée et l’émotion latente, parfait pour prolonger l’univers du JRPG phare des années 2000.

    Où regarder ces films adaptés ou inspirés de jeux Nintendo ?

    Bonne nouvelle : la plupart de ces titres sont disponibles sur les principales plateformes de streaming comme Netflix, Prime Video ou Apple TV+. Pour savoir où regarder chaque film en fonction de vos abonnements, rendez-vous sur JustWatch. En quelques clics, vous pourrez retrouver le film qu’il vous faut pour patienter jusqu'à l'annonce (ou le lancement) de la Nintendo Switch 2. Bonus : c'est aussi un excellent moyen de redécouvrir à quel point Nintendo a marqué l’imaginaire collectif, bien au-delà des manettes.

  • 10 films à voir après 'Destination Finale : Bloodlines'

    10 films à voir après 'Destination Finale : Bloodlines'

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    Avec Destination Finale: Bloodlines, la saga culte est revenue en 2025 pour un sixième volet très attendu. Même si peu de détails ont filtré sur l'intrigue, les fans espèrent retrouver les mêmes recettes qui ont fait le succès de la franchise : des morts spectaculaires, un suspense implacable et la présence invisible mais implacable de la Faucheuse. Si vous aimez cette alchimie de tension, de fatalité et de mise en scène sadique du destin, voici 10 films dans le même esprit à voir ou revoir dès maintenant.

    Saw (2004)

    Saw introduit une nouvelle façon de faire peur, plus sadique, plus psychologique. Si Destination Finale met en scène une force abstraite, Saw la remplace par un tueur en série machiavélique : Jigsaw. Le point commun ? Des morts imaginées comme des puzzles morbides, où chaque erreur est fatale. Le premier film est intense, claustrophobe, avec un twist final glaçant. Il a déclenché une saga à succès qui a largement puisé dans le côté "piège mortel" des Destination Finale. La tension monte à chaque séquence, et l'horreur découle moins de la violence graphique que de l’idée de devoir choisir sa propre mort. Une référence incontournable pour les amateurs d’angoisse stratégique.

    The Descent (2005)

    The Descent délaisse les visions prémonitoires mais conserve le même goût pour les situations sans issue et la tension viscérale. Un groupe de femmes part explorer une grotte isolée et se retrouve piégé dans l'obscurité, traqué par des créatures souterraines. Le film marie habilement horreur psychologique, claustrophobie et terreur pure. Comme dans Destination Finale, on assiste à une chute inéluctable vers le chaos, où chaque erreur coûte la vie. Son ambiance oppressante, ses jeux de lumière et ses décors naturels étouffants en font une expérience intense. Et surtout, il renforce ce sentiment de fatalité, où la survie n’est qu’une illusion fragile.

    It Follows (2014)

    It Follows met en scène une malédiction transmissible, dans laquelle une entité prend n’importe quelle forme pour traquer lentement ses victimes. Le film repose sur un concept simple mais redoutablement efficace, avec une tension constante et une ambiance pesante. Comme dans Destination Finale, le danger est inévitable, inarrêtable, et pousse les protagonistes dans une spirale de paranoïa. La mise en scène minimaliste et l'esthétique rétro ajoutent une touche unique. Le rythme lent accentue l’angoisse, et la menace omniprésente rappelle que le destin — ou ici la malédiction — peut frapper à tout moment. Un film qui hante longtemps après la projection.

    La Cabane dans les bois (2011)

    Dans La Cabane dans les bois (2011), cinq amis partent passer le week-end dans une maison isolée en pleine forêt, sans se douter qu’ils sont les pions d’un sacrifice orchestré par une mystérieuse organisation. Le film déconstruit brillamment les codes de l’horreur tout en conservant une mécanique de fatalité implacable, chère à Destination Finale. Chaque décision semble scellée à l’avance, et le récit joue avec le spectateur jusqu’à une conclusion aussi surprenante que cynique. Cette mise en abyme du genre horrifique interroge sur notre rapport aux conventions narratives. Les morts sont tout aussi inévitables que spectaculaires, et le film réussit à allier humour noir, gore et réflexion.

    Happy Birthdead (2017)

    Avec Happy Birthdead, on change de ton mais pas de mécanique. L’héroïne revit indéfiniment le jour de sa mort, à la façon d'un Un jour sans fin version slasher. Chaque tentative de survie apporte un nouvel élément d’enquête. Le film joue avec les codes du genre, tout en restant fun et rythmé. Comme Destination Finale, il mêle horreur, humour noir et logique de boucle où la mort semble impossible à éviter. Le rythme enlevé et l’énergie de l’actrice principale contribuent à en faire un film aussi divertissant que tendu. Une belle réussite qui renouvelle avec fraîcheur le concept du destin implacable.

    Invisible Man (2020)

    Invisible Man renoue avec une tension constante : on ne voit jamais le danger, mais il est partout. Le film met en scène une femme traquée par son ex-compagnon, censé être mort, qui revient sous une forme invisible. Cette menace sourde et permanente n’est pas sans rappeler la Mort dans Destination Finale. Ici aussi, le moindre geste peut avoir des conséquences dramatiques, et le sentiment d’impuissance est total. La mise en scène joue sur le vide et l’invisible, rendant chaque plan potentiellement terrifiant. C’est une œuvre moderne, nerveuse, qui explore avec intelligence la peur du contrôle invisible et de l’injustice qui plane.

