Bienvenue à… Dino City ! Oak Street et 5 films qui lâchent les dinosaures en ville

Bienvenue à… Dino City ! Oak Street et 5 films qui lâchent les dinosaures en ville

Publié le13 août 2026

Mis à jour le13 août 2026

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C’est en se promenant dans un quartier pavillonnaire paisible, alors qu’il passait devant un jardin clôturé, que David Robert Mitchell a eu cette idée étrange : « Et si un dinosaure se trouvait là ? ». Cette image aussi incongrue que puissante a amené le réalisateur de It Follows (2015) et Under the Silver Lake (2018) à retrouver les plateaux de tournage, après huit ans d’absence derrière la caméra. Le résultat, La Fin de Oak Street, nous rappelle que la rencontre entre sauriens et civilisation moderne offre toujours un spectacle réjouissant. La preuve !

Des lumières nocturnes, une plante étrange dans un jardin, un tas de bouse d’une centaine de kilos, des bruits et cris inconnus… Et puis la vérité éclate en plein jour : le quartier dans lequel vit la famille Platt a été téléporté en pleine jungle préhistorique ! A partir de cette situation, David Robert Mitchell et son producteur J.J. Abrams proposent un survival familial efficace idéal pour une séance estivale, dans lequel on retrouve un peu de tout ce qu’on aime : du Jurassic Park (j’en reparle juste après), du The Mist avec cette banlieue confrontée à l'inexplicable, du Sans un bruit à travers la dynamique parents/enfants face aux monstres, du Au-delà du réel (S1E29) pour le quartier téléporté, du Stranger Things grâce à cette ambiance eighties unique… Face à Anne Hathaway et Ewan McGregor, les dinosaures sont ressuscités à partir des dernières découvertes scientifiques, avec des plumes, des poils… et des gueules bien moins cinégéniques que chez Spielberg ! En revanche, l’appétit est le même.
Si le film-culte de Steven Spielberg restait circonscrit au futur parc préhistorique imaginé par John Hammond (« J’ai dépensé sans compter ! ») sur Isla Nublar, la suite, Le Monde perdu : Jurassic Park (1997), élargit le champ d’action des dinos : après un safari survival sur Isla Sorna, le site B où sont élevées les créatures, la dernière partie du film voit un T-Rex très énervé débarquer dans les rues de San Diego. Entre une pause-fraîcheur dans une piscine d’un quartier tranquille (et un casse-croûte avec le chien), un affrontement avec un bus bondé (spoiler, le tyrannosaure est plus fort), une chasse aux passants (qui le verra croquer le pauvre David Koepp, scénariste du film) et une course-poursuite sur les docks avec la décapotable de Jeff Goldblum et Julianne Moore, le spectacle est total. Et il confirme que dinosaures et ville moderne, ça ne fait pas bon ménage !
Une confirmation validée dans Jurassic World : Le Monde d’après (2022) dans lequel les dinosaures, échappés du Manoir vu dans Jurassic World: Fallen Kingdom (2018) ou victimes de trafics illégaux, sont désormais présents sur toute la surface du globe. Alors qu’ils tentent de retrouver la trace de la jeune Maisie (Isabella Sermon), Owen (Chris Pratt) et Claire (Bryce Dallas Howard) débarquent à Malte pour y découvrir un marché clandestin où se monnayent tous types de bestioles, avant d’être pris en chasse dans les rues de La Vallette -à moto pour lui, en camionnette pour elle- par de redoutables atrociraptors dressés. Et quand un allosaure et un carnotaure s’en mêlent, forcément, la capitale est quelque peu secouée : le pauvre quidam croqué depuis sa trottinette électrique peut en témoigner !
Un Coup de tonnerre

2005

Vous connaissez l’effet-papillon, cette théorie du chaos, entre petites causes et immenses conséquences, qui veut qu’un battement d’aile de papillon puisse déclencher une tornade à l’autre bout du monde. Elle est au coeur de Un Coup de tonnerre (2005), dans lequel des touristes temporels sont emmenés par la société Time Safari faire une partie de chasse dans le passé lointain. Quand un papillon est écrasé, le monde moderne de 2054 est percuté par des vagues temporelles qui amènent des monstres et plantes préhistoriques à envahir la ville. C’est un peu l’inverse de La Fin d’Oak Street, finalement. Sur le papier, tout est réuni pour offrir une belle aventure : une nouvelle de Ray Bradbury, un réalisateur chevronné (Peter Hyams, qui avait signé Timecop), un casting solide (Edward Burns Ben Kingsley, Catherine McCormack, David Oyelowo), 80 millions de budget… A l’écran, c’est une catastrophe totale, imputable à une production cauchemardesque. Mais il nous reste cette belle idée bradburienne (à quand une nouvelle version ?)... et des singes-dinosaures très vilains régulièrement moqués sur le web !
Un Coup de tonnerre n'est pas disponible en streaming.
Laissez-nous vous avertir quand vous pourrez le regarder.

Attention, nanar culte ! Imaginez la rencontre entre les codes du teen-movie (amourettes, visites dans la chambre, rivalités viriles…) et un savant fou qui décide de greffer le cerveau d’un jeune homme assassiné dans un Tyrannosaure en animatronique ! Ça donne l’improbable Tammy and the T-Rex (1994), emmené par de jeunes Denise Richards (Starship Troopers, Sexcrimes) et le regretté Paul Walker (la saga Fast & Furious), dont la production est aussi barrée que le film : disposant d’un T-Rex robotique pour deux semaines, l’équipe a imaginé le scénario en quelques jours à peine en optant pour un délire assumé dans le ton des Midnight Movies et au gore revendiqué. Édulcoré à sa sortie, le film a récemment été réhabilité dans sa version sanglante intégrale, et c’est l’occasion de voir quelques mises à mort violentes mais surtout un dinosaure s’inviter à une soirée étudiante ou faire le plein dans une station service !
Vous l’avez remarqué, cette liste n’a pas versé dans le kaiju, le film de monstre géant popularisé par Godzilla (1954). Un an avant, Le Monstre des temps perdus (1953) lâchait un dinosaure -sorti de son hibernation glacée par des essais nucléaires au Pôle Nord- sur notre monde en s’inspirant d’une histoire de Ray Bradbury (encore lui). En l’occurrence un Rhedosaurus, une espèce imaginaire inventée par le génie des effets spéciaux Ray Harryhausen. Grâce à son talent pour la stop-motion, les miniatures et l’incrustation, il met en scène un monstre fascinant, une sorte de lézard gigantesque au comportement sauvage et féroce mais jamais méchant. Notre Rhedosaurus est avant tout un animal désorienté, confronté à un monde qu’il ne comprend pas… Ce film, une véritable prouesse technique à l’époque, c’est l’ancêtre de tout ce qu’on a vu depuis. Et même de Godzilla, qui s’en est fortement inspiré.

À propos de cette liste

Titres

6

Coût total de visionnage

57,71 €

Durée totale

10h 55min

Genres

Science-Fiction, Action & Aventure, Horreur

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Il y a 6 titres dans cette liste et vous pouvez regarder 1 d'entre eux sur Netflix. 12 autres services de streaming ont également des titres disponibles aujourd'hui.

  1. 1 TitreNetflix
  2. 1 TitreAmazon Prime Video
  3. 1 TitreDisney Plus
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