A l’exception de programmes pour enfants, la saga intergalactique imaginée par George Lucas en 1977 a longtemps délaissé le format séries, que ce soit à la télévision ou en streaming. Pour des raisons de coûts de production, essentiellement. D’abord « limité » aux longs métrages, puis aux jeux vidéo et aux romans de l’univers étendu, Star Wars a depuis largement exploré le médium sériel et épisodique, que ce soit à travers l’animation ou plus récemment les prises de vues réelles.
En mai 2026, The Mandalorian et Grogu fera même un lien inédit entre les deux modes de diffusion, en proposant au cinéma le final des aventures de ce tandem improbable et attachant né sur Disney+. Si pour vous, la galaxie lointaine très lointaine reste cantonnée aux films, ou si vous commencez à être un peu perdus au sein des nombreuses séries Star Wars, JustWatch vous propose d’y voir plus clair avec guide, classé selon l’ordre de sortie des programmes.
NB : sont exclues de cette liste les séries et programmes LEGO Star Wars, ainsi que les formats web.
Droïdes : Les Aventures de R2-D2 et C-3PO (1985-1986)
En 1985, les fans de Star Wars sont orphelins : deux ans plus tôt, Le Retour du Jedi (1983) a mis fin -en attendant La Menace Fantôme en 1999- à la saga Skywalker. Pour combler ce manque, la série animée Droïdes est mise en chantier. Plus familial que les films, le programme se destine au jeune public et suit durant 13 épisodes d’une trentaine de minutes les aventures de R2-D2 et C-3PO entre différents maîtres et différentes planètes, sur la période qui sépare narrativement La Revanche des Sith (2005) et Un nouvel espoir (1977). Un dernier unitaire, plus long, servira de conclusion à cette rareté eighties restée longtemps inédite en France. Notons que parmi les différents segments, imaginés notamment par l’ingénieur du son Ben Burtt et créateur de tous les bruitages cultes de la saga, on croise notamment les chasseurs de primes Boba Fett et IG-88. Et que l’incontournable Anthony Daniels prête évidemment sa voix à notre droïde de protocole préféré. A prolonger avec LEGO Star Wars : Les Contes des Droïdes (2015).
Ewoks (1985-1986)
Au-delà des droïdes, les jeunes fans de Star Wars aimaient beaucoup (c’est peut-être toujours le cas d’ailleurs ?) les Ewoks. Dans la foulée du Retour du Jedi (1983), Lucasfilm propose donc deux aventures en prises de vues réelles destinées au marché vidéo : L'Aventure des Ewoks : La Caravane du courage (1984) et L'Aventure des Ewoks : La Bataille pour Endor (1985) sur lesquels je me jetais dans mon vidéoclub quand j’étais gamin. On ne juge pas. Les petites boules de poil obtiennent par la suite leur série animée, Ewoks, diffusée à la télévision américaine en double-programme avec Droïdes. Très enfantin (on pense aux Bisounours version space-opéra), le programme raconte sur deux saisons et 26 épisodes les aventures de Wicket et ses amis sur la lune forestière d’Endor, avant Un nouvel espoir (1977). Si vous avez été attentifs en regardant Stranger Things, sachez que le générique de la série apparaît dans l’épisode 3 de la saison 4 de la série Netflix !
Star Wars : Clone Wars (2003-2005)
Il faut attendre dix-sept ans pour que Star Wars retrouve le chemin de la télévision. Et encore une fois, grâce à l’animation, médium idéal pour permettre une déclinaison de la saga sur petit écran. Mais contrairement à ses prédécesseurs, Clone Wars est une énorme claque. Narrativement, l’ambition est beaucoup plus aboutie -et adulte- et s’inscrit entre les événements de L’Attaque des clones (2002) qui se conclut sur le début du conflit, et ceux de La Revanche des Sith (2005) qui s’ouvre sur une gigantesque bataille au-dessus de Coruscant alors que Obi-Wan Kenobi et Anakin Skywalker tentent de porter secours au Chancelier Palpatine. Surtout, visuellement, le style minimaliste et ultra-dynamique de Genndy Tartakovsky (Samurai Jack, Primal) fait des merveilles. Considérée aujourd’hui comme non-canonique, la série de 25 épisodes a tout de même introduit le Général Grievous et Asajj Ventress, et marqué l’histoire de la saga en remportant trois Emmy et un Annie Award (les Oscars de l’animation).