    Mister Babadook (2014)

    Mister Babadook suit une mère célibataire et son fils aux prises avec un livre pour enfants inquiétant qui semble invoquer une entité malveillante. Le film bascule peu à peu dans une atmosphère anxiogène où le deuil, la folie et le surnaturel s'entremêlent. Comme dans Destination Finale, l’horreur n’est pas toujours frontale, mais la menace est omniprésente, inévitable et psychologiquement étouffante. La performance d’Essie Davis ajoute à la crédibilité émotionnelle de l’ensemble, et le film se distingue par sa manière de traiter le trauma sous forme de conte horrifique. Une œuvre subtile et glaçante, souvent comparée aux classiques du genre.

    Smile (2022)

    Dans Smile, la mort frappe les personnes qui croisent le chemin d'une entité qui se transmet comme un virus. Les protagonistes tentent de briser la chaîne avant qu’il ne soit trop tard. Le film partage avec Destination Finale une même logique : une menace impossible à fuir, qui frappe de manière imprévisible, souvent de façon visuellement marquante. Avec son esthétique chirurgicale, ses moments de pur malaise et ses séquences choc, Smile impose un style efficace. Il se nourrit de la paranoïa moderne et du sentiment que le mal rôde sous la surface du quotidien. Une descente lente mais brutale vers la folie.

    Countdown (2019)

    Dans Countdown, une application mobile prédit avec exactitude la date et l’heure de la mort de ses utilisateurs. Lorsqu’une infirmière découvre qu’il ne lui reste que quelques jours à vivre, elle tente de déjouer le destin. Le film repose sur une mécanique de fatalité numérique, où l’issue semble inévitable. La tension monte à chaque minute qui passe, dans une course contre la montre bien pensée, rappelant l’implacabilité de la Mort dans Destination Finale. L’idée de mêler technologie et horreur fonctionne plutôt bien, même si l’exécution reste classique. Une série B assumée, divertissante et angoissante, pour les amateurs de suspense chronométré.

    Action ou vérité (2018)

    Action ou vérité transforme un simple jeu en malédiction : les participants doivent choisir entre vérité ou action, mais s’ils refusent ou mentent, ils meurent. Le film joue sur l’idée d’un piège surnaturel inéluctable, où les règles deviennent mortelles. Comme dans Destination Finale, la logique du jeu est rigide et le moindre écart conduit à une punition fatale. Le scénario, bien que parfois prévisible, garde un rythme soutenu. On y retrouve ce plaisir coupable d’assister à des épreuves de plus en plus cruelles. Un film calibré pour le public ado, mais qui coche toutes les cases du divertissement horrifique à tension.

    Où regarder ces films en streaming ? 

    Certains de ces films sont disponibles sur plusieurs plateformes majeures comme Netflix, Prime Video, Canal+, Apple TV+ ou encore Paramount+. Cliquez sur les logos ci-dessous pour voir ceux accessibles avec vos abonnements, ou utilisez « réinitialiser » pour afficher toute la sélection. Vous pouvez aussi activer les alertes JustWatch pour être informé des prochaines sorties similaires à Destination Finale: Bloodlines.

  • Les meilleurs anime de 2025 : les grands gagnants des Crunchyroll Awards

    Les meilleurs anime de 2025 : les grands gagnants des Crunchyroll Awards

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    À l’occasion des Crunchyroll Anime Awards 2025, de nombreux titres phares ont été récompensés pour leur excellence artistique, narrative ou technique. De Solo Leveling à Frieren, en passant par DANDADAN ou encore Look Back, l’année a été riche en créations marquantes. Ces distinctions mettent en lumière le dynamisme et la diversité du paysage animé contemporain.

    Cette édition 2025 confirme l’attrait grandissant pour les œuvres audacieuses, aussi bien du côté des studios que du public. Voici un tour d’horizon des anime primés cette année, avec un rappel de leurs distinctions avant chaque description.

    Solo Leveling

    Récompenses : Anime de l’année, Meilleure action, Meilleure bande originale, Meilleur ending, Meilleure nouveauté, Meilleur personnage principal (Sung Jinwoo)

    Solo Leveling est l’adaptation très attendue du webtoon phénomène, et son succès n’a pas déçu. On y suit Jinwoo, un chasseur de donjons considéré comme le plus faible de son époque, qui va voir sa destinée bouleversée après une mission fatale. Grâce à un style visuel impressionnant, une animation fluide et percutante et une ambiance sonore puissante, la série a su séduire un large public. L’univers sombre mais fascinant, associé à une montée en puissance haletante du protagoniste, en fait un incontournable de l’année. Solo Leveling a logiquement raflé de nombreuses récompenses, confirmant son statut de série phare en 2025. Son rythme effréné et ses enjeux croissants en font une expérience addictive.

    Demon Slayer : Kimetsu no Yaiba – En route vers l'entraînement des piliers

    Récompenses : Meilleure animation, Meilleure suite

    Demon Slayer : Kimetsu no Yaiba – En route vers l'entraînement des piliers confirme le savoir-faire exceptionnel du studio Ufotable. Dans cet arc, Tanjiro et ses compagnons poursuivent leur préparation en vue d’un affrontement décisif contre Muzan, sous la supervision des plus puissants pourfendeurs : les Piliers. L’histoire mêle révélations sur les personnages, entraînements intenses et montée en tension dramatique, tout en conservant une qualité d’animation impressionnante. Le soin porté aux émotions et au rythme narratif fait de cette nouvelle saison une étape essentielle du parcours des héros. Un jalon technique et émotionnel qui justifie pleinement ses récompenses aux Anime Awards.

