7 films cultes qui ont inspiré The Mandalorian et la saga Star Wars

7 films cultes qui ont inspiré The Mandalorian et la saga Star Wars

Aurélien Bouron
Aurélien Bouron

Publié le 01 juin 2026

Mis à jour le 01 juin 2026

George Lucas ne s’en est jamais caché : sa galaxie lointaine, très lointaine est le résultat des obsessions de jeune cinéphile du réalisateur. Quand Jon Favreau et Dave Filoni ont lancé The Mandalorian (2019-2023), ils n’ont pas cherché midi à quatorze heures : ils ont plongé tête la première dans les inspirations du papa de Star Wars et dans les longs métrages qui s’en rapprochent.

Des westerns aux films de samouraï, la recette de la saga intergalactique vient de loin. The Mandalorian & Grogu, porté par Pedro Pascal, Sigourney Weaver et Jeremy Allen White, continue de puiser dans ce qui fait le succès de l’univers de la franchise. Voici donc sept films à voir pour comprendre ce qui a nourri les aventures de Mando et l’univers de La Guerre des étoiles. Vous y verrez les inspirations évidentes, du style visuel au scénario en passant par les personnages ou même les décors.

Flash Gordon n’est pas juste le film ultra kitsch de 1980. À l’origine, c’est une série qui date de 1936, avec 13 épisodes qui tenaient les gamins en haleine chaque semaine au cinéma. Ce n’est pas une simple source d’inspiration puisque George Lucas voulait adapter la bande dessinée originale d’Alex Raymond, mais n’ayant pas eu les droits (achetés par… Alain Resnais !), il a inventé La Guerre des étoiles (1977), rien que ça. Dans Flash Gordon, toute l’ADN Star Wars est présent : le synopsis dans le générique, les transitions géométriques, l’empereur Ming qui nous rappelle très fortement Palpatine, et cette esthétique de space opera qu’on adore.

