I Play Rocky et 7 histoires sur le cinéma qui vont vous mettre KO

I Play Rocky et 7 histoires sur le cinéma qui vont vous mettre KO

Publié le17 juillet 2026

Mis à jour le17 juillet 2026

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Raconter la création de Rocky (1976) et la consécration de Sylvester Stallone : le projet était plus que « casse-gueule » et aurait pu tourner au cosplay gênant. Et puis on découvre les images de I Play Rocky (2026), produit pour célébrer le cinquantenaire du long métrage et qui sera dévoilé en septembre prochain au Festival de Toronto avant de débarquer sur les écrans américains en novembre puis le 23 décembre en France. Et on reste scotché. Et déjà très ému.

La carrure, le body language, le regard, la voix (!!!), l’attitude et surtout la résilience : devant la caméra de Peter Farrelly (Green Book), Anthony Ippolito capture l’âme du jeune « Sly », alors acteur en quête de rôles qui va écrire sa propre histoire et sa propre destinée à travers Rocky Balboa, sommet du underdog movie qui récoltera dix nominations aux Oscars et la statuette du Meilleur film avant d’initier l’une des franchises les plus intéressantes de l’histoire du cinéma en termes d’arc de personnage.

Pour se préparer au rôle, Anthony Ippolito est passé par la salle de sport, forcément, et a regardé beaucoup d’interviews et de films des jeunes années de la star. Il a aussi pu échanger avec lui, comme il l’explique à Fandango« C’est quelqu’un de très occupé, il tournait Tulsa King à ce moment-là, mais j’ai pu échanger rapidement avec lui. Il ne pouvait pas être plus élégant et généreux en me partageant ce que cette expérience avait représenté pour lui. Il y avait beaucoup d’obstacles face à lui, et peu de gens de son côté. Il a eu la détermination de poursuivre son objectif mais si tout était contre lui, et c’est très inspirant de l’entendre vous le raconter et de pouvoir échanger avec quelqu’un qui m’a autant inspiré. » 

Cette première bande-annonce, c’est l’occasion de (re)mettre en lumière des films et séries qui ont célébré l’Art du 7ème Art et certains de ses talents.

I Play Rocky n'est pas disponible en streaming.
Laissez-nous vous avertir quand vous pourrez le regarder.

The Offer
The Offer

The Offer

2022

Dix épisodes pour raconter les coulisses de l’un des plus grands films de l’histoire du cinéma : c’est la proposition de The Offer (2022), mini-série sur la création du chef d'œuvre qu’est Le Parrain (1972), racontée du point de vue du producteur Al Ruddy (Miles Teller). Les enjeux de production, la constitution du casting (avec Justin Chambers, impressionnant en Marlon Brando, et… Anthony Ippolito, encore lui, impeccable en Al Pacino), les tensions avec le studio, la gestion des ambitions de Francis Ford Coppola (Dan Fogler) ou la relation avec la mafia : la création légendaire du long métrage est (presque) aussi passionnante que le film ! Et même si le cinéaste a depuis dénigré le show, déclarant que rien ou presque n’était avéré, c’est vraiment une série à voir, ne serait-ce que pour la recréation de certaines scènes mythiques qu’on ne pouvait jusque-là qu’imaginer, comme la première rencontre avec Brando (et le coton dans la bouche !) ou les menaces des producteurs de se séparer d’un Al Pacino jugé trop timoré et qui aura une seule et unique scène pour les convaincre. N’en déplaise à monsieur Coppola, j’ai dévoré cette série et je continuerai à la recommander !
The Offer n'est pas disponible en streaming.
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The Studio
The Studio

