Tout a une fin, même les meilleures séries. En 2025, certaines des productions les plus marquantes de ces dernières années tirent leur révérence. Que ce soit au fin fond d’un ranch du Montana, dans les rues inquiétantes de Hawkins et du Monde à l’Envers ou dans l’environnement autoritaire de Gilead, ces univers nous ont accompagnés et se sont ajoutés à nos « réfs » !
Entre impatience et nostalgie, on a accueilli leur point final avec émotion ! Parce qu’elles ont façonné des communautés de fans en admiration devant les personnages inoubliables, JustWatch vous invite à voir ou revoir les 6 séries incontournables qui se terminent en 2025. L’occasion de les binge-watcher une dernière fois, avant le clap du « finale ».
Stranger Things (2016-2026)
On s’apprête à dire adieu à Hawkins et au Monde à l’Envers : les 27 novembre et 26 décembre 2025 pour les deux premières parties, et le 1er janvier 2026 pour la « der des der » des parties de Donjons & Dragons. Depuis 2016, Stranger Things raconte l’histoire d’un groupe d’adolescents confrontés à des forces surnaturelles après la disparition de l’un des leurs. Entre laboratoires secrets, monstres tentaculaires et vélos dans la brume, la série mélange horreur, aventure et nostalgie des années 80.
Stranger Things est parvenue à réaliser ce que très peu de séries réussissent : devenir un phénomène culturel tout en faisant grandir ses personnages. Elle parle d’amitié, de deuil, de premier amour et d’héroïsme ordinaire. Elle plaira aux amateurs des productions de Spielberg et des livres de Stephen King. Si vous voulez prolonger l’ambiance mixant adolescence et paranormal, Dark (2017-2020) ou The OA (2016-2019) sont d’excellents relais.
Andor (2022-2025)
Le prequel du film Rogue One : A Star Wars Story (2016) n’aura connu que deux saisons et 24 épisodes, dont les derniers ont été proposés au printemps sur Disney+. Andor (2022-2025) suit Cassian Andor dans sa métamorphose, de voleur renié à espion de l’Alliance rebelle. Ce qui rend Andor incontournable, c’est son ton : plus proche d’un thriller politique que d’un space opera. Pas de Jedi, mais des cellules d’espions, des bureaucrates de l’Empire, des ouvriers exploités et des citoyens qui découvrent que se taire, c’est mourir un peu.
SI Andor est aujourd’hui terminé, les fans de l’univers initié par George Lucas peuvent être assurés que l’avenir de la galaxie Star Wars s’annonce radieux entre les nouveaux courts métrages de Star Wars : Visions (2021-), la saison 2 d’Ahsoka (2023-), le film The Mandolarian & Grogu (2026), une nouvelle incursion dans l'animation avec Maul : Shadow Lord (2026) et les longs métrages portés par Ryan Gosling (Star Wars Starfighter, 2027) et Daisy Ridley bientôt de retour dans un épisode 10 centré sur Rey.
Big Mouth (2017-2025)
Big Mouth (2017-2025), la série déjantée qui aborde la puberté avec un humour très frontal, vient de tirer sa révérence sur Netflix au terme de sa huitième saison. Très embarrassante pour les parents qui voudraient essayer de la regarder avec leurs enfants (je parle d’expérience !), la série est excessivement créative quand il s’agit d’aborder crûment -ou avec des métaphores à peine voilées- tous les problèmes rencontrés à cet âge fatidique qu’est l’adolescence. Les fans d’animation provocatrice seront ravis, pour peu qu’ils aiment aussi les récits d’apprentissage.
Super irrévérencieuse et dérangeante, Big Mouth est l’une des rares séries à aborder frontalement la puberté, la sexualité, l’identité de genre, l’anxiété, sans pudeur mais jamais sans tendresse. Elle s’adresse autant aux ados (qui cherchent à se reconnaître) qu’aux adultes (qui veulent rire jaune de leurs traumatismes). Si vous voulez rester dans le même registre, allez voir du côté de Human Resources (le spin-off, 2022-2023), BoJack Horseman (2014-2020) ou Sex Education (2019-2023) qui prolongent cette exploration du malaise adolescent, chacune à leur manière.
The Handmaid’s Tale : La Servante écarlate (2017-2025)
La République de Gilead a fermé son dernier chapitre cette année, après avoir marqué la télévision par sa dystopie glaçante. The Handmaid’s Tale : la servante écarlate (2017-2025) suit June Osborne (Elisabeth Moss), réduite en esclave reproductive dans une théocratie où les droits des femmes ont été anéantis. Après six saisons mêlant sacrifice et résistance, la série nous a offert une conclusion où chaque choix a un prix.
