
« Je les revois deux fois par an » : Jason Segel et Samara Weaving adorent cette saga
Dans Over Your Dead Body (2026), Jason Segel et Samara Weaving se détestent. Pire, ils profitent d’un week-end au vert organisé afin de « se retrouver » pour tenter de… s'éliminer l’un l’autre ! Leurs plans respectifs vont alors être perturbés par des détenus en cavale, forçant les deux anciens tourtereaux à faire équipe façon survival dans les bois. Qui aime hait bien châtie bien pourrait-on dire devant ce délire imaginé par le tandem Nick Kocher / Brian McElhaney (Mission Pizza), mis en scène par Jorma Taccone (MacGruber, Popstar: Célèbre à tout prix), disponible sur Prime Video. Et pourtant, les comédiens s’entendent parfaitement ! La preuve dans notre interview Sorry Not Sorry, où ils sont tous deux alignés sur leur plaisir coupable. Ou quand le cinéma (et JustWatch) rapproche les gens.
Retour à Poudlard
La réponse de Jason Segel vient directement du cœur. Celle d’un grand enfant de 46 ans qui adore s’évader grâce à la magie du 7e Art. « Je ne pense pas que ce soit une opinion controversée ou polémique, c’est juste dû à mon âge et ma génération. Je revois régulièrement la saga Harry Potter. Je dirais même deux fois par an ! Je les revois tous » Et sa partenaire, enceinte et qui anticipe sans doute de faire découvrir la franchise à son futur enfant, de rebondir : « Moi aussi ! Je les revois tous chaque année à partir du mois de novembre. De Halloween jusqu’à Noël. » Et je crois, en vérité, que c’est un marathon magique que beaucoup d’entre-nous adorent programmer chaque hiver.
Produits entre 2001 et 2011, la saga Harry Potter (dont nous célébrons le 25e anniversaire cette année) a accompagné une décennie de cinéma, touchant à la fois les jeunes adultes qui avaient dévoré les romans et réunissant parents et enfants autour des aventures de Harry (Daniel Radcliffe), Ron (Rupert Grint) et Hermione (Emma Watson) à l’école de sorcellerie de Poudlard. A travers huit films, nous les avons vus grandir, traverser l’enfance puis l’adolescence (et même l’âge adulte avec un final sur la quai de la voie 9 ¾ certes surmaquillé mais que j’ai toujours trouvé très touchant). Les enjeux, d’abord merveilleux, sont devenus plus sombres alors que la menace de Vous-Savez-Qui devenait plus concrète et que la mort (Ah, Cédric Diggory…) commençait à s’inviter dans les murs du château.
J’ai personnellement débuté ma carrière en assurant la couverture éditoriale des films, que j’ai quasiment tous accompagnés entre interviews, avant-premières et conférences de presse. J’ai même eu le privilège (ne me détestez pas) de me rendre sur le tournage du Prince de Sang-Mêlé (2009), un jour où tous les élèves étaient réunis dans la Grande Salle : à chaque revisionnage, les images de ce moment unique me reviennent en mémoire et j’ai un frisson d’émotion sur les quelques plans où j’étais là ! Harry Potter, comme pour Jason Segel, comme pour Samara Weaving, comme pour d’innombrables personnes, a été un moment très particulier de ma vie de spectateur. Et magique.
Je crois que la trilogie Les Animaux Fantastiques (2016-2022) n’a jamais réussi, malheureusement, à retrouver cette magie. Il faut souhaiter que la série développée par HBO Max y parvienne. Car si elle nous semble arriver trop tôt, elle n’est en réalité pas « pour nous » : elle est faite pour la génération qui va grandir au fil des épisodes (une saison par livre, c’est le format idéal pour cet univers), et qui, comme Jason Segel, comme Samara Weaving, comme moi, comme vous peut-être, reverra l’intégrale chaque hiver, dans une vingtaine d’années.















































