Brokeback Mountain a 20 ans : 10 films LGBTIQ+ incontournables qui ont suivi ses pas

Publié le

Öykü Sofuoğlu

Öykü Sofuoğlu

Rédacteur JustWatch

C’était il y a vingt ans : Le Secret de Brokeback Mountain, l’un des films les plus emblématiques du cinéma queer, sortait en salles en décembre 2005. Réalisé par Ang Lee, le long métrage racontait une histoire d’amour impossible entre deux ranchers dans l’Amérique rurale. Avec à la clé trois Oscars (Meilleure réalisation, Meilleur scénario adapté, Meilleure musique) et cinq nominations.

Aujourd’hui considéré comme un classique ayant largement contribué aux représentations queer dans le cinéma mainstream, Le Secret de Brokeback Mountain a surtout marqué les esprits par les performances bouleversantes de Heath Ledger et Jake Gyllenhaal. Pour célébrer la postérité du long métrage, je vous propose une sélection JustWatch des films les plus incontournables du cinéma LGBTIQ+ des vingt dernières années.

L’Inconnu du lac (2013)

Alain Guiraudie a connu un grand succès auprès du milieu critique avec Miséricorde (2024), mais c’est avec L’Inconnu du lac (2013) qu’il a réalisé une véritable percée dans sa carrière. Attention : comme toute la filmographie du cinéaste, L’Inconnu du lac est loin de ressembler aux récits classiques du cinéma queer. D’une radicalité de mise en scène incomparable, le film propose un mélange unique d’érotisme et de thriller.

Il s’agit avant tout d’un film d’atmosphère, centré sur le lac, qui sert de lieu de rencontre et de drague pour des naturistes homosexuels. C’est là que Franck (Pierre Deladonchamps), séduit par un certain Michel (Christophe Paou), est témoin d’un meurtre commis par ce dernier et choisit de se taire. Mais l’attirance de Franck pour Michel met progressivement sa vie en péril.

L’Inconnu du lac se distingue également par la volonté de Guiraudie de mettre en scène des corps masculins que l’on n’associe pas forcément à l’homosexualité au cinéma -surtout dans le contexte du cinéma français, où les personnages gays sont souvent très jeunes et conformes aux standards de beauté. Si vous avez aimé le film, je vous conseille également Un prince (2023) de Pierre Creton, une autre représentation de l’homosexualité hors normes, qui défie les conventions esthétiques.

Carol (2015)

Parmi les différents genres cinématographiques qu’il a explorés, Todd Haynes est sans doute le plus connu pour ses mélodrames. Adapté du roman emblématique de Patricia Highsmith, Carol (2015) nous emmène dans les années cinquante aux États-Unis et aborde la rencontre entre Therese, une jeune vendeuse dans un magasin, et Carol, une femme très charismatique en cours de divorce.

Dès la sortie du film, la relation sentimentale et sensuelle entre les deux personnages, campés par Rooney Mara et Cate Blanchett, devient un véritable phénomène. La mise en scène sophistiquée du cinéaste, la direction artistique très soignée, fidèle à l’esthétique de l’époque, ainsi que les performances retenues mais pénétrantes des deux actrices ont transformé Carol en un classique immédiat. 

De plus, le film a joué un rôle important dans la représentation queer en lui donnant un ancrage historique et en rappelant que l’amour lesbien n’est pas apparu du jour au lendemain. Sur la même veine, vous pouvez retrouver cette tonalité esthétique dans Vita & Virginia (2017) et A Single Man (2009)

Moonlight (2016)

Aujourd’hui, on se souvient de Moonlight (2016) souvent en lien avec sa course aux Oscars face à La La Land (2016). Mais en réalité, le film a été très influent dans la représentation LGBTIQ+ au sein du cinéma hollywoodien, tout en étant profondément poétique et esthétiquement singulier. Réalisé par Barry Jenkins, Moonlight suit un récit épisodique autour de Chiron, un homme noir queer, à travers trois périodes différentes de sa vie.

Doté d’une sensibilité profonde, assez proche de Pariah (2011) de Dee Rees, le film était l’un des rares exemples à aborder l’homosexualité des hommes queer sous un angle intime et subjectif. À travers son personnage principal, le réalisateur a su explorer les ambiguïtés de la masculinité chez les jeunes hommes gays, et plus précisément noirs, dont l’expérience dépend de plusieurs dynamiques sociales parfois contradictoires.

Loin d’une simple histoire de coming-out, dépourvue des clichés narratifs des films dits LGBTIQ+, Moonlight reste à ce jour un véritable point tournant, non seulement pour la représentation queer, mais aussi pour la visibilité des productions indépendantes et l’ascension du studio A24.