Akira Kurosawa est probablement le parrain secret de Star Wars. Pas si secret que cela, puisque c’est une référence très connue de George Lucas, et il suffit de voir un seul de ses films pour s’en rendre compte. La Forteresse cachée a servi de calque narratif direct au premier film de la saga : l'idée de Kurosawa consistait à raconter une guerre civile de grande ampleur à travers les yeux et les bavardages incessants de deux paysans trouillards, chamailleurs et opportunistes, Tahei et Matashichi. Si vous remplacez ces deux personnages par des C-3PO et R2-D2 paumés dans le désert de Tatooine, vous obtenez le premier acte de l’Episode IV : Un nouvel espoir. Si on continue les comparaisons, Obi-Wan Kenobi trouve son origine dans le général Rokurota Makabe, protégeant une princesse en fuite. Dans The Mandalorian, cette influence n’est pas tant dans l'histoire que dans l’ambiance et l’esthétique : de grands espaces sauvages, une mise en scène épurée, la poussière, la roche, la sueur, tout comme le style de Kurosawa.
Encore du Kurosawa, oui, mais Les Sept Samouraïs est un monument du cinéma et a inspiré Hollywood plus d’une fois. J’ai toujours pensé que les westerns sont la réponse de l'Occident aux films de samouraïs (aussi appelés chanbara), et ce long métrage le prouve puisqu'il a été repris plus tard par John Sturges dans Les Sept Mercenaires (1960). Le pitch est simple : un village de paysans pauvres et sans défense engage des mercenaires redoutables pour les protéger des raids de bandits. L’épisode 4 de The Mandalorian est le copier-coller totalement assumé de cette histoire ! Din Djarin et Cara Dune entraînent des fermiers à manier les armes pour repousser des pillards. Loin d’être un plagiat, cet épisode est un vrai hommage à l’un des plus grands réalisateurs et l’une des plus grandes sources d’inspiration de Star Wars, cette franchise que nous aimons tant. Si vous ne connaissez pas les films de Kurosawa, vous serez ravis. Chaque film est presque une leçon de cinéma.
On ne s’arrête pas sur une si belle lancée et on continue avec Akira Kurosawa. Yōjinbō est un film de sabre où un samouraï errant, sans maître, débarque dans une petite ville déchirée par deux bandes rivales, puis décide de nettoyer l’endroit en manipulant tout le monde. Ce ronin sans nom est solitaire, silencieux, efficace, et ne peut que nous rappeler Din Djarin, chasseur solitaire qui traverse la Bordure Extérieure en évaluant toujours le rapport de force avant de sortir son blaster. Yōjinbō est l’un des films précurseurs du concept du anti-héros. Sans lui, les chasseurs de primes de l’espace n’existeraient pas ou seraient bien moins intéressants. La suite, Sanjuro (1962), est à ne pas manquer !
Si le scénario de Yōjinbō vous disait quelque chose, c’est normal. Sergio Leone a repris l’histoire pour inventer le western spaghetti et offrir au passage à Clint Eastwood le rôle qui l’a propulsé en haut de l’affiche : l’Homme sans nom dans Pour une poignée de dollars. Le look de Boba Fett, puis la posture de Din Djarin, viennent directement de cette silhouette longiligne drapée dans un poncho. Dans la série de Disney+, l'armure en beskar remplace le poncho, le casque remplace le chapeau, mais la démarche est exactement la même : cadencée, lente, menaçante. Même la musique de la série composée par Ludwig Göransson fait référence à celles écrites par Ennio Morricone. Le Bon, la Brute et le Truand (1966) permet de pousser l’esthétique du western spaghetti et de continuer d'explorer tout un genre qui a influencé tout l’univers Star Wars de 1977 à aujourd’hui.
Le comportement et l’allure globale de Mando doivent énormément au western spaghetti et au film de samouraï. L’intrigue de la série est même directement inspirée de la saga littéraire et cinématographique japonaise Lone Wolf and Cub, dont le premier volet est nommé Baby Cart : Le Sabre de la vengeance. On y suit Ogami Ittō, le bourreau du shogun, qui se retrouve banni, sans honneur et traqué à la suite d’un complot. Il parcourt alors le pays en poussant un landau en bois qui cache son jeune fils, Daigoro, devenant un tueur à gages craint de tous. Remplacez le landau en bois par un berceau flottant et le gamin par une petite créature aux grandes oreilles qui maîtrise la Force, et vous obtenez la recette de la série Disney+. Dans Le Sabre de la vengeance on retrouve une tendresse maladroite, un lien père fils indestructible, mais aussi une violence sanglante impressionnante. La suite, Baby Cart : L'Enfant massacre (1972) est encore plus folle !
Baby Cart Vol.01 : Le Sabre de la vengeance n'est pas disponible en streaming.
Laissez-nous vous avertir quand vous pourrez le regarder.

Le chef-d'œuvre de John Ford, La Prisonnière du désert, est la référence visuelle de Tatooine. Lorsque John Wayne (dont le petit-fils joue… le Mandalorien) scrute l’immensité de Monument Valley, on ne peut qu’y voir Luke Skywalker devant le double coucher de soleil, ou Din Djarin face aux dunes. John Ford construit son récit autour du personnage d’Ethan Edwards, vétéran raciste, obsédé par la recherche de sa nièce enlevée après le massacre de sa famille. Le film aborde des thèmes très américains : la vengeance, la frontière, la violence coloniale, la famille perdue. Dans Star Wars, l'esthétique y est : le désert, les fermes isolées, les silhouettes à l’horizon, la maison détruite qui pousse le héros vers l’aventure. Le premier épisode de la saison 2 de The Mandalorian s’inspire beaucoup du film de 1956, avec Cobb Vanth, les habitants de Mos Pelgo, les Tuskens et le dragon de Krayt. Mais la série essaie de déplacer le regard, de ne pas réduire les autochtones à des figures hostiles. The Mandalorian donne davantage de place aux Tuskens, à  leur culture, leur langue, leurs rituels.

À propos de cette liste

Titres

7

Coût total de visionnage

5,98 €

Durée totale

25h 17min

Genres

Drame, Action & Aventure, Mystère & Thriller

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  1. 4 Titres Molotov TV
  2. 1 Titre JustWatch TV
  3. 1 Titre MUBI
  4. 1 Titre MUBI Amazon Channel
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