L’exploration spatiale n’a jamais été aussi terrifiante qu’avec la série de films Alien. Depuis 45 ans, les spectateurs ne s’y sont d’ailleurs pas trompés et en redemandent puisqu’un neuvième volet est sorti en 2024, qu’une série (Alien Earth) a vu le jour en 2025 sur Disney+ et qu’un nouveau film a été commandé ! Avant de retourner suivre les aventures du dangereux xénomorphe, certains d’entre vous envisagent peut-être de se remettre en tête les 9 premiers films. Mais attention, sur JustWatch, personne ne vous entendra crier…
Alien, le huitième passager (1979)
Certains films changent le cinéma, et Alien, le huitième passager (1979) en fait partie. Avec ce chef d'œuvre intemporel, Ridley Scott transforme une simple mission spatiale en un huis clos terrifiant et visuellement stupéfiant. L’histoire tragique est celle de l’équipage du Nostromo qui, rentrant chez lui après une mission lointaine, se retrouve à lutter pour sa survie lorsqu’une espèce extraterrestre s’infiltre dans le vaisseau. On découvre alors l’extraordinaire courage d’Ellen Ripley, icône de la science-fiction campée par Sigourney Weaver qui devient une star du jour au lendemain… et joue dans quatre opus de la franchise. Alien, n’est pas qu’un film de monstre, c’est une démonstration de tension, de minimalisme et de contrôle absolu du cadre. On le redécouvre encore aujourd’hui avec la même fascination que lors de sa sortie.
Aliens, le retour (1986)
Changer de ton tout en respectant l’esprit du film, le pari, risqué, a été relevé par James Cameron. Aliens, le retour (1986) transforme la peur solitaire en guerre de survie collective. Plus nerveux, plus spectaculaire, mais toujours profondément humain grâce à la relation entre Ripley et Newt, ce deuxième opus est devenu un classique de l’action des années 80. Si vous êtes plus Terminator (1984) que 2001: l’odyssée de l’espace (1968), c’est sans doute votre Alien préféré. À placer juste après le premier car il en est l’extension la plus logique et la plus brillante avec ses 2h17 de montée en tension qui ne faiblit jamais.
Alien 3 (1992)
C’est le film maudit de la saga, celui qui a divisé et frustré certains fans dès la première scène. Même son réalisateur David Fincher le reniera. Et pourtant, avec le recul, Alien 3 (1992) possède une puissance mélancolique qui mérite qu’on s’y attarde. Le décor carcéral, le silence, la religion omniprésente : tout donne au film une noirceur quasi philosophique. Ce n’est pas un film d’horreur, ni un film d’action, plutôt une tragédie. Et si en plus vous aimez les œuvres crépusculaires, brutes et imparfaites... Malgré quelques défauts, il y a de l’audace dans ce long métrage.
Alien, la résurrection (1997)
Jean-Pierre Jeunet prend les rênes de la saga et livre Alien, la résurrection (1997), un film baroque où l’humour noir et le malaise cohabitent dans une ambiance de laboratoire déglingué. Ripley clonée, mi-femme mi-monstre, devient une figure troublante, plus ambiguë que jamais. Même s’il peut mettre du temps à être apprécié, le film trouve sa place dans la saga pour sa singularité. Ce n’est pas pour tout le monde : il faut aimer les films qui flirtent avec l’absurde et l’organique avec des scientifiques cinglés, comme aime à le faire le réalisateur français. En fermant un cycle et en ouvrant sur un autre, il ose pousser les mutations avec des scènes parfois dérangeantes.
Alien vs Predator (2004)
Le crossover tant rêvé entre deux monstres sacrés de la science-fiction devient réalité en 2004. Dans un registre très différent des précédents opus, Alien vs Predator assume d’être un pur divertissement pop, grâce à un concept simple : deux créatures cultes sur un champ de bataille en Antarctique avec une poignée d’humains au milieu. Film à regarder sans attente particulière, il n’en est néanmoins un excellent divertissement, orchestré par un Paul W.S. Anderson très en forme pour filmer la bagarre de monstres. Un mix inter-univers très accessible et plaisant pour qui accepte les règles du genre.
Alien vs Predator : Requiem (2007)
Moins inspiré que son prédécesseur, Alien vs Predator : Requiem (2007) est souvent vu comme le parent pauvre de la saga. Tourné dans une esthétique très sombre (certaines scènes sont difficiles à distinguer), ce film se déroule dans une petite ville américaine et adopte une narration proche du slasher. Amateurs de gore et de scènes chocs avec peu de profondeur narrative, ce film pourrait vous plaire, d’autant qu’il a aussi une fonction dans l’histoire de la franchise : celle de rappeler que même les mythes peuvent sombrer dans l’auto-parodie. Il a cependant permis à la production de se recentrer ensuite sur des projets plus ambitieux.
Prometheus (2012)
Avec Prometheus (2012), Ridley Scott revient à la source, mais pour choisir une approche radicalement différente : une quête philosophique, visuellement somptueuse, sur les origines de la vie. Prequel d’Alien, le film cherche à expliquer l’origine des xénomorphes, tout en posant de vastes questions sur la création, les dieux, et la responsabilité scientifique. Même si le scénario souffre de quelques raccourcis, la direction artistique ne manque pas d’ambition et l’expérience visuelle est très riche.
Alien : Covenant (2017)
Onze ans après les événements de Prometheus (2012), l’équipage du vaisseau Covenant, en route vers une planète lointaine pour établir une colonie humaine, décide de dévier de sa trajectoire pour enquêter sur un monde apparemment habitable. Suite directe, Alien : Covenant (2017) tente de concilier le mythe philosophique avec l’horreur organique du premier film. Michael Fassbender y livre une double performance remarquable, avec la question de l’IA devenue centrale, et les Xénomorphes font leur grand retour, plus agressifs que jamais. Ce n’est pas un film parfait, mais il réussit à équilibrer les idées et le spectacle.
Alien : Romulus (2024)
Le dernier-né de la saga, Alien : Romulus (2024), est considéré comme l’un des meilleurs. Avec un vrai retour aux fondamentaux : les mêmes codes que le Alien de 1979 avec des couloirs sombres et la menace physique. Réalisé par Fede Alvarez (Evil Dead, Don’t Breathe), ce volet fait le pari de la simplicité avec un huis clos spatial immersif et brutal, débarrassé des ambitions métaphysiques des deux opus précédents. Le pitch ? Un groupe de jeunes colons, inexpérimentés et livrés à eux-mêmes dans une station spatiale à la dérive, tombe sur une forme de vie inconnue qui va les traquer un à un. Un film destiné aux nostalgiques de l’époque Scott/Cameron, qui retrouveront la patte eighties des premiers films, et à une génération plus jeune, celle qui a grandi avec Stranger Things (2016-2025).
















































































































