Judy Hopps et Nick Wilde sont de retour ! Enfin, ils ont fait leur retour dans les salles françaises avec Zootopie 2 le 26 novembre dernier. Et au vu des chiffres du box-office -plus de 5,3 millions d’entrées cumulées, soit le plus gros succès de l’année en France- la trajectoire du film en salles semble encore se prolonger.
Les fans de la franchise Zootopie (2016) qui souhaitent profiter de la période des vacances pour prolonger l’expérience avec d’autres films ne seront pas déçus, car JustWatch a tout prévu pour eux. Grâce à cette liste, qui s’adresse aussi bien aux adultes qu’aux enfants, vous pourrez vous plonger dans différents univers créatifs de l’animation, à la hauteur de cette franchise emblématique de Disney.
Les Aristochats (1970)
Les studios Disney sont davantage connus pour les grandes franchises qu’ils ont acquises que pour les films d’animation à l’origine de leur histoire. Pourtant, même aujourd’hui, les grands classiques animés du studio n’ont rien perdu de leur beauté ni de leur originalité, et Les Aristochats (1970) en font certainement partie. Réalisé par Wolfgang Reitherman, le film rappelle Zootopie dans sa manière de projeter des enjeux sociaux sur des personnages anthropomorphiques.
L’histoire se déroule dans les années 1910, en France, où une vieille chanteuse d’opéra lègue toute sa fortune à sa chatte Duchesse et à ses chatons, Marie, Toulouse et Berlioz. Mais à cause des plans malveillants de son majordome jaloux, qui cherche à s’approprier l’héritage, Duchesse et les chatons se retrouvent abandonnés dans la campagne française. C’est là qu’ils font la rencontre de Thomas O’Malley, un chat de gouttière, qui accepte de les aider à retrouver le chemin de Paris.
Avec son animation au style traditionnel et ses mélodies de jazz qui restent durablement ancrées dans la mémoire des spectateurs, Les Aristochats se distingue également par sa façon d’aborder les différences sociales entre l’aristocratie et les classes populaires. Un très beau choix pour passer un moment en famille pendant les vacances, avec un agréable brin de nostalgie.
Robin des Bois (1973)
Vous avez sûrement vu les théories de fans qui s’interrogent sur le fait que Zootopie et Robin des Bois (1973) appartiendraient au même univers filmique. Et si vous n’en avez jamais entendu parler, eh bien oui : les apparences physiques de Robin et de Nick Wilde -leurs chemises vertes en plus !- sont immanquablement similaires. Même si l’on apprend que ce n’était pas l’intention des créateurs de la franchise, l’idée de rapprocher ces deux renards hors-la-loi particulièrement rusés reste amusante.
Robin des Bois est également réalisé par Wolfgang Reitherman et, après Les Aristochats, il s’agit du premier film du studio sorti après la mort de Walt Disney. Le film s’approprie le récit traditionnel du voleur au grand coeur de Sherwood, mais les personnages y sont interprétés sous une forme anthropomorphique.
Comparé à d’autres films réalisés à la même période, Robin des Bois n’a pas rencontré autant de succès et a été critiqué par certains pour son choix de faire d’un brigand une figure positive -un aspect éthique qui concernait davantage les enfants mais qui paraît aujourd’hui un peu obsolète comme argument. Pour les adultes qui s’intéressent au travail d’animation, celui-ci peut paraître peu original, en raison des limitations budgétaires du studio. Mais si vos enfants ont adoré Zootopie, Robin des Bois constitue une très jolie option pour leur faire découvrir la période classique de Disney et leur parler des liens hypothétiques entre les deux films.
Basil, détective privé (1986)
Bien que ce film reste relativement peu connu, même en comparaison avec d’autres classiques du studio, Basil, détective privé (1986) est souvent qualifié de « film qui a sauvé Disney ». Le long métrage s’inspire de la série de romans d’Eve Titus, illustrés par Paul Galdone, elle-même basée sur le personnage de Sherlock Holmes. Le film se rapproche de Zootopie dans la mesure où son histoire s’inscrit dans un cadre urbain -en l’occurrence le Londres de 1897- et investit le genre policier.