Star Wars : The Clone Wars (2008-2020)
Introduite par le film d’animation Star Wars : The Clone Wars (2008), la série homonyme Star Wars : The Clone Wars débarque à l’automne 2008 sur Cartoon Network. Pendant sept saisons et 133 épisodes, le showrunner Dave Filoni (qui a depuis gravi les échelons de Lucasfilm pour prendre le contrôle créatif de la saga, pour le plus grand bonheur des fans) y raconte les plus grandes batailles et événements de la Guerre des Clones, à travers les personnages de Obi-Wan Kenobi et Anakin Skywalker… mais pas que. C’est dans ce programme, dont l’animation en images de synthèse tranche avec la première itération de Genndy Tartakovsky, qu’on croise pour la première fois Ahsoka Tano, Saw Gerrera, Bo-Katan ou Cad Bane. Et que certains soldats clones -dont l’emblématique Capitaine Rex- voient leurs personnalités développées et explorées plus en profondeur. Cette série, c’est indéniablement un indispensable pour tout fan qui se respecte, même si elle demande un engagement certain.
Star Wars Rebels (2014-2018)
Star Wars Rebels, c’est un peu l’héritière de The Clone Wars. Au fil des 77 épisodes répartis en quatre saisons, le programme animé fait le lien entre la prélogie et la trilogie originale, en confrontant les rebelles de l’équipage du vaisseau Ghost aux forces impériales et aux inquisiteurs chargés de traquer les derniers Jedis après l’Ordre 66. Cet équipage, formé de Ezra Bridger, Hera Syndulla, Kanan Jarrus, Sabine Wren, Zeb Orrelios et Chopper a immédiatement trouvé une place de choix dans le cœur des fans. Tout comme la série, qui convoque une large galerie de personnages iconiques de l’univers, de Dark Vador à Yoda, en passant par Leia, Bail Organa, Ahsoka Tano, Dark Sidious, Mon Mothma, Obi-Wan Kenobi, Lando Calrissian ou Dark Maul. Sans oublier le Grand Admiral Thrawn, officier impérial majeur né dans les romans de Timothy Zahn. Là encore, c’est un show que tout fan jugerait indispensable. Mais entre les 77 épisodes de Rebels et les 133 épisodes de Clone Wars, on atteint les 210 chapitres. Et il faut avoir un peu de temps devant soi…
Star Wars : Les Forces du Destin (2017-2018)
La saga Star Wars a (trop) longtemps été un truc de garçons. Heureusement, les choses ont changé avec Le Réveil de la Force (2015) qui a mis une padawan au centre de l’histoire. Embrassant cette dynamique, les deux saisons et 32 épisodes de la collection Les Forces du Destin proposent des épisodes courts centrés sur les grandes figures féminines de la galaxie. C’est ainsi que Rey, Jyn Erso, Ahsoka Tano, Rose Tico, Sabine Wren, Qi'ra, Hera Syndulla, Padmé Amidala, Maz Kanata ou Leia Organa s’animent, parfois portées vocalement par leur interprète cinéma (Daisy Ridley, Felicity Jones, Lupita Nyong'o ou Kelly Marie Tran ont ainsi joué le jeu du doublage, ce qui reste assez rare quand on parle de transpositions sérielles de longs métrages). Même si le programme -le premier en animation 2D depuis Clone Wars- n’est pas forcément marquant dans le cadre de la chronologie narrative de l’univers, la Force est avec elles… et c’est très cool !
