
The Boys : à chaque star son (super) plaisir coupable !
Chaque semaine et chaque nouvel épisode nous rapproche du grand final de The Boys (2019-2026). Et même si on est très impatient de savoir qui l’emportera entre les Supes de Homelander et la bande de Butcher, on n’a pas tellement envie que ça se termine. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et on souhaite juste que le dénouement soit à la hauteur des attentes et des comics de Garth Ennis & Darick Robertson : super. Pour fêter la mi-saison (déjà…), je vous partage une nouvelle interview des stars de la série, qui se sont prêtées au jeu du désormais incontournable « Sorry Not Sorry » de JustWatch. Chacun.e partage des plaisirs (pas si) coupables qui vous donneront peut-être quelques idées de rattrapage.
Le plaisir coupable de Antony Starr (Homelander) ?
Pour Antony Starr, qui excelle dans le costume de Homelander, héros surpuissant et sur-déviant, le plaisir coupable prend la forme d’une série majeure du début des années 2000 : Deadwood (2004-2006). « Les scénarios sont incroyables. Les performances d’acteurs sont fabuleuses. Je revoit la série chaque année, et à chaque fois j’y découvre de nouvelles choses. C’est fantastique. » En trois saisons, la série-western de David Milch (New York Police Blues) a raconté la vie dans cette ville-champignon du Dakota du Sud, à travers des personnages inoubliables campés par un casting au diapason, Timothy Olyphant et Ian McShane en tête. A la fois violent et profond, comme une histoire shakespearienne dans la poussière et la boue, le show HBO a remporté huit Emmy et un Golden Globe, et s’est conclu en 2019 avec un film.
Le plaisir coupable de Karl Urban (Billy Butcher) ?
Pour Karl Urban, le choix était visiblement moins évident que pour son nemesis et compatriote néo-zélandais. Le comédien, qui campe dans The Boys un anti-héros qui semble avoir renoncé à son âme pour mener à bien sa mission, a partagé une sélection multiple de films, qui se distinguent par leurs personnages troubles et leur aridité. « J’adore No Country For Old Men. Et j’aime aussi beaucoup There Will Be Blood, La Loi du Milieu et Luke la main froide. Je pourrais revoir ces films en boucle. » Josh Brolin et Javier Bardem chez les frères Coen, Daniel Day-Lewis chez Paul Thomas Anderson, Michael Caine chez Mike Hodges, Paul Newman chez Stuart Rosenberg… Il se dégage de ces quatre recommandations une certaine forme de masculinité old-school, entre coolitude et violence, à travers des personnages qui ont fortement marqué les cinéphiles et la pop culture. Comme Butcher finalement. Le seul reproche qu’on pourrait faire à Karl Urban ici est de les classer en plaisirs coupables : ce sont des plaisirs tout court !
Le plaisir coupable de Jessie T. Usher (A-Train) ?
Voilà un talent qui a saisi la notion de plaisir coupable ! Même si, comme il le dit lui-même : « Je ne me sens jamais coupable de regarder quelque chose ! ». Néanmoins, son choix coche la case du Sorry Not Sorry de bien belle façon, en nous entraînant dans les profondeurs colorées et déjantées de Bikini Bottom. « J’adore Bob l’éponge ! C’est vraiment l’un des dessins animés les plus drôles jamais créés. Maintenant que j'ai une petite fille, elle adore elle aussi et on peut regarder ensemble ! » Transmettre les délires sous-marins de Bob, Patrick et leurs amis à la nouvelle génération, c’est une éducation que je valide !
Le plaisir coupable de Colby Minifie (Ashley Barrett) ?
Le parcours d’Ashley Barrett au sein de l’univers The Boys a été fascinant à suivre : d’abord souffre-douleur consentante des Sept de Homelander et des dirigeants de Vought, elle a ensuite gravi les échelons du pouvoir jusqu'au poste de Vice-Présidente des Etats-Unis, tout en dévoilant un étrange super-pouvoir dans la saison 5 avec un double intégré à son propre crâne, façon Quirrell / Voldemort à la fin de Harry Potter à l’école des sorciers. Son interprète Colby Minifie s’est néanmoins éloignée du fantastique pour son plaisir coupable, en choisissant une série que j’adore moi aussi : Fleabag (2016-2019). « J’ai regardé la série huit ou neuf fois. J’aime tellement… et je ne me sens jamais coupable de la revoir ! » Je vais totalement dans le sens de la comédienne, d’autant que la série de et avec Phoebe Waller-Bridge est extrêmement frustrante, avec seulement deux saisons et douze petits épisodes où cette joyeuse et touchante trentenaire brise le quatrième mur pour nous partager son quotidien et ses réflexions. Chaque fois que Fleabag laisse partir la caméra au dernier épisode, je me sens triste et abandonné… et je relance la série !
Le plaisir coupable de Laz Alonso (Mother's Milk) ?
« Toute histoire qui montre quelqu’un remporter la victoire face à une défaite a priori inévitable… » Le choix de Laz Alonso, boussole morale de la bande des Boys dans leur croisade anti super-héros, fait écho à son personnage de Mother’s Milk alias La Crème en version française. Même sans pouvoir, lui, Hughie et Frenchie trouvent toujours un moyen de s’en sortir et de faire vaciller les Sept et l’empire Vought. C’est pour cette raison que le comédien américain recommande notamment Gladiator, Braveheart ou Rocky au micro de JustWatch. Une manière de nous préparer à une fin héroïque et sacrificielle ? Réponse dans quelques semaines !
















































