
Marvel : tous les films et séries à (re)voir avant Avengers Doomsday
Le prochain choc du MCU se profile, et il porte un nom : Avengers: Doomsday. Avec cette nouvelle superproduction, Marvel semble décidé à faire sauter toutes les limites, entre collision de multivers, retours improbables et menaces d’une ampleur inédite.
Mais avant de plonger dans ce tourbillon cosmique, mieux vaut prendre un peu de recul. Car Doomsday n’arrive pas de nulle part : il s’inscrit dans une fresque longue de plus de quinze ans, tissée de sacrifices, de trahisons, de renaissances et de ruptures temporelles.
Voici une sélection essentielle pour remettre les pendules à l’heure et savourer pleinement ce qui s’annonce comme l’un des chapitres les plus denses (et fous) de l’univers Marvel.
Avant que le MCU ne devienne l’empire que l’on connaît, X-Men (2000) posait déjà les bases d’un cinéma de super-héros plus adulte, plus torturé. C’est en 2000 que Bryan Singer lance la machine, en mêlant allégorie politique, réflexions identitaires et action musclée. Au fil des années, la saga explore toutes les facettes de ses personnages : leurs doutes (Le Commencement, 2011), leurs échecs (Apocalypse, 2016), leurs adieux bouleversants (Logan, 2017). Aujourd’hui que les mutants ont officiellement leur place dans le multivers Marvel, leur héritage prend un tout autre relief. Leur rapport au pouvoir, à la différence et au rejet, fait écho aux dilemmes que devront affronter les Avengers dans Doomsday. Difficile d’imaginer les nouveaux équilibres sans eux.
Sans doute l’un des volets les plus ambitieux du côté mutant. Days of Future Past (2014) mêle deux générations de X-Men dans un scénario vertigineux où passé, présent et avenir se télescopent. Le voyage dans le temps, les lignes réécrites, les choix impossibles : tout y est. C’est aussi un des premiers films à poser concrètement la question des conséquences du multivers. Si le MCU se nourrit aujourd’hui de ces concepts, Days of Future Past en a été un éclaireur. Pour comprendre à quel point le temps peut devenir un piège, ce film est indispensable. Et il ne fait aucun doute que Doomsday viendra marcher sur ces traces.
Retour à l’essentiel. Avengers (2012), le tout premier, reste une pierre angulaire. Il a prouvé que rassembler des héros issus de films distincts pouvait fonctionner, et même créer quelque chose de plus grand. Ce n’est pas juste un film d’action efficace : c’est une leçon de dynamique de groupe, de conflits d’ego et de victoires collectives. Voir ces figures apprivoiser leurs différences pour former un vrai front uni, c’est assister à la naissance d’une famille dysfonctionnelle mais puissante. Ce socle émotionnel est ce qui rend Doomsday possible : sans cette fondation, le chaos du multivers n’aurait pas le même poids.
C’est le film qui a tout changé. Infinity War (2018) ne suit pas les règles. Il commence comme une aventure classique... et finit comme une tragédie. Thanos n’est pas juste un méchant de plus : c’est un antagoniste avec une vision, dérangeante, mais cohérente. La défaite est totale, les héros impuissants. Rarement un blockbuster aura autant osé frustrer son public. Et c’est précisément pour ça qu’il reste si marquant. Pour entrer dans Doomsday avec la bonne énergie, il faut se souvenir de ce que signifie la perte. Et Infinity War en est la parfaite incarnation.
Point final d’une époque, et déclaration d’amour à tout un univers. Endgame (2019) est à la fois un hommage aux origines et un adieu bouleversant à certains piliers du MCU. C’est aussi un récit dense, presque méta, qui revient sur les moments clés de la saga tout en ouvrant la porte à la suite. Le voyage dans le temps devient outil de réparation, mais aussi de deuil. Tony Stark, Steve Rogers : leurs trajectoires trouvent ici leur conclusion. Comprendre Doomsday, c’est aussi accepter que le passé pèse sur chaque décision. Et que le futur se bâtit sur ces sacrifices.