Star Wars Resistance (2018-2020)
De la même manière que Rebels faisait le lien entre la prélogie et la trilogie originale, Star Wars Resistance raconte des événements situés entre le triptyque original et la postlogie. Ou comment un jeune pilote de la Nouvelle République, Kazuda Xiono, est recruté par la Résistance pour espionner les agissements du Premier Ordre dont la menace grandit au sein de la galaxie. Dave Filoni est à l’origine du programme, qui adopte deux nouveautés par rapport aux précédentes productions animées Star Wars : un héros qui n’est pas sensible à la Force et qui éloigne donc la trame narrative des Jedis, et une approche visuelle qui emprunte beaucoup aux anime japonais. 40 épisodes, répartis sur deux saisons et complétés par douze courts métrages web, composent le show, où les oreilles attentives reconnaîtront Oscar Isaac en Poe Dameron, Domhnall Gleeson en Général Hux et Gwendoline Christie en Capitaine Phasma.
The Mandalorian (2019-2026)
En 2019, les fans découvrent ENFIN une série Star Wars en prises de vues réelles. L’attente aura été longue, alors que George Lucas et ses équipes planchaient sur le projet Underworld depuis 2005, avec l’ambition de développer une centaine d’épisodes inspirés des codes du film noir. Trop ambitieux et trop coûteux, le projet est finalement abandonné. Il se concrétise toutefois d'une certaine façon dans The Mandalorian, western galactique avec lequel Jon Favreau (qui a déjà fait des merveilles sur Iron Man et Le Roi Lion) met tout le monde d’accord. Souvent préféré à une postlogie jugée bancale, le programme introduit deux figures instantanément cultes : Din Djarin alias Mando, campé par un Pedro Pascal masqué pendant l’essentiel des 24 épisodes qui composent les trois saisons, et Grogu alias Baby Yoda, padawan dont la mignonnerie ferait fondre les plus sombres des Sith. Leurs aventures, aussi palpitantes que visuellement bluffantes, les amènent à croiser des Mandaloriens, des Rangers, des dernières poches impériales (nous sommes quelques années après Le Retour du Jedi) et même un Luke Skywalker (Mark Hamill) dont le rajeunissement numérique m’a ramené en 1983. La conclusion de la série au cinéma s’annonce comme un vrai grand moment.
Le Livre de Boba Fett (2021)
Qui dit Mandalorien dit Boba Fett. Et l’association Lucasfilm / Disney+ a eu la bonne idée de ramener à la vie le plus célèbre chasseur de primes, avalé par le Sarlacc à la fin du Retour du Jedi. Sur le papier, Le Livre de Boba Fett est plein de promesses. Et la scène d'ouverture qui montre le meilleur ennemi de Han Solo s’extraire de l’estomac acide du monstre géant est très réussie. La suite va en revanche s’enliser quelque peu dans les sables de Tatooine, alors que Boba (Temuera Morrison), épaulé par Fennec Shand (Ming-Na Wen) tente de reprendre le contrôle du trône criminel laissé vacant par Jabba le Hutt. Là encore, la promesse est forte, mais entre un protagoniste trop souvent démasqué (et qui perd tout son charisme), globalement très gentil et assez peu inspiré (c’est vraiment Fennec qui gère !), et des idées étranges comme ce gang d’ados en speeders fluos, on est un peu désarçonné. Heureusement que le Mandalorian débarque en milieu de saison pour donner un coup de main et qu’on croise Cobb Vanth (Timothy Olyphant) et Cad Bane (Corey Burton). Illustration parfaite des ratés de la série : le meilleur des sept épisodes, qui invite Ahsoka Tano et Luke Skywalker autour de Grogu et du Mandalorian, se passe… sans Boba !
Star Wars : The Bad Batch (2021-2024)
Grâce aux différentes saisons de The Clone Wars, on a pu s’attacher aux soldats clones. Ce que les films ne laissaient malheureusement pas le temps de raconter. La série animée The Bad Batch fait donc d’une équipe clone -L’Escouade 99- les antihéros de trois saisons et 47 épisodes. On suit ainsi le chef Hunter, le colosse Wrecker, le sniper Crosshair, le cyborg Echo et le hacker Tech dans leurs missions de mercenaires après l’Ordre 66 et la chute de la République. Au fil de leurs pérégrinations, on s’attache à chacun des membres de cette équipe, dotés de mutations génétiques qui les amènent à être plus éclairés que leurs congénères sur les intentions de l’Empire. C’est dans cette série qu’on comprend mieux comment les stormtroopers ont été enrôlés de force pour remplacer la force clone, et comment un projet secret visant à cloner de Palpatine a pu prendre forme dans L'Ascension de Skywalker (2019). Si on peut regretter quelques épisodes de remplissage, le show est globalement réussi et cohérent au sein de l’univers, avec un ton plus sombre que les autres productions animées estampillées Star Wars.