    DANDADAN

    Récompenses : Meilleur character design, Meilleure chanson d’anime, Meilleur opening

    DANDANDAN propose un mélange explosif de science-fiction, surnaturel et comédie, s’imposant comme l’un des anime les plus originaux de l’année. Son univers loufoque, ses scènes d’action dynamiques et ses personnages hauts en couleur ont conquis les spectateurs. Le design de ses personnages, très expressifs, couplé à une direction musicale percutante et un opening inoubliable (Otonoke), en font une œuvre aussi fun qu’exigeante. DANDADAN démontre qu’on peut surprendre tout en captivant, et s’est hissé avec brio dans les titres les plus plébiscités de 2025. Il prouve que l’audace narrative et le style peuvent cohabiter à merveille. C’est bruyant, c’est coloré, ça part dans tous les sens, c’est drôle. On aime.

    Frieren

    Récompenses : Meilleurs décors, Meilleur drame, Meilleur personnage secondaire (Fern), Meilleur réalisateur (Keiichiro Saito)

    Frieren revisite le genre de la fantasy en s’intéressant à l’après-quête. L’elfe magicienne Frieren, autrefois membre d’un groupe de héros, part à la redécouverte de l’humanité. La série brille par sa finesse émotionnelle, ses arrière-plans sublimes et la justesse de sa narration contemplative. Sous la direction inspirée de Keiichiro Saito, l’anime s’impose comme un récit d’introspection poétique et visuellement somptueux. Son succès critique est tel qu’il s’impose parmi les œuvres majeures de ces dernières années, salué autant pour sa tendresse que pour sa maturité. Frieren est une ode à la mémoire et au temps qui passe, magnifiquement illustrée. Par moment, Frieren dépasse le stade de l’anime pour devenir une véritable expérience. 

    Mashle: Magic and Muscles

    Récompenses : Meilleure comédie

    Mashle: Magic and Muscles imagine un monde où la magie règne, mais où le héros, Mash, n’a que ses muscles pour survivre. Il défie les codes du shônen magique avec un humour absurde, des gags visuels marquants et des références malicieuses. Mash, avec sa force démesurée et son sérieux imperturbable, s’attire des situations rocambolesques dans une école de magie. Le ton burlesque et décalé a séduit le public, faisant de Mashle une comédie immanquable. C’est une parodie assumée et réussie du genre, portée par une écriture rythmée et efficace.

    Ninja Kamui

    Récompenses : Meilleure création originale

    Ninja Kamui est une série intense et stylisée qui modernise le mythe du ninja dans un cadre contemporain. L’intrigue, violente et nerveuse, suit un ancien assassin traqué par son passé. Le tout est sublimé par une mise en scène percutante et des séquences d’action saisissantes. Grâce à son identité visuelle forte et à un récit mature, Ninja Kamui réussit le pari d’offrir une œuvre originale, aussi divertissante que viscérale. Une belle démonstration de l’audace des créations originales en 2025, et une vitrine de ce que l’animation peut produire de plus percutant hors des adaptations.

    Re:ZERO – Starting Life in Another World – Saison 2

    Récompenses : Meilleur isekai

    Re:ZERO – Starting Life in Another World – Saison 2 plonge à nouveau Subaru dans des boucles temporelles infernales où chaque choix peut être fatal. L’écriture des personnages, la noirceur du récit et la complexité de l’univers en font une suite puissante et marquante. La tension émotionnelle est constante, portée par une réalisation à la hauteur de ses ambitions. Un isekai toujours aussi poignant, qui justifie pleinement sa récompense. Ce second arc pousse encore plus loin les dilemmes moraux et les épreuves psychologiques du héros.

    Makeine: Too Many Loosing Heroines!

    Récompenses : Meilleur anime Slice of life

    Makeine: Too Many Loosing Heroines! suit un lycéen entouré de prétendantes qui, selon les codes classiques, sont toujours les « perdantes » dans les histoires d’amour. L’anime joue habilement avec les stéréotypes romantiques, adoptant un ton à la fois léger et réflexif. Ses dialogues acérés et ses retournements pleins d’autodérision offrent une lecture nouvelle des comédies lycéennes. Une vraie surprise dans la catégorie slice of life. Derrière son apparente légèreté, l’œuvre glisse un regard critique et malin sur les archétypes du genre.

    Look Back

    Récompenses : Meilleur film

    Look Back, adaptation de l’œuvre de Tatsuki Fujimoto (Chainsaw Man), est un récit sensible et profond sur deux lycéennes passionnées de dessin. En un moyen métrage poignant, il explore la créativité, la solitude et la perte avec une justesse rare. Le style épuré de l’animation accentue la force émotionnelle de l’histoire. Cette œuvre à fleur de peau, aussi courte que marquante, s’impose comme une nouvelle preuve du génie narratif de Fujimoto. Une expérience qui marque durablement, même bien après le générique de fin.

    Blue Box

    Récompenses : Meilleure romance

    Blue Box raconte la rencontre entre Taiki, lycéen discret adepte de badminton, et Chinatsu, basketteuse populaire. Cette romance douce et réaliste explore les sentiments adolescents avec pudeur, dans le contexte d’une passion commune pour le sport. L’alchimie entre les deux personnages, les petites scènes du quotidien et une atmosphère feutrée ont conquis les amateurs du genre. Une romance simple, sincère et bien écrite. Elle incarne la beauté des petits instants, sans surenchère ni clichés.

    Spy x Family

    Récompenses : Personnage le plus attachant (Anya Forger)

    Spy x Family continue d’enchanter grâce à la petite Anya, télépathe espiègle et irrésistible. Avec ses répliques décalées, ses mimiques hilarantes et ses efforts pour comprendre le monde adulte, elle est devenue une icône. Véritable moteur comique et affectif de la série, Anya rassemble les générations autour de son charme unique. Ce prix consacre son statut de personnage emblématique de l’animation moderne. Elle incarne à elle seule la douceur et la folie de Spy x Family.

