
10 films qui prouvent que même les plus grands réalisateurs peuvent se planter
Ils sont auréolés et reconnus par le public et la profession. Leur simple nom est synonyme de grand cinéma, d’une identité marquée, de films érigés au panthéon du 7e Art. Ils sont multi-récompensés et on leur accole souvent des qualificatifs comme « culte » ou « légendaire ». Ce sont quelques-uns des plus grands réalisateurs et réalisatrices de films de ces dernières décennies.
Tandis que Ridley Scott se fait chahuter par la critique pour son dernier long métrage The Dog Stars (2026), et même si la gloire occulte parfois les échecs, on a eu envie de revenir accidents de parcours de ces artistes, dont on ne saurait pour autant remettre le travail et la vision en question. Comme une fausse note en plein concert, comme un accroc dans la tapisserie, comme un grumeau dans la tambouille ou un caillou dans la godasse ; on s’intéresse aujourd’hui aux ratés et aux mal-aimés.
L’idée ici n’étant pas de tirer sur l’ambulance, mais plutôt de ramener tout le monde à une simple réalité : même chez ces réalisateurs qualifiés de génies et ayant marqué durablement l’industrie, personne n’est à l’abri d’une erreur. C’est même arrivé à Stanley Kubrick. Le « cinéaste préféré de ton pote en école de cinéma » a en effet tenté de racheter toutes les copies de son premier film, Fear and Desire (1953), qu’il avait autoproduit avec sa fortune personnelle. Stanley ne voulait plus que le film soit vu. Du tout. C’est même Le seul film qu'il ait renié toute sa vie.
Et rares sont ceux qui sont vraiment épargnés. On peut lire ou entendre la manifestation de quelques doutes sur tel ou tel film, comme un fléchissement. Mais un Christopher Nolan n’a jamais été pointé du doigt à date pour un ratage complet. Son film le plus critiqué, Tenet (2020), reste quand même, de l’avis commun, globalement positif. Martin Scorsese, de la même façon, n’a pas accouché de véritable mauvais film, même s’il arrive au maître de diviser les critiques et de recevoir des retours un peu acerbes à l’occasion. Et je ne parle pas de Shutter Island (2010) ou de The Irishman (2019) souvent pointés du doigt par quelques critiques aigris, mais plus de l’échec commercial New York, New York (1977) ou de la série B Boxcar Bertha (1972) que tout le monde a de toute façon oublié. Les grands réalisateurs, c’est comme les bons élèves, on attend toujours plus d’eux !
Jurassic Park (1993), La Liste de Schindler (1993), Les Dents de la Mer (1975), E.T. L’Extra-Terrestre (1982), Il faut sauver le soldat Ryan (1998), The Fabelmans (2022), Les Aventuriers de l’Arche Perdue (1981), La Guerre des Mondes (2005)… C’est énervant cette liste qui n’en fini pas, hein ? Et pourtant, on n'a pas tout cité. Steven Spielberg a clairement marqué le cinéma de son empreinte. Alternant tantôt les blockbusters, tantôt les oeuvres plus personnelles, le réalisateur de Rencontres du Troisième Type (1977) et de Minority Report (2002) a malgré tout dans sa besace un projet foutraque qui a bien failli lui coûter cher. Propulsé dans le star system dès les années 70, la carrière du jeune Steven aurait pu s’arrêter… dès 1979. Dans 1941, un film-concept au casting international pourtant impressionnant qui réunit John Belushi, Dan Aykroyd, John Candy, Christopher Lee et Toshirō Mifune, Steven Spielberg se noie dans un script sans doute trop ambitieux. En résulte un film vivement critiqué qui a cassé la dynamique de succès à laquelle il avait habitué les producteurs.






















