On y retrouve Basil, la souris éponyme, illustre détective qui, avec l’aide de l’ancien médecin militaire David Q. Dawson, vient en aide à une petite fille prénommée Olivia pour retrouver son père, enlevé par le méchant professeur Ratigan.
Basil, détective privé est le premier film Disney à utiliser de manière extensive des images de synthèse et, à cet égard, il annonce clairement une nouvelle direction dans l’animation du studio. Adoptant un ton plus sombre que les standards habituels de Disney, le film mérite assurément une chance de la part de celles et ceux qui apprécient le genre policier et les récits mettant en scène des duos improbables.
Qui veut la peau de Roger Rabbit (1988)
Parmi tous les films qui figurent dans cette liste, Qui veut la peau de Roger Rabbit (1988) est sans doute celui qui est le plus original et inventif. Réalisé par Robert Zemeckis, le film mélange les prises de vue réelles et l’animation par une véritable prouesse technique qui lui a valu l’Oscar des meilleurs effets visuels. Même si leurs tons humoristiques sont différents, comme Zootopie, Qui veut la peau de Roger Rabbit livre un récit qui repose sur les hiérarchies sociales et se déroule autour d’une enquête policière.
Le film imagine un monde où les humains coexistent avec les « Toons », des personnages animés qui sont souvent embauchés pour jouer dans des productions à Hollywood. Quand, Roger Rabbit, un star toon, est accusé du meurtre d’un homme d’affaire puissant, le détective privé Eddie Vaillant qui, jusqu’alors méprisait les créatures de celluloïd, est tâché de protéger Roger et de trouver le vrai coupable.
Qui veut la peau de Roger Rabbit est un film hilarant et intelligent qui, lui aussi, aurait contribué à l’arrivé du Second Âge d’or de Disney, tout en ouvrant la voie à d’autres films hybrides comme Space Jam (1996) et Les Looney Tunes passent à l’action (2003). Attention aux parents : même s’il s’agit d’un film d’animation, les blagues et certains thèmes le rendent déconseillé aux très jeunes enfants.
Fantastic Mr. Fox (2009)
Après Robin des Bois, le deuxième renard-héros de notre liste vient d’un magnifique film d’animation en volume de Wes Anderson, adapté du roman Fantastique Maître Renard de Roald Dahl. Nous prévenons d’emblée les fans de Disney : l’humour singulier et absurde de Fantastic Mr. Fox (2009) pourrait vous paraître un peu décalé, voire sec -surtout pour les enfants- mais, en même temps, le film peut leur servir d’introduction à d’autres univers d’animation plus matures et inventifs.
Même si le pitch du film est considérablement différent de celui de Zootopie, le traitement approfondi des personnages et les thématiques plus sérieuses qu’il aborde se font écho. Fantastic Mr. Fox se concentre sur la famille Renard -Foxy, sa femme Felicity et leur fils Ash- qui subsistait autrefois en volant des poules. Alors que la famille menait désormais une vie normale, l’arrivée de leur neveu Kristofferson éveille chez Foxy un désir d’aventure, et il reprend ses activités de vol. Mais ses pulsions mettent sa famille en danger.
Résultat d’un véritable accomplissement technique, le film n’est pas exempt de choix esthétiques et d’un ton humoristique propres au cinéma de Wes Anderson. Les thèmes de la nature, des pulsions, ainsi que l’importance des liens familiaux y sont abordés avec justesse. N’oublions pas l’aspect le plus ingénieux du film, à savoir son casting vocal, dans lequel on retrouve de grandes stars comme George Clooney et Meryl Streep, interprétées, dans la version française, par Mathieu Amalric et Isabelle Huppert. Après Fantastic Mr. Fox, surtout ne manquez pas le deuxième film d’animation de Wes Anderson : L’Île aux chiens (2018) !
Comme des bêtes (2016)
Revenons maintenant un peu à l’animation conventionnelle. Produit par le studio Illumination, Comme des bêtes (2016) a souvent été comparé à Zootopie, en grande partie parce qu’ils sont sortis la même année et que les deux films mettent en scène des héros animaux aux comportements humains. Comme des bêtes part d’une prémisse assez simple que beaucoup de propriétaires d’animaux de compagnie se posent : que font-ils quand nous ne sommes pas avec eux ?