    Kaiju N°8

    Récompenses : Meilleur comédien de doublage (français) – Adrien Antoine

    Kaiju N°8 met en scène Kafka Hibino, nettoyeur de cadavres de monstres, qui devient lui-même un kaiju. Dans sa version française, le personnage prend vie grâce à la performance d’Adrien Antoine, dont la voix retranscrit avec intensité les dilemmes du héros. L’interprétation saluée de ce vétéran du doublage démontre l’importance croissante des versions françaises dans le succès international des anime. Un vrai gage de qualité et de reconnaissance pour le travail des comédiens francophones.

    Où regarder ces anime en streaming ?

    La majorité des titres mentionnés sont disponibles sur les principales plateformes de streaming comme Crunchyroll, Netflix et autres services. Pour vérifier leur disponibilité en fonction de vos abonnements, rendez-vous sur JustWatch. Cliquez sur les icônes ci-dessous pour filtrer par plateforme ou réinitialisez pour explorer toute la sélection.

  • Tous les films et les séries 'Phinéas et Ferb' dans l’ordre (et où les voir en streaming !)

    Tous les films et les séries 'Phinéas et Ferb' dans l’ordre (et où les voir en streaming !)

    Justine Charlet

    Justine Charlet

    Rédacteur JustWatch

    L’approche des vacances d’été vous file des angoisses : comment occuper vos enfants, neveux, petits-cousins… pendant cette longue période ? Phineas et Ferb, les demi-frères animés très inventifs, ont toujours une solution pour ne pas s’ennuyer à cette période, quitte à partir dans des délires qui les dépassent.

    Tandis que leur sœur Candice les surveille du coin de l'œil, le duo construit des montagnes russes dans le jardin, un usine à glaces géantes, un portail dimensionnel… tandis que leur ornithorynque sauve secrètement le monde.

    Nous vous proposons un guide JustWatch de tous les films et séries autour des personnages de Phinéas et Ferb, dans l’ordre de leur sortie  en vous rappelant où les regarder sur les plateformes de streaming.

    Phineas et Ferb (2007-2015)

    La série originale introduit pour la première fois Phineas Flynn et Ferb Fletcher, des demi-frères toujours prêts à mettre sur pied des inventions dingues pendant leurs vacances d’été, tandis que leur sœur Candice tente de les dénoncer. Les épisodes commencent toujours par une idée de Phinéas, trop grande pour leur jardin, trop folle pour leur âge ou trop inventive pour être réaliste. Peu importe car tout est possible et rire n’est pas une option.

    Phineas et Ferb, le show (2010)

    Spin-off de la série, cette émission met en scène Phinéas et Ferb dans des entretiens de 3 minutes avec des personnalités, façon talk-show à l’américaine. Jack Black a inauguré la série de 20 échanges qui comptent Taylor Swift, David Beckham, Ben Stiller ou encore Emma Roberts.

    Phineas et Ferb, le film : Voyage dans la 2e dimension (2011)

    Le succès de la série donne l’idée à Disney de sortir un premier film adapté de la série d’animation. Chronologiquement, l’intrigue de ce film d’action se passe pendant la saison 3. Phinéas et Ferb se retrouvent dans cette dimension parallèle plus sombre et plus froide où tout ce qu’ils connaissent est inversé… et ils découvrent que Perry, leur ornithorynque de compagnie, est un agent secret ! 

    Phineas et Ferb : Mission Marvel (2013)

    Le duo s’immisce cette fois dans l’univers des super-héros de Marvel Comics : Spider-Man, Hulk, Iron Man, Thor et les méchants Crâne rouge, MODOK, Venom et Whiplash. Un rayon désintégrateur de Doofenshmirtz frappe accidentellement New York, cette belle liste de héros perdent leurs pouvoirs et atterrissent dans le jardin de Phinéas et Ferb qui vont les aider à redevenir supers !

    Phineas et Ferb : Star Wars (2014)

    Le duo comique s’embarque vers une galaxie lointaine et célèbre la saga mythique : un crossover qui donne l’occasion à Disney de réunir deux marques qui fonctionnent bien. Ici les deux inventeurs se retrouvent apprentis Jedi et Perry l’ornithorynque-agent secret est embauché au service de la Rébellion, face à Dark Vador. Il faut savourer les batailles spatiales et courses-poursuites sur Tatooine !

    Phineas et Ferb/Milo Murphy (2018)

    Dans ce spin-off, le cousin hyper-optimiste et un peu malchanceux de la famille Murphy, Milo, voit sa vie gouvernée uniquement par la fameuse “Loi de Murphy”, à savoir tout ce qui peut mal tourner, tournera mal. Mais grâce à ses cousins, il découvrira que même dans le chaos, il y a toujours une solution, même bricolée à la dernière minute.

    Phineas et Ferb, le film : Candice face à l’univers (2020)

    Nouveau spin-off, cette fois le personnage qui prend le plus la lumière est Candice. Quand la sœur de Phinéas et Ferb se retrouve accidentellement propulsée dans l’espace, loin de son jardin et de ses tentatives désespérées pour coincer ses frères, c’est toute sa vision du monde qui bascule. 

    Où voir tous les films et séries 'Phinéas et Ferb' ?

