
Star Wars : tout ce qu’il faut (re)voir avant The Mandalorian & Grogu
The Mandalorian & Grogu (2026) sort en salle cette semaine, et on ne va certainement pas bouder notre plaisir. Jon Favreau, le réalisateur - qui est aussi à l’origine de la série The Mandalorian (2019) - propulse donc Din Djarin et Grogu directement sur grand écran. Avant de faire le pied de grue devant les salles obscures, une sérieuse remise à niveau s’impose.
Évidemment, le mieux serait d’avoir vu la trilogie originale et la prélogie pour réussir à comprendre toute la profondeur et la complexité de l’univers Star Wars. Mais autour de ces six films, la mythologie est devenue particulièrement dense avec une multiplication d'œuvres. Si vous vous sentez un peu dépassés et que vous avez peur d’avoir besoin d’un lexique en visionnant le film, voici le programme complet pour être certain de (presque) tout comprendre dans la salle. Attachez vos ceintures, vérifiez vos hyperdrives, on passe en vitesse lumière.
Si votre watchlist déborde et que le chrono tourne, ces deux premières séries sont facultatives si votre ambition face à The Mandalorian est Grogu est de comprendre suffisamment d’éléments pour passer un bon moment, apprécier le film et être attendri par Grogu. Cependant, si vous voulez vraiment tout comprendre et avoir toutes les références, alors les deux séries d’animations présentes dans cette liste sont incontournables. Sous la houlette de Dave Filoni, The Clone Wars (2008-2020) a littéralement redéfini et densifié toute la mythologie de Star Wars.
C’est ici que l’on découvre Mandalore. On y découvre la genèse des groupuscules extrémistes comme la Death Watch (la secte qui repêchera le jeune Din Djarin). C’est aussi dans cette série animée que l’on voit apparaître l’apprentie d’Anakin, Ahsoka Tano. Elle passe alors d’élève têtue et insupportable à l’une des figures les plus importantes du panthéon Star Wars. Le film Clone Wars (2008) vous présentera pour sa part le jeune Rotta le Hutt qui a toute son importance dans le film Mandalorian. Et vous pouvez au passage (re)voir Le Retour du Jedi, pour comprendre qui était son papa Jabba.
Au premier abord, Star Wars Rebels (2014-2018) semble trop enfantin et familial, ce qui a pu rebuter certains fans au début. Pourtant, la série animée a rapidement su montrer qu’il ne fallait pas s’arrêter à son style graphique et que son écriture était en fait d’une grande maturité.
Pourquoi elle nous intéresse tant ici ? Pour le Darksaber, pardi. C’est dans Rebels que le personnage de Sabine Wren — une Mandalorienne qui ne fait pas dans la dentelle — est développé, et que l’on comprend enfin l’importance mythologique et politique du Darksaber. Comment parler de Rebels sans évoquer l’ombre qui plane sur l’intrigue : l’introduction du Grand Amiral Thrawn, un antagoniste aussi charismatique que manipulateur. Avec cette série, Dave Filoni arrive à faire le lien entre les cendres de la République et la genèse de l’Alliance Rebelle.
Avec la saison 1 de The Mandalorian (2019) on entre dans les saisons et séries à voir absolument si vous voulez comprendre le minimum de The Mandalorian & Grogu. Cette série a réussi à comprendre que Star Wars ne se limite pas aux Jedi et aux sabres lasers, bien au contraire. Le Star Wars que j’aime, c’est celui des mercenaires, des espions, des petits fermiers qui deviennent héros, des rebelles. Ici, The Mandalorian a réussi à s’imposer comme une déclaration d’amour au western et aux films de samouraïs à la Akira Kurosawa. Sans jamais tomber le casque de la saison, Pedro Pascal livre une véritable masterclass avec un charisme animal sous son armure en beskar. Puis, on y voit apparaître « l'Enfant » (refusez avec moi l'appellation commerciale Baby Yoda, par pitié), un twist narratif qui a généré un séisme pop-culturel absolu. Cette série est le retour à l’essence de la saga. Pas de fan service, on suit simplement un solitaire usé jusqu’à la corde, des blasters qui fument, et une dynamique paternelle calquée sur le classique japonais Le Sabre de la vengeance (1972)
J’ai particulièrement apprécié l’absence de fan service dans la première saison, alors quand j’ai vu que la saison 2 (2020) jouerait là-dessus, j’étais inquiet. Car oui, c’est quelque chose qui peut tuer une histoire et me sortir totalement de l’œuvre. Mais l’un des points forts de cette saison 2, c’est que le fan service est plutôt bien fait (ou que je suis simplement un simple fan trop facilement manipulable) et est utile à l'histoire : l'introduction de Bo-Katan Kryze et surtout d'Ahsoka Tano aurait suffi à me convaincre, mais c’était sans compter sur l’apparition d’un certain Jedi à l'épisode 8 ! Ces personnages permettent de lier l’histoire de Mandalorian à l’univers Star Wars alors que la première saison était plutôt hermétique. L’action dans cette saison est tout bonnement spectaculaire, et de nombreux éléments de l’histoire sont intéressants. La saison élargit l’horizon de Grogu, pose la question de son avenir chez les Jedi, et transforme la relation avec Din en vrai choix affectif.
Cette saison 3 (2023) divise davantage les fans, même si elle a certains aspects très intéressants. On en apprend plus sur Mandalore, les clans, les croyances, les rituels et cette idée d’un peuple à reconstruire après la catastrophe. Pourtant, cette saison hérite des défauts du Livre de Boba Fett. Elle manque de nerf, de rythme, et Din Djarin perd un peu de son intérêt. Pourtant, il faut la voir si vous espérez comprendre le film. Elle clarifie de nombreuses choses, développe la mythologie mandalorienne et installe un nouvelle dynamique : Mandalorian et Grogu recherchent leur place dans l’univers. Néanmoins, l’action est spectaculaire, et certaines scènes sont impressionnantes. J’ai adoré les batailles aériennes en jetpacks.






















