
Vous avez lâché Marvel après Avengers Endgame ? Voici tout ce qu’il faut savoir avant Doomsday !
C’était en 2019. Tony Stark claquait des doigts après avoir récupéré les pierres de l’infini à un Thanos incrédule. La fin de plus de dix ans de teasing à travers vingt-deux films et trois phases réunies sous l’appellation de Saga de l’Infini. Une fin en apothéose qui a aussi signifié la fin de l’intérêt pour les super-héros pour beaucoup de monde. Comme la fin d’un contrat tacite entre Kevin Feige et les spectateurs. La fin d’une époque.
Dès lors, du côté des fans, comment se raccrocher à de nouveaux enjeux après une telle débauche de moyens et de tension et autant d’engagement personnel ? Surtout lorsqu’une certaine « fatigue » pour la formule, pourtant bien huilée mais assez conformiste, se fait sentir. Et pour le studio, comment reconstruire derrière, entre de nouveaux héros très nombreux et les chouchous du public disparus au champ d’honneur ?
Qu’on aime ou pas les héros costumés de Marvel, il faut concéder que ces dernières décennies à Hollywood ont été profondément marquées par les productions du studio, qui en plus trustent le box-office mondial et viennent taquiner Avatar (2009) et autres Titanic (1997). Après cette réussite, Disney a lancé sa plateforme de streaming, Disney+, et a déversé dessus toute une kyrielle de séries ou de dessins animés. L’univers cinématographique étendu Marvel est devenu plurimédia.
Pour tout suivre, il fallait aller au cinéma, regarder chaque série, suivre chaque scène post-générique. Cette exhaustivité a découragé bon nombre de sympathisants encore en quête de frissons. Mais avec une avalanche de 7 films, 13 séries, 6 dessins-animés et 3 spéciaux entre 2019 et 2026, la bouchée était sans doute trop grosse et la crise de foie est devenue crise de foi.

Super-héros fatigue
Surtout que les nouveaux visages ne suscitent pas le même engouement. Que la nouvelle saga, dite du multivers, est plus complexe à suivre. Et qu’entre les tâtonnements créatifs du studio, la pandémie de Covid, la grève des scénaristes et des acteurs et les déboires judiciaires de certains nouveaux visages, le projet a pris pas mal de plomb dans l’aile. Le désamour a alors atteint son paroxysme. Tout avait un lien, mais il n’y avait plus de liant. On ne va pas au cinéma comme on fait ses devoirs. Et cette sensation de subir des productions ternes et tièdes plus que de fixer des rendez-vous et des retrouvailles hautes en couleurs s’est contagieusement répandue. Ce ras-le-bol s’illustre au cinéma avec Ant-Man et la Guêpe : Quantumania (2023), Thor : Love and Thunder (2022) ou les séries Secret Invasion (2023) et She-Hulk : Avocate (2022), tous boudés et recevant un accueil critique assassin que beaucoup considèrent mérité.
Que faire alors pour relancer la machine ? Le sursaut du studio a tardé. Mais les exécutifs (Bob Iger, rappelé de sa retraite pour sauver l’Empire) ont fait sans sentiment, coupant à l’emporte-pièce dans les jolies frises pleines de dates des conventions. En résultent la disparition du nouveau méchant à peine introduit, la mise au frigo de nombreux projets plus ou moins attendus et, ce que beaucoup appellent un aveu d’échec, le retour des frères Russo, artisans des succès passés, et celui d’acteurs iconiques : Chris Evans et Robert Downey Jr. en tête. Ainsi que pas mal d’oubliés qui avaient maintes fois porté les costumes chamarrés des héros Marvel, pour d’autres studios, sous d’autres couleurs, sans lien apparent avec l’univers étendu. Chose rendue possible via la logique même du multivers.
Moins, mais mieux, en somme. Ce qui se traduit par une reconstruction en seulement quelques étapes. Une ou deux séries maximum par an. Et à peine une poignée de films. Seuls ceux essentiels pour corriger le tir. Et qui dit nouvelle saga, dit aussi nouvel ennemi, surtout si celui qui avait été imaginé est mis sur la touche. Il fallait quelqu’un de plus grand, de plus dangereux, de plus emblématique. Le studio a donc fini par choisir l’un des ennemis les plus connus du public, créé dans les années 60, il y a plus de 60 ans. L’ancien Dr Fatalis, qui reprend son nom original pour l’occasion, le Doctor Doom.