Star Wars : Visions (2021-)
Visions, c’est un peu l’équivalent « starwarsien » d’anthologies animées comme Love, Death & Robots (2019-) sur Netflix ou Secret Level (2024-) sur Prime Video. Ou comment les codes de l’univers imaginé par George Lucas (galaxie lointaine, planètes, Jedis, créatures, combats spatiaux…) vont être confiés à différents studios d’animation internationaux pour proposer des histoires alternatives, qui n’ont pas d’impact sur la narration canonique. Si les saisons 1 et 3 se focalisent sur des studios japonais et s’inscrivent, de fait, dans un style anime, la saison 2 a élargi la palette proposée avec des sociétés venues des quatre coins du monde, et notamment de France (Studio La Cachette), de Corée du Sud (Studio Mir) et du Royaume-Uni (Aardman). Chaque volume, composé de neuf épisodes, permet donc de découvrir des propositions originales, parfois déroutantes, où chacun trouvera ses pépites préférées. Après tout, les goûts et les couleurs…
Star Wars : Obi-Wan Kenobi (2022)
Soyons honnête, la prélogie -que j’aime beaucoup et qui se trouve d’ailleurs de plus en plus réhabilitée au fil des années- a fortement divisé au début des années 2000. Mais si un comédien a su y tirer son épingle du jeu, c’est bien Ewan McGregor. Impeccable en successeur de Sir Alec Guinness sous la tunique de Obi-Wan Kenobi, l’acteur écossais est devenu un fan-favorite, et son retour dans l’univers Star Wars était aussi espéré qu’improbable. Jusqu'à la série Obi-Wan Kenobi qui a enfin concrétisé le fantasme des aficionados le temps de six épisodes. Désormais reclus sur Tatooine, le Jedi reprend du service quelques années après La Revanche des Sith, alors qu’une jeune Leia est kidnappée par les Inquisiteurs Sith. Déjà, on comprend ainsi mieux pourquoi la Princesse de Un nouvel espoir avait fait appel à lui dans le message dissimulé dans les circuits de R2-D2. Et surtout, on retrouve avec grand plaisir Ewan McGregor face à Hayden Christen sous l'armure de Dark Vador, pour un deuxième round qui tient toutes ses promesses. On regrettera simplement que les personnages de Owen et Beru Lars, de Luke Skywalker et de Bail Organa ne soient pas plus présents. Peut-être en saison 2 ?
Andor (2022-2025)
Deux saisons, 24 épisodes et une ligne directrice très claire qui montre sans manichéisme les coulisses des opérations de la Rébellion naissante et de l’Empire galactique : avec Andor, Tony Gilroy a signé la série Star Wars la plus aboutie et réussie à ce jour. Fortement nourri par la production hexagonale Un village français (2009-2017), le programme montre les sacrifices moraux auxquels sont confrontés les rebelles, alors qu’il est parfois nécessaire de « se salir les mains » pour faire triompher le Bien. Dans les pas de Cassian Andor (Diego Luna, nommé deux fois aux Emmy Awards pour son interprétation toute en nuances), on plonge dans cette période « grise » de la galaxie lointaine, très lointaine, où rien n’est tout blanc ou tout noir. Bouclant directement avec le début de Rogue One : A Star Wars Story (2016), le show est une vraie réussite dramatique et politique, qui ne sacrifie jamais ses enjeux et sa maturité sur l’autel du spectaculaire. Avec en point d’orgue un monologue d’anthologie déclamé avec puissance par Luthen Rael (Stellan Skarsgård) en fin de saison 1. J’en ai encore des frissons.