Se déroulant également dans un cadre urbain, le film suit Max, un Jack Russell terrier dont la vie est bouleversée lorsque son humaine, Katie, adopte un autre chien nommé Duke. À cause de la jalousie de Max, le duo est d’abord attrapé par le service de contrôle des animaux, puis se retrouve mêlé à un groupe d’animaux anti-humains qui vivent dans les égouts de New York.
Même si le récit de Comme des bêtes rappelle la franchise Toy Story, les créateurs ont tout de même réussi à construire un univers visuel intéressant, peuplé d’une grande variété de personnages à la fois mignons et drôles -vous reconnaîtrez sûrement les très iconiques Snowball le lapin et Gidget la Spitz nain ! Comparées à l’univers de Zootopie, les aventures de Max et Duke sont plus faciles à suivre, ce qui rend le film particulièrement adapté aux jeunes enfants. Il existe aussi une suite, Comme des bêtes 2 (2019), qui pourrait aussi leur plaire. Sans oublier, également signés des studios Illumination, les deux volets de Tous en scène et leurs animaux chantants.
Les Bad Guys (2022)
La franchise Moi, moche et méchant a rencontré un grand succès grâce à son arc narratif centré sur un méchant qui devient un héros. Produit par DreamWorks, Les Bad Guys (2022) reprend en partie ce concept d’anti-héros et le transpose dans le contexte d’un film de braquage. Comme dans Zootopie, la caractérisation des personnages animaux repose sur certains attributs auxquels on les associe.
C’est pour cette raison que M. Loup, chef d’une bande de criminels composée de M. Serpent, Mlle Tarentule, M. Requin et M. Piranha, a du mal à croire qu’ils puissent devenir gentils et adopter de bons comportements, malgré sa nature de « méchant loup ». Le film raconte ainsi la collision entre l’image de méchanceté qui leur est projetée et celle de bons citoyens qu’ils aspirent à devenir.
En regardant les deux films, vous remarquerez sûrement que la dynamique entre M. Loup et Diane Foxington rappelle celle de Nick Wilde et Judy Hopps. Mais il est clair que l’aspect social est beaucoup plus prononcé dans Zootopie, tandis que Les Bad Guys explore une tension plus universelle entre le Bien et le Mal. Comme Zootopie, Les Bad Guys a cartonné au box-office, et la suite du film, sortie cet été, est désormais disponible sur les plateformes de VOD en France.
Élémentaire (2023)
Dès la bande-annonce, les audiences avaient commencé à comparer Élémentaire (2023) à Zootopie, notamment en raison de l’imagerie urbaine qui caractérise les deux films, au point que le réalisateur d’Élémentaire a été contraint d’expliquer en quoi son film se distinguerait de l’autre. Reste que les deux œuvres se font tout de même écho sur le plan thématique : elles abordent des questions d’exclusion sociale, de discrimination et de préjugés, qui conditionnent également l’espace urbain.
Dans Élémentaire, on découvre Element City, où cohabitent des êtres associés à quatre éléments différents. Issue d’une famille d’immigrés « flamboyants », Flam y rencontre un être aquatique nommé Flack et, malgré les règles qui séparent leurs communautés, ils tombent amoureux. À la différence de Zootopie, il s’agit donc d’un film davantage axé sur la romance. C’est aussi l’un des rares films Pixar sans méchant personnifié : ici, ce sont le système et les préjugés eux-mêmes qui génèrent les conflits.
Le film se distingue par une animation splendide, des designs de personnages et des espaces très créatifs. Mais pour certains spectateurs, les métaphores autour des éléments et de leurs interactions ont été jugées lourdes ou incohérentes. Mais selon moi, cet aspect n’empêche pas d’apprécier la richesse visuelle du film et de se laisser porter par cet univers foisonnant d’imagination !
















































































