Pourquoi elle compte ? Parce qu’elle parle d’oppression et de liberté avec beaucoup d’intensité, s’adressant à celles et ceux qui supportent les récits durs mais nécessaires, portés par une mise en scène soignée et des performances habitées. Et pour prolonger l’expérience des sociétés qui basculent, on peut se tourner vers The Man in the High Castle (2015-2019) ou Black Mirror (2011-).
You (2018-2025)
Joe Goldberg, ce libraire charmant en surface, tueur psychopathe dans l’ombre, a lui aussi tiré sa révérence cette année sur Netflix. You (2018-2025), c’est l’histoire d’un sociopathe romantique qui raconte lui-même ses crimes, persuadé qu’il agit « par amour ». De New York à Londres en passant par Los Angeles, Joe laisse derrière lui des cadavres et une fascination malsaine chez les abonné.es.
You met mal à l’aise, mais impossible de décrocher. La série joue avec notre empathie et nos limites, critiquant au passage le culte du couple parfait et de l’image. Elle plaira à celles et ceux qui aiment les thrillers psychologiques, les anti-héros troubles et les retournements de situation. Si vous voulez continuer dans cette veine de charme toxique, Dexter (2016-2013) ou encore Killing Eve (2018-2022) sont faits pour vous.
Squid Game (2021-2025)
La série sud-coréenne qui a retourné la planète est revenue pour une troisième et ultime saison en 2025, quelques mois à peine après la saison 2. Squid Game (2021-2025), c’est l’histoire de personnes endettées qui acceptent de participer à des jeux d’enfants… mortels, en échange d’une somme colossale. Derrière les combinaisons rouges et les masques géométriques, la série parle surtout de capitalisme et d’injustice sociale. Et de ce que les humains sont prêts à faire pour survivre.
La série a redéfini le phénomène mondial « pop », tout en conservant une critique sociale acide. Elle s’adresse aux amateurs de thrillers violents et de métaphores politiques. La saison finale était attendue comme une conclusion à la quête de Gi-hun alias « 456 » (Jung-jae Lee), désormais décidé à renverser le jeu. Et si l’envie de compétition macabre persiste, n’hésitez pas à zapper sur Alice in Borderland (2020-2025), également disponible sur Netflix.
Cobra Kai (2018-2025)
Il y a des sagas qu’on croyait définitivement rangées dans les vestiaires des années 80. Et pourtant, Cobra Kai (2018-2025) a réussi le tour de force de transformer la nostalgie en moteur narratif. En ressuscitant la rivalité entre Daniel LaRusso et Johnny Lawrence, plus de trente ans après les événements de Karaté Kid (1984), la série a réinventé la mythologie du film culte avec un savant mélange de nostalgie et de modernité. Derrière les coups de pied retournés et les leçons de dojo, elle raconte surtout la reconquête de soi, la transmission et la difficulté de grandir… même quand on a déjà vieilli.
Cette ultime saison conclut un arc générationnel : celui de l’élève devenu maître, du perdant devenu mentor. Car Cobra Kai n’a pas été qu’une série de karaté : c’est aussi un miroir sur la masculinité et les vieilles rancunes. Pour celles et ceux qui aiment ces histoires de rivalités au long cours, vous pouvez prolonger l’expérience avec Ted Lasso (2020-2023) pour sa chaleur humaine et ses leçons de coaching, ou Friday Night Lights (2006-2011) pour sa manière de mêler sport et drame.
L’Été où je suis devenue jolie (2022-2025)
Avec son titre faussement léger, L’Été où je suis devenue jolie (2022-2025) cache une chronique douce-amère sur le passage à l’âge adulte. Adaptée des romans de Jenny Han (À tous les garçons que j’ai aimés), la série suit Belly, une adolescente prise dans un triangle amoureux entre deux frères lors de vacances d’été dans la maison familiale des Fisher. Entre premières amours, deuil, transformations et désillusions, chaque saison explore ces étés suspendus entre enfance et maturité, où tout semble possible et tout finit par changer.
La dernière saison boucle le cycle initiatique de Belly avec la même délicatesse que les précédentes : lumières dorées et musiques nostalgiques pour des cœurs toujours en friche. L’Été où je suis devenue jolie parle de la beauté de l’instant, de ce qu’on garde et de ce qu’on perd en grandissant. Et si vous aimez ces récits d’adolescence baignés de soleil et de mélancolie, vous pouvez prolonger l’expérience avec Normal People (2020) ou Outer Banks (2020-) qui explorent, chacune à leur manière, les tourments de la jeunesse, entre amour et quête d’identité.















































































































