« L’Exorciste » dans l’ordre ? La saga d’horreur a deux chronologies !

« L’Exorciste » dans l’ordre ? La saga d’horreur a deux chronologies !

Justine Charlet
Justine Charlet

Publié le 21 octobre 2024

Mis à jour le 28 avril 2026

1973, William Friedkin signe L’Exorciste et marque pour toujours l’histoire du cinéma. Le génial réalisateur avait brillé deux ans plus tôt avec un autre film devenu un classique : The French Connection (1971), thriller policier récompensé par cinq Oscars, dont celui du Meilleur réalisateur. Mais c’est dans un tout autre genre qu’il imagine la suite de sa carrière : l’épouvante, et un long métrage qui renouvelle la promesse du genre, et se classe en tête du box-office à sa sortie.

Monument du genre, L’Exorciste a ensuite été suivi par d’autres films plus ou moins inspirés, qui ne s’enchaînent pas de manière linéaire. Nous avons concocté un guide JustWatch pour vous aider à y voir plus clair au sein de la saga, entre les suites et les prequels. Sachant qu’il y a deux manières de (re)découvrir L’Exorciste : selon l’ordre de sortie ou selon l’ordre chronologique de l’histoire.

Pour voir L’Exorciste en suivant l’histoire dans l’ordre chronologique, le mieux est de commencer par les prequels : les films racontent tous deux la même histoire autour de la jeunesse du Père Merrin - sa rencontre avec le démon Pazuzu en Afrique avant les événements du film original - mais avec des approches différentes. L’Exorciste 2 est certes une suite directe du film fondateur qui se déroule quatre ans après les faits, mais qui s’en détache nettement. C’est pourquoi L’Exorciste, la suite qui se déroule 15 ans après le film original, peut être regardée directement dans la foulée. L’Exorciste : Dévotion est quant à lui une suite directe du film original, située 30 ans après les faits, et qui devrait donner naissance à une trilogie. 

Si vous préférez les regarder dans l'ordre de leur sortie, voici comment procéder :

01

L'Exorciste

1973

Le pitch de départ de L’Exorciste ? La star de cinéma Chris MacNeil est inquiète au sujet de sa fillette Regan : des bruits curieux ont été entendus venant de sa chambre et la petite a changé, proférant de constantes insanités. Une force paranormale - le démon Pazuzu - l’habite, qui coûte la vie au metteur en scène de Chris. Désespérée, cette dernière fait alors appel à deux exorcistes.

Pour la petite histoire, ce premier film s’inspire de faits réels : un exorcisme pratiqué sur un jeune garçon dans les années 1940, raconté dans le roman L’Exorciste, publié en 1971 par William Peter Blatty. Le projet cinématographique émerge d’abord avec un scénario signé par Blatty lui-même, et après avoir approché Stanley Kubrick et Arthur Penn, c’est finalement William Friedkin qui prend les commandes de l’adaptation. La sortie du film est un choc : réactions fortes, spectateurs évanouis et traumatisés. Mais elle est saluée par les Oscars de la Meilleure adaptation et du Meilleur son, un exploit pour un film d’horreur. Si vous aimez ce type de film, orientez-vous vers Rosemary’s Baby (1968), épouvante domestique aussi où une jeune femme enceinte qui découvre que son entourage veut faire naître l’enfant du Diable. Et dans La Malédiction (1976), vous retrouverez la même ambiance d’horreur religieuse avec un diplomate dont le fils adoptif est peut-être l’Antéchrist.

Quatre ans après le choc du premier film, John Boorman prend les rênes d’une suite avec un virage radical. Dans L’Exorciste 2 : L’Hérétique (1977), Regan, désormais adolescente mais toujours hantée par les événements passés, est suivie par un prêtre qui enquête sur les origines du Mal. Plus mystique qu’effrayant, ce second opus divise mais fascine par son ambition visuelle et sa dimension presque métaphysique.

