César 2026 : 3 moments Carrey-ment inoubliables de la cérémonie

César 2026 : 3 moments Carrey-ment inoubliables de la cérémonie

Yoann Sardet
Yoann Sardet

Publié le 27 février 2026

Mis à jour le 27 février 2026

Et le César d’honneur est décerné à… Jim Carrey ! Au-delà des récompenses décernées à L’Attachement, Nouvelle Vague, Nino, Arco, Léa Drucker et Laurent Lafitte, entre autres, la 51e grand-messe du cinéma français a salué comme il se doit son invité d’honneur, qui a provoqué chez les personnes présentes à L’Olympia un mélange de respect artistique, de star-struck et de joie enfantine assez rare. JustWatch vous partage les trois moments forts de cet hommage.

Le discours swing de Benjamin Lavernhe

Le maître de cérémonie des César 2026 l’avait dit en amont de la soirée : pouvoir rencontrer et surtout célébrer Jim Carrey serait un moment majeur pour lui. Et il n’a pas raté le rendez-vous. Il est d’abord rattrapé par l’émotion quand il s’adresse à son héros dans son discours d’introduction : « J’ai 10 ans, je sors d’une séance de The Mask au cinéma Le Castille à Poitiers. Je découvre beaucoup plus qu’un acteur : un artiste immense, au talent sans limite, qui libère nos imaginaires. Trente ans plus tard, il est à trois mètres de moi. C’est quasi irréel ». Un sanglot discret vient l’interrompre, et on sent à quel point le moment est fort pour le comédien. Et je ne peux que le comprendre, moi pour qui The Mask (1994) est un grand moment de ma vie de spectateur et dont la répliques m’accompagnent depuis.

Et puis Benjamin Lavernhe va faire quelque chose qu’on aurait tous, je crois, rêvé de faire. Après avoir fait porter sur scène le véritable masque du film depuis le Musée Cinéma & Miniature de Lyon, le comédien s’en empare, lance un regard chargé de malice à son idole façon « Et si j’osais ? », et se l’applique sur le visage. Et là, le show est lancé : des éclairs verts rappelant les transformations du film de Chuck Russell, un changement de costume digne des plus grands illusionnistes troquant le smoking sobre des débuts pour le complet jaune du long métrage, un orchestre de swing qui reprend Hey Pachuco, une chorégraphie endiablée, une déambulation enjouée dans les travées et les couloirs de L’Olympia, des vannes gentiment acides à la The Mask pour présenter les différents nommés, un nouveau changement de costume, une rumba/mambo sur Sancho le Cubain / Cuban Pete… Le tout devant un Jim Carrey conquis. Refaire The Mask en live : j’avais à nouveau 10 ans (plutôt 14 ans dans mon cas), merci Benjamin !

La rencontre avec sa (splendide) voix française

Benjamin Lavernhe a définitivement tout réussi lors de cette soirée. Chaque intervention, chaque trait d’humour était juste, avec le bon équilibre entre classe et irrévérence. Un deuxième moment m’a conquis. Et je dois même concéder que s’il n’avait pas eu lieu, j’aurais crié au scandale. Alors que le maître de cérémonie lance la prochaine catégorie -en l'occurrence le Meilleur son-, sa voix n’est plus la même. Dans un playback absolument parfait, il se retrouve affublé du timbre d’Austin Powers, de Chandler dans Friends, de Borat, de Simba dans Le Roi LionPas de doute, Emmanuel Curtil est dans les parages. Le comédien assure le doublage français de Jim Carrey depuis 1994. L’année qui a révélé Jim Carrey avec les triomphes de The Mask, Ace Ventura et Dumb & Dumber. Il aurait été impensable de ne pas le convier à la fête.

Car Jim Carrey, c’est un talent rare, c’est un corps unique, mais c’est aussi une voix qui, quand on est enfant et pas encore adepte de la VO, est française. Et c’est celle d’Emmanuel Curtil. Malgré leur collaboration de plus de trente ans, il n’avait jamais rencontré la star. Et c’est avec une assurance impressionnante -car le moment était fort- et un respect sincère qu’il a pu lui adresser quelques mots depuis la scène : « J’attendais une belle occasion. C’est un véritable honneur pour moi de vous rencontrer ce soir. Enfin. Vous n’imaginez pas le cadeau que c’est pour un comédien comme moi de doubler un artiste tel que vous. Et à chaque fois que je vous retrouve dans un film, j’ai l’impression de retrouver un vieil ami. En tout cas je vous promets que je fais le max pour vous abîmer le moins possible. Je sais qu’à un moment donné vous avez songé à arrêter le cinéma mais je vous en supplie Jim : continuez ! Continuez à nous faire rêver ! Faites des films ! Et maintenant qu’on se connaît… Depuis trente secondes… Si vous ne le faites pas pour vous, alors faites-le pour moi. » Avant de s’adresser à la Ministre de la Culture fraîchement nommée Catherine Pégard pour défendre les talents du doublage face aux dangers de l’IA. Même si je regrette qu’Emmanuel Curtil n’ait pas été convié pour remettre le César d’honneur et que Jim Carrey ne soit pas monté sur scène pour lui adresser un « hug » mérité, le moment était ssssssssplendide !

