10 films qui prouvent que même les plus grands réalisateurs peuvent se planter

10 films qui prouvent que même les plus grands réalisateurs peuvent se planter

Publié le15 septembre 2026

Mis à jour le15 septembre 2026

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Ils sont auréolés et reconnus par le public et la profession. Leur simple nom est synonyme de grand cinéma, d’une identité marquée, de films érigés au panthéon du 7e Art. Ils sont multi-récompensés et on leur accole souvent des qualificatifs comme « culte » ou « légendaire ». Ce sont quelques-uns des plus grands réalisateurs et réalisatrices de films de ces dernières décennies.

Tandis que Ridley Scott se fait chahuter par la critique pour son dernier long métrage The Dog Stars (2026), et même si la gloire occulte parfois les échecs, on a eu envie de revenir accidents de parcours de ces artistes, dont on ne saurait pour autant remettre le travail et la vision en question. Comme une fausse note en plein concert, comme un accroc dans la tapisserie, comme un grumeau dans la tambouille ou un caillou dans la godasse ; on s’intéresse aujourd’hui aux ratés et aux mal-aimés.

L’idée ici n’étant pas de tirer sur l’ambulance, mais plutôt de ramener tout le monde à une simple réalité : même chez ces réalisateurs qualifiés de génies et ayant marqué durablement l’industrie, personne n’est à l’abri d’une erreur. C’est même arrivé à Stanley Kubrick. Le « cinéaste préféré de ton pote en école de cinéma » a en effet tenté de racheter toutes les copies de son premier film, Fear and Desire (1953), qu’il avait autoproduit avec sa fortune personnelle. Stanley ne voulait plus que le film soit vu. Du tout. C’est même Le seul film qu'il ait renié toute sa vie.

Et rares sont ceux qui sont vraiment épargnés. On peut lire ou entendre la manifestation de quelques doutes sur tel ou tel film, comme un fléchissement. Mais un Christopher Nolan n’a jamais été pointé du doigt à date pour un ratage complet. Son film le plus critiqué, Tenet (2020), reste quand même, de l’avis commun, globalement positif. Martin Scorsese, de la même façon, n’a pas accouché de véritable mauvais film, même s’il arrive au maître de diviser les critiques et de recevoir des retours un peu acerbes à l’occasion. Et je ne parle pas de Shutter Island (2010) ou de The Irishman (2019) souvent pointés du doigt par quelques critiques aigris, mais plus de l’échec commercial New York, New York (1977) ou de la série B Boxcar Bertha (1972) que tout le monde a de toute façon oublié. Les grands réalisateurs, c’est comme les bons élèves, on attend toujours plus d’eux !

1941
1941

1941

1979

Jurassic Park (1993), La Liste de Schindler (1993), Les Dents de la Mer (1975), E.T. L’Extra-Terrestre (1982), Il faut sauver le soldat Ryan (1998), The Fabelmans (2022), Les Aventuriers de l’Arche Perdue (1981), La Guerre des Mondes (2005)… C’est énervant cette liste qui n’en fini pas, hein ? Et pourtant, on n'a pas tout cité. Steven Spielberg a clairement marqué le cinéma de son empreinte. Alternant tantôt les blockbusters, tantôt les oeuvres plus personnelles, le réalisateur de Rencontres du Troisième Type (1977) et de Minority Report (2002) a malgré tout dans sa besace un projet foutraque qui a bien failli lui coûter cher. Propulsé dans le star system dès les années 70, la carrière du jeune Steven aurait pu s’arrêter… dès 1979. Dans 1941, un film-concept au casting international pourtant impressionnant qui réunit John Belushi, Dan Aykroyd, John Candy, Christopher Lee et Toshirō Mifune, Steven Spielberg se noie dans un script sans doute trop ambitieux. En résulte un film vivement critiqué qui a cassé la dynamique de succès à laquelle il avait habitué les producteurs.