Mademoiselle (2016)

Le thriller noir et érotique de Park Chan-wook occupe une place singulière, car il ne rentre pas tout à fait dans les catégories conventionnelles du cinéma dit queer. Le réalisateur sud-coréen, connu pour ses films dynamiques, esthétiquement raffinés et toujours pleins de surprises, signe avec Mademoiselle (2016) une adaptation audacieuse, transposant le récit victorien de la romancière Sarah Waters en Corée, sous l’occupation japonaise dans les années 30.

Le film raconte la relation passionnelle entre Lady Hideko, une riche héritière japonaise, et une voleuse manipulée par un escroc qui souhaite l’utiliser comme confidente pour convaincre Hideko de l’épouser. Sans entrer trop dans les détails afin d’éviter les spoilers, disons qu’après une série de révélations, de déceptions et de trahisons, les deux femmes tombent amoureuses et unissent leurs forces en quête de vengeance.

Mademoiselle est incontournable, car il décentralise l’amour lesbien, qui, jusqu’alors, était souvent abordé à travers des femmes blanches. Il le fait non seulement à travers ses personnages, mais aussi par le mélange des genres -thriller, érotique, film d’époque- que Park Chan-wook utilise pour construire un récit divertissant, audacieux et capable de jouer avec les extrêmes : une approche stylistique qui fait écho à La Favorite (2018) de Yorgos Lanthimos.

Call Me By Your Name (2017)

Rares sont les films indépendants traitant de l’amour gay qui ont suscité autant d’enthousiasme auprès du public lors de leur sortie. Réalisé par Luca Guadagnino, Call Me By Your Name (2017) est adapté du roman éponyme d’André Aciman et se concentre sur Elio, un adolescent de 17 ans, qui se rapproche et tombe amoureux d’Oliver, l’un des doctorants de son père, venu passer l’été chez eux, en Italie, pour ses recherches.

Les amours éphémères sont très souvent abordées dans les récits initiatiques consacrés à la jeunesse, mais chez Guadagnino, l’amour homosexuel n’est pas une source de conflit. Cette volonté de normaliser le désir queer, de se concentrer sur les sentiments et l’intériorité des personnages, a élevé le long métrage à un niveau que très peu de films américains avaient alors atteint. 

Propulsant également la carrière de Timothée Chalamet, Call Me By Your Name reste à ce jour iconique grâce à son atmosphère nostalgique, à ses musiques mélancoliques, mais aussi à ses scènes sensuelles, qui reposent davantage sur la suggestion que sur des images explicites

120 Battements par minute (2017)

Les films qui portent sur l’amour et les identités queer sont souvent limités au cercle intime des personnages, c’est-à-dire à leur lutte personnelle pour l’émancipation au sein de leur famille ou auprès de leurs amis. À cet égard, 120 Battements par minute (2017) de Robin Campillo constitue une exception particulièrement réussie. Le film met en scène les activistes du collectif Act-Up Paris, engagés dans la lutte contre l’épidémie du sida au début des années 1990. Campillo, ancien militant, s’inspire également de ses propres vécus et, même si cela reste en filigrane, le récit relève aussi d’un enjeu documentaire. 

Porté par les performances passionnantes et très intenses de Nahuel Pérez Biscayart et d’Arnaud Valois, qui incarnent respectivement Sean, un activiste séropositif, et Nathan, qui vient de rejoindre le collectif, le film souligne avec fermeté l’importance de la solidarité et de la résistance au sein des communautés queer. 

Lauréat du Grand Prix à Cannes, le film a largement contribué à la visibilité des luttes contre le sida, qui reste encore aujourd’hui un tabou pour une partie de la société, ainsi qu’au démantèlement des préjugés à l’égard des personnes vivant avec le VIH, grâce à son impact sur le débat public. Autour de la même thématique, on vous conseille également Jeanne et le garçon formidable (1998) ainsi que Dallas Buyers Club (2013).

Portrait de la jeune fille en feu (2019)

Quand la fameuse revue britannique Sight & Sound a dévoilé sa liste des meilleurs films de tous les temps, la présence de Portrait de la jeune fille en feu (2019) au 30ᵉ rang a été une belle et surprenante nouvelle. Réalisé par Céline Sciamma, on peut facilement affirmer que le long métrage est, à l’heure actuelle, considéré comme l’un des plus indispensables du canon lesbien.

Au sein du cinéma français, où l’amour entre deux femmes est souvent instrumentalisé au service du désir masculin, sous le regard objectivant du male gaze, Portrait de la jeune fille en feu se distingue par sa perspective unique et témoigne d’une réflexion approfondie sur la manière de représenter le corps des femmes par les femmes. Le film se déroule au XVIIIᵉ siècle, en Bretagne, où une peintre, Marianne, est chargée de réaliser le portrait d’Héloïse de manière secrète. Cette jeune aristocrate refuse de poser, car sa famille souhaite la marier contre son gré.