Le discours touchant (et en français) de Jim Carrey

« Comment était mon français ? Presque médiocre, non ? » Non, Jim. C’était parfait ! Et extrêmement personnel, loin d’un discours convenu. En recevant son César d’honneur des mains de Michel Gondry -dont les quelques mots étaient à l’image du cadre Gym-Carré qu’il a offert à son comédien de Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004), un peu étranges- et de la Présidente Camille Cottin -dont les mots étaient vibrants et parfaitement choisis- Jim Carrey a tenu à s’exprimer en français avec des mots très personnels, célébrant notamment ses origines hexagonales (son arrière arrière arrière arrière grand-père François Carré est parti de Saint-Malo pour le Canada), sa famille et son papa disparu Percy Joseph Carrey (l’homme le plus drôle qu’il ait jamais connu, venant de Jim Carrey ça vous pose le monsieur), et partageant avec simplicité et émotion tout ce que son art lui avait apporté. 

« En tant qu’acteur, chaque personnage que vous incarnez est comme l’agile du sculpteur que vous façonnez à la force de votre cœur. Quelle chance j’ai eu de partager cet art avec tant de personnes qui m’ont offert leur cœur en retour. (...) Si vous voulez que la fortune vous sourit, souriez-lui d’abord. C’est très difficile, mais nous devons essayer. Je vais toujours chérir ce souvenir. Et je vais toujours sourire ce souvenir ! Je vous aime tous, du fond du cœur, merci. » Je dois concéder que je râle chaque année en voyant les César convier une star hollywoodiene pour ce César d'honneur, comme si nous manquions de talents hexagonaux -certains jamais primés- à mettre en lumière. Mais là, ils ont vu juste en honorant cet artiste complet et profondément humain qui ne se réduit pas qu’à ses (géniales) grimaces et contorsions burlesques et dont les réussites n’ont jamais vraiment été célébrées dans les grandes cérémonies (à l’exception de Golden Globes pour The Truman Show et Man on the Moon). Il lui a fallu revenir en France pour recevoir cet honneur mérité. « Ce Carré a bouclé la boucle », comme il l’a dit lui-même.

01

The Mask
The Mask

The Mask

1994

Stanley Ipkiss, modeste employé de banque, passionné par l’univers de Tex Avery, trouve un masque ancien aux pouvoirs surnaturels. Il est néanmoins partagé entre devenir cette créature verte sûre d’elle ou rester le timide Stanley Ipkiss, incapable d’aborder la magnifique chanteuse de cabaret Tina Carlyle.
Joel et Clementine ne voient plus que les mauvais côtés de leur tumultueuse histoire d’amour, au point que celle‐ci fait effacer de sa mémoire toute trace de cette relation. Effondré, Joël contacte l’inventeur du procédé Lacuna, le Dr. Mierzwiak, pour qu’il extirpe également de sa mémoire tout ce qui le rattachait à Clémentine. Deux techniciens, Stan et Patrick, s’installent à son domicile et se mettent à l’œuvre, en présence de la secrétaire, Mary. Les souvenirs commencent à défiler dans la tête de Joël, des plus récents aux plus anciens, et s’envolent un à un, à jamais. Mais en remontant le fil du temps, Joël redécouvre ce qu’il aimait depuis toujours en Clémentine – l’inaltérable magie d’un amour dont rien au monde ne devrait le priver. Luttant de toutes ses forces pour préserver ce trésor, il engage alors une bataille de la dernière chance contre Lacuna…

03

The Truman Show
Il est la vedette d’un show télévisé - mais il ne le sait pas. Jim Carrey a conquis à la fois les critiques et le public pour sa prestation inoubliable dans ce chef-d'œuvre de Peter Weir. Il interprète Truman Burbank, un homme dont la vie entière est un show télévisé - Ses moindres faits et gestes sont filmés à son insu par un créateur/réalisateur/producteur avant-gardiste : la ville entière est un immense studio de cinéma ; ses voisins, ses collègues, ses amis et même sa femme sont des acteurs professionnels d’Hollywood. Un jour pourtant, Truman se doute de quelque chose. Sa réaction face à cette découverte vous fera rire, pleurer et vous émerveillera comme aucun film ne l’a jamais fait.