Mais qu’est-ce que le Multivers ?
Grossièrement, il faut imaginer que notre univers (les gens, la Terre, l’espace et toute la création) n’est plus le seul qui existe, mais qu’à côté de celui-ci, d’autres univers coexistent. Une multitude, même. Un où un simple détail change, et d’autres où tout est radicalement différent. On peut trouver des univers où la seule différence avec le nôtre, c’est que le job que vous n’avez pas eu, un autre vous l’a eu, entraînant une série de changements. Et d’autres univers où les humains n’existent même pas, mais où des reptiles évolués vivent leur meilleure vie. Ça fait beaucoup de possibilités ? Oui. Ça s’appelle le multivers, compression de « multiples » et d’« univers »... Pas le presque-pareil-univers ou l’univers parallèle. On retrouve d’ailleurs la logique du multivers partout dans la pop culture : Sliders, les mondes parallèles (1995-2000), Rick et Morty (2013-), Everything Everywhere All at Once (2022)… ou en vrai avec la théorie des cordes. Mais je m’égare.
Dans le MCU, la logique du multivers s’est notamment développée avec WandaVision (2021), puis s’est étendue avec Loki (2021-2023), qui a même introduit une sorte de police du multivers, la T.V.A. Oui, ça fait sourire, tant l’acronyme en France est associé à la taxe la plus répandue sur le territoire. Mais on parle ici du T.V.A. : pour Time Variance Authority ou Tribunal des Variations Anachroniques. Cette logique de multivers a permis de réintégrer dans l’univers étendu tous les personnages issus des films Sony, Fox et compagnie (à l’exception du Spider-Verse de Sony, dont personne ne veut) : les X-Men historiques du début des années 2000, toutes les itérations de Spider-Man que l’on peut voir dans Spider-Man : No Way Home (2021), Deadpool, les séries Marvel de Netflix, et même le Blade de Wesley Snipes ou l’Elektra de Jennifer Garner.
Une quantité non négligeable de héros et d’héroïnes, venus remettre un peu de star-system dans un MCU en berne depuis le départ de ses propres icônes majeures. Sauf que… Sauf que le studio a en parallèle inclus de nombreux supers bien moins connus, et parfois au chausse-pied. Car entre les départs volontaires, les fins de contrats, les fins d’arcs scénaristiques et les décès, il a bien fallu faire jouer les remplaçants. À commencer par installer un nouveau grand méchant. Doom donc ? Pas encore, non.

Variants & Incursions
Pour tenter d’ordonner un peu tout ce fatras, le studio a mis en place tout un verbiage. Arrive ici la notion de variants. Chaque Spider-Man est un variant de lui-même. Le même, mais avec de petites différences. À côté, Marvel met aussi au point un récit sous forme de roman national : la réalité principale du MCU est désignée comme l’Univers-616. C’est la « Timeline Sacrée » contrôlée par le T.V.A. dans Loki (2021-2023) en opposition aux chronologies importées des autres univers, qui se retrouvent aussi numérotées… Mais comme nous ne sommes pas qu’un simple numéro, il fallait aussi créer une menace. Ce péril s’appelle une incursion. Une incursion ? Une incursion est une collision entre deux univers. Elle peut se produire lorsqu’un variant autonome change d’univers. Malgré lui, il crée une sorte de porosité dans la réalité qui peut conduire au rapprochement des deux dimensions : son univers initial et celui qui l'accueille. Ces incursions réduisent au passage les deux univers à néant. C’est une menace qui va au-delà de celle d’un antagoniste. Un chamboulement total du réel, comme on peut le voir dans Doctor Strange in the Multiverse of Madness (2022).
Toutefois, il fallait un visage, un architecte. Quelqu’un à qui péter la tronche aussi au passage. Sinon, pourquoi avoir un Hulk, je vous le demande. Et c’est là qu’arrive le fameux Kang. Celui qui était au cœur du projet aujourd’hui annulé Avengers : The Kang Dynasty. Un ennemi moins connu du grand public qu’un Thanos, mais un bad guy redoutable que connaissent bien les fans de comics. En effet, dans les BD, Kang est un descendant de Reed Richards (Mr Fantastic) vivant au troisième millénaire, qui revient dans le passé armé d’une technologie de pointe et capable d’appréhender toute menace. Comme si cela ne suffisait pas, Kang, qui a percé le secret du Multivers, décide de faire alliance avec ses variants et part en tous temps et toutes époques pour prendre le pouvoir. Il a ainsi plusieurs noms et identités, comme le pharaon Rama-Tut, Immortus ou le Centurion Écarlate. Ce triumvirat, bien décidé à dominer l’ensemble du multivers, réunit d’ailleurs l’ensemble de ses variants pour de grandes assemblées générales, avec l’asservissement des peuples en top priorité sur la to-do.

