
Michael Jackson en Jar Jar Binks ? 5 films dans lesquels le Roi de la Pop a failli jouer !
On ne présente plus Michael Jackson, la plus grande star de l'histoire de la musique moderne. Au-delà des tubes, des millions d’albums vendus et des milliards d’écoutes au fil des décennies, le « King of Pop » a évidemment rêvé de grand écran, s’illustrant notamment dans une version revisitée du Magicien d’Oz (The Wiz, 1978) ou l’étrange mais inoubliable Moonwalker (1988), dans l’attraction 3D Disney Captain Eo (1986) par Francis Ford Coppola, dans le court métrage Ghosts (1996), dans des clips dignes de productions cinéma (Thriller, Bad, Black or White…), dans un documentaire majeur (This Is It, 2009) et via quelques caméos notables (Men In Black 2, Les Simpson ou le méconnu Miss Naufragée et les filles de l'île…)
Mais « MJ », décédé en juin 2009, aurait rêvé de rejoindre d’autres productions majeures, qui ont marqué la pop culture, à l’image de la série Sandman (2022-2025) où il aurait rêvé d’incarner le Rêve/Dream de Neil Gaiman. Alors que le biopic Michael (2026) sort en salles, emmené par son neveu Jaafar Jackson, je reviens pour JustWatch sur ces productions qui auraient pu intégrer Michael Jackson dans leur distribution. Et certaines sont surprenantes !
« Missa Michael Jackson ! » C’est assez surprenant, mais Michael Jackson a un temps caressé l’espoir de rejoindre la saga Star Wars. Quand George Lucas -avec qui il avait collaboré sur Captain Eo- lance la prélogie avec La Menace Fantôme (1999), l’artiste lui manifeste son intérêt pour le personnage de Jar Jar Binks, le Gungan gaffeur qui croise la route d’Obi-Wan Kenobi et Qui-Gon Jinn sur Naboo (et qui bouleversera la Galaxie en portant Palpatine au pouvoir autant qu’il énervera les fans). C’est finalement Ahmed Best qui obtiendra le rôle, apprenant par Lucas que Michael Jackson souhaitait l’incarner avec du maquillage et des prothèses, là où le cinéaste souhaitait proposer un personnage virtuel derrière lequel s’effacerait son interprète. Ce qui semble compliqué -pour ne pas dire impossible- avec le « King of Pop ». Reste qu’un petit pas de moonwalk par Jar Jar dans les rues de Tatooine, je me dis que ça aurait donné quelque chose d’assez mémorable…
Réunis par leur fascination pour l’enfance et les univers visuels ambitieux, Michael Jackson et Steven Spielberg ont noué une amitié très forte dans les années 80/90. Elle s’est notamment concrétisée par sa participation à l’album audio produit quelques mois après la sortie de E.T. l’extraterrestre (1982), où il assurait la narration (avec de vraies larmes tant l’histoire lui parlait) et la chanson Someone In the Dark, avec un Grammy Award à la clé. Spielberg a rapidement projeté l’image de Peter Pan sur « King of Pop », l’imaginant dans la rôle principal du projet Hook ou la revanche du Capitaine Crochet (1991) qu’il avait en tête. Toutefois, quand le film entre en production, l’histoire a évolué pour présenter un Peter Pan adulte qui a oublié Neverland… Ce qui amènera le cinéaste à lui préférer Robin Williams.
Michael Jackson en Willy Wonka, cela fait sens ! On comprend aisément que l’excentrique et fantasque confiseur reclus dans son usine magique imaginé par Roald Dahl ait trouvé une résonance dans l’esprit du chanteur, qui rêvait de l’incarner au cinéma quand la Warner Bros. s’est décidée à produire une version plus moderne que la première adaptation de Charlie et la chocolaterie (1971) alors emmenée par Gene Wilder. Il s’est alors lancé dans une véritable opération de lobbying, produisant en secret une bande originale complète pour convaincre le studio de lui confier le rôle principal en échange de sa musique. Tim Burton et les producteurs lui ont préféré Johnny Depp, mais lui ont proposé de racheter les chansons et de lui offrir un second rôle. « MJ » refusa et ses compositions n’ont jamais été rendues publiques, et Charlie et la chocolaterie (2005) est sorti avec une BOF signée Danny Elfman.
Quelques années plus tôt, le lobbying « jacksonien » s’était tourné vers Marvel. Alors que la Maison des Idées traversait une mauvaise passe financière (c’était avant l’âge d’or des super-héros initié par X-Men… dont je reparle juste après, et bien avant le MCU initié par Iron Man), Michael Jackson avait approché Stan Lee pour entamer des négociations afin de racheter la société éditrice de comics. Selon Stan Lee, son ambition était de détenir les droits des personnages pour s'attribuer le rôle de Peter Parker / Spider-Man ! C’était, selon lui, son seul levier pour se glisser dans la combinaison de l’homme-araignée. Le projet n’aboutira pas, et c’est Tobey Maguire qui aura l’honneur de devenir le premier Spider-Man devant la caméra de Sam Raimi, jusqu’à un retour remarqué dans No Way Home (2021).
Malgré cette première déconvenue, Michael Jackson n’avait pas renoncé à son ambition de rejoindre l’écurie Marvel. Et c’est ainsi qu’il vient à la rencontre de Bryan Singer et des producteurs de X-Men pour le rôle… du Professeur X ! Quand la productrice Lauren Shuler Donner tente de lui faire remarquer que le personnage est blanc et chauve, l’artiste ne se démonte pas et leur présente des images de son film Ghosts (1996) dans lequel il a été transformé en soixantenaire caucasien grâce à la magie de Stan Winston et Rick Baker. L’équipe ne donnera pas suite, mettant un terme aux ambitions de « MJ » de jouer les télépathes au sein de son école pour mutants. Pour l’anecdote, sa sœur Janet Jackson avait, elle, été considérée pour le rôle de Storm/Tornade ! Mais mobilisée par sa tournée, elle avait décliné la proposition, permettant à Halle Berry de récupérer le personnage.







































