
Star Wars : ce clin d'œil dans le film Mandalorian est tellement visible… que personne ne l’a vu !
Après sept ans, l’attente des fans a été récompensée : Star Wars est de retour au cinéma. La dernière fois que l’univers imaginé par George Lucas s’était fait attendre aussi longtemps, c’était entre le film d’animation Clone Wars (2008) et le lancement de la postlogie avec Le Réveil de la Force (2015). Avec The Mandalorian & Grogu (2026), la franchise retrouve les salles obscures et le grand écran, pour une mission mouvementée du chasseur de primes Din Djarin (Pedro Pascal) et de son jeune apprenti/Enfant (toujours aussi mignon), chargés par la Nouvelle République de traquer des fugitifs de l’Empire.

Rotta le… Hulk
Après un prologue aussi enneigé qu’explosif, la mission centrale du film de Jon Favreau conduit notre duo sur la marécageuse Nal Hutta, à la rencontre des Jumeaux Hutt : c’est là que les deux seigneurs du crime révèlent à Mando la localisation de leur neveu, Rotta, retenu prisonnier sur une lune de la planète Shakari, que le chasseur de primes doit parvenir à libérer en échange d’informations pour localiser et arrêter le mystérieux officier impérial Coin. Direction ce nouveau monde baigné de pluie et de néons, tout droit sortie de Blade Runner, où le Mandalorien découvre que Rotta est en réalité une star des combats de gladiateurs intergalactiques et le prisonnier volontaire d’un certain Janu, richissime promoteur local. « C’est Rotta le… Hulk ! » m’a lancé mon fils en découvrant la limace imposante (et musclée) dans l’arène, et c’est vrai qu’il se dégage de ce moment quelque chose de Thor Ragnarok où le héros asgardien et le géant vert Marvel s’affrontaient sur Sakaar.

Une arène familière
Retour sur la lune de Shakari, où l’arène en elle-même est très familière. Et pour cause, avec sa forme circulaire traversée de cases noires et blanches, elle reprend le design d’une table de Holochess, ce jeu d’échecs virtuel qu’on découvrait, fascinés, dans Un nouvel espoir (1977). Encore plus fort, quand Mando se retrouve plongé malgré lui dans un combat à mort (baptisé Dejarik, le vrai nom du Holochess) aux côtés de Rotta, face aux créatures les plus sauvages de la galaxie, on découvre que les monstres conviés à la fête… sont des mêmes espèces que les pièces avec lesquelles Chewbacca, R2-D2 et C-3PO jouaient dans le Faucon Millenium dans le film original ! Les puristes reconnaîtront notamment un massif Kintan Strider, un redoutable K'lor'slug, un colossal Savrip mantellien (possiblement le gladiateur Kalhar), un Molator, un Monnok ou encore un terrifiant Scrimp parmi les bestioles lâchées dans l’arène. La séquence est tellement mouvementée et spectaculaire qu’on en oublie de réaliser que c’est bien le Holochess qui prend vie sous nos yeux, « pour de vrai » !

Un jeu qui revient depuis près de 50 ans
Présent dès le film original dans le vaisseau de Han Solo, au cours d’un moment presque banal mais qui a marqué un nombre incalculable d’imaginaires (dont le mien), le Dejarik était alors réalisé en stop motion (animation en volume, image par image) par le génie Phil Tippett. On a par la suite revu le jeu dans les romans, comics, jeux vidéo et livres audio ; dans certains épisodes des séries animées Clone Wars, Rebels et The Bad Batch ; ainsi que dans les films Rogue One : A Star Wars Story (2016), Solo : A Star Wars Story (2018), L'Ascencion de Skywalker (2019) et surtout Le Réveil de la Force (2015), où la partie de 1977 reprenait en l’état, toujours sous la supervision de Phil Tippett, dans un savant mélange entre stop motion et CGI moderne. Si vous-même vous désirez vous lancer dans une partie, le jeu existe dans les Disney Store et certains parcs d’attraction… c’est moins dangereux que les arènes de la lune de Shakari !