Kang Le Conquérant
Vous êtes encore là ? Parce qu’on monte d’un cran. Au milieu de ces variants, deux se démarquent. Ils sont au sommet de la chaîne alimentaire et opposés. D’un côté, le Kang dit « Le Conquérant », qui veut dominer tout le multivers. Et de l’autre, Celui-Qui-Demeure, une version de Kang qui, après avoir remporté le combat par le passé sur tous ses pairs, a supprimé le multivers pour n’en garder qu’un flux unique. Le nôtre. Il crée le T.V.A. en ce sens pour veiller à ce que le multivers ne se divise pas à nouveau. C’est lui qu’on rencontre à la fin des temps dans la série Loki. Mais sa disparition a pour conséquence de recréer toutes les ramifications de réalités et de refaire émerger tous ses doubles. Et la menace qu’ils représentent. Mais ça, c’était avant le drame.
Car les choses ne vont pas se dérouler comme prévu. Notamment à cause de Jonathan Majors, l’acteur qui incarnait Kang. Condamné pour agression et harcèlement en 2023, l’acteur est viré le jour même par Disney. Le MCU est devant une situation impossible. Plus de méchant. Plus de méchant… Plus de menace ? Les films qui sortent jouent par conséquent tous leur partition au point mort. Un événement perturbateur trouve sa solution dans son film ou sa série. L’intrigue fait du surplace, et l’intrication trépasse. Quels choix Kevin Feige avait-il à cet instant ? Recaster un nouveau Kang alors que le public n’avait de toute façon pas adhéré au personnage ? Ou faire table rase ? C’est cette option qui a été choisie. Le constat d’échec porte alors plus sur la gestion du multivers (avec un énorme gâchis de possibilités) que sur autre chose.
Kevin Feige a même confié à The Hollywood Reporter que Kang n’était qu’un tremplin pour le Docteur Doom, et que les plans ont surtout été accélérés. Mouais… Un discours marketing destiné à rassurer, même si quelques indices pourraient laisser croire qu’un certain dictateur à capuche verte se cache depuis longtemps dans le MCU. Kang ressort par la petite porte. Les prémices de sa menace et tout le setup mis en place dans Loki ou Ant-Man et la Guêpe : Quantumania resteront sans résolution… L’objectif avec Avengers : Doomsday (2026) devient tout de suite plus clair en tout cas. Mettre de l’ordre dans toute cette pagaille et refermer tous les dossiers houleux pour mieux repartir mais raisonnablement cette fois. Surtout que du beau monde est attendu pour la suite…

Tombés au combat
Ce passage d’un méchant à un autre n’est pas le seul problème rencontré par le studio. Car si les scénaristes avaient décidé en leur âme et conscience de faire disparaître le Tony Stark de Robert Downey Jr., le Steve Rogers de Chris Evans ou la Black Widow de Scarlett Johansson, le public a aussi dû dire au revoir à d’autres héros. Outre le cas de Kang vu au-dessus, on se rappelle avec tristesse le décès prématuré, dans le monde réel, de l’acteur Chadwick Boseman, qui incarnait Black Panther (2018) naturellement avec beaucoup de talent.
Concrètement, Iron Man est mort et enterré. Black Widow a disparu en se sacrifiant. Captain America a pris sa retraite et a confié les rênes à Sam Wilson. Loki s’est exilé hors du temps en tant que Maître des Histoires. Il est à vie bloqué sur un siège, condamné à maintenir les fils de la réalité pour que chaque univers reste à sa place. Vision a été anéanti, mais est ressuscité sous la forme d’un double tout blanc. Son futur est encore à déterminer, et seule la série VisionQuest (2026), attendue le 14 octobre, pourra nous dire si le héros synthétique sera présent dans Avengers : Doomsday.
Vu que T’Challa a rentré ses griffes, c’est maintenant sa petite sœur Shuri qui se bat dans le costume de Black Panther. Wanda et Agatha sont a priori décédées. L’une est portée disparue depuis Doctor Strange in the Multiverse of Madness, et l’autre ne survit qu’en fantôme dans sa série. Les Gardiens de la Galaxie, enfin, sont quant à eux divisés. Star-Lord, Gamora, Drax et Mantis ont quitté le groupe. Rocket, Groot, Nebula et Adam Warlock sont rejoints par de nouveaux membres et devraient revenir un jour, comme le panneau à la fin du troisième film qui leur est dédié le laisse entendre. Reste encore à savoir où et quand.

