Resident Evil : la fin du nouveau film expliquée

Resident Evil : la fin du nouveau film expliquée

Publié le19 septembre 2026

Mis à jour le19 septembre 2026

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La nouvelle adaptation de Resident Evil (2026) par Zach Cregger semble bien partie pour devenir la référence dans son genre après les multiples tentatives des studios de porter à l’écran la célèbre saga horrifique du jeu vidéo. En optant pour un angle radical, quitte à décevoir certains fans, le jeune réalisateur de Barbare (2022) et d’Évanouis (2025) se distingue de ses prédécesseurs. Cette fois, on s’inspire de Resident Evil, mais on ne convoque aucun personnage historique de la série.

Au final, le film fait mouche et les critiques encensent cette vision qui ne manque pas de rendre hommage au matériel source, à sa façon, notamment avec une abondance de clins d'œil. Mais à jouer la carte de la rupture, Zach Cregger a peut-être perdu en chemin quelques spectateurs moins au fait des scénarios des jeux. Comment se finit cette version 2026 de Resident Evil ? Que va-t-il arriver à Bryan ?

Attention, on ouvre la porte des spoilers !

Que se passe-t-il dans Resident Evil ?

Dans cette nouvelle adaptation de Resident Evil au cinéma, Zach Cregger propose un scénario original. On suit cette fois un jeune coursier répondant au nom de Bryan Hodukavich. C’est un livreur, et sa course du jour est d’amener à bon port un colis important à l’hôpital de Raccoon City.

Comme si cela ne suffisait pas, il est tard, la nuit est déjà tombée depuis longtemps, il neige, et Raccoon City est une petite bourgade perdue au fin fond des montagnes. La route est verglacée et sa voiture mal équipée. Au volant, il fait d’importantes embardées. Tandis qu’il se dispute au téléphone avec sa petite amie, il percute une femme surgie de nulle part. C’est le début des problèmes…

Entre rires et horreur

Suite à cet évènement, Bryan va se retrouver mêlé à toute une série de péripéties de plus en plus étranges et cauchemardesques. Le film alterne tout du long des séquences réellement axées horreur et gore et des mises en abyme de l’action, commentées par le personnage principal avec un vrai décalage humoristique. Il faut imaginer Monsieur Tout-le-monde à qui il arriverait des aventures invraisemblables. Bryan se retrouve aux prises avec l’indicible : des créatures agressives qui refusent de mourir, fusionnent entre elles et le poursuivent partout.

Le jeune livreur passe ainsi du statut de complètement dépassé à celui de survivant et enchaîne les rencontres macabres. De la rase campagne où il a son accident, il part chercher de l’aide dans une petite maisonnette à côté, avec sa grange et son chien mutant. Là où il pense trouver refuge, il tombe sur une situation encore pire que la précédente. Loin de faire montre de pragmatisme, et malgré une certaine tendance à faire de mauvais choix, il parvient à s’échapper, et poursuit sa mission, pourchassé par une immonde chose mutante.

Resident Evil

Survivant des villes

Il passe par un tunnel et se fait malencontreusement contaminer à son tour. Sa mission devient double, puisqu’il apprend que ce qu’il transporte, c’est un des éléments nécessaires à la confection d’un antidote. Son sort est par conséquent lié à celui de sa course. Arrivé en ville, il trouve de l’aide ponctuelle, mais se retrouve à nouveau seul rapidement. Il évolue alors dans ce nouvel environnement, des ruelles labyrinthiques aux égouts, des égouts aux grandes artères du centre-ville, du centre-ville à l’hôpital.

Il brave à chaque fois des épreuves, et diverses monstruosités plus ou moins identifiables, et contre toute attente, parvient à son but. L’ascension des huit étages de l’hôpital au sommet duquel se trouve le laboratoire secret est une autre paire de manches ; entre l’abomination protéiforme qui le poursuit sans relâche, un zombie qui crache de l’acide, ou une maternité dévoyée remplie de monstres particulièrement dégoûtants. Il parvient finalement à livrer son colis et les scientifiques synthétisent l’antidote. Hélas, il est trop tard pour lui, le temps a fait son œuvre. En voulant récupérer l’antidote pour lui-même, il mute à son tour en une chose indéfinissable et massacre les derniers survivants.

Comment se finit le film ?

Bryan ne se transforme pas en zombie ou en infecté. Il devient une sorte de créature spéciale bien plus apparentée au Tyrant, le boss de fin des premiers jeux vidéo. Une créature mutante, énorme et mortelle, avec sa force surhumaine, son amalgame de corps fusionnés, ses tentacules extensibles, ses griffes tranchantes, ses multiples yeux qui vont jusque sur un bras, et ses mâchoires aux dents acérées.

Il ressemble même plus à William Birkin à la fin de Resident Evil 2, le jeu, qu’au Tyrant du premier. Dans la dernière scène du film, il massacre tous les scientifiques, d’abord de manière maladroite en voulant à tout prix se soigner, puis de manière de plus en plus consciente à mesure que la mutation opère et que la rage le domine. Le dernier plan du film le montre telle l’Abomination du MCU, ou enragé comme un Hulk sauvage, en train de rugir face aux spots braqués sur lui par un trio d’hélicoptères dépêchés là par Umbrella, la société pharmaceutique derrière la création du virus.

Resident Evil

Comment comprendre cette fin ?

Il ne faut pas se bercer d’illusions. Zach Cregger a certes pris des libertés avec le bestiaire, mais il adapte bel et bien Resident Evil. L’aventure de Bryan n’a pas pour vocation à ouvrir une saga. Les événements qui se déroulent sous nos yeux pourraient tout à fait être un point de vue différent pendant les les trois premiers jeux qui se déroulent approximativement en parallèle, l’un pointant sur le Manoir Spencer, et les deux autres sur les dégâts causés en ville.

Dès lors, on sait que l’antidote sera perdu et qu’il n’y a pas de fin heureuse. On sait que l’armée ou Umbrella finiront à l’aube par balancer une bombe atomique et à raser la ville pour masquer la catastrophe. Est-ce que Bryan sera soigné ? Est-ce qu’il survivra pour retrouver sa petite amie qui vient de tomber enceinte ? C’est peu probable. Par contre, si la production souhaite capitaliser sur le film, on peut tout à fait imaginer Bryan devenir le monstre de fin pour une suite qui se déroulerait pendant la nuit. Un choix sans concession qui pourrait proposer un scénario déchirant à l’ensemble.

Bryan vit en parallèle des événements du film une bien triste aventure intérieure. Et les différentes étapes de son voyage sont autant d’échos de son conflit interne. Au début du film, on apprend que sa petite amie, enceinte, est en froid avec lui. Il a en effet assez mal réagi à la nouvelle et le couple est au bout de la rupture. Au fil du film, notre courageux livreur se fait contaminer par une petite fille. Un triste retournement de situation, pour lui qui refusait la parentalité par peur du changement mais se retrouve contaminé par son réflexe de réconfort. Une situation qui le fait mûrir à mesure que son corps se décompose qui trouvera son paroxysme dans la scène de la maternité. Tout un symbole. Le dernier appel à sa petite amie est à ce titre déchirant. Il accepte enfin la situation : « il aurait voulu avoir cet enfant, mais il va mourir ». Un retournement inéluctable bien plus sombre que toute mutation fantastique.

Présenté comme un retour aux sources de l'horreur qui a fait le succès de la franchise, ce nouvel opus se veut plus fidèle aux jeux originaux.
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À propos de cette liste

Titres

1

Durée totale

1h 35min

Genres

Action & Aventure, Horreur, Science-Fiction

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