Souvent sous-estimé, Shang-Chi (2021) introduit pourtant des éléments qui pourraient bien être décisifs pour la suite. En mêlant traditions asiatiques, art martial chorégraphié et objets mystiques puissants, le film enrichit l’univers Marvel d’un pan plus spirituel et symbolique. Les Dix Anneaux, en particulier, restent encore largement mystérieux. Sont-ils liés à Doom ? Aux dimensions parallèles ? Rien n’est sûr, mais tout est possible. Shang-Chi lui-même, entre passé douloureux et quête d’équilibre, pourrait incarner ce nouveau type de héros : plus humain, plus hésitant, mais aussi plus libre. Un profil parfait pour survivre au chaos de Doomsday.
C’est peu dire que No Way Home (2021) a marqué un tournant. Ce n’est pas juste un film de super-héros, c’est un hommage vibrant à plus de vingt ans de cinéma Spider-Man. En réunissant Tobey Maguire, Andrew Garfield et Tom Holland, Marvel ne joue pas seulement la carte de la nostalgie : il offre un récit profondément humain sur la responsabilité, la solitude et le deuil. Peter Parker, plus vulnérable que jamais, doit faire face aux conséquences déchirantes de ses choix, avec des répercussions qui dépassent sa propre réalité. Ce film casse littéralement les murs du MCU pour ouvrir un jeu narratif plus risqué, plus libre. Une étape incontournable pour comprendre l’ampleur du chaos multiversel dans Doomsday.
Avec Multiverse of Madness (2022), Sam Raimi injecte une bonne dose de bizarrerie gothique et de tension psychologique au MCU. On y suit un Doctor Strange plus tiraillé que jamais, confronté aux limites de sa propre morale et à une Wanda Maximoff consumée par le chagrin. America Chavez, capable de voyager entre les dimensions, vient ajouter une touche d’espoir et de nouveauté dans un récit aux airs de cauchemar cosmique. L’introduction des Illuminati, aussi brève qu’intrigante, laisse entrevoir un monde où la hiérarchie des pouvoirs pourrait être totalement bouleversée. Ce film est une plongée vertigineuse dans l’inconnu — et un avertissement : manipuler le multivers n’est pas sans conséquences.
Love and Thunder (2022), le quatrième volet des aventures de Thor, divise. Et c’est ce qui fait aussi sa singularité. Taika Waititi continue de bousculer les codes avec une approche plus décalée, parfois burlesque, mais il n’oublie pas d’explorer les blessures de ses personnages. Le retour de Jane Foster en Mighty Thor et la présence de Gorr, joué par un Christian Bale habité, donnent au film une vraie colonne vertébrale émotionnelle. Ce n’est pas juste une aventure cosmique : c’est une réflexion sur la foi, la perte et le sens du sacrifice. À l’heure où Doomsday s’apprête à ébranler les fondations même du cosmos, ces questionnements sur le rôle des dieux et leur fragilité prennent tout leur sens.
Difficile d’imaginer un film plus chargé en émotion. Wakanda Forever (2022) est autant un récit de transmission qu’un hommage vibrant à Chadwick Boseman. La disparition de T’Challa ouvre une ère de tensions, d’incertitudes et de nouveaux enjeux. Shuri prend la relève, tiraillée entre la science et le deuil, tandis que le Wakanda se confronte à la diplomatie mondiale. L’arrivée de Namor et du royaume sous-marin de Talokan ajoute une nouvelle couche géopolitique fascinante. Ce film, plus ancré que cosmique, interroge les fondations du pouvoir et les rivalités à venir. Dans une phase où les alliances sont plus fragiles que jamais, Wakanda Forever prépare le terrain d’un Doomsday où les lignes ne seront plus aussi clairement dessinées.
















































