
Oak Street : ce film de dinosaures est-il un Cloverfield caché ? Voici 5 indices troublants !
La rumeur avait circulé en début d’année au moment de la mise en ligne de la bande-annonce de La Fin d'Oak Street (2026). Elle est relancée depuis la sortie en salles du film de David Robert Mitchell : et si le long métrage, sorte de croisement entre la virée du T-Rex du Monde Perdu : Jurassic Park à San Diego et l'univers nostalgique eighties de Stranger Things, venait s’inscrire au sein de la saga Cloverfield, ou Cloververse pour les puristes ? Si le producteur J.J. Abrams a démenti la théorie, il reste pourtant quelques indices troublants que nous allons décrypter ensemble. Attention spoilers !
C’est quoi La Fin d'Oak Street ?
Sorti cette semaine sur les écrans, La Fin d'Oak Street est la petite surprise qui vient compléter le line-up des blockbusters US de l’été 2026, aux côtés des mastodontes L’Odyssée et Spider-Man : Brand New Day. De mastodontes, il en est beaucoup question dans ce survival familial digne d’un épisode de La Quatrième Dimension ou Au-delà du réel (dont l’un des épisodes était d’ailleurs assez similaire), qui voit un couple (Anne Hathaway et Ewan McGregor) et leurs deux enfants réaliser que leur quartier a été mystérieusement téléporté au temps des dinosaures (dont certains sont à poils ou à plumes, offrant une revisite inédite de nos amis les sauriens). Au fil du récit, les Platt découvrent que des trous de ver apparaissent par intermittence dans le quartier, provoquant des interférences temporelles dont la plus grande a carrément emporté ce petit bout de banlieue tranquille plusieurs millions d’années en arrière. Aucune explication n’est alors donnée pour expliquer le phénomène.

C’est quoi le Cloververse ?
Flashback en 2008 : Matt Reeves, futur réalisateur de La Planète des Singes et The Batman, dévoile Cloverfield, un mystérieux film de monstre géant / kaiju produit par J.J. Abrams et Bad Robot dans lequel une créature mystérieuse ravage New York (la statue de la liberté s’en souvient encore) devant la caméra d’une bande d’amis. Huit ans après, Dan Trachtenberg (Prey) nous offre 10 Cloverfield Lane (2016), huis clos étouffant entre John Goodman et Mary Elizabeth Winstead dans un bunker sécurisé alors que la Terre subit une invasion extraterrestre. Deux ans plus tard, Julius Onah (Captain America: Brave New World) livre The Cloverfield Paradox (2018), un thriller spatial qui voit l’activation d’un accélérateur à particules provoquer des brèches entre différentes réalités.
C’est -selon les fans- cet élément (et le mystérieux conglomérat japonais Tagruato, présent dans les trois histoires) qui relie les films en déclenchant des incursions entre les différents univers. Certains pensent même que Overlord (2018) et ses zombies de la Seconde Guerre mondiale ou Sans un bruit (2018) et ses créatures sensibles au son s’intègreraient eux aussi au Cloververse, chaque long métrage traitant l’incursion de différentes réalités à travers un genre différent (found footage, huis clos, thriller spatial, morts-vivants, post-apocalyptique). Et si le film de dinosaures venait aujourd’hui compléter cette liste ?

5 indices qui inscrivent Oak Street dans le Cloververse
Vous allez le voir, les indices qui vont suivre sont intéressants, pour ne pas dire intrigants, mais il convient de rappeler en préambule que J.J. Abrams a fermement démenti toute connexion. Et en même temps, lui qui adore voir les spectateurs s’emparer de ses univers depuis Lost, les disparus (2004-2010), explorer les lores et mythologies et émettre leurs théories, aurait-il pu faire autre chose que démentir ? Confirmer un lien entre La Fin d'Oak Street et l’univers Cloverfield, c’est tuer le mystère. Et avec les éléments qui vont suivre, je ne peux m’empêcher de me dire qu’il y a « quelque chose ». Pris séparément, ce sont des coïncidences amusantes… mais quand on regarde l’ensemble du faisceau d’indices, c’est troublant.
L'incursion de réalités et temporalités différentes est la conséquence majeure de l’incident relaté dans The Cloverfield Paradox. Dans une séquence d’interview, l’auteur et lanceur d’alertes Mark Stambler (Donal Logue) y explique : « Cet accélérateur de particules est mille fois plus puissant que tous ceux qui ont déjà été construits : à chaque fois qu’ils le testent, ils courent le risque de déchirer la membrane de l’espace-temps, ce qui pourrait avoir comme effet de mixer plusieurs dimensions bouleversant la réalité. Cette expérience risque de provoquer un vrai chaos, et ce dans des proportions inconnues : des monstres, des démons, et même des bêtes sous-marines. Et je ne parle pas seulement de l’instant présent : dans le passé, dans le futur et dans toutes les dimensions. »

La disparition d’un quartier est par la suite directement évoquée dans The Cloverfield Paradox, alors que l’un des personnages scrolle sur son téléphone en découvrant avec stupeur les témoignages partagés en ligne après l’incident. Alors que certains évoquent des sons terrifiants ou une fumée épaisse (un clin d'œil à The Mist ?), on peut rapidement lire le message suivant : « OMG !!! Cinq blocs viennent de disparaître. Cela ne peut pas être en train de se produire… » Cinq pâtés de maisons volatilisés, ça rappelle étrangement Oak Street.
Les films rattachés au Cloververse ont un point commun : ils ont au départ été développés comme des films indépendants, avant d’être « twistés » pour s’intégrer à la franchise. C'était le cas pour 10 Cloverfield Lane et The Cloverfield Paradox. Du côté de Overlord, le film a longtemps été présenté comme un Cloverfield 4 avant qu’Abrams ne démente. Concernant Sans un bruit, le processus a été inverse : les scénariste Scott Beck et Bryan Woods ont un temps pensé en faire un film Cloverfield pour faciliter sa mise en production, avant que la Paramount ne décline ! Enfin, La Fin d'Oak Street était initialement intitulé Flowervale Street par David Robert Mitchell... avant un changement de titre. Quel rapport avec Cloverfield me direz-vous ? J’y viens ! En attendant, le schéma "histoire originale rattachée à une franchise" se répète film après film.

A Santa Monica, non loin des bureaux de Bad Robot (la société est située au 1221 Olympic Blvd, Santa Monica, CA 90404), on retrouve un Clover Park donnant directement sur… Oak Street ! Et tout près, un Cloverfield Boulevard et une Cloverfield Street. A moins que J.J. Abrams ne souhaite rebaptiser toutes ses productions des différents noms de rues de son quartier, la coïncidence est troublante !
Enfin, dernier indice notable : la famille de La Fin d'Oak Street se nomme Platt. Or, un personnage du même nom (Hud Platt, incarné par T.J. Miller) tenait un rôle de premier plan dans Cloverfield. Serait-il lié au couple ?
Alors, est-ce que tout cela vous interpelle ? Avouez qu’il y a de quoi ! Pour l'anecdote on notera, pour terminer, que Ewan McGregor est le compagnon à la ville de Mary Elizabeth Winstead, l’héroïne de… 10 Cloverfield Lane. Mais ça, J.J. Abrams a expliqué à The Hollywood Reporter que c’était le seul vrai lien entre le Cloververse et Oak Street ! On peut le croire. Ou pas.





















































