2026 va être une année bien remplie. Entre les retours de séries événement, les nouvelles œuvres et les reboots, il n’y aura aucun répit ! Cette nouvelle année laisse aussi entrevoir quelques paris risqués qui peuvent soit connaître un immense succès, soit totalement se casser la figure.
Tout ce qu’on espère, ce sont de bons scénarios, de bons acteurs et actrices, et plein d’émotions. Et je sais à quel point ça peut être angoissant de se demander ce qu’on pourrait regarder… Même pour moi, alors que c’est mon métier ! J’ai donc essayé de vous faire une belle liste de séries attendues au tournant en 2026, et qui vont sans doute être au centre de plein de conversations… en bien ou en moins bien !
A Knight of the Seven Kingdoms — disponible sur HBO Max
C’est Game of Thrones (2011-2019) à échelle humaine. Loin des effets visuels et pyrotechniques qui veulent en mettre plein la vue comme House of the Dragon (2022-) et ses batailles épiques à dos de dragons, A Knight of the Seven Kingdoms (2026-) fait le pari de l’intimité. On y suit les pérégrinations de Ser Duncan le Grand, un chevalier errant un peu naïf, et de son écuyer Egg/Oeuf, sur les routes accidentées d’un Westeros encore « paisible », sans que le Trône de Fer soit encore le centre d’une partie de chaises musicales. La série a l’air d’être un western médiéval, avec un humour sec et plus de cœur.
Avatar : Le Dernier Maître de l’air, saison 2 - courant 2026 sur Netflix
La saison 1 d’Avatar : Le Dernier Maître de l’air (2024) avait une mission impossible : rassurer les puristes tout en séduisant un public qui n’a pas grandi avec l’anime. Je n’y croyais vraiment pas, et pourtant, c’est un succès ! La saison 2, elle, joue gros : la série prend de l’ampleur, du sérieux, gagne en émotion mais aussi en trauma. Fini le voyage touristique, Aang et ses compagnons doivent mettre les bouchées doubles dans le Royaume de la Terre, alors que la Nation du Feu leur colle aux fesses et que Aang a encore besoin d’améliorer sa maîtrise des éléments. L’immense nouvelle, c’est l’arrivée de Toph, un personnage adoré par les fans.
The Pitt, saison 2 - disponible sur Apple TV+
Dans The Pitt (2024-), on est dans l’arène. C’est l’anti-Grey’s Anatomy par excellence. La série veut faire de l’hôpital non pas un lieu de romance, mais une zone de guerre psychologique. La tension est palpable à chaque seconde et pour cause, tout se passe en temps réel : 1 minute de série = 1 minute d’histoire. La caméra colle à la peau, la fatigue des soignants devient palpable, et tout devient étouffant. La saison 2 a du pain sur la planche pour réussir à nous faire ressentir l’intensité de la saison 1 tout en maintenant notre intérêt. On va finir sur les rotules, mais vu le chef d'œuvre qu’a pu être la première saison, on a hâte.
Shrinking, saison 3 - le 28 janvier 2026 sur Apple TV+
La grande force de Shrinking (2023-), c’est bien sa capacité à nous faire rire (vraiment rire) et à nous faire pleurer (vraiment pleurer) à deux minutes d'intervalles. C’est un feel-good cabossé, qui nous montre toute la douleur de la vie et comment la rendre un peu plus douce. C’est une histoire d’amitié, de deuil, de famille, de traumatismes, et qui ne cherche jamais à éviter les conversations difficiles. Aucun personnage n’est parfait, tout le monde est faillible, et à l’inverse, aucun personnage n’est totalement mauvais. Shrinking est une série précieuse car elle place l’humanité au centre sans jamais être mielleuse. C’est le rendez-vous qui nous répare un peu, qui nous fait penser à nos propres problèmes. La thérapie dont on ne pensait pas avoir besoin. Les deux premières saisons étaient géniales, il n’y a donc aucune raison pour que la saison 3 soit décevante.
La Chronique des Bridgerton, saison 4 - le 29 janvier 2026 sur Netflix
La Chronique des Bridgerton (2020-), c’est la machine à dopamine de Netflix. Et elle reprend du service ! On peut faire les snobs autant qu’on veut, il faut bien avouer que les costumes hors de prix, les reprises pop au violon et les tensions sexuelles qui feraient fondre un iceberg, ça marche. Cette saison 4 promet le renouveau : nouveau couple, nouvelle dynamique, nouveaux scandales. Le défi sera de maintenir l’intérêt des téléspectatrices et téléspectateurs. C’est le « bonbon » télévisuel de l’année, celui que votre mec va regarder en secret.