    Les comportement délirants des deux demi-frères n’ont plus de secrets pour vous ? Découvrez les spin-off ou films que vous n’avez peut-être pas encore vu en vous rendant sur les plateformes de streaming. Notre guide vous donnera alors toutes les informations nécessaires. Vous pourrez cliquer sur le logo des services de streaming pour voir quels films et séries sont disponibles sur vos plateformes. Ou ne rien cocher du tout pour voir où sont disponibles les films et les séries tous services confondus.

  • Elden Ring bientôt un film : quelles sont les autres adaptations de jeux vidéo très attendues ?

    Elden Ring bientôt un film : quelles sont les autres adaptations de jeux vidéo très attendues ?

    Justine Charlet

    Justine Charlet

    Rédacteur JustWatch

    Les amateurs de jeux vidéo ont de quoi se réjouir : les univers issus du gaming continuent d’inspirer Hollywood et les plateformes de streaming. Avec le succès public et critique de The Last of Us, les studios redoublent d’ambition pour transposer les plus grandes franchises sur grand et petit écran.

    Les mois et années à venir s’annoncent riches en adaptations, certaines étant déjà en production, d’autres en développement. Nous vous proposons un guide JustWatch de dix adaptations de jeux vidéo à venir, avec les dates de sorties et où les regarder, notamment sur les plateformes de streaming. 

    Elden Ring (date inconnue)

    Parmi les plus attendues, l’adaptation d’Elden Ring, un des jeux vidéo les plus vendus de tous les temps avec 30 millions d’exemplaires écoulés, sorti en 2022 et cocréé par Hidetaka Miyazaki et George R.R. Martin. L’histoire se déroule dans un univers peuplé de dragons, de monstres et de châteaux. Produit par A24, le réalisateur Alex Garland (Civil War, Annihilation) a été choisi pour mettre en scène ce film.

    Super Mario Bros. - Le film 2 (2026)

    Fans du plombier moustachu ? Le plus gros succès en salles de 2024 reviendra au cinéma pour une suite prévue le 1er avril 2026. Peu d’informations ont été dévoilées concernant son contenu. Nintendo a fait savoir que l’histoire élargirait le monde de Mario et que les réalisateurs du premier film, Aaron Horvath et Michael Jelenic, seront de retour aux commandes.

    Street Fighter (date inconnue)

    Adaptation attendue des amateurs de jeux de combat : Street Fighter. Aucune date officielle n’a été donnée, la seule information existant à ce jour sur le projet est qu’il sera réalisé par Kitao Sakurai. Côté casting, certaines rumeurs évoquent Jason Momoa, Andrew Koji et Noah Centineo pour ce qui se voudra un reboot du film culte des années 1990 avec Jean-Claude Van Damme, Raul Julia et Wes Studi.

    Assassin’s Creed (date inconnue)

    Déjà cinq ans que Netflix a annoncé la production de la série en live action Assassin’s Creed, l’une des marques les plus connues de l’entreprise française Ubisoft. Le projet est toujours d’actualité mais prend du temps, après le départ en 2023 du showrunner de l’équipe Jeb Stuart.

    The Witcher, saison 4 (2025)

    Les amateurs de jeux vidéo ont bien le calendrier en tête : la saison 4 de The Witcher devrait débarquer sur Netflix avant la fin de l’année. Aucune date n’a encore été communiquée mais on connaît déjà un bouleversement majeur : le visage de Geralt de Riv va changer puisque le comédien Henry Cavill a quitté la série, remplacé par Liam Hemsworth.

    Fallout, saison 2 (décembre 2025)

    Achevée le 7 mai, la production de la saison 2 de Fallout en est désormais au peaufinage avant une sortie prévue à la fin de l’année. L’héroïne Lucy MacLean (Ella Purnell) se lance dans une quête pour retrouver son père (Kyle MacLachlan), après avoir découvert ses liens avec Vault-Tec. Nouveauté au casting : Macaulay Culkin incarnera un génie fou.

    The Legend of Zelda (2027)

    Le très attendu film en prises de vue réelles The Legend of Zelda sortira le 24 mars 2027. Le tournage n’a pas encore commencé, il est prévu en Nouvelle-Zélande entre novembre 2025 et avril 2026 dans des décors naturels avec un casting dont les rumeurs parlent d’Hunter Schafer pour incarner Zelda. À la caméra : le réalisateur Wes Ball (La Planète des singes : Le Nouveau Royaume) et une production - Sony Pictures- qui travaillerait en étroite collaboration avec Shigeru Miyamoto, le créateur de la saga.

    Mortal Kombat 2 (octobre 2025)

    Les fans de jeux de combat seront servis avec Mortal Kombat 2, la suite de la première adaptation du jeu vidéo homonyme d’Ed Boon et John Tobias, qui sortira le 22 octobre 2025 en salles. Même équipe créative : Simon McQuoid, qui avait déjà dirigé le premier film en 2021, reprend sa place derrière la caméra. Et Karl Urban reprend son rôle de Johnny Cage.

    Return to Silent Hill (date inconnue)

    Adaptation du jeu vidéo Silent Hill 2, le film Return to Silent Hill sortira prochainement en salles. À la mise en scène, le cinéaste français Christophe Gans, déjà à la manoeuvre pour le premier opus et qui a promis une atmosphère encore plus cauchemardesque. L’histoire suivra James Sunderland, incarné par Jeremy Irvine, dévasté par la perte de sa femme, et qui reçoit une mystérieuse lettre de sa part, ce qui le pousse à retourner à Silent Hill. 

