L'annonce a fait l'effet d'un « Genki Dama » au sein de la communauté anime : Dragon Ball Super revient avec l'adaptation de La Patrouille Galactique. Il y en a eu des rumeurs, des faux espoirs, des débats au fin fond de Reddit, et voilà la suite des aventures de Goku et Vegeta enfin annoncée ! Surtout, cet arc marque l'arrivée de Moro, ce grand méchant qui a fait un bien fou au manga et relancé son succès.
Le problème, c’est que l'univers d'Akira Toriyama est un véritable sac de nœuds. Entre les films canon, ceux qui ne le sont pas, les anime, les remakes, les nouvelles annonces… on s'emmêle les pinceaux ! Pour ne pas arriver à la saison 2 comme un touriste, il faut réviser ses classiques. Pour JustWatch, j'ai donc compilé l'ensemble des œuvres à voir et à revoir pour vraiment tout comprendre des enjeux qui vont se jouer lors de ce nouvel arc tant attendu.
Dragon Ball Z (1989-1996)
Dragon Ball Z, c'est la base. L'Évangile selon Saint Toriyama. Impossible de comprendre toute la profondeur et les émotions d'un nouveau projet Dragon Ball sans passer par la carte DBZ. Je ne vais pas me lancer dans l'explication de l'intrigue, mais c'est là que tout commence. Les Saiyans, la relation compliquée entre Goku et Vegeta, mais surtout une histoire qui a défini le genre shonen sur des générations.
Le problème, c’est qu'il y a… 291 épisodes ! Alors si la longueur vous fait peur (même si les fans de One Piece vont vous rire au nez sachant qu'ils ont regardé plus de 1000 épisodes des aventures de Luffy depuis 1999), concentrez-vous simplement sur les arcs Freezer et Buu. DBZ a vieilli, certes. Et les scènes tirent parfois en longueur. Mais en termes d'intensité, d'énergie, d'enjeux, c'est parfait.
Dragon Ball Super (2015-)
Alors là, on attaque le sujet qui fâche. Soyons honnête : le début de Dragon Ball Super (131 épisodes) est une rude épreuve pour les nerfs, avec une animation qui semblait avoir été faite sous Windows 95. C’est d’ailleurs pour cette raison que Toei a annoncé le projet Dragon Ball Super : Beerus, un remake des premiers arcs afin qu’on ne soit pas obligé de le regarder avec des lunettes anti-éclipse.
Malheureusement, l’anime de base est un passage obligé pour tout comprendre. Dieux de la Destruction, Anges, Multivers… toutes les fondations de la saga actuelle et des futurs combats contre Moro sont posées là. Il y a de ces séries et anime pour lesquels il faut résister. Passer le début affreux, pour enfin arriver à la partie acceptable. La série finit par trouver son rythme de croisière et nous prouve que Goku est toujours le boss. Sinon, patientez fin 2026 que Dragon Ball Super: Beerus sorte !
Dragon Ball Super : Broly (2018)
Avec ce film, on change de registre. Oubliez les dessins parfois hasardeux, Dragon Ball Super : Broly est une claque technique. Sous le regard avisé de Naohiro Shintani, le style visuel est fluide, rond, dynamique, et d’une violence inouïe. Ce film s’insère directement après Le Tournoi du Pouvoir, et réintroduit Broly, non plus comme une brute écervelée des films des années 90, mais comme un personnage tout aussi tragique que surpuissant.
S’il y a un film à voir absolument, c’est celui-là, car les événements de La Patrouille Galactique prennent en compte l’existence de ce Saiyan légendaire. Cette réécriture de Broly pourrait ne pas plaire aux puristes, car elle rend le personnage plus accessible. Mais si vous entrez dans l’univers Dragon Ball, vous aimerez certainement ce film. C’est 1h40 d’adrénaline qui vous épuise. Un peu comme si on regardait Mad Max: Fury Road version animation japonaise.
Dragon Ball Super: Super Hero (2022)
À la sortie de la bande-annonce de ce film d’1h39, la méfiance s’est installée. Les fans d’anime ne sont généralement pas friands du CGI en cel-shading, encore moins les fans de DBZ de la première heure. Effectivement, cette 3D qui se répand dans l’animation japonaise a une vraie tendance à dénaturer le trait organique de la 2D traditionnelle. Dragon Ball Super: Super Hero se rattrape légèrement avec une très belle mise en scène, mais rate le coche côté scénario.
En effet, le script n’est pas des plus intéressants, l’écriture est paresseuse, et on ne vibre pas comme on vibrait par le passé. L’idée de mettre Goku et Vegeta sur la touche pour mettre Gohan et Piccolo en avant était une excellente idée, mais là aussi, l'exécution n’est pas réellement réussie. Malgré tout, le long métrage est indispensable pour attaquer la suite : on y assiste à la naissance de Gohan Beast et Orange Piccolo et prépare le terrain pour Galactic Patrol.
Dragon Ball Daima (2024)
C’est la dernière pièce du puzzle et sans doute la plus forte émotionnellement : Dragon Ball Daima est le dernier projet porté par Akira Toriyama avant sa disparition. Sur 20 épisodes, on retrouve l’ambiance de Dragon Ball GT avec les héros transformés en enfants par un complot démoniaque. C’est un back to basics rafraîchissant mais qui a fait grincer des dents aux fans.
Avec toutes ces séries et ces films sortis ces dernières années, il semblerait que le but soit d’accrocher un nouveau public et de rendre l’histoire la plus accessible possible. Les plus de 30 ans seront donc souvent déçus par ces dernières sorties. Cependant, avec le remake de l’arc Beerus et la sortie prochaine de Dragon Ball Super : Galactic Patrol, il y a de l’espoir !

















































































































