Bridgerton revient sur Netflix le 26 février, pour le plus grand bonheur des fans qui attendent avec impatience de connaître les réponses aux questions que l’on se posait après le cliffhanger de la première partie. JustWatch s’est entretenu avec Luke Thompson et Hannah Dodd, sur l'évolution de Benedict et Francesca dans cette quatrième saison, basée sur L’Offre d’un Gentleman, le troisième tome de la série de romans à succès de Julia Quinn.
Benedict et Eloise, une relation approfondie entre frère et soeur
Si cette fois-ci, c’est au tour de Benedict de tomber amoureux de Sophie / la Lady in Silver, une autre relation particulièrement chère aux fans et à l’acteur est également encore plus approfondie : celle de Benedict et Eloise, qui sont très proches et qui partagent de nombreux points communs, de leur ouverture d’esprit à leur créativité, en passant par le refus d’une vie conventionnelle régentée par des valeurs de classes que la société leur a inculquées.
Dans la première partie de la saison, Eloise réalise que Benedict est pour la première fois de sa vie réellement amoureux et déterminé à retrouver sa mystérieuse inconnue. Mais alors qu’elle pensait être sûre de ne pas vouloir se marier et s'apprêtait même à être mise « on the shelf » -un terme peu élégant de l'ère régencienne désignant une « vieille fille »- elle semble de plus en plus s'éloigner de ses frères et sœurs, qui démarrent peu à peu leur propre vie.
JustWatch : Est-ce que la relation entre Benedict et Eloise l’aide à mieux comprendre les femmes ?
Luke Thompson : « C’est très intéressant, je n’avais jamais vraiment vu ça de cette manière mais oui, je pense que les fratries et nos relations avec nos frères et sœurs peuvent nous enrichir. Mais c’est intéressant parce que c’est un peu une épée à double tranchant, car pour Benedict, Eloise est également un personnage de sa vie qui le garde un peu à part, parce qu’ils ont la possibilité de se mettre en retrait ensemble. Ils s’autorisent l’un et l'autre à éviter tout ce processus difficile de tomber amoureux, de se marier et ils se disent : « Ça serait vraiment horrible, c’est tout ce qu’on déteste ! » Et c'est super, cela approfondit leur relation.
« Mais c’est drôle parce que d’une certaine façon, c’est comme s’ils s’empêchaient d’avancer mutuellement. Pendant les scènes où ils discutent sur la balançoire, ils nourrissent et bercent l'idée de leur propre malheur, d’une certaine manière. Ils parlent des choses qui les dérangent et des choses qui les rendent tristes. Et c’est bien d’avoir des affinités comme ça dans la famille, mais parfois cela peut nous empêcher d’avancer et d'entamer le prochain chapitre de notre vie. Donc c'est très intéressant de voir la manière dont cette relation va avancer à la fin de la saison et comment elle évoluera par la suite. »
« C’est assez doux-amer dans un sens, parce que c'est vraiment comme ça dans les familles. Il y a des relations que nous chérissons, mais dont nous devons apprendre à nous détacher un peu, afin de pouvoir vivre notre propre vie au maximum. Mais c’est ça la famille, je pense. »
Benedict pourrait-il se rapprocher de Francesca et l’aider à surmonter ses peurs ?
Luke Thompson : « Sa relation avec Francesca est aussi très intéressante : nous n'avons pas beaucoup de scènes ensemble, mais les moments que nous avons ont de l’importance et ont un poids très significatif. Bizarrement, ils ont en réalité beaucoup en commun. Ils peuvent se montrer timides quand ils sont ensemble. »
« Mais c’est vrai que dans les familles -ou les grandes familles comme celle-ci-, on pense que parce que c’est la famille, ils seront toujours là, donc on n’a pas besoin de s’investir réellement dans cette relation. Il se peut qu’on ne parle pas vraiment avec un membre de notre famille pendant longtemps, et un jour viendra dans notre vie où ce sera le bon moment de vraiment se livrer à cette personne. »
Benedict apprendra t-il à s'ouvrir et à se montrer vulnérable?
Luke Thompson : « Benedict ne veut pas être vulnérable ou être blessé, et on peut le comprendre : son père est mort quand il était très jeune. C'est un exemple assez prenant d’une relation heureuse -mais qui se termine mal- et c’est terrifiant. L'idée de ce qu'une relation amoureuse pourrait lui coûter, le fait de perdre quelque chose d’aussi important… Mais cette saison l’oblige à s'ouvrir et à voir où sont ses failles et ses faiblesses. On ne l'a encore jamais vu se mettre en colère, ou être vraiment contrarié. »
Propos recueillis par Maëlle Beauget-Uhl pour JustWatch















































































