The Night Agent, saison 3 - le 19 février 2026 sur Netflix
The Night Agent (2023-), c’est le piège ultime : vous voulez juste tester, puis vous enchaînez parce que ça avance, parce que ça complote, parce que ça vous tient. Vous regardez le premier épisode, puis vous relevez la tête au dernier, et il est 4h du matin. Oups ! On attend de la saison 3 la même efficacité, pas de chichi, pas de recherches artistiques, juste des trahisons dans tous les recoins de la Maison Blanche et une histoire à binger. Si vous cherchez un équivalent moderne des séries d’espionnage grand public, c’est exactement ça. Il va juste falloir que Netflix hausse un peu son écriture pour nous garder intéressés.
Paradise, saison 2 - le 23 février 2026 sur Disney+
Les séries comme Paradise (2025-) fonctionnent quand elles comprennent un truc essentiel : on aime le mystère, et on aime ne pas comprendre grand chose. Ici, l’intrigue compte presque moins que l’atmosphère où tout semble faux et qui nous pousse à la paranoïa. On attend cette saison 2 au tournant : va-t-elle élargir l'univers ou s'effondrer sous son propre poids ? Si les scénaristes gardent le cap, préparez-vous à perdre le sommeil. Je vous vois venir, vous allez échafauder toutes les théories fumeuses possibles, et la série vous donnera tort ! Je vous rassure, mes théories sont tout aussi fumeuses…
Outlander, saison 8 - le 6 mars 2026 sur Netflix
C’est l’heure des adieux pour Claire et Jamie Fraser. Cela fait plus d’une décennie qu’Outlander (2014-2026) arrive à captiver un très large public en réussissant étonnamment à se renouveler à chaque saison. Il fallait trouver l’équilibre entre récit historique, histoire d’amour et intrigues en fil rouge, et ça a été fait avec succès. Évidemment, on ne regarde pas cette série pour sa rigueur scientifique, ni pour un scénario digne des premières saisons de Game Of Thrones. Non, on la regarde pour ses sentiments, ses amours et ses déchirements. Je dois dire que même si les histoires trop sentimentales ne sont pas vraiment ma tasse de thé, j’ai particulièrement apprécié car l’histoire nous surprend et ne cherche pas à satisfaire ses fans. On attend donc de cette ultime saison qu’elle finisse sans être trop aseptisée, dans la surprise, les déchirements et l’amour.
One Piece, saison 2 - le 10 mars 2026 sur Netflix
Avec One Piece (2023-), c’est le même constat que pour Avatar. Je m’attendais vraiment à être déçu, et pourtant, l'adaptation a réussi l’impensable : briser la malédiction des adaptations d’anime en capturant le cœur de l'œuvre d’Oda. Je regarde One Piece (1999-) depuis plus de 20 ans, et lorsque j’ai vu toute la folie, toute l’humanité, toutes les exagérations toujours présentes dans la série live-action, j’avoue avoir été ému. Alors maintenant, on attend la série au tournant car fini East Blue, les pirates au chapeau de paille entre sur Grand Line et le niveau de difficulté explose. L’univers devient plus vaste et bizarre, les aventures sont de plus en plus folles, et on attend l’arrivée de nouveaux personnages (Chopper ! j’ai hâte !). Netflix doit absolument garder la naïveté de la série et son sens immense de l’aventure, de l’amitié, de la révolte et de vivre à contre-courant.
Hijack, saison 2 - disponible sur Apple TV+
Hijack (2023-) partage un point commun avec The Night Agent : on ne s’arrête pas de le regarder. Préparez vos anxiolytiques, car la saison 1 mettait nos nerfs à rude épreuve grâce à un huis clos très bien géré et un Idris Elba toujours aussi viscéral. La saison 2 aura la tâche difficile de maintenir cette tension si bien amenée lors du premier volet de l’histoire. Est-ce que nous aurons plus d’explications ? Est-ce que la deuxième saison continuera de jouer sur la panique claustrophobe ? On sait déjà que le métro berlinois sera le théâtre de ces nouveaux épisodes. De quoi avoir peur des petits espaces après ça ! On espère que Hijack restera un thriller en temps réel qui nous donne l’impression de manquer d’air, mais aussi que la série réussira à se renouveler sans faire un copier coller de la première saison.
The Boys, saison 5 - le 8 avril 2026 sur Prime Video
The Boys (2019-2026) touche à sa fin, et s’il y a une série qu’on attend au tournant, c’est bien celle-ci. C’est l’heure de régler l’addition et on espère qu’elle va être salée. La série a passé quatre saisons à démolir le mythe du super-héros et l’Amérique corporate. On a aimé la satire, la violence, l’ironie, mais aussi une vraie rage politique qui fait écho au monde actuel. Le but de cette saison 5 est de ne pas tourner en boucle, et de rester tout aussi incisif, sans jamais essayer de nous plaire coûte que coûte. On veut voir jusqu’où l’histoire peut aller. Si la série réussit, ça peut être une conclusion sale, brillante, et très satisfaisante — le genre de final qui vous fait rire jaune. Et si vous aimez les univers où personne n’est vraiment « sauvé », c’est littéralement leur terrain de jeu.