Les branches coupées
Les grandes coupes initiées par le studio laissent des traces dans la jolie feuille de route prévue au départ. Si on rejette l’ensemble, on ne voit qu’un grand fourre-tout abscons où on nous somme de suivre les aventures de personnages pain de mie plutôt secondaires. Si on regarde de plus près, par contre, on voit les nuances et les croches sur la partition. On voit les victimes d’un système qui s’est cru invincible. Colosse aux pieds d’argile avec un slip par-dessus ses collants, sa cape flottant sans envie sur le morne paysage de nos vicissitudes. Plus sérieusement, pas mal de héros et d’héroïnes ne reviendront pas (ou juste pour mourir) et les pistes ouvertes par de nombreuses scènes coupées ne seront jamais exploitées. L’heure est plus à la fermeture de portes qu’à l’exploration des possibles. Tous les héros d’hier convoqués dans Avengers : Doomsday viendront surtout y entendre leur requiem.
Parmi ces laissés-pour-compte, on peut citer, en vrac : Moon Knight (2022) ; She-Hulk : Avocate et les ennemis qu’ils ont affrontés ; le gang des teenagers du projet au point mort Young Avengers : Kamala Khan, héroïne de la série Ms. Marvel (2022), Kate Bishop de la série Hawkeye (2021), G’iah de Secret Invasion (2023), Riri Williams de Ironheart (2025), qui pointeront peut-être un jour à nouveau leur nez quelque part, mais ce n’est pas pour tout de suite. Les Éternels (2021) restent eux aussi en marge de tout le micmac autour de Doom. Leurs actions, mis à part la présence d’un géant de 900 mètres figé au milieu de l’océan, cité dans Captain America : Brave New World (2025), ne sont jamais commentées. America Chavez, la jeune femme vue dans Doctor Strange in the Multiverse of Madness, qui peut sauter entre les dimensions, est passée à la trappe. Tout comme le Panthéon des Dieux du dernier Thor, le frère de Thanos, Eros ; le Blade de Mahershala Ali, le Black Knight de Kit Harington et même le Wonder Man de Yahya Abdul-Mateen II. Et je ne parle même pas du Baron Zemo ou des Skrulls…

Canon / Pas canon : le grand retour des vétérans
De l’autre côté du plateau, le MCU a réintroduit de nombreux personnages issus des rachats des studios Fox, du rapprochement avec Sony ou du rapatriement du catalogue Netflix. Daredevil, le Punisher, les deux générations de X-Men, Deadpool, les Spider-Man de Tobey Maguire et d’Andrew Garfield et leurs ennemis ont tous intégré le MCU au fil du développement chaotique du multivers.
En suivant le même raisonnement, même s’ils ne seront vraisemblablement pas de la fête, les héros des séries animées sont considérés comme étant issus d’univers parallèles. On pense à la série X-Men (1992-1997) des années 90 et sa suite X-Men ’97 (2024-), à Votre fidèle serviteur Spider-Man (2025) de Disney+, à la série What If…? (2021-2024) qui a beaucoup joué de la logique du multivers ou aux formats courts Marvel Zombies (2025) et Eyes of Wakanda (2025).

