
Le prochain Backrooms ? Tout ce qu'il faut savoir sur Siren Head avant le film !
Un monstre à tête de sirène d’alerte ? Double tête de sirènes, même ? C’est l’étrange créature Siren Head, dont les apparitions ont été partagées en nombre sur les réseaux sociaux ces dernières années. Derrière cette création terrifiante se cache la potentielle nouvelle creepypasta qui fait trembler Hollywood. JustWatch vous dit tout.
C’est quoi une creepypasta ?
Oubliez les histoires qui font peur au coin du feu, oubliez les légendes urbaines qu’on se racontait pendant les soirées-pyjamas ! Le web et les réseaux sociaux ont accouché d’une nouvelle version de ces « fictions frissons » : les creepypastas, néologisme 2.0 composé à partir de « copy/paste » (copier-coller) et de « creepy » (effrayant). Les nouveaux récits qui font peur relèvent désormais cette catégorisation, qui ajoute aux histoires terrifiantes d’antan les médias (photos, sons, vidéos…) et la viralité propre au digital. Et le cinéma n’a pas manqué de s’en emparer.
Le phénomène Backrooms (360 millions de dollars de recettes), par exemple, est une proposition de Kane « Pixels » Parsons au sein de la vaste mythologie contributive imaginée autour cet univers parallèle et malaisant. Slender Man (2018) donnait vie à l’une des plus célèbres creepypastas avec son étrange créature filiforme qui kidnappe les enfants et adolescents. Quant à la série Channel Zero (2016-2018), elle a exploré plusieurs de ces cauchemars au fil de ses quatre saisons anthologiques. Et une nouvelle histoire s’apprête à engranger les cris… et les dollars : Siren Head.

C’est quoi Siren Head ?
Cette histoire, c’est Siren Head, une créature qui fascine la Gen Z depuis le 19 août 2018. Et contrairement à d’autres creepypastas, elle a un créateur officiel. Ce jour-là, l’illustrateur canadien Trevor Henderson met en ligne sur Instagram sa dernière création : le dessin d’une étrange et gigantesque créature filiforme, dont le corps semble être fait de bois et de racines et dont la tête est remplacée par… deux sirènes. Son monstre est accompagné d’une courte description, évoquant une femme confrontée à ce qu’elle pensait être un vieux poteau téléphonique dont deux voix inquiétantes émergent pour égrener des chiffres mystérieux.
Il n’en fallait pas plus pour qu’une réelle et immédiate fascination s’empare des réseaux sociaux. La créature humanoïde, de douze mètres de haut, interpelle grâce à son design si particulier. Le lore et la mythologie se développent, entre vraies-fausses apparitions, dessins, found footage et jeux vidéo. Son mode opératoire est détaillé : camouflé en arbre ou en poteau, le prédateur attend dans les zones rurales et forestières et utilise ses sirènes pour reproduire des messages d’alertes ou des voix humaines et attirer ses proies. Chacun.e s’empare de cette iconographie unique, et le Siren Head engrange plus de trois milliards de vues sur TikTok et un milliard de vues sur Youtube.

C’est quoi le projet de film ?
Depuis les succès de Obsession (400 millions de dollars de recettes mondiales depuis sa sortie), Backrooms et dans une moindre mesure Undertone (dans nos salles le 12 août), tous réalisés par des talents issus du digital et proposant leurs propres histoires, Hollywood a compris que la nouvelle génération de spectateurs, biberonnée aux memes et aux creepypastas, cherche « autre chose » que des super-héros ou des reboots/remakes de franchises. Les studios sont donc à l’affût des nouveaux récits susceptibles d’attirer les jeunes adultes dans les salles. Et Siren Head en est assurément un.
Pas moins de cinq majors se sont ainsi disputés le projet d'adaptation, et c’est Warner qui a remporté le gros lot devant 20th Century Studios, Sony, Universal et Paramount. Le studio a confié le projet au tandem Zach Cregger (le phénomène Évanouis) / Brian Duffield (dont le prochain Englouti fait partie des films les plus attendus de la rentrée) : le premier assurera la production, le second la réalisation, et ils vont écrire ensemble le film pour lequel ils auraient trouvé la bonne approche narrative selon The Hollywood Reporter. Une histoire solide et des personnages forts, c’est la clé pour transformer un meme ou une creepypasta en succès cinéma : reprendre le monstre ne suffit pas, le film Slender Man, très mal reçu en 2019, l'a prouvé.