Film de costume qui ne prétend pas à la véracité historique, il explore les liens que tissent ces deux femmes à travers l’art et l’amour. Noémie Merlant, dans une performance plus retenue et observatrice, incarne Marianne, tandis qu’Adèle Haenel donne toute sa force à Héloïse, rebelle et têtue face aux conventions sociales. Certainement moins marquant que le film de Sciamma, Ammonite (2020) pourrait également intéresser ceux qui ont apprécié Portrait de la jeune fille en feu.

Douleur et gloire (2019)

Pedro Almodóvar est souvent qualifié de cinéaste « des femmes », en raison de l’attention portée à ses personnages féminins, et même si ses films mettent souvent en scène des couples hétérosexuels, c’est à travers son approche esthétique, sa sensibilité émotionnelle et l’expression déchaînée du désir que son cinéma assume un regard queer. Dans Douleur et gloire (2019), il pousse cette vision un peu plus loin en livrant un récit aux accents autobiographiques.

Le réalisateur retrouve son acteur fétiche Antonio Banderas, à qui il confie le rôle de Salvador Mallo, un cinéaste dont la santé est en déclin et qui souffre de douleurs physiques. Véritable alter ego d’Almodóvar lui-même, ce personnage sert d’ancrage émotionnel pour explorer la psyché d’un artiste queer.

Rappelant Huit et demi (1963) de Federico Fellini par sa structure fragmentaire, Douleur et Gloire se distingue par sa maturité au sein des récits dits queer, en ce qu’il s’intéresse avant tout à la subjectivité queer, non pas à travers une relation clé et déterminante, mais au sein d’un tissu complexe de relations, à la fois familiales et amoureuses. Après Douleur et gloire, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil à Strange Way of Life (2023), le court-métrage d’Almodóvar qu’il considère comme une réponse cinématographique à Brokeback Mountain.

I Saw the TV Glow (2024)

Jane Schoenbrun compte aujourd’hui parmi les cinéastes les plus prometteur·euses du cinéma queer américain. Son dernier long métrage, I Saw the TV Glow (2024), qui n’a malheureusement pas bénéficié d’une sortie française en dehors des festivals, propose une allégorie bouleversante et hypnotique de la transidentité.

Véritable lettre d’amour expressionniste à la culture télévisuelle des années 1990, le film de Schoenbrun se concentre sur Owen, un adolescent qui noue une amitié avec Maddy à travers leurs obsessions communes pour une série télévisée mystérieuse intitulée The Pink Opaque. Le film brouille progressivement les frontières entre réalité et fiction, et les expériences qu’Owen vit à travers cette série témoignent d’un manque, d’un désir beaucoup plus profond, qui bouleverse sa perception de lui-même.

Caractérisé par une atmosphère onirique, déclinée en différentes teintes de rose et de pourpre, le long métrage capture avec justesse le malaise existentiel que traversent de nombreux jeunes queers et montre avec subtilité comment les films et les séries jouent un rôle crucial dans leur quête d’identité. En raison de son ton assez sombre, le film peut, à certains moments, se révéler difficile à regarder, mais si le cinéma de David Lynch ou des séries comme Buffy contre les vampires (1997-2001) vous parlent, vous n’en serez pas déçus.

Les Reines du drame (2024)

Même si on n’arrêtait pas de parler d’Emilia Pérez (2024) pendant la saison de récompenses l’année dernière, s’il y avait un musical queer français qui méritait d’être mentionné ici selon moi, c’est bien Les Reines du drame (2024) d’Alexis Langlois.

Présenté lors de Semaine de la Critique à Cannes, le premier long métrage de la réalisatrice raconte l'histoire d’amour bien agitée et passionnée entre deux icônes de la musique issues de différents milieux. Débordant de références aux cultures pop des années 2000 de Britney Spears à Yelle ou à Sexy Sushi, le film est un merveilleux hommage à l'esthétique de glittercore.

Avec non seulement la butch-punk star Billie Kohler et la diva pop Mimi Madamour, mais aussi par le personnage Steevyshady -youtubeuse excentrique obsédé par Mimi Madamour, Les Reines du drame représentent les idéntités queer- mais surtout lesbien et non-binaire dans toute leur spectre. Porté également par une bande originale à laquelle on devient vite accro, le film plaira surtout aux fans de cinéastes comme Bertrand Mandico et Yann Gonzalez.