The Studio

2025

Treize Emmy Awards, deux Golden Globes et d’innombrables prix : la première saison de The Studio (2025-) portée par Seth Rogen a mis tout le monde d’accord. Même si les principaux protagonistes sont de pures créations, la dynamique de la série capture la folie des studios hollywoodiens, entre tractations, coups bas et guerre d'égos en coulisses, loin des paillettes offertes par les œuvres finales. Le parti-pris de tourner chaque épisode en plan-séquence donne au programme une dynamique unique, où l’énergie créative se mêle à la folie. Les apparitions de grands noms du cinéma, dans leur presque propre rôle, sont savoureuses, de Anthony Mackie à Zoë Kravitz en passant par Ice Cube, Olivia Wilde, Sarah Polley, Dave Franco, Ron Howard ou Martin Scorsese. Et certains épisodes touchent sincèrement au génie, à l’image de la cérémonie de prix ou du chapitre consacré à la constitution d’un casting qui n’offenserait personne (!). Souhaitons que la saison 2, qui devra malheureusement se faire sans la regrettée Catherine O'Hara, soit à la hauteur ! Pour d’autres séries sur les coulisses du cinéma, regardez la saison 1 de Feud (2017) sur la rivalité légendaire entre les actrices Joan Crawford et Bette Davis, ou Hollywood (2020) sur l’industrie de l'après-Seconde Guerre mondiale.
Voilà un film absolument méconnu mais qui trône parmi mes films préférés. Pépite indépendante signée George Huang, Swimming with sharks (1994) nous plonge là aussi dans les coulisses de la production hollywoodienne. Ici, pas de grand studio mais une petite structure dirigée d’une main de fer par Buddy Ackerman (Kevin Spacey), producteur en vue (inspiré de Joel Silver) qui se comporte en tyran avec son nouvel assistant Guy (Frank Whaley). C’est à travers le regard de cette victime consentante qu’on découvre la toxicité du milieu, entre brimades (la scène de la saccharine et de l’aspartame est mémorable), bassesses, humiliations, harcèlement, torture psychologique et déshumanisation permanentes. Qu’est-on prêt à accepter pour réussir et accéder au sommet ? Le film pose la question jusqu'à son dénouement tout simplement hallucinant, tel une version (très) sombre de Working Girl (1988) ou du Diable s’habille en Prada (2006). A poursuivre avec le remake, sous forme de série, porté par Diane Kruger et Kiernan Shipka. Si l’aspect satirique vous parle, foncez également sur Boulevard du crépuscule (1950) de Billy Wilder et The Player (1992) de Robert Altman.
The Artist
The Artist

The Artist

2011

The Artist (2011), c’est un pari, une folie même : celle de produire un film muet en noir et blanc au début des années 2010, pour raconter comment la star du grand écran Georges Valentin (Jean Dujardin) va se heurter à l’arrivée du cinéma parlant et tomber dans l’oubli alors que la pétillante Peppy Miller (Bérénice Bejo) devient la nouvelle étoile montante d’Hollywood. Couronné aux César et aux Oscars, le film de Michel Hazanavicius est une lettre d’amour au 7ème Art, à sa magie, à sa cruauté aussi quand il s’agit de remplacer talent par un autre. On parle toujours de Jean Dujardin, impeccable dans ce rôle nourri de Douglas Fairbanks et Gene Kelly. Et du génial chien Uggie. Mais il ne faut pas oublier Bérénice Bejo, oubliée par la lumière de la promotion et pourtant cœur battant de cette pépite made in France (mais tournée à Los Angeles). Ni la partition de Ludovic Bource, véritable personnage du long métrage. Quelque part entre Chantons sous la pluie (1952) et Une étoile est née (1954), le film est la version lumineuse de ce que Damien Chazelle a proposé dans son décadent Babylon (2022).
Je sais que le film n’a pas été apprécié par tout le monde. Et je peux sincèrement l’entendre. Reste que Once Upon a Time… in Hollywood (2019) est mon film préféré signé Quentin Tarantino. A travers cette errance nostalgique dans les rues du Los Angeles des années 60, aux côtés de Rick Dalton (Leonardo DiCaprio), sa doublure Cliff Booth (Cliff Booth) et Sharon Tate (Margot Robbie), « QT » croise son imaginaire et véritables figures du cinéma de l’époque, et livre une version fantasmée de la ville du cinéma. Autant j’avais peu apprécié ses libertés avec l’Histoire dans Inglourious Basterds (2009), autant je souscris totalement -et paradoxalement- à sa réécriture de ces années de la Cité des Anges, qui offre un happy-end aussi violent que réjouissant à une histoire vraie tragique et sordide. Je garde en mémoire la longue séquence sous tension du ranch, qui confronte Cliff à la famille Manson, ou cette séquence fascinante de Cliff Booth sur le tournage d’un western. Je pourrais vraiment voir ce film en boucle pour me perdre sur les longues avenues ensoleillées filmées par Tarantino. Et je suis très curieux de voir la suite que prépare David Fincher avec The Adventures of Cliff Booth (2026) que Netflix dévoilera en décembre prochain.
Ed Wood
Ed Wood