Star Wars : Tales of the Jedi (2022) / Star Wars : Tales of the Empire (2024) / Star Wars : Tales of the Underworld (2025)
Dans sa volonté de poursuivre l’exploration animée de la saga, et notamment des personnages parfois un peu trop survolés par les films et séries Star Wars, Dave Filoni lance en 2022 une collection d’anthologies en six épisodes. La première, Tales of the Jedi (2022), raconte les destins d’une jeune Ahsoka Tano parallèlement au parcours du Comte Dooku, alors maître de Qui Gon-Jinn et dont la philosophie et le regard sur les errances de l’Ordre Jedi sont très intéressants : je recommande particulièrement le quatrième épisode, qui montre comment il efface la planète Kamino des archives avant d’affronter Yaddle et de sombrer du côté obscur. Tales of the Empire suit pour sa part le destin de Morgane Elsbeth et son ascension au sein de l’Empire, parallèlement à la formation de l'ancienne Jedi Barriss Offee en tant qu’Inquisitrice. Enfin, Tales of the Underworld permet aux fans de retrouver deux figures emblématiques de l’univers Star Wars : Asajj Ventress et Cad Bane.
Star Wars : Ahsoka (2023-)
Je dois avouer que j’attendais BEAUCOUP la série dédiée à Ahsoka, notamment après une première apparition très prometteuse aux côtés du Mandalorian. Si Rosario Dawson est parfaite sabres-laser en main, et qu’on est très content de découvrir ce prolongement live action de Rebels où Sabine Wren (Natasha Liu Bordizzo), Hera Syndulla (Mary Elizabeth Winstead) et Ezra Bridger (Eman Esfandi) prennent vie, je me souviens m’être un peu ennuyé. Le rythme est assez inégal et les enjeux m’ont semblé confus. C’est dommage, car le show est vraiment la pierre angulaire de toutes les formes de l’univers Star Wars puisqu’il relie films, séries live, séries animées et même romans avec la présence du Grand Amiral Thrawn (Lars Mikkelsen), officier impérial à l’intelligence surdéveloppée. Je reste très curieux de la future saison 2, pour voir si elle saura plus me convaincre… et pour y retrouver, peut-être des flashbacks entre la jeune Ahsoka Tano (Ariana Greenblatt) et son maître Anakin Skywalker (Hayden Christensen).
Star Wars : Les Aventures des Petits Jedi (2023-)
Si la question « quelle est la production Star Wars idéale pour introduire mes jeunes enfants à l’univers ? » vous a déjà effleuré.e, Les Aventures des Petits Jedi vous apporte une réponse pertinente ! Avant tout destinée au public préscolaire, cette série en production depuis 2023 remonte le temps jusqu’aux heures de la Haute République, pour suivre plusieurs Padawans dans le cadre de leur formation aux arts Jedi et à la maîtrise de la Force. Ici, pas d’Empire, pas de chasseurs de primes, pas de clones, mais une aventure lumineuse avec juste ce qu’il faut de planètes fabuleuses et de péripéties (bonjour la limace de l’espace !) pour engager vos petits sans les effrayer. Ils devraient adorer leur voyage à travers la galaxie aux côtés de Kai Brightstar, Lys Solay, Nash Durango, Nubs et RJ-83, et y découvrir de belles valeurs positives et éducatives, comme la compassion, la patience et le travail d’équipe. Et si jamais vous regardez avec eux, vous serez content de retrouver Maître Yoda dans quelques-uns des 55 épisodes, avec quelques centaines d’années de moins !
Star Wars : The Acolyte (2024)
Sitôt sortie, sitôt annulée : malgré une entrée en matière intrigante (la mort de la Jedi Carrie-Anne Moss) et une narration sous forme d’enquête policière à l’époque de la Haute République, The Acolyte n’ira pas au-delà de ses huit premiers épisodes, malgré une fin de saison qui annonçait des connexions très intéressantes avec la prélogie. Elle est donc avant tout à réserver à des fans qui voudraient compléter leur watchlist Star Wars, et qui y découvriront notamment Lee Jung-jae (le héros de Squid Game) en Maître Jedi, Dafne Keen (la X23 de Logan) dans le rôle de son apprentie et un Wookie Jedi. Une seule recommandation si vous hésitez à la lancer : ne vous laissez pas orienter par les notes recensées en ligne, la série ayant été victime de review bombing en raison de la diversité de son casting et de ses variations créatives par rapport au cahier des charges habituel de la saga. Il est donc préférable de vous faire votre propre avis !
