« On voit le bout des doigts du technicien qui pousse le vaisseau ! » : la star de Landman adore ce nanar SF

« On voit le bout des doigts du technicien qui pousse le vaisseau ! » : la star de Landman adore ce nanar SF

Yoann Sardet
Yoann Sardet

Publié le07 juillet 2026

Mis à jour le07 juillet 2026

Voilà deux acteurs qui ont parfaitement compris et embrassé la notion de plaisir coupable ! Les comédiens Billy Bob Thornton et Sam Elliott, qui portent la série Paramount+ Landman (2024-) de Taylor Sheridan sur l’univers impitoyable du forage de pétrole, se prêtent avec grand plaisir à la traditionnelle question de JustWatch : le « Sorry Not Sorry » où les talents du grand et du petit écran sont invités à partager une oeuvre (un peu) honteuse mais qu’ils revoient toujours avec plaisir. Il y a parfois de la téléréalité, parfois des films « gnangnan », et parfois des des monstres. C’est le cas ici !

Le plaisir coupable de Billy Bob Thornton ? C’est Robot Monster !

« C’est une question intéressante ! On ne me l’a jamais posée… », s’amuse Billy Bob Thornton, avant de dévoiler avec malice le plaisir coupable qu’il partage avec sa fille. « Je pense à un film de science-fiction horrible des années 50. Ma fille adore revoir ce genre de films car elle n’arrive pas à croire à quel point la technique était mauvaise à l’époque ! C’est un film qui s’appelle Robot Monster. C’est un monstre qui a un corps de gorille avec un casque de scaphandrier sur la tête. Il est censé venir de Mars ou quelque chose comme ça… Il y a des bulles qui sortent de son système de communication. Dans le film, on voit ces effets spéciaux d’époque avec un vaisseau spatial en carton accroché à un film. Sauf qu’ici, au bord du cadre, on voit le bout des doigts du technicien qui pousse le vaisseau ! C’est un film que nous revoyons ensemble très souvent, ce qui est assez triste sur ce que ça dit de ma vie. Robot Monster, que tout le monde regarde ce film ! »

Robot Monster

Réalisé en 1953 par un jeune passionné nommé Phil Tucker, Robot Monster a été tourné en 3D (!) en quelques jours à peine pour un budget minuscule, essentiellement en extérieur. On y suit Ro-Man, une créature extraterrestre envoyée sur terre pour éradiquer les derniers survivants humains mais qui va peu à peu s’attacher à ses cibles. Entre le costume, les effets spéciaux et le scénario (qui va jusqu’à faire revivre les dinosaures avant un twist final interdit façon « Ouf, tout ça n’était qu’un rêve ! »), rien ne va… et c’est ce qui fait justement tout le charme du long métrage, qui transpire la passion et la naïveté. Bref, comme Plan 9 From Outer Space de Ed Wood, c’est un chef d'œuvre du nanar et du bestiaire loupé qui dure à peine 1h6mn (même si en termes de ressenti, on est plus proche de quatre heures !). Mais c’est un indispensable. Même Billy Bob Thornton le dit.

Le plaisir coupable de Sam Elliott ? C’est L'Étrange Créature du lac noir !

« Pour rester dans les trucs de science-fiction, je dirais L'Étrange Créature du lac noir (1954)… », partage à son tour son partenaire dans la série, Sam Elliott. « Cela a été très formateur pour moi. Je l’ai vu quand j’avais huit ans, et j’étais fasciné ! Comment ce gars pouvait-il nager de cette façon ? J’étais nageur, je venais d’une famille de nageurs et de champions de plongeon, et j’étais admiratif de la manière dont ce cascadeur (le spécialiste Ricou Browning qui pouvait tourner jusqu'à quatre minutes en apnée sans relâcher une bulle d'air, NDLR) arrivait à nager avec son costume de grenouille ! » Très amusé par la réponse et ce souvenir, Billy Bob Thornton ne peut s'empêcher d’évoquer l’héroïne du film, Julie Adams dont le maillot de bain blanc avait grandement marqué l'époque. « Oui, il y avait Julie Adams, impossible de l’oublier », se souvient alors Sam Elliott, un sourire au coin de sa moustache.

L'Etrange Créature du Lac Noir

Voilà un autre monstre fifties en relief, mais bien plus apprécié que Ro-Man. Le Gill-Man, la créature du film imaginée par Milicent Patrick, est entré au panthéon du cinéma fantastique et des Universal Monsters. Futur réalisateur de L’Homme qui rétrécit (1957), Jack Arnold livre une aventure captivante, qui revisite la dynamique de La Belle et la Bête ou King Kong en confrontant une créature amphibie et mystérieuse, dernière de son espèce, à une expédition en Amazonie. Le monstre va dès lors jeter son dévolu sur l’une des scientifiques et l’enlever… Si vous avez aimé La Forme de l'eau (2017) de Guillermo Del Toro, vous ne pourrez que tomber sous le charme du film qui a grandement inspiré le cinéaste mexicain, avec une mention spéciale pour ses séquences sous-marines aussi réussies techniquement que fascinantes.

Un Monstre-Robot est envoyé sur Terre avant une invasion qui doit avoir lieu incessamment sous peu. Son objectif: capturer des humains afin de les ramener à son chef. Mais plus le robot passe de temps auprès d'eux, plus il s'attache, rendant sa mission de plus en plus difficile...
Dans les années 1950, une expédition en Amazonie découvre, grâce à des preuves fossilisées datant du Dévonien, un lien entre la terre et les animaux marins. Le chef de l'expédition Carl Maia rend alors visite au Dr David Reed, un ichtyologiste qui travaille dans un institut de biologie marine, qui persuade à son tour le Dr Williams de financer les recherches pour retrouver d'autres preuves.

À propos de cette liste

Titres

2

Coût total de visionnage

14,99 €

Durée totale

2h 25min

Genres

Horreur, Science-Fiction, Action & Aventure

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