Euphoria, saison 3 - le 13 avril 2026 sur HBO Max
Euphoria (2019-2026) n’est pas juste une série, c’est un mood : une beauté toxique, les émotions à vif, la musique qui vous colle à la peau, et une mise en scène qui essaie de donner de la beauté à tous les moments de malaise. Ce qui peut être dérangeant pour beaucoup. Ce troisième acte joue gros après un silence assourdissant et doit prouver que la série a encore quelque chose à dire au-delà de son aura. La direction artistique léchée ne suffit plus, il faut maintenant réussir à captiver avec un fond qui accroche et une écriture qui tienne la distance. Le récit de cette saison fait un saut dans le temps d’environ cinq ans, montrant la bande d’East Highland dans le chaos de la vingtaine. Si cette transition vers l'âge adulte conserve l'intensité caractéristique du show tout en renouvelant ses enjeux, ça peut redevenir l’événement pop que tout le monde commente.
Malcolm : rien n’a changé - le 11 avril 2026 sur Disney+
S’attaquer à un monument de la sitcom tel que Malcolm (2000-2006), c’est dangereux : la nostalgie est une drogue, et l’époque a changé. Mais c’est aussi excitant parce que l’ADN de la série — ce mélange incroyable de chaos familial, de montage hystérique, de regards caméra complices — n’a pas pris une ride. L’intérêt, c’est de voir comment ces personnages existent aujourd’hui : ce qu’ils sont devenus, ce qu’ils ont raté, ce qu’ils répètent malgré eux. Mais le grand défi de Malcolm : rien n’a changé (2026-) sera de ne pas tomber dans ce fameux « c’était mieux avant » dont on se lasse très vite. Les premiers signes sont vraiment prometteurs, puisqu’on sait que Bryan Cranston - qui a énormément gagné en aura depuis la première série - a travaillé d’arrache pied pour nous pondre un scénario digne de la série originale. Ici, ce n’est plus Malcolm in the middle (titre original de la série), mais Malcolm in the Mid-life crisis : Hal et Lois sont grands-parents, tandis que Malcolm et ses frères font face à la parentalité, toujours dans un joyeux chaos. Si le revival garde la cruauté sans tomber dans le fan service paresseux ça peut être un retour qui fait du bien… et qui rappelle que grandir n’a jamais vraiment réglé le problème.
House of the Dragon, saison 3 - été 2026 sur HBO Max
Quand House of the Dragon (2022-) est au meilleur de sa forme, c’est une tragédie familiale avec des dragons en arrière-plan, pas l’inverse. Une sorte de Succession en cotte de mailles. Mais pour cela, il faut lâcher la tentation du blockbuster, des effets spéciaux à tout va, et des dragons de partout. La saison 3 est attendue parce que la l’acte 2 a été long, lent, et a pris le temps de tout bien mettre en place. Maintenant on veut que ça décolle : alliances, humiliations, décisions irréversibles. La promesse, c’est du feu — mais surtout des conséquences, des trahisons qui coûtent, et des personnages vrillent. La série s’attaque maintenant au cœur saignant de la « Danse des Dragons », adaptant les passages les plus violents de l'œuvre de George R.R. Martin. Finie la guerre froide, le temps des batailles est arrivé. On veut retrouver cette histoire où la couronne n’est pas un trophée mais une malédiction.
Wonder Man - le 27 janvier 2026 sur Disney+
La curiosité autour de Wonder Man (2026), c’est de savoir quel Marvel on va avoir. La série « plus humaine » qui ose la satire du star-system, ou le produit formaté qui se contente de cocher des cases créées par algorithme ? Sur le papier, l'angle d'attaque est pourtant savoureux : explorer la vanité d'Hollywood à travers un héros pour qui l'image compte plus que l'héroïsme, c'est le terrain de jeu idéal pour un pamphlet méta du star-system. Personnellement, j’ai très envie de voir une série sur l’obsession d’être aimé, sur la mise en scène de soi, l'égo qui prend toute la place. The Boys l’a montré, le personnage du super héros est parfait pour grossir le trait et nous forcer à nous regarder dans le miroir. Si Disney+ assume une tonalité plus mordante et un vrai angle, Wonder Man peut être la surprise 2026, un peu comme l’a été Loki (2021-) qui a su surprendre et émouvoir.
