
Dudley Dursley, c'était lui ! De Harry Potter à Pillion : 5 rôles qui ont construit la carrière de Harry Melling
Pour beaucoup de fans du Wizarding World, Harry Melling sera toujours Dudley Dursley, le cousin gâté, arrogant et insupportable qui mène la vie dure à Harry Potter au 4 Privet Drive. Pourtant, depuis la fin de la saga magique, l’acteur britannique a mené l’une des carrières les plus intéressantes parmi tous les anciens élèves de Poudlard.
Il a diversifié son éventail en travaillant avec de gros studios comme Netflix, pour Le Diable tout le temps (2020), mais aussi dans de plus petites productions indépendantes, s'essayant ainsi à de nombreux genres, du western, avec La Balade de Buster Scruggs (2018), en passant par la tragédie shakespearienne avec Macbeth (2021). Il a travaillé aux côtés des frères Coen à deux reprises, et il a partagé l'affiche avec certains des plus grands noms d’Hollywood, de Denzel Washington à Robert Pattinson, en passant par Anya Taylor-Joy ou encore Christian Bale.
Il est aujourd’hui à l’affiche de Pillion (2025), une comédie romantique dans laquelle il incarne un jeune homme timide qui tombe sous le charme d’un motard (Alexander Skarsgård). Ce dernier lui fera découvrir le monde des pratiques BDSM. C'est donc à cette occasion que JustWatch vous a préparé une liste des cinq rôles qui ont réellement contribué à la construction de la carrière unique et remarquable de Harry Melling.
On en arrive donc à Pillion (2025), l’un des chocs du dernier Festival de Cannes qui est à découvrir dans les salles obscures françaises. Harry Melling est drôle et touchant dans ce rôle de jeune homme timide qui tombe sous le charme d’un motard qui lui fait découvrir le BDSM.
Entre questionnements existentiels et rencontre un peu maladroite avec les potentiels futurs beaux-parents, Pillion est avant tout romantique et unique dans sa façon de traiter cette relation dominant/soumis. Les deux personnages ont réellement de la tendresse et du respect l’un pour l’autre, et on ne peut que leur souhaiter de vivre heureux jusqu'à la fin des temps !
En 2024, Harry Melling est à l’affiche de Harvest (2024), un film entièrement filmé en 16mm (si vous avez aimé la photographie The Sweet East, c’est le même directeur de photographie, Sean Price Williams, qui est derrière la caméra). C’est un drame d'époque qui mélange de nombreux genres : il a parfois des allures de western mais c’est surtout un film d’horreur folklorique, dans lequel la vie d’une communauté vivant dans la campagne écossaise est menacée par l'arrivée de pionniers.
La performance de Harry Melling, comme celle du reste de la distribution, est remarquable. Mais je dois avouer que Harvest peut mettre un peu mal à l'aise devant certaines scènes d’une très grande violence morale et physique. Mais tout cela témoigne finalement du très fort impact que ce film peut avoir sur son audience.
Harry Melling incarne un très jeune Edgar Allan-Poe dans The Pale Blue Eye (2022), un thriller gothique dans lequel le jeune acteur britannique partage l'affiche aux côtés de Christian Bale, Gillian Anderson et Lucy Boynton.
C’est toujours un exercice difficile pour un acteur de camper le rôle d’une figure historique aussi importante, surtout quand il s’agit de sa jeunesse, avant que Poe ne devienne le Poe qu’on connaît tous. Mais Melling relève le défi haut la main : tantôt très enthousiaste, tantôt mystérieux, mais déjà passionné de poésie et de littérature alors qu’il est encore cadet dans l'armée. On en viendrait presque parfois à douter de ses intentions quant à la résolution de l'enquête qu’il mène aux côtés du détective Landor !
Please Baby Please (2022), c’est un peu un rêve hallucinatoire burlesque, une comédie musicale aux allures de West Side Story version David Lynch $. Arthur (Harry Melling) et Suze (Andrea Riseborough) sont témoins d’une agression dans la rue alors qu’ils rentrent chez eux dans leur appartement du Lower East Side. Les coupables : les Young Gents, un gang de blousons noirs ultra violents, qui va éveiller chez le couple des désirs jusqu’alors ignorés.
Harry Melling est extrêmement touchant et d’une très grande justesse dans son rôle. Arthur est un homme qui ne souhaite pas céder aux injonctions de la société très conservatrice des années 50 aux Etats-Unis. Mais il se questionne aussi sur son identité d’homme, ne sachant pas s’il n'adhère simplement pas aux stéréotypes masculins de l’époque, ou s’il ne se sent et ne se définit finalement pas du tout comme homme.
Le Jeu de la Dame (2020) a été un véritable phénomène streaming pendant le COVID. Je me souviens très précisément de certaines conversations sur les réseaux autour de cette série, et il me semblait à ce moment-là que c'était le moyen qu’avait trouvé une partie du monde pour se rassembler autour d’un même programme télé.
Melling incarnait le joueur d'échecs Harry Beltik, épris de Beth Harmon, le personnage campé par Anya Taylor-Joy. S’il était au départ un grand adversaire de Beth, il est très vite impressionné par son talent et devient rapidement un allié et un ami fidèle. De plus, l'acteur est très attendrissant lorsqu'il se retrouve impuissant et vulnérable face au comportement presque autodestructeur de Beth.








































