Sharksploitation : « Sharknado » et les films de requins les plus fous !

Sharksploitation : « Sharknado » et les films de requins les plus fous !

Yoann Sardet
Yoann Sardet

Publié le 25 juillet 2025

Mis à jour le 02 mai 2026

Il y a Les Dents de la mer (1975), monumentale chasse au requin signée Steven Spielberg qui a créé et presque dévoré un genre simultanément. Et puis il y a les autres, qui ont tenté de suivre le sillage du long métrage, parfois avec inspiration (JustWatch vous propose une liste juste ici) mais le plus souvent en sombrant dans les profondeurs du Z. On appelle ça la sharksploitation, sous-genre du cinéma qui n’a cessé de proposer du mauvais voire du très mauvais au fil des décennies.

Faut-il pour autant rejeter ces productions au large ? Surtout pas, car au-delà du manque de moyens, de comédiens pas toujours inspirés et de studios opportunistes, il y a des idées follement barrées qui transcendent ces nanars aquatiques aux titres et aux affiches absolument mythiques. Le résultat n’est jamais au niveau du Jaws original (on est même à des miles et des miles nautiques de Spielberg). Il est au mieux raté et le plus souvent honteux, mais il fait de ces pépites nanardesques de vrais plaisirs coupables (et donc incontournables) prisés de tout amateur de films de requins qui se respecte -j'en fais partie- et qui recherche des films tellement mauvais qu’ils en deviennent géniaux.

Alors plongez avec JustWatch pour une sélection des pitchs les plus dingues, entre requins volants, requins géants, requins mutants et autres requins fantômes !

01

Sharknado
Sharknado

Sharknado

2013

Quand Sharknado (2013) débarque, c’est une tornade inattendue qui s’abat sur le marché de la vidéo et du streaming. Le monde entier se prend de passion pour cette histoire de requins emportés par des vents violents et qui s’abattent sur la population tels des essaims aux dents acérés. Devant la caméra de Anthony C. Ferrante, Ian Ziering (ex-Beverly Hills) et Tara Reid (ex-American Pie) s’en donnent à cœur joie pour affronter les squales, notamment avec une tronçonneuse (si, si). Cinq suites verront le jour, à raison d’un film par an, et donneront à chaque fois une ampleur inédite au désastre, jusqu’à un voyage dans le temps dans le dernier chapitre, The Last Sharknado : It's About Time ! (2018). Pour ces six aventures de plus en plus élaborées (et WTF) et le phénomène qu’a été la saga pendant les années 2010, Sharknado mérite la première entrée de cette liste… à croquer.
Neuf ans avant que Jason Statham n’affronte un mégalodon dans le spectaculaire En eaux troubles (2018), l’inénarrable studio The Asylum, spécialisé dans les nanars low budget, avait mis en vedette le requin géant dans Mega Shark vs. Giant Octopus (2009), lançant une « Meg Mania » dont nous ne sommes pas encore sortis. Comme son titre le laisse entendre, l’immense squale préhistorique affronte ici un poulpe démesuré et rien ne leur résiste : ni un sous-marin, ni une corvette de la Marine, ni un avion de ligne, ni le pont de San Francisco. Immédiatement culte grâce à une bande-annonce qui avait enflammé le Marché du Festival de Cannes (je peux en témoigner, j’y étais !) le film est devenu la figure emblématique du nanar à requins. Il a par la suite inspiré toute une saga en confrontant le Mega Shark à un Crocosaurus (2010), un Mecha Shark (2014) ou un Kolossus (2015). Autant de monstres géants qui ont par la suite été réunis pour fêter les 25 ans de The Asylum dans 2025 Armageddon (2022), qui est un peu le Avengers du studio. Petite reco au passage : ne loupez pas la « scène de laboratoire », totalement savoureuse tant elle est cheap. Deux blouses, quatre fioles fluo et on y est !

03

Sharktopus
Sharktopus

Sharktopus

2010

Un mégalodon peut affronter un poulpe géant… Il peut aussi être croisé avec le céphalopode ! Le résultat ? Un hybride avec une gueule de squale mais d’immenses tentacules, baptisé Sharktopus (2010). Décidément, l’inspiration est sans limite quand il s’agit de repousser les frontières du genre, avec ici une ambiance proche d’un épisode du jeu vidéo Resident Evil, confrontant l’équipage d’un navire à la furie de la créature. Et si vous avez aimé, réjouissez-vous car deux suites ont été produites : Sharktopus vs. Pteracuda (2014) qui confronte le monstre à un mutant mi-ptérodactyle mi-barracuda, puis Sharktopus vs. Whalewolf (2015) qui invite une baleine-loup dans la partie. No limit, on vous dit ! Eric Roberts, pourtant comédien de talent et frère de Julia à la ville, s’est égaré dans cette production lunaire qui voit notamment le monstre attaquer la terre ferme en marchant sur ses tentacules. Fête folklorique, vacanciers en bronzette ou sauteur à l'élastique, rien ne lui résiste ! Et on rigole beaucoup.
Oui, le dernier (et nanardesque) chapitre de la saga engendrée – malgré lui – par Spielberg mérite sa place dans cette liste. Pourquoi ? Parce que Les Dents de la mer 4 : La Revanche (1987) n’est pas un film de requins classique. On pourrait même dire que son pitch est surréaliste après des Dents de la mer 3 qui misaient sur un requin en relief et lâché dans un parc aquatique. Mais dans le dernier opus, on atteint des sommets avec un squale piloté par la vengeance : en effet, il attaque uniquement les membres de la famille Brody, qu’il traque jusque dans les eaux chaudes des Bahamas (où un grand requin blanc ne peut pas survivre). Et il grogne. Michael Caine, illustre comédien égaré dans cette production improbable, ne retiendra qu’une seule chose du tournage : la maison qu’il a pu offrir à sa maman grâce à son cachet ! Bref, un nanar culte.

