Les rivalités et trahisons de la famille Guinness vous ont tenu en haleine même après la dernière gorgée de leur bière amère ? Si House of Guinness (2025-) vous a séduit par son intrigue reliant la petite histoire de cette dynastie à la grande, celle de l’Irlande en proie à des tensions politiques autour de la lutte pour son indépendance, alors n’hésitez pas à plonger dans d’autres univers fictionnels très proches.
Avec des thématiques brassant le pouvoir et l’héritage familial, les conflits personnels entre membres d’une même famille, la gestion d’une entreprise liée à toutes les décisions stratégiques à prendre, et l’influence historique ou sociale de cette dernière sur la société qui l’entoure, House of Guinness est le point de départ parfait pour explorer d’autres séries familiales toxiques. JustWatch vous a listé 5 sagas similaires qui valent vraiment le coup. Consultez notre guide !
Peaky Blinders (2013-2022)
Impossible de passer à côté de la famille Shelby et de son ascension dans le Birmingham d’après-guerre dans Peaky Blinders (2013-2022). Le showrunner Steven Knight, également derrière House of Guinness, déploie un style visuel et musical immédiatement reconnaissable, avec des plans serrés et des éclairages qui mettent en valeur la brutalité et l’élégance des personnages. La série suit la famille Shelby, gangsters ambitieux du Birmingham des années 1920. Charismatique et calculateur, le chef Thomas Shelby impose ses règles dans un monde impitoyable.
Mais la série ne se limite pas à la violence : elle explore aussi les dilemmes moraux, la loyauté et la fragilité humaine. Les drames familiaux puissants vous scotchent à votre canapé ? Alors comme moi, vous serez conquis. Pour prolonger l’expérience, on peut se tourner vers Boardwalk Empire (2010-2014) -dont le premier épisode est réalisé par Martin Scorsese en personne- qui explore un clan mafieux américain dans les années 1920 ; ou Godfather of Harlem (2019–), une autre saga criminelle historique et fascinante avec Forest Whitaker dans le rôle d’Ellsworth « Bumpy » Johnson, fraîchement revenu d’Alcatraz, qui décide de reprendre le contrôle de Harlem.
Succession (2018-2023)
Après quelques épisodes, les notes de piano entêtantes du générique de Succession (2018-2023) ne vous quitteront plus, comme le souvenir de cette famille Roy, dysfonctionnelle à souhait, dont les querelles de pouvoir sont autant de désaccords plaqués. La série suit l’empire médiatique de Logan Roy, patriarche vieillissant brillamment interprété par Brian Cox, et ses quatre enfants prêts à tout pour prendre le contrôle de l’entreprise familiale. Entre alliances fragiles, trahisons et manipulations, chaque épisode déroule un savant ballet de stratégies financières et familiales où l’ambition grignote les liens du sang.
La force de Succession réside dans ses dialogues incisifs et sa capacité à rendre chaque personnage complexe, tantôt gênant tantôt attachant et parfois terrifiant, tout en offrant un regard grinçant sur les élites et leurs excès. Ou l’univers impitoyable de la dynastie américaine. Pour prolonger l’expérience et rester dans ces empires sous tension, on peut se tourner vers Billions (2016-2023) où rivalités financières et ambitions personnelles dessinent un terrain de jeu tout aussi impitoyable ; ou encore Empire (2015-2020), qui explore les conflits et intrigues au sein d’une famille qui se déchire autour de son patriarche, l’un des plus riches producteurs et rappeur américains atteint de la maladie de Charcot.
Yellowstone (2018-)
On quitte les salons feutrés de l’Angleterre pour les plaines sauvages du Montana où, pourtant, les mêmes tensions familiales semblent être à l'œuvre. Dans Yellowstone, John Dutton (Kevin Costner), patriarche inflexible, dirige le plus grand ranch du pays et se bat pour préserver ses terres face aux promoteurs immobiliers, aux politiciens opportunistes et aux communautés autochtones qui revendiquent leur héritage. Ce n’est pas seulement une histoire de territoire, mais de tradition, d’identité et de survie. Chaque hectare devient un champ de bataille où se rejoue l’avenir d’un nom et d’une dynastie.
Ce qui rend la série fascinante, c’est la complexité des Dutton : Beth, stratège redoutable au cœur fissuré ; Jamie, l’avocat en quête d’amour paternel ; Kayce, l’ancien soldat tiraillé entre la violence et la paix. C’est un western moderne, brutal mais contemplatif, filmé comme une fresque sur la fin d’un monde. Si l’univers Yellowstone vous accroche, les spin-offs 1883 (2021-2022) et 1923 (2022-2025) prolongent la légende, tout comme des séries telles que Sons of Anarchy (2008-2014).
Les Soprano (1999-2007)
Scènes de retrouvailles ou conseils de guerre ? Les dimanches en famille des Soprano (1999-2007) oscillent toujours entre l’odeur d’un bon repas et la menace d’un règlement de comptes. Tony Soprano, chef de la mafia du New Jersey et père de famille épuisé, consulte une psychologue parce qu’il s’effondre sous le poids de ses crises d’angoisse – une situation impensable dans son milieu. Entre ses tentatives désespérées d’être un mari décent, un père présent et un parrain implacable, la série explore les failles d’un homme qui doit concilier crimes, trahisons et barbecues en famille.
C’est cette contradiction permanente –la violence du pouvoir et la banalité du quotidien– qui à mon sens rend la série unique. Ce qui frappe encore aujourd’hui, c’est sa modernité : Les Soprano n’est pas seulement un récit de mafia, c’est une radiographie d’une famille dysfonctionnelle rongée par le mensonge, la culpabilité et l’héritage du silence. Tony n’est pas un héros, mais on finit par le comprendre malgré tout, comme on aime malgré soi des personnages tourmentés. La série parlera à celles et ceux qui aiment les drames psychologiques autant que les récits de pouvoir. Et si l'univers vous fascine, vous pourriez prolonger avec Gomorra (2014-2021) ou Mad Men (2007-2015) qui questionnent eux aussi ce qu’il en coûte de régner…
Downton Abbey (2010-2015)
A Downton Abbey, ce majestueux manoir perdu dans la campagne anglaise, tout semble figé dans la tradition. Et pourtant, sous les dorures et l’argenterie, le monde bascule. La série Downton Abbey (2010-2015) débute en 1912, juste après le naufrage du Titanic, événement qui bouleverse l’avenir de la famille Crawley : l’héritier de la demeure est mort, et la lignée aristocratique voit son avenir compromis. À l’étage, Robert et Cora Crawley tentent de préserver leur nom, leur rang et leurs trois filles dans un système où les femmes ne peuvent hériter. Dans les couloirs d’en bas, majordome, domestiques, cuisinière et femmes de chambre composent une autre famille, tout aussi soudée, tout aussi fragile face aux changements.
Ce qui fait la force de Downton Abbey, c’est sa manière de mêler drame intime et enjeux historiques (impact de la Première Guerre mondiale, fin des grandes maisons aristocratiques, émancipation des femmes, évolution des classes sociales…). La saga familiale se fait ici miroir d’une époque en train de disparaître. Un récit choral qui sait aussi être réconfortant, comme une bonne tasse de thé. Et si vous souhaitez rester dans cette atmosphère de grandes demeures, de familles puissantes et de traditions qui vacillent, on peut prolonger l’expérience avec The Crown (2016-2023) pour replonger dans les coulisses de la monarchie britannique à partir du mariage de la princesse Elisabeth ; ou Belgravia (2020), autre création de Julian Fellowes, qui explore les secrets de l’aristocratie londonienne.















































































