Ed Wood

1994

Edward D. Wood Jr. (1924-1978), dit Ed Wood, était un réalisateur naïf et passionné, auréolé du titre de pire cinéaste de tous les temps (même si Uwe Boll et Tommy Wiseau ne sont pas très loin derrière lui). Mais derrière cette étiquette et derrière son « chef d'œuvre » Plan 9 From Outer Space (disponible gratuitement sur JustWatch TV), il y a une poésie que Tim Burton et Johnny Depp ont réussi à capter. C’est le film le plus intimiste et réaliste du fantasque cinéaste, qui brille par son ambiance rétro, son noir et blanc sublime, son absurdité et son enthousiasme communicatif, mais surtout pour son hommage sincère aux marginaux et à la créativité à tout prix, même lorsque le résultat n’est pas au rendez-vous. On est également touché par la relation touchante entre Ed Wood et Bela Lugosi (Martin Landau, récompensé aux Oscars pour son interprétation), qui rappelle beaucoup le lien qui unissait Tim Burton et l’iconique Vincent Price que le cinéaste avait dirigé dans Edward aux mains d’argent (1990). Pour découvrir son pendant moderne, n’hésitez pas à découvrir The Disaster Artist (2017) sur la création de l'incontournable The Room (2003). Et côté coulisses de tournages et obsession créative, il y a de quoi faire entre La Nuit américaine (1973) de François Truffaut, Mank (2020) de David Fincher, Hail, Caesar ! (2016) des frères Coen, Nouvelle Vague (2025) de Richard Linklater ou L'Ombre du vampire (2000) sur le tournage de Nosferatu.
Comment le jeune Steven est t-il devenu Spielberg ? A travers le destin de son alter-ego Sammy Fabelman (Gabriel LaBelle), le cinéaste se raconte dans The Fabelmans (2022), entre sa passion pour l’image et les difficultés familiales (et notamment le divorce de ses parents). Tout ce qui fera la patte Spielberg, mais aussi ses thématiques de prédilections et ses obsessions, est réuni dans ce film fascinant, bouleversant, à la fois intime et épique, personnel et universel, entre récit initiatique, passion fiévreuse et hommage au cinéma. Certaines séquences sont absolument mémorables, comme ce moment où le jeune homme comprend l’infidélité de sa mère (Michelle Williams) à travers quelques images saisies sur pellicule, cette confrontation avec son harceleur que le jeune Sammy décide de magnifier en filmant durant un camp d’été ou le tournage d’un film de guerre qui préfigure Il faut sauver le soldat Ryan (1998). Et que dire de ce final, face à John Ford / David Lynch, qui retouche le cadre dans sa dernière seconde ? Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu une conclusion aussi puissante ! A poursuivre avec d’autres explorations d’enfance personnelles, comme Cinema Paradiso (1988) de Giuseppe Tornatore, Roma (2017) d’Alfonso Cuarón, Belfast (2021) de Kenneth Branagh ou Armageddon Time (2022) de James Gray.

À propos de cette liste

Titres

8

Coût total de visionnage

26,68 €

Durée totale

27h 31min

Genres

Drame, Comédie, Crime & Thriller

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  2. 1 TitreApple TV
  3. 1 TitreApple TV Amazon Channel
  4. 1 TitreCanal+
  5. 1 TitreSooner