État des lieux : qui est sur la feuille de match ?
À l’aube des événements d’Avengers : Doomsday, on devrait donc retrouver la famille Richards et la Chose découverts dans Les 4 Fantastiques : Premiers Pas (2025). À côté d’eux, les Avengers de Sam Wilson, composés de lui-même en tant que Captain America, du nouveau Falcon, d’Ant-Man, de Wong en Sorcier Suprême, de Captain Marvel (et Monica Rambeau, passée dans un l’univers des X-Men) et de Shang-Chi. Les Thunderbolts* (2025) seront aussi de la fête, avec leur fine équipe d’anti-héros : Yelena, Bucky, Red Guardian, Ghost, U.S. Agent et Bob / Sentry. Notez qu’ils se font désormais appeler les New Avengers, comme l’a officialisé Marvel.
À côté d’eux, d’anciennes gloires refont parler d’elles. Les guerriers du Wakanda et de Talokan : M’Baku, Shuri & Namor. Thor et une version de Steve Rogers seront de la fête. Et il n’y a qu’un pas pour que Hulk, War Machine et Strange ne pointent le bout de leur nez d’une manière ou d’une autre. Quid de Spider-Man ? Peu de chances de voir le Peter Parker de Tom Holland débarquer, lui qui a été effacé de toutes les mémoires dans Spider-Man : No Way Home (2021). Le seul indice pointant vers une apparition de Spidey est lié à la scène post-générique du tout récent Spider-Man : Brand New Day (2026), mais on voit plus l’Araignée mener la reconstruction après Avengers : Secret Wars (2027), son lien privilégié avec les mutants aidant. Dans le même ordre d’idée, Daredevil, le Punisher ou les Defenders, des héros dits du « Street Level », se feraient allègrement balayer par la menace Doom. OK. Mais c’est tout ?

Doomsday, le grand rassemblement ou le chant du cygne ?
Pas tout à fait, non. Car au jeu du casting, Avengers : Doomsday tape dans le XXL. Ce sont la plupart des X-Men historiques et d’anciens Spider-Man qui trustent les places de choix des dernières bandes-annonces, avec quelques absences remarquées. Où sont donc les X-Women, par exemple ? Où sont Tornade, Jean Grey ou Malicia ? Fidèle à la logique de tout rassembler en vue de tout redémarrer, il y a d’énormes chances pour que tous ces personnages soient éliminés pendant le film. Oui, même Wolverine.
Si on suit les comics, tout ce petit monde pourrait être anéanti dans Avengers : Doomsday, au même titre que bon nombre de personnages devenus encombrants ou trop vieillissants. La menace serait contrée l’année d’après dans Avengers : Secret Wars (2027). Pas mal de héros et d’héroïnes absents devraient de toute façon apparaître sur le Battle World, un monde transitoire patchwork où Doom serait un Dieu vivant. On pense au fils de Hulk, et pourquoi pas à tout ce qui reste de caméo à proposer. L’univers unique qui renaîtrait alors à la fin du film, soit le nouveau MCU, serait par conséquent la somme de tous les autres univers fusionnés. Un univers avec des héros, des entités cosmiques et infernales… et des mutants. L’occasion de voir apparaître de nouvelles itérations des principaux personnages au milieu de quelques survivants, mais avec de nouveaux visages. Un nouveau MCU simple à suivre, qui se construirait vraisemblablement autour de la nouvelle génération de X-Men annoncée à la D23 2026. Avengers : Doomsday est attendu au cinéma en France le 16 décembre 2026.
La Watch List Marvel de rattrapage pour être prêt le jour J
En résumé, c’est un énorme baroud d’honneur assumé. Un bouquet final qui convoque quasiment tout ce que Hollywood a produit de super-héros depuis un quart de siècle. Un dernier tour de piste avant de placer tout ça dans un musée, et de repartir avec une toute nouvelle génération. Devant la caméra comme devant les écrans. En prévision, il est important de noter que Kevin Feige a officialisé une liste de 15 films et séries à voir pour tout comprendre de Doomsday :
X-Men (2000)
X2 (2003)
Avengers (2012)
Avengers : Infinity War (2018)
Avengers : Endgame (2019)
Loki, saisons 1 et 2 (2021-2023)
Spider-Man : No Way Home (2021)
Deadpool & Wolverine (2024)
Thunderbolts* (2025)
Cette liste est découpée en deux. On y retrouve d’un côté des œuvres visant à nous présenter les héros que l’on va recroiser dans le film, comme le Professeur X et Magneto, et de l’autre les œuvres liées au Multivers (à l’exception de celles avec Kang). Personnellement, je rajouterai X-Men : Le Commencement (2011) et Days of the Future Past (2014), tant le rôle des X-Men dans ces films vient perturber les timelines ; WandaVision et Agatha All Along (2024), candidates probables qui pourraient se cacher derrière les masques des Sorcières de Latvérie ; et je remplacerai également le Avengers : Endgame original par le Avengers : Endgame Extended (2026), qui ressort en salle cet automne et qui proposera quelques menus changements afin d’assurer la continuité du récit et de faire le lien avec Avengers : Doomsday. Prêts pour l’Apocalypse ?























