    Gears of War (date inconnue)

    Double projet réjouissant pour les amateurs de jeux vidéo : Gears of War va être adapté à la fois en film et en série animée par Netflix. Le film en live-action pourrait bien être réalisé par David Leitch (John Wick, Bullet Train), actuellement en négociations avec la production, tandis que le scénario serait signé Jon Spaihts (Dune). Concernant la série animée, aucune information supplémentaire n’a filtré.

    Où voir les dix adaptations de jeux vidéo les plus attendues ?

    Que vous soyez fan de fantasy, d’action ou d’horreur, il y a forcément une adaptation de jeu vidéo faite pour vous. Pour savoir où voir les prochaines transpositions de franchises cultes, il suffit de suivre notre guide JustWatch qui vous donnera toutes les informations nécessaires. Vous pourrez cliquer sur le logo des services de streaming pour voir quels films sont disponibles sur vos plateformes. Ou ne rien cocher du tout pour voir où sont disponibles les films tous services confondus.

  • Les meilleurs films et séries avec Pedro Pascal à voir en streaming

    Les meilleurs films et séries avec Pedro Pascal à voir en streaming

    Aurélien Bouron

    Aurélien Bouron

    Rédacteur JustWatch

    Pedro Pascal s’est imposé comme l’un des acteurs les plus populaires de sa génération. Révélé au grand public grâce à ses rôles dans Game of Thrones et Narcos, l’acteur chilien-américain a depuis enchaîné les projets marquants. En 2023, il est acclamé pour sa performance dans The Last of Us, série HBO adaptée du jeu vidéo à succès, où il campe Joel, un survivant dans un monde post-apocalyptique.

    En 2025, il s’apprête à rejoindre le Marvel Cinematic Universe dans le rôle de Reed Richards alias Mr. Fantastique, dans Les 4 Fantastiques : Premiers pas, attendu en juillet. Il reprendra ce rôle dans Avengers: Doomsday, prévu en 2026. Voici les films et séries incontournables de Pedro Pascal, entre science-fiction, drame, action et animation.

    The Last of Us (2023–2024)

    Cette série est un projet marquant dans la carrière de Pedro Pascal. The Last of Us propulse Pedro Pascal dans le rôle de Joel, un homme endurci par la perte et la violence, chargé d’escorter une adolescente immunisée dans un monde ravagé. Sa performance tout en retenue, vulnérable et puissante, a été saluée comme l’une des meilleures de sa carrière. Diffusée sur HBO, la série a été un immense succès critique et public, consolidant encore davantage la notoriété de l’acteur. La série est adaptée du jeu vidéo culte de Naughty Dog, et Pascal parvient à capturer toute l’émotion et la douleur du personnage, tout en formant un duo poignant avec Bella Ramsey. Entre scènes d'action intenses et moments d’intimité bouleversants, The Last of Us s’impose comme un sommet dans la carrière de l’acteur.

    The Mandalorian (2019–2023)

    Dans The Mandalorian, série phare de Disney+, Pedro Pascal incarne Din Djarin, un chasseur de primes solitaire. Son charisme transparaît même sous le casque emblématique du personnage. Il y forme un duo touchant avec Grogu, alias « Baby Yoda », dans une aventure intergalactique qui a su relancer l’univers Star Wars sur petit écran. La série mélange western et space opera avec efficacité, et Pascal parvient à transmettre toute une palette d’émotions malgré un visage souvent masqué. Son interprétation sobre et efficace a largement contribué au succès de la série, et son personnage est devenu l’un des nouveaux visages les plus populaires de la saga Star Wars.

    Le Robot Sauvage (2024)

    Le Robot Sauvage permet à Pedro Pascal de s’aventurer dans l’animation avec finesse. Dans ce film d’animation produit par DreamWorks, Pedro Pascal prête sa voix à un personnage majeur aux côtés de Lupita Nyong’o. Il y démontre une fois encore sa polyvalence, dans un récit à la fois poétique et familial, centré sur l’amitié entre une jeune fille et un robot échoué sur une île. Le film, qui mêle aventure, réflexion écologique et récit initiatique, a été salué pour la qualité de son animation et sa sensibilité. Pascal y incarne un robot protecteur, sensible et mystérieux, donnant une touche d’émotion supplémentaire à l’histoire. Une œuvre tendre et universelle qui montre une nouvelle facette de l’acteur.

    Game of Thrones (2014)

    Pedro Pascal marque les esprits dans la saison 4 de Game of Thrones avec son interprétation flamboyante du prince Oberyn Martell. Charismatique, séducteur et animé par un désir de vengeance, il devient rapidement l’un des personnages préférés des fans… jusqu’à sa scène de mort devenue culte. Son duel final face à Gregor Clegane reste l’un des moments les plus choquants de la série. Malgré sa brève présence, Pascal insuffle à Oberyn une profondeur rare, entre noblesse, provocation et douleur intime. Ce rôle a été un véritable tremplin pour sa carrière internationale, l’ouvrant à des productions plus ambitieuses.

    Narcos (2015–2017)

    Dans Narcos, Pedro Pascal joue Javier Peña, un agent de la DEA engagé dans la traque de Pablo Escobar puis des cartels de Cali. Son rôle évolue au fil des saisons, montrant sa capacité à incarner des personnages complexes, tiraillés entre devoir et désillusion. Pascal livre une performance intense, portée par une narration efficace et une tension constante. Son personnage devient peu à peu un pilier moral au cœur d’un système corrompu. Grâce à son jeu sobre et précis, il donne corps à l’un des rôles les plus réalistes et nuancés de la série. Une performance marquante dans un rôle très écrit.