Dans le genre cauchemar sensoriel et visuel, on pense à Suspiria (1977), un film de Dario Argento où une jeune danseuse découvre qu’une école de ballet cache une secte de sorcières. Dans le très viscéral Possession (1981) d’Andrzej Zulawski, Isabelle Adjani incarne avec une intensité inouïe une femme en pleine crise existentielle et charnelle dans un Berlin hanté par un Mal indicible. Enfin dans Au-delà du réel (1980), un scientifique expérimente des états de conscience extrêmes, au risque de libérer un monstre intérieur.

Le troisième film de la franchise, L’Exorciste, la suite (1990), est un retour aux sources. L’auteur du roman original, William Peter Blatty, passe ici derrière la caméra. L’inspecteur Kinderman enquête sur une série de meurtres rappelant un tueur exécuté des années plus tôt. Entre drame policier et film de possession, Blatty crée une atmosphère d’angoisse religieuse rare, ponctuée de séquences cultes.

Pour poursuivre dans la veine religieuse, rien de mieux que l’exploitation cinématographique la plus réussie des sept péchés capitaux : Seven (1995) avec un jeu du chat et de la souris glaçant entre deux policiers et un tueur en série. Dans Le Témoin du mal (1998), Denzel Washington affronte un démon capable de changer de corps à chaque contact. Pour rester dans le cérémoniel, optez pour L’Exorcisme d’Emily Rose (2005), entre procès et religion dans lequel un prêtre est jugé pour homicide involontaire après une séance qui a mal tourné.

Retour aux origines avec L’Exorciste : Au commencement  (2004) : le père Merrin, jeune archéologue, découvre une église enfouie dans le désert kenyan où un démon ancien attend son heure. Au fil des fouilles de plus en plus inquiétantes, la frontière entre le mythe et la réalité s’efface. Tourné dans des conditions chaotiques, avec plusieurs réalisateurs remplacés, le film privilégie la tension et les effets horrifiques à la réflexion spirituelle.

Si vous aimez le côté surnaturel religieux, plongez dans La Nonne (2018) qui reprend le principe du démon tapi dans un lieu sacré tandis que Conjuring, les dossiers Warren (2013), basé sur des faits réels, explore les enquêtes paranormales d’un couple d’exorcistes confrontés à des forces aussi anciennes qu’inexplicables.

Version alternative et plus introspective du film précédent, L’Exorciste : aux sources du mal (2005) est réalisé par Paul Schrader (le scénariste de Taxi Driver). Il s’agit d’une œuvre intérieure sur la perte de la foi du père Merrin, bien plus sobre et psychologique. Peu de frayeurs, mais une vraie réflexion sur le Mal et la rédemption.

Si vous aimez le travail de Paul Schrader, autant aller piocher dans ses films avec Sur le chemin de la rédemption (2017), sur un pasteur tourmenté par la foi et l’écologie. Un drame spirituel d’une puissance rare. On peut aussi aller voir du côté de Scorsese avec Silence (2016) où deux missionnaires affrontent la persécution et le doute au Japon. 

Enfin, suite directe du film original, L’Exorciste : Dévotion (2023) réunit Ellen Burstyn, de retour dans le rôle de Chris MacNeil, désormais confrontée à deux jeunes filles possédées. David Gordon Green, réalisateur de la trilogie Halloween (2018), reprend les codes du classique tout en ajoutant une touche contemporaine : trauma collectif, foi partagée, et peur multigénérationnelle.

Pour les mêmes sensations, on retourne dans la saga Conjuring, cette fois avec le troisième opus : Conjuring : sous l’emprise du diable (2021) où les Warren font face à une affaire de possession mêlant religion et drame judiciaire. Et si vous n’avez jamais vu une des deux versions de Ça (2017), plongez dans les yeux maléfiques de ce clown terrifiant qui s’attaque aux enfants.

À propos de cette liste

Titres

7

Coût total de visionnage

12,87 €

Durée totale

11h 31min

Genres

Horreur, Drame, Mystère & Thriller

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  2. 2 Titres HBO Max
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