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  1. Le Secret de Brokeback Mountain

    # 1

    Été 1963, Wyoming. Deux jeunes cow-boys, Jack et Ennis, sont engagés pour garder ensemble un troupeau de moutons à Brokeback Mountain. Isolés au milieu d'une nature sauvage, leur complicité se transforme lentement en une attirance aussi irrésistible qu'inattendue. À la fin de la saison de transhumance, les deux hommes doivent se séparer. Ennis se marie avec sa fiancée, Alma, tandis que Jack épouse Lureen. Quand ils se revoient quatre ans plus tard, un seul regard suffit pour raviver l'amour né à Brokeback Mountain.
  2. L'Inconnu du lac

    L'Inconnu du lac

    2013

    # 2

    L'été. Un lieu de drague pour hommes, caché au bord d'un lac. Franck tombe amoureux de Michel. Un homme beau, puissant et mortellement dangereux. Franck le sait, mais il veut vivre cette passion.
  3. Carol

    Carol

    2015

    # 3

    Dans le New York des années 1950, Therese, jeune employée d’un grand magasin de Manhattan, fait la connaissance d’une cliente distinguée, Carol, femme séduisante, prisonnière d'un mariage peu heureux. À l’étincelle de la première rencontre succède rapidement un sentiment plus profond. Les deux femmes se retrouvent bientôt prises au piège entre les conventions et leur attirance mutuelle.
  4. Moonlight

    Moonlight

    2016

    # 4

    Après avoir grandi dans un quartier difficile de Miami, Chiron, un jeune homme tente de trouver sa place dans le monde. Moonlight évoque son parcours, de l’enfance à l’âge adulte.
  5. Mademoiselle

    Mademoiselle

    2016

    # 5

    Corée. Années 30, pendant la colonisation japonaise. Une jeune femme est engagée comme servante d’une riche japonaise, vivant recluse dans un immense manoir sous la coupe d’un oncle tyrannique. Mais Sookee a un secret. Avec l’aide d’un escroc se faisant passer pour un comte japonais, ils ont d’autres plans pour Hideko…
  6. Call Me by Your Name

    # 6

    Été 1983. Elio Perlman, 17 ans, passe ses vacances dans la villa du XVIIe siècle que possède sa famille en Italie, à jouer de la musique classique, à lire et à flirter avec son amie Marzia. Son père, éminent professeur, et sa mère, traductrice, lui ont donné une excellente éducation. Un jour, Oliver, un séduisant Américain qui prépare son doctorat, vient travailler auprès du père d'Elio. Elio et Oliver vont bientôt découvrir l'éveil du désir...
  7. 120 battements par minute

    # 7

    Début des années 90. Alors que le sida tue depuis près de dix ans, les militants d'Act Up-Paris multiplient les actions pour lutter contre l'indifférence générale. Nouveau venu dans le groupe, Nathan va être bouleversé par Sean qui consume ses dernières forces dans l'action.
  8. Portrait de la jeune fille en feu

    # 8

    1770. Marianne est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d’Héloïse, une jeune femme qui vient de quitter le couvent. Héloïse résiste à son destin d’épouse en refusant de poser. Marianne va devoir la peindre en secret. Introduite auprès d’elle en tant que dame de compagnie, elle la regarde.
  9. Douleur et gloire

    Douleur et gloire

    2019

    # 9

    Une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d’autres par le souvenir, dans la vie d’un réalisateur en souffrance. Premières amours, les suivantes, la mère, la mort, des acteurs avec qui il a travaillé, les années 60, les années 80 et le présent. L’impossibilité de séparer création et vie privée. Et le vide, l’insondable vide face à l’incapacité de continuer à tourner.
  10. J'ai vu la télé briller

    # 10

    Owen, un adolescent qui tente de survivre en banlieue, voit sa vie chamboulée quand une camarade de classe lui fait découvrir une mystérieuse émission de télévision de fin de soirée qui dépeint une vision d'un monde surnaturel tout juste sous le leur. Dans la pâle lueur de la télévision, la perception de la réalité d'Owen commence à se fissurer.
  11. Les reines du drame

    # 11

    2055. Steevyshady, un Youtubeur de 65 ans, poste une vidéo sur Mimi4Ver, sa chaîne dédiée à Mimi Madamour, une chanteuse pour ados des 00's, pour fêter les 50 ans de Pas touche !, son plus grand tube. L'homme lifté se filme dans sa chambre d'ado, encore couverte de posters de la star. Il confesse l’avoir traînée dans la boue, parce qu’il n’a jamais accepté son idylle avec la chanteuse punk Billie Kolher. Aujourd'hui, Steevy veut leur rendre hommage en racontant leur histoire.