04

Man on the Moon
La carrière du comique américain Andy Kaufman, mort en 1984 d'un cancer du poumon. Né à New York en 1949, il débute dans de nombreux cabarets avant de se faire remarquer à la télévision dans la célèbre émission « Saturday Night Live ». Il est une des vedettes de la série « Taxi » puis provoque les réactions les plus diverses en montant des spectacles originaux, notamment au Carnegie Hall de New York.
Man on the Moon n'est pas disponible en streaming.
Laissez-nous vous avertir quand vous pourrez le regarder.

05

Dumb & Dumber
Après un malentendu à l'aéroport, deux amis, Lloyd et Harry, spécialistes de l'élevage de lombrics, partent à la recherche de Mary qui semble y avoir oublié sa valise. Mais, ils se retrouvent au centre d'un complot.

06

Fous d'Irène
Charlie Baileygates est un policier souffrant de troubles de la personnalité. Après avoir suivi un traitement médical, il se voit confier la mission d'escorter Irène Waters dans un autre État, où elle est recherchée pour une grave violation au code de la route. Mais Charlie entame ce voyage en oubliant ses médicaments, permettant par là même à son alter ego dérangé, Hank, de refaire surface. Et lorsque les deux personnalités commencent à se disputer l'amour de leur belle prisonnière, Irène se rend compte qu'elle est finalement attirée... par les deux.

07

Le Grinch
Le Grinch

Le Grinch

2000

Prenez garde ! Il est vert… il est méchant… et il déteste Noël ! Le Grinch est une créature aux longs poils, grincheuse, qui vit et épie les Choux, les habitants de Chouville, du haut du Mont Crumpit. Alors que les Choux redoublent d'activité à l'approche du 24 décembre, le Grinch décide de gâcher Noël une bonne fois pour toutes et de voler cadeaux et décorations la veille de la fête… Mais il va finalement apprendre à aimer Noël et découvrir que c'est bien plus que la période où l'on offre des cadeaux.
Bruce Nolan, reporter pour une célèbre chaîne de télévision de Buffalo, est constamment de mauvaise humeur. Pourtant, il n'a aucune raison d'avoir cette attitude de grincheux : il est très célèbre, et est aimé par une très jolie jeune femme, Grace. Un jour où tout se passe mal pour lui (il s'offre un superbe accident de voiture et se fait virer de la chaîne), Bruce s'emporte et se met en colère contre Dieu. Mais il est entendu par l'oreille divine, qui décide de prendre forme humaine et de descendre sur Terre. Dieu met au défi le reporter : il lui lègue les pouvoirs divins pendant une semaine et charge Bruce de faire mieux que lui. S'il échoue, il peut entraîner l'apocalypse…
L'histoire vraie d'un ex-flic, ex-mari, ex-arnaqueur aux assurances, ex-prisonnier modèle et éternel amant du codétenu Phillip Morris. Steven Russell est prêt à tout pour ne jamais être séparé de l'homme de sa vie. Ce qui implique notamment de ne pas moisir en prison. Jusqu'où peut-on aller par amour ? Très loin si l'on en croit l'histoire incroyable de Steven Russell, un génie de l'évasion rattrapé par son romantisme.
Parmi tous les marchands de Londres, Ebenezer Scrooge est connu comme l’un des plus riches et des plus avares. Ce vieillard solitaire et insensible vit dans l’obsession de ses livres de comptes. Ni la mort de son associé, Marley, ni la pauvre condition de son employé, Bob Cratchit, n’ont jamais réussi à l’émouvoir. De tous les jours de l’année, celui que Scrooge déteste le plus est Noël. L’idée de répandre joie et cadeaux va définitivement à l’encontre de tous ses principes ! Pourtant, cette année, Scrooge va vivre un Noël qu’il ne sera pas près d’oublier… Tout commence la veille de Noël, lorsqu’en rentrant chez lui, Scrooge a d’étranges hallucinations. Le spectre de son ancien associé lui rend la plus effrayante des visites, et lui en annonce d’autres, aussi magiques que troublantes… Scrooge se voit d’abord confronté à l’Esprit des Noëls passés, qui le replonge dans ses propres souvenirs, réveillant en lui des blessures oubliées et des regrets profondément enfouis…

À propos de cette liste

Titres

12

Coût total de visionnage

63,91 €

Durée totale

28h 38min

Genres

Comédie, Drame, Fantastique

Où puis-je regarder cette liste en ligne ?

Découvrez ci-dessous les services de streaming qui proposent le plus grand nombre de titres.

Il y a 12 titres dans cette liste et vous pouvez regarder 3 d'entre eux sur SFR Play. 12 autres services de streaming ont également des titres disponibles aujourd'hui.

  1. 3 Titres SFR Play
  2. 3 Titres HBO Max
  3. 3 Titres HBO Max Amazon Channel
  4. 3 Titres Molotov TV
  5. 3 Titres TF1+