    Un talent en or massif (2022)

    Un talent en or massif permet à Pedro Pascal d’explorer un registre comique inattendu. Dans cette comédie d’action décalée, Pedro Pascal donne la réplique à Nicolas Cage, qui joue une version fictive de lui-même. Pascal y incarne un milliardaire fan de l’acteur, mêlant humour, autodérision et scènes d’action. Leur alchimie est saluée, et le film devient rapidement culte auprès du public. Derrière l’absurde assumé du scénario, Pascal trouve l’occasion de jouer avec son image, entre second degré et sincérité. Le film séduit par sa légèreté, son rythme et la complicité évidente entre ses deux stars. Une belle démonstration de son aisance dans le registre comique.

    Si Beale Street pouvait parler (2018)

    Si Beale Street pouvait parler est un drame poignant dans lequel Pedro Pascal joue un second rôle. Dans ce drame poignant réalisé par Barry Jenkins, Pedro Pascal tient un petit rôle mais apporte une présence notable. L’histoire, adaptée du roman de James Baldwin, suit un jeune couple afro-américain confronté à une injustice raciale. Un film intense et sensible, qui montre aussi le souci de l’acteur de s’investir dans des projets porteurs de sens. Pascal incarne un personnage secondaire touchant, dont la scène est brève mais pleine de tension. Ce choix de casting illustre sa volonté de contribuer à des films engagés, même dans des apparitions limitées. Une participation sobre, mais symboliquement forte.

    Equalizer 2 (2018)

    Equalizer 2 met en scène Pedro Pascal dans un rôle ambivalent et tendu. Pedro Pascal joue un ancien collègue de Robert McCall (Denzel Washington) dans cette suite du thriller d’action. Le film prend un virage plus personnel pour les deux personnages, et Pascal s’impose comme un adversaire crédible, ambigu et intense. Une performance solide dans un rôle plus classique mais efficace. Dans ce face-à-face tendu, l’acteur insuffle à son personnage une noirceur contenue qui contraste avec son registre habituel. Son implication dans cette superproduction témoigne aussi de son ancrage progressif dans le cinéma d’action hollywoodien. Un rôle marquant dans sa montée en puissance au box-office.

    Triple frontière (2019)

    Dans Triple frontière signé Netflix, Pedro Pascal partage l’affiche avec Ben Affleck et Oscar Isaac. Ils incarnent d’anciens soldats américains planifiant un braquage dans une zone instable d’Amérique du Sud. Le film explore loyauté, cupidité et survie, avec Pascal en ex-soldat lucide et pragmatique. Sa performance met en lumière son talent pour jouer des personnages moralement ambigus, impliqués dans des situations à la fois intimes et explosives. Grâce à une distribution solide et une mise en scène immersive, le film capte l’essence d’un thriller militaire moderne, et le rôle de Pascal y trouve parfaitement sa place.

    Kingsman : Le Cercle d’or (2017)

    Kingsman : Le Cercle d’or permet à Pedro Pascal de briller dans un registre plus décalé. Pedro Pascal rejoint la franchise britannique dans le rôle de Whiskey, un agent américain des Statesman. Avec son lasso électrique et son style de cow-boy, il apporte une touche décalée et stylée à cette suite explosive et survoltée. Un rôle fun qui montre une autre facette de son jeu. Grâce à son énergie communicative et sa présence scénique, il s’impose sans mal au sein d’un casting chargé. Le film, riche en cascades et en gadgets délirants, permet à Pascal de briller dans un registre plus divertissant, tout en consolidant sa popularité auprès du grand public.

    Prospect : L'ambre de la lune verte (2018)

    Prospect : L'ambre de la lune verte offre à Pedro Pascal un rôle de mercenaire tout en subtilité. Dans ce film de science-fiction indépendant, Pedro Pascal incarne un prospecteur intergalactique sur une planète hostile. Le film repose sur une atmosphère intimiste et une esthétique artisanale. Pascal y livre une performance nuancée et humaine, dans un récit de survie loin des standards hollywoodiens. Le long-métrage, salué pour sa sobriété et son ambiance immersive, met en valeur le talent de l’acteur dans un format minimaliste. Face à une jeune fille déterminée à survivre, son personnage oscille entre menace et figure paternelle, complexifiant les dynamiques classiques du genre. Une œuvre discrète mais remarquable.

    Gladiator II (2025)

    Très attendu, Gladiator II de Ridley Scott sortira en novembre 2025. Pedro Pascal y joue aux côtés de Paul Mescal et Denzel Washington. Si son rôle est encore gardé secret, sa présence au casting renforce l’ambition du film, suite directe du chef-d’œuvre oscarisé de 2000. L’histoire suivra Lucius, neveu de l’empereur Commode, désormais adulte, confronté aux intrigues et à la violence de Rome. L’implication de Pascal dans une production aussi prestigieuse souligne l’ampleur prise par sa carrière ces dernières années. Il s’agira sans doute d’un événement cinématographique majeur, tant attendu par le public que par la critique.

    Où regarder ces films et séries en streaming ?

    La majorité des œuvres mentionnées sont disponibles sur les principales plateformes de streaming comme Netflix, Prime Video, Disney+, Canal+ ou Apple TV+. Avec JustWatch, vous pouvez vérifier facilement leur disponibilité en fonction de vos abonnements. Cliquez sur les logos ci-dessous pour filtrer selon vos services, ou réinitialisez pour accéder à toute la sélection. N'oubliez pas de créer votre liste personnalisée et d’activer les notifications pour suivre Pedro Pascal dans ses futurs rôles.

  • Le classement des dix décès les plus dingues de la franchise 'Destination finale', et sur quelle(s) plateforme(s) de streaming revoir les films !

