
10 mini-séries sous-cotées à rattraper d'urgence
Au milieu de toutes les propositions disponibles aujourd’hui, il y a forcément des perles rares qui sont passées sous nos radars. Et s’il faut avouer qu’on n’a pas toujours le temps de lancer un film de 2h30 ou de rattraper les 10 saisons d’une série culte, on peut peut-être donner sa chance à une mini-série. Un format court et fini, avec un début et une fin, facile à regarder grâce à un découpage identifié et, bien souvent, sans ventre mou pour coller à un format ou diluer son intrigue. La mini-série va généralement à l’essentiel. Juste de quoi s’attacher.
Alors, oui, il y a les mètres étalons du genre, multi-récompensés et largement médiatisés comme Adolescence (2025), Shōgun (2024) ou Tchernobyl (2019). Et si on les met de côté aujourd’hui, c’est pour mieux nous y consacrer demain dans un article dédié, en choisissant de donner un peu de lumière à des séries singulières et bien ficelées moins connues. Comment choisir ? En suivant deux critères : retenir les séries qui font consensus auprès de la critique et du public d’une part ; et se limiter à la dernière décennie, soit de 2016 à aujourd’hui. Pas de Band of Brothers (2001) non plus donc. Pleins feux sur 10 mini-séries injustement oubliées de la dernière décennie qui méritent toute votre attention.
Years & Years (2019) est une série d’anticipation politique coup de poing qui m’avait complètement retourné à sa sortie. Je lui avais même consacré une critique complète dans les colonnes du Grand Pop. L’histoire, découpée en six épisodes, suit une famille britannique recomposée de Manchester sur une quinzaine d’années. Si la série débute en 2019, elle s’envole rapidement dans le temps, imaginant les possibles trajectoires que des choix politiques et sociaux dangereux pourraient entraîner dans nos sociétés modernes. Sur fond d’éco-anxiété, la famille assiste, médusée, au Brexit, à la montée du populisme et du fascisme, aux méfaits de l’IA, aux risques du transhumanisme, au traitement des réfugiés et aux déchirements familiaux. C’est lourd ? Oui. Sûrement. Mais nécessaire, tant la série de la BBC avait un temps d’avance sur son époque. Elles faisaient peur en 2019, elles sont presque devenues réalité en 2026. Years & Years nous rappelle qu’il ne faut pas jouer avec le feu, car le bruit des bottes n’est jamais bien loin.
Emmenée par un casting solide composé de vétérans de la télé britannique comme Emma Thompson, Rory Kinnear, T’Nia Miller, Anne Reid ou Jessica Hynes, ce qui pourrait ressembler à un pamphlet lourdingue se révèle un puissant éveil des consciences, superbement mis en scène, à grands renforts de scènes où les dialogues s’effacent derrière la musique. Le discours lénifiant du personnage d’Emma Thompson s’oppose ainsi aux errements capitalistes des uns, aux choix de vie des autres ou à la vérité fondée sur l’expérience de la matriarche de la famille Lyons. Une série tragique et inquiétante portée avec la légèreté caractéristique de nos amis anglais qui fait mouche.










