Dans la famille « il faut bien commencer quelque part », je voudrais… James Cameron ! Car bien avant Titanic (1997) et Avatar (2009) qui l’emmèneront jusqu’au toit du monde et du box-office, il y a eu… Piranha II : Les Tueurs volants (1981). Pour l’histoire, Cameron a longtemps refusé de reconnaître Piranha II comme son premier vrai film, lui préférant Terminator (1984). Et on le comprend, vu qu’il s’est fait remercier par la production italienne à peine quinze jours après le début du tournage. Seul élément à sauver, sa rencontre avec Lance Henriksen, futur inoubliable Bishop de Aliens, le Retour (1986).
Alien 3
Alien 3

Alien 3

1992

Dans la famille « il faut bien commencer quelque part », je voudrais… David Fincher ! On connaît David Fincher pour The Social Network (2010), Zodiac (2007), Seven (1995) ou Fight Club (1999). Sauf qu’à peine sorti de l’industrie du clip musical où il essayait de se faire un nom, le futur réalisateur de Panic Room (2002) a tenté de prendre à son compte le troisième volet de la saga Alien : Alien 3 (1992). Pourquoi tenté ? Car comme Cameron au-dessus, le réalisateur a essuyé de sérieux problèmes avec la production qui a fait preuve d’ingérence notoire pendant le tournage, et a forcé des réécritures en pagaille. Fincher, qui a quitté le navire avant la sortie du film considère même aujourd’hui que personne ne déteste plus ce film que lui.
Showgirls
Showgirls

Showgirls

1995

Le néerlandais le plus connu du cinéma a passé sa vie dans une série de remariages et de divorces avec Hollywood. Souvent incompris avec son cinéma engagé sans concession et son regard critique très européen, le réalisateur a à son actif quelques-uns des films les plus marquants des années 80-90. RoboCop (1987), Total Recall (1990), Basic Instinct (1992), ne sont que quelques-uns de ses succès critiques. Même Starship Troopers (1997), boudé et mal compris à sa sortie, a fini par être reconnu au fil du temps. Ce n’est par contre pas le cas de Showgirls (1995) avec Elizabeth Berkley. Un film qui fera date, puisqu’il remporte 7 Razzie Awards que Paul Verhoeven ira lui-même chercher en personne. Si l’histoire a pardonné au réalisateur, elle n’a par contre pas été tendre avec son actrice dont la carrière ne se sera jamais remise.
Megalopolis
Megalopolis

Megalopolis

2024

Le réalisateur du Parrain (1972) et d’Apocalypse Now (1979) est lui aussi un cinéaste inconstant. En 1996, il signe le film Jack avec Robin Williams, Diane Lane, Jennifer Lopez et Bill Cosby. L’histoire est celle d’un enfant de 10 ans atteint d'une maladie rare qui vieillit quatre fois plus vite que la normale et doit affronter l'école dans le corps d’un homme de 40 ans. Coppola lui-même a longtemps désigné ce film comme celui que le public déteste le plus dans sa filmographie. Mais ça c’était avant Megalopolis, enfin sorti en 2024 après plusieurs décennies de gestation. Un autre échec commercial pour lequel il a été contraint d’hypothéquer une partie de sa fortune familiale.
On connaît Tim Burton pour ses propositions atypiques, tourmentées, sombres et poétiques. Pour Edward aux Mains d’Argent (1990), Beetlejuice (1988) ou Sleepy Hollow, la Legende du Cavalier sans tête (1999). Dès lors, on peut se demander : « Mais que diable est-il venu faire dans cette galère !? ». À l’aube des années 2000, Tim décroche un film de commande : le reboot de La Planète des Singes (2001). Mark Wahlberg, Helena Bonham Carter, Tim Roth, Michael Clarke Duncan et la jeune top model Estella Warren rejouent l’histoire de Pierre Boulle déjà adaptée avec Charlton Heston en 1968. Un astronaute qui s'écrase sur une planète où des singes évolués dominent une race humaine réduite à l'esclavage. À la vue du film, un seul cri possible : « Ils l’ont fait ! Les fous ! Ils l’ont fait ! »
In the Cut
In the Cut