The Bear, saison 5 - en 2026 sur Disney+
Il y a des séries qui vous divertissent, et il y a The Bear (2022-), qui vous secoue comme un service du samedi soir. On ne peut qu’être essoufflé à la fin d’un épisode, avec du bruit, du mouvement, des engueulades, des « Chef! » toutes les 10 secondes. C’est la série nerveuse par excellence, et c’est exactement ce qu’on adore. La saison 5 est attendue parce que la série a toujours cette capacité rare : faire de la cuisine un thriller émotionnel. Le vrai suspense n’est pas « est-ce qu’ils vont réussir ? », c’est « qu’est-ce que ça leur coûte, à chaque fois ? », « que vont-ils sacrifier sur l’autel de la perfection » ? Carmy Berzatto et son équipe doivent maintenant gérer le poids écrasant du succès, réussir à maintenir le cap tout en repoussant les limites. Si la série continue à creuser la famille, la loyauté, la pression, et ce besoin violent de faire bien, elle restera l’une des meilleures écritures de personnages à la télévision actuelle. Car The Bear a cette capacité à filmer le stress comme un film de braquage, et cela c’est aussi grâce à un casting extraordinaire qui ne cesse de m’impressionner au fil des épisodes.
Blade Runner 2099 - en 2026 sur Prime Video
L’univers de Blade Runner est un piège : dès que ça marche, ça vous hante. 2099 est attendue parce qu’elle peut ramener ce que beaucoup de films et séries de SF ont perdu : une mélancolie froide, un spleen futuriste, une réflexion sur l’identité, et ce sentiment que le futur est moins une promesse qu’un vertige. Il faut impérativement que Blade Runner 2099 évite le piège de la série SF premium aseptisée, mais retrouve une mélancolie crasseuse et philosophique. On veut des silences qui nous poussent au questionnement, une expérience visuelle hypnotique, et un scénario qui ne déçoit pas les fans de la première heure. Sous la supervision de Ridley Scott, le récit fait un bond de cinquante ans après le film de Denis Villeneuve, explorant une Los Angeles transformée et toujours aussi inhospitalière. L’intrigue s’articule autour de Cora (Hunter Schafer), une jeune femme habituée à la clandestinitée, et Olwen (Michelle Yeoh), une Réplicante en fin de cycle cherchant un sens à on existence prolongée. Ensemble, elles vont devoir déjouer une conspiration qui menace la ville. Si la série comprend que Blade Runner vit dans les silences, les regards, les néons mouillés et une histoire qui chuchote, elle peut devenir l’une des œuvres les plus marquantes de 2026 — lente, belle, et un peu désespérée.
The Night Manager, saison 2 - disponible sur Prime Video
Le retour de The Night Manager (2016-) est attendu après dix ans d’absence. La saison 1 avait ce mélange parfait d’espionnage feutré, de luxe et de menace, avec une tension presque sensuelle dans la manière de filmer le pouvoir. Tom Hiddleston reprend donc son rôle de Jonathan Pine dans une saison 2 qui doit retrouver cette classe tout en prouvant qu’il y a encore une histoire à raconter, pas juste une marque à relancer. Si vous aimez les thrillers où la violence est psychologique plutôt que sanglante, c’est la série idéale. Dans la première, nous étions loin des fusillades qui nous font baisser le son, privilégiant les duels de regards dans des costumes sur mesure. Après une décennie d’absence, on espère que le scénario aura autant de classe que Tom Hiddleston, sinon, on risque de ne pas être contents.
Young Sherlock - en courant 2026 sur Prime Video
S’attaquer aux origines de Sherlock Holmes est un terrain miné. Trop sage, c’est inutile ; trop exagéré, les puristes seront en colère. En tant que fan du détective et de ses histoires, j’espère que Young Sherlock (2026-) approfondira la psychologie du personnage, ses imperfections, ses obsessions, ses addictions. Car Sherlock, aussi brillant soit-il, est avant tout névrosé par un cerveau qui tourne trop vite pour son propre bien.
Mais voilà, avec Guy Ritchie aux manettes, il y a de l’espoir. Il avait revisité le personnage à travers ses films, mais là, on attend un ton sombre et émotionnel pour éviter le piège du énième teen drama qui ressemble aux autres. Mais Ritchie nous a prouvé à de nombreuses reprises qu’il pouvait écrire un scénario en s'immisçant dans les failles de ses personnages.
Spider-Noir - en 2026 sur Prime Video
Spider-Noir (2026), c’est de la pluie, des ruelles, un héros qui n’a pas l’air d’avoir dormi depuis une semaine et Nicolas Cage sous le trench-coat. C’est sans doute le projet le plus excitant de l'année chez les super-héros, car il promet d’apporter une nouvelle ambiance, une esthétique, et pas juste une nouvelle histoire qui cherche à étendre un multivers. On espère une atmosphère de film noir assumée (sans se transformer en parodie), avec une morale aussi grise que la photographie, une enquête de détective avec des super-pouvoirs, et une voix off qui gratte. Le pari est audacieux : plonger l'homme-araignée dans le New York de la Grande Dépression, loin des gadgets high-tech et des vannes d'ados.
















































































