    Le classement des dix décès les plus dingues de la franchise 'Destination finale', et sur quelle(s) plateforme(s) de streaming revoir les films !

    Justine Charlet

    Justine Charlet

    Rédacteur JustWatch

    Si vous n’avez jamais réfléchi à la fin de vie la plus stupide qu’il peut vous arriver, les scénaristes de la franchise Destination Finale (2000) ont pris un malin plaisir à les imaginer à votre place.

    En six films dont le dernier Destination finale : Bloodlines est en salles depuis le 14 mai 2025, les tragédies se sont enchaînées, souvent de manière aussi improbable que grotesque et ironique avec en toile de fond l’idée que, quoi que vous fassiez, la mort vous rattrapera toujours ! 

    Nous vous proposons un guide JustWatch des morts qui resteront gravées pour toujours dans la mémoire des amateurs de la franchise Destination finale. Tout en vous rappelant où retrouver chaque film sur les plateformes de streaming.

    1. L’opération des yeux

    L’angoisse d’un raté quand on se fait opérer des yeux s’incarne parfaitement dans cette scène de Destination finale 5 (2011), où une cliente est victime d’un laser qui la déchiquète littéralement après une série de réactions en chaîne. Le médecin s’absente de la pièce et la victime, allongée avec l'œil maintenu ouvert par des instruments, se retrouve coincée par la machine démoniaque.

    2. La vitre 

    Dans le genre horrifique, cette mort fait froid dans le dos : dans Destination finale 2 (2003), Tim Carpenter (James Kirk) est pulvérisé en plein jour par une plaque géante de verre qui lui tombe sur la tête. La faute à une nuée de pigeons qui, en s’envolant, a gâché la vue d’un ouvrier œuvrant sur le chantier voisin.

    3. La cabine de bronzage 

    Dans Destination finale 3 (2006), le pire cauchemar des amateurs de bronzage arrive à deux clientes d’une cabine d’UV qui se retrouvent mortellement coincées dans cet espace exigu après un enchaînement de circonstances dramatiques. La température augmente à tel point qu’elles finissent brûlées dans ce qui ressemble, à l’image, à deux cercueils.

    4. Le camion et les troncs d’arbres

    Cette mort est peut-être la plus anxiogène de la saga car n’importe quel automobiliste se souvient avoir roulé derrière un camion transportant des troncs d’arbres. Que se passe-t-il quand le chargement se détache ? Dans Destination finale 2 (2003), un policier en fait les frais en se faisant pulvériser hors de sa voiture tandis qu’un motard plutôt bien parti pour survivre, fini écrasé par son propre engin.

    5. La gymnaste aveuglée

    Dans Destination finale 5 (2011), la compétition de gymnastique vire au drame dans un enchaînement de micro-événements fatal : la gymnaste Candice Hooper (Ellen Wroe), qui vient de survivre à l’effondrement du pont de North Bay, se balance aux barres asymétriques lorsque de la mélanine projetée vers les barres asymétriques l’aveugle, la déséquilibre et la fait tomber comme un pantin désarticulé sur le sol, sa colonne vertébrale brisée en deux.

    6. La scène d’étranglement dans la douche 

    Dans le premier opus de Destination finale (2000), le personnage de Tod se fait attrapper par la mort alors qu’il se prépare tranquillement dans sa salle de bains. Tombé dans la douche, le fil à linge n’en fait qu’à sa tête et l’étrangle sans remords.

    7. Tuée par l’ascenseur

    Dans Destination finale 2 (2003), Nora Carpenter, qui doit faire face à la mort de son fils, entre dans un ascenseur où un monsieur (un tueur en série) attend déjà avec les bras chargés d’une caisse contenant des prothèses. Ses cheveux se prennent dans un crochet et c’est la panique. Tentant de sortir, les portes de l’ascenseur se referment sur son cou et l’ascenseur redémarre…

    8. Aspiré par la pompe de la piscine

    Qui n’a pas eu peur de se faire aspirer par le trou au fond d’une piscine publique ? Dans Destination finale 4 (2009), un homme se retrouve dans la position d’être coincé assis sur la sortie de la pompe de la piscine. Dans l’incapacité de remonter, et toujours aspiré, il finit déchiqueté par la machinerie.

    9. L’escalator qui bugge

    Dans le genre gore, dans Destination finale 4 (2009), le personnage de Lori, en tentant de s’échapper d’un centre commercial en flammes, tombe à la base d’un escalator en marche. Sa jambe est prise dans les marches métalliques et elle est aspirée par le mécanisme. De quoi nourrir nos peurs des machines qui déraillent !

    10. L’explosion dans l’avion

    Cette mort n’est pas la plus innovante mais c’est la première de la saga dans Destination finale (2000) donc reste gravée dans les annales. Alex, le héros, a la vision de son avion explosant en plein vol et préfère descendre de l’appareil avec quelques autres passagers superstitieux. Depuis l’aéroport, les quelques survivants assistent impuissants à l’explosion.

    Où voir ou revoir les plus morts les plus choquantes de la franchise 'Destination finale' ?

    Elles jouent avec nos angoisses les plus profondes : les morts de la saga Destination Finale rivalisent de créativité dans l’horreur. Après les avoir classé, on vous dit où les films sont disponibles en streaming. Notre guide vous donnera alors toutes les informations nécessaires. Vous pourrez cliquer sur le logo des services de streaming pour voir quels films sont disponibles sur vos plateformes. Ou ne rien cocher du tout pour voir où sont disponibles les films tous services confondus.

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