
Pixar : les 5 films les plus sous-cotés des créateurs de Toy Story
Aujourd’hui, Pixar est considéré comme l’un des studios les plus influents du paysage cinématographique contemporain. Connu pour ses films d’animation innovants et originaux, il propose des univers riches en imagination, mais aussi profondément ancrés dans des émotions et des expériences qui résonnent auprès de publics variés, aussi bien adultes qu’enfants. Au fil des années, Pixar a ainsi bâti une véritable tradition, une marque et une identité tout à fait exceptionnelles.
Qui dit Pixar, dit bien sûr franchises emblématiques : Toy Story (1995-2026), leur première grande réussite, mais aussi Cars (2006-2017), Les Indestructibles (2004-2018) ou encore Vice-Versa (2015-2024), qui a battu des records historiques au box-office. Certes, la popularité de ces succès peut parfois entraîner, surtout dans les années qui suivent leur sortie, un certain désintérêt pour les films qui n’ont pas rencontré le même enthousiasme critique ou commercial.
Heureusement, les plateformes de streaming permettent aujourd’hui à ces œuvres autrefois sous-estimées de connaître une seconde vie, auprès des nouvelles générations comme des adultes animés par un sentiment de nostalgie, redécouvrant ces films sous un autre regard. Pour JustWatch, je vous propose une sélection de cinq films Pixar parmi les plus sous-cotés -des films que nous adorons malgré les critiques qu’ils ont pu susciter, et dont nous sommes convaincus que vous saurez, vous aussi, apprécier les qualités… si vous ne les avez pas encore découverts !
1001 Pattes (1998) a une importance historique pour le studio, car c’est le deuxième long métrage qu’il a sorti après Toy Story (1995). Pour Pixar, c’était surtout l’occasion de prouver que ses ambitions créatives n’étaient pas limitées à un seul projet et qu’il visait un succès durable. Même si Toy Story reste aujourd’hui la franchise phare du studio, les vrais fans de Pixar savent apprécier l’ingéniosité de 1001 Pattes.
L’histoire du film est inspirée de la fable La Cigale et la Fourmi d’Ésope et se concentre sur Tilt (Flik dans la version anglaise), qui veut devenir un héros en protégeant la colonie à laquelle il appartient contre les attaques des sauterelles, mais finit par causer davantage de dégâts. Malgré sa maladresse, il ne renonce pas à ses objectifs et engage des insectes guerriers qui ne sont, en réalité… qu’une troupe de cirque !
1001 Pattes a été salué pour la qualité de son animation, mais le film est avant tout une réussite grâce à son esprit aventureux, drôle et divertissant, ainsi qu’à l’attachement que l’on ressent pour le personnage principal. D’ailleurs, nous ne sommes pas les seuls à éprouver cette connexion. Lors de notre rencontre avec la chanteuse Audrey Nuna, notamment connue pour avoir prêté sa voix à Mira dans KPop Demon Hunters (2025), elle a révélé à JustWatch combien elle adore le film. Selon Nuna, qui pleure à chaque visionnage, 1001 Pattes est l’un des films les plus émotionnels de tous les temps. Nous ne pourrions pas être plus d’accord avec elle !
En comparaison avec les suites, qui garantissent la continuité des franchises, le nombre de prequels dans le monde de l’animation reste relativement rare. Il existe certes des exemples sorties directement en vidéo, mais des films dont la réussite auprès du public est à la hauteur du film original, on n’en trouve pas beaucoup : voilà pourquoi on aime tant Monstres Academy (2013) !
Le film nous ramène à une période bien antérieure à celle où nos héros travaillent chez Monstres et Cie (2001), lorsque Robert « Bob » Razowski (Mike Wazowski en VO) débute sa première année dans le programme de la « Peur » à l’Université Monstres. Rob fait la connaissance de Jacques « Sulli » Sullivan (James P. « Sulley » Sullivan en VO), fils d’un célèbre professionnel de la peur et naturellement effrayant par son apparence. Comme Bob rêve lui aussi de devenir un expert de la trouille, une rivalité s’installe entre les deux étudiants mais, avec le temps, elle se transforme en amitié.
Monstres Academy excelle dans sa manière d’approfondir un univers filmique préexistant en changeant de cadre narratif : on passe du monde administratif du premier film à l’univers académique. Les expériences de Bob et Sully en tant qu’étudiants -fraternités, cours, examens- parlent autant aux enfants qu’aux parents ayant vécu des situations similaires à l’université. L’un des aspects les plus importants du film est qu’il n’hésite pas à aborder l’expérience de l’échec, une qualité rare dans les films d’animation, souvent plus enclins à ne mettre en avant que les expériences positives de la vie.
Ce n’est donc pas pour rien qu’une grande actrice comme Elle Fanning l’adore : lorsqu’elle a évoqué ses plaisirs coupables pour JustWatch, elle l’a même qualifié de l’un des meilleurs films d’animation. Si vous ne l’avez pas encore vu, suivez son conseil et découvrez-le sans tarder !