Star Wars : Skeleton Crew (2024-)
Les Goonies rencontrent Star Wars. Voilà résumée la promesse de Skeleton Crew, une série qui assume son ADN eighties en transposant l’esprit des productions Amblin à la saga intergalactique. Ou comment une bande d'enfants perdus dans la galaxie quelques années après la chute de l’Empire vont tenter de retrouver le chemin de leur planète avec l’aide d’un pirate formé aux arts Jedi (Jude Law). Même si elle a été moins marquante que The Mandalorian ou Obi-Wan Kenobi, la série mérite le coup d'œil. L’univers de la franchise est ici une toile de fond qui sert de cadre à une aventure très nostalgique, qui plaira autant à celles et ceux qui ont grandi dans les années 80 (j’en fais partie) qu’aux abonné.es Disney+ qui ont découvert cet esprit avec Stranger Things. A noter qu’un Frenchie est à nouveau au générique d’une production Star Wars : Mathieu Kassovitz campe ici le Général Strix, après que Thierry Godard et sa french-bande se soient illustrés dans la saison 2 de Andor.
Star Wars : Maul – Shadow Lord (2026)
Si vous en êtes restés à La Menace Fantôme (1999), la dernière image que vous avez de Dark Maul est celle des deux moitiés du Seigneur Sith, terrassé par un coup de maître d’Obi-Wan Kenobi, chutant dans un réacteur de Naboo. En revanche, si vous avez vu la scène post-générique de Solo : A Star Wars Story (2018) et/ou les séries The Clone Wars / Star Wars Rebels, vous savez que le redoutable guerrier cornu a survécu à ses blessures et qu’il a poursuivi son parcours dans les ombres de la galaxie. C’est justement cette histoire que racontera la série animée Maul – Shadow Lord, attendue en 2026 sur Disney+. Confronté aux Inquisiteurs et aux forces impériales, Dark Maul y fait son grand retour alors qu’il tente de trouver sa place et de bâtir un nouveau syndicat criminel, aidé par son apprenti Twi'lek. Selon les premières images, le Grand Moff Tarkin et les Mandaloriens de la Death Watch apparaîtront dans le programme qui ne fera pas de Maul un gentil, mais au contraire un méchant affrontant des méchants encore pires. Vous avez dit prometteur ?
Star Wars: Visions presents: The Ninth Jedi (2026)
Certaines propositions de l’anthologie Visions ont convaincu Lucasfilm d’approfondir leur histoire. Ce sera le cas de The Ninth Jedi, qui prolongera l’épisode du même nom (S1E5). Ce petit bijou de 22 minutes, signé par le studio Production IG et réalisé par Kenji Kamiyama (Jin-Roh, Blood : Le dernier vampire, Ghost in the Shell: Stand Alone Complex, Le Seigneur des Anneaux : La Guerre des Rohirrim), voit la fille d’un forgeron de sabre-laser s'allier à un Jedi alors que plusieurs seigneurs Sith tentent de mettre la main sur les armes et kidnappent son père. Peu de choses ont filtré sur le projet, toujours supervisé par Kenji Kamiyama. On sait simplement qu’il approfondira l’histoire, et notamment le concept fascinant de sabres-laser changeant de couleur selon la relation de leur porteur avec la Force. A noter qu'une suite, The Ninth Jedi: Child of Hope, faisait partie de la nouvelle salve d’épisodes de la saison 3 de Visions.















































































