In the Cut

2003

Vous allez peut-être me faire remarquer qu’il y a peu de réalisatrices dans mon top de réalisateurs. Et vous auriez raison. C’est finement observé. Vous avez vous-mêmes remarqué que cette industrie a un peu de mal avec la parité... Même si les choses vont un peu mieux aujourd’hui, on est encore loin du compte. Quand on évoque Jane Campion, on se souvient en général de La Leçon de Piano (1993). Les plus jeunes, eux, citeront éventuellement The Power of the Dog (2021) sorti il y a quelques années sur Netflix. Mais peu citeront In the Cut (2003) qui s’est ramassé à sa sortie. Pourtant avec le recul, le film, porté par Meg Ryan et Mark Ruffalo, n’est pas exempt de qualités et dresse un portrait féministe plutôt avant-gardiste en phase de réhabilitation.
Alexandre
Alexandre

Alexandre

2004

En 2004, dans la foulée de la mode des péplums relancée par Gladiator (2000), Oliver Stone prend les commandes d’une fresque colossale au budget de plus de 155 millions de dollars. Alexandre (2004), biopic confus d’Alexandre Le Grand avec Colin Farrell, Angelina Jolie, Anthony Hopkins, Jared Leto et Val Kilmer, est un échec total avec des pertes estimées à près de 71 millions. Colin Farrell, tenant du rôle titre, a raconté en interview que l’équipe du film avait « leurs smokings prêts pour les Oscars ». Je crois qu’ils attendent toujours l’invitation et les nominations… Le film se fait étriller par la critique. Pour le réalisateur de Platoon (1986) et de Wall Street (1987), il paraît loin le temps de JFK (1991) ou de Tueurs Nés (1994).
Alexandre n'est pas disponible en streaming.
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Pour les deux derniers de la liste, on pourrait une nouvelle fois jouer au jeu des Sept Familles. Ça donnerait : « Dans la famille un sur deux, je voudrais… » Luc Besson. Il fallait bien un Français dans le lot. On pourrait s’attarder sur les réussites du réalisateur en citant ses débuts. Le Grand Bleu (1988), Nikita (1990), Léon (1994) ou Le Cinquième Élément (1997) font ainsi partie de ses œuvres de référence. Mais on peut hélas compter autant d'écueils dans la filmographie de Besson. La saga des Arthur et les Minimoys entamée en 2006 ou plus récemment Anna (2019) et Dracula (2025) résonnent comme des jalons qui rappellent les hauts et les bas rencontrés par le réalisateur dans sa carrière professionnelle. Mais ce serait sans compter sur Valérian et la Cité des mille planètes (2017) qui cumule désamour du public et accident industriel.
The Dog Stars
The Dog Stars

The Dog Stars

2026

Plus encore que Luc Besson, Ridley Scott peut se vanter de plusieurs films considérés comme incontournables et de vrais ratés. Au sommet, on pense évidemment à Alien, le huitième passager (1979) ou à Blade Runner (1982) ; à Thelma & Louise (1991) ou Gladiator cité plus haut ici. Mais le réalisateur anglais a parallèlement aussi souvent essuyé les critiques de la profession, parfois à tort, parfois à raison, il faut en convenir. Le tout récent The Dog Stars entre dans cette catégorie. Mais on se souvient aussi avec douleur de mauvaises notes attribuées aux pourtant corrects Legend (1985), Kingdom of Heaven (2005) ou Black Rain (1989). Des films dans l’entre-deux comme Prometheus (2012) et Alien : Covenant (2017), quand même plus pardonnables qu’Exodus : Gods and Kings (2014), Robin des Bois (2010), ou le plus surprenant Une grande année (2006) où on peut tout de même croiser Russell “Maximus Decimus” Crowe faisant du tennis avec Didier “Jean-Michel Patulacci” Bourdon. Non, ça ne s’invente pas.
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À propos de cette liste

Titres

10

Coût total de visionnage

20,95 €

Durée totale

21h 3min

Genres

Action & Aventure, Science-Fiction, Drame

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