Même si beaucoup voient dans Le Voyage d’Arlo (2015) le premier échec au box-office de Pixar, que cela ne vous décourage pas ! Comme le film sort la même année que Vice-versa (2015), dont le rythme et le style sont diamétralement opposés, il est probablement normal qu’il ait été éclipsé par son succès hors pair. Néanmoins, le monde préhistorique qu’imagine Le Voyage d’Arlo est plein de surprises et très attirant grâce à son style d’animation photoréaliste.
Le film propose une histoire du monde alternative dans laquelle les dinosaures n’ont pas été anéantis par un astéroïde. Le personnage éponyme, Arlo, est un jeune apatosaure qui aide sa famille de fermiers. Il doit faire l’expérience de la mort de son père, affronter ses peurs tout en tissant des liens d’amitié avec un enfant humain -lui aussi encore à un stade préhistorique- à qui il donne le nom de « Spot ». Le thème du récit pourrait sans doute vous faire penser à L’Âge de glace (2002) ou encore à Dragons (2010), mais ici, ce sont les êtres humains qui sont associés au monde sauvage.
Il est vrai que le film ne se penche pas vraiment sur une veine humoristique comme En avant (2020), par exemple, mais sa sensibilité émotionnelle touche véritablement nos cœurs et la beauté visuelle des paysages est à couper le souffle. Si votre enfant a un intérêt particulier pour les dinosaures -ne l’avons-nous pas tous eu, d’ailleurs ?- Le Voyage d’Arlo sera pour vous le parfait mélange entre une animation techniquement impressionnante et une sincérité émotionnelle.
En avant (2020) a eu la malchance de voir sa sortie coïncider avec la période critique de la pandémie de COVID-19 ; ainsi, si les chiffres en salles n’étaient pas à la hauteur des attentes, cela tient certainement moins à la qualité du film qu’au contexte sanitaire. Au contraire, En avant se démarque par une très belle proposition : transposer des créatures mythologiques telles que les elfes, les centaures ou les manticores dans un monde moderne. Ce cadre familier (et familial, d’ailleurs) est particulièrement rassurant pour les jeunes enfants, qui pourraient autrement être effrayés par ce type de créatures.
Le film suit l’histoire de deux frères elfes, Ian et Barley Lightfoot, qui ont grandi sans leur père. Le jour de son 16e anniversaire, Ian reçoit, avec son frère, un cadeau magique qui leur permettrait de faire revenir leur père pour une journée. Mais le sort ne fonctionne pas complètement, et les deux frères se lancent alors dans une quête pleine d’aventures afin de le retrouver.
Mélange de road movie et de récit d’apprentissage, le film aborde des thématiques en apparence lourdes, comme le manque et la séparation, avec une grande justesse émotionnelle et une bonne dose d’humour. Comme le film prend pour point de départ une expérience assez universelle, à savoir l’absence du père, il devient facile de s’identifier aux deux personnages. D’ailleurs, on vous conseille de regarder le film en version originale : les performances de Tom Holland et Chris Pratt dans les rôles principaux sont vraiment impressionnantes !
Inspiré de l’enfance de son réalisateur Enrico Casarosa, Luca (2021) appartient à la période post-COVID du studio, ce qui a conduit à sa sortie directe sur la plateforme Disney+. L’identité visuelle du film doit beaucoup au cinéma de Miyazaki -même le fait que la ville où se déroule l’histoire s’appelle Portorosso est un clin d’œil au maître japonais. Au-delà de son imagerie pittoresque typiquement italienne, on retrouve également des références au cinéma de Fellini. Bien sûr, ces détails sont davantage destinés aux adultes, tandis que le récit marque surtout les esprits par sa manière d’aborder les questions de l’altérité et du besoin d’appartenance.
Luca est un jeune monstre marin dont les parents lui interdisent d’approcher la surface de l’eau. Un jour, il rencontre Alberto, un autre monstre marin comme lui, qui lui apprend qu’une fois hors de l’eau, leur apparence se transforme en celle d’un humain. Luca, épris de cette nouvelle identité et de toutes les expériences qu’elle promet, se met à construire une Vespa avec Alberto, se fait de nouveaux amis et décide de participer à un triathlon. Mais le fait de cacher sa véritable identité n’est évidemment pas sans conséquences…
En raison de sa thématique liée au monde marin et à la transformation entre créature et être humain, on compare souvent Luca à La Petite Sirène (1989). Mais ici, la forme humaine n’est pas présentée comme un idéal à atteindre. Il s’agit plutôt d’une métaphore pour explorer et faire comprendre aux enfants ce que signifie être différent et comment vivre en assumant les aspects qui définissent notre identité. Si vous aimez les films d’animation plus doux et intimes, où les enjeux ne relèvent pas de grandes ambitions comme sauver le monde, nul doute que vous adorerez Luca.