05

Super Shark
Super Shark

Super Shark

2011

Vous connaissez forcément John Schneider. Si vous avez grandi dans les années 80, il était Bo Duke dans la série Shérif, fais-moi peur (1979). Et si vous êtes de la génération 2000, il a incarné Jonathan Kent dans Smallville (2001). Après avoir vu Super Shark (2011), vous vous souviendrez de lui en héros confronté à un gigantesque super-requin mutant (le titre ne ment pas sur la marchandise), capable de résister aux balles et de se déplacer sur terre et dans les airs. Même un tank (dans une séquence d’anthologie si on aime les effets visuels approximatifs) n’en vient pas à bout, c’est dire ! Ce délire assumé est proposé par le très prolifique Fred Olen Ray, qui tourne tout ce qui lui passe sous la main et par la tête, notamment les bien nommés Piranha Women (2022) et Des serpents à bord (2009, qui transpose Des Serpents dans l’avion dans un sous-marin). Si vous n’avez jamais vu un squale volant attaquer un concours de bikinis, Super Shark est fait pour vous !
Dans Sand Sharks (2011), les requins peuvent se déplacer dans le sable. C’est marqué dans le titre. De quoi compromettre n’importe quelle bronzette au bord de l’eau et surtout un spring break qui va tourner au bain de sang, sous les yeux de Corin Nemec, inoubliable Parker Lewis de la série culte. Au casting de cette improbable proposition où les créatures peuvent surgir de partout (sauf sous les rochers), on retrouve également Brooke Hogan, la fille de la légende du catch Hulk Hogan, et un certain Edgar Allan Poe IV, descendant direct du célèbre auteur fantastique. Qu’aurait pensé son illustre aïeul d’un film où les squales « nagent » dans la terre, telles des taupes affamées ?
Après les dents de la plage… place aux dents de la neige ! Vous pensiez être tranquilles en partant skier le temps d’un sympathique springbreak ? Pas de chance, la montagne a libéré une horde de requins préhistoriques qui nagent dans la poudreuse comme leurs congénères le font dans l’océan. Dès lors, personne n’est à l’abri des Avalanche Sharks (2014) au savoureux sous-titre français. Un délire totalement assumé qui vous fera voir les sports d’hiver autrement. On parie même que vous y penserez en scrutant les pentes enneigées la prochaine fois que vous serez sur un télésiège ! Dans le même genre, vous pourriez être tentés par Ice Sharks: Requins des glaces (2016) qui présente des squales qui prennent d’assaut la banquise arctique. Mais en termes de pitch WTF, on a quand même une petite préférence pour nos squales adeptes des pistes rouge sang.

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Land Shark
Land Shark

Land Shark

2020

Manipuler l’ADN d’un requin pour créer la créature la plus puissante et résistante du monde, était-ce une bonne idée ? Assurément non, puisque le monstre indestructible, en mutation génétique permanente, va échapper à ses créateurs et apprendre à nager… dans la terre. Avec son petit côté « Tremors (1990) rencontre Peur bleue rencontre Jurassic World (2010) rencontre Godzilla (2014) », Land Shark (2020) se sert à peu près partout, avec évidemment beaucoup moins de talent que ses inspirations. Bref, du bon gros nanar au pitch fou mais qui se prend peut-être un peu trop au sérieux pour créer une totale adhésion au mantra « so bad it’s good / tellement mauvais qu’il en devient bon ».
Croiser un univers à la Waterworld (1995) et le film de requins, il fallait y penser ! Pour ça, on peut compter sur l'imagination du studio The Asylum (encore lui !) qui propose L’Empire des requins (2017), un monde où l’eau recouvre l’intégralité du globe et où les survivants tentent d’échapper à un dictateur aquatique capable de contrôler les requins. Tel un Jules César post-apocalyptique, il envoie ses légions de squales sur quiconque défierait son pouvoir. L’avenir de la Terre va dépendre d’une mystérieuse dresseuse de requins, seul espoir contre le tyran. Dans le même genre, vous pourriez aimer Planète des requins (2016), premier volet de ce diptyque improbable où le méchant est… un requin Alpha qui dirige les squales contre les humains façon La Planète des Singes (2001). À défaut d’être réussi (les effets visuels sont mémorablement cheap), cet univers a le mérite de l’originalité dans la sharksploitation. Et de célébrer Waterworld  (que j’adore).
Vous pensiez bien connaître la filmographie de Michael Madsen, de Reservoir Dogs (1992) à Kill Bill (2004) ? Pourtant, vous n’avez sans doute pas vu La Saison des Requins (2020) dans lequel le comédien américain, décédé en juillet 2025, s’est illustré. Il joue ici un petit rôle, conseillant à distance trois kayakistes coincés sur une petite île cernée par un grand requin blanc. La subtilité de cette histoire ? L’archipel s’enfonce dans les eaux et nos plaisanciers seront bientôt à la merci du squale. Cela rappelle évidemment les prémisses du solide Instinct de survie - The Shallows (2016) avec Blake Lively… mais en plus nanardesque. Et pour cause, on est une nouvelle fois ici face à une production The Asylum. Résultat ? Les performances des comédiens sont très légères et les images de requins sont reprises de documentaires (on appelle ça des « stock shots »). Restent de beaux paysages et un synopsis sympa.

À propos de cette liste

Titres

29

Coût total de visionnage

15,96 €

Durée totale

41h 31min

Genres

Horreur, Science-Fiction, Mystère & Thriller

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