
X-Men : 15 méchants sous-estimés qui pourraient faire un retour fracassant chez Marvel
C’est bien beau de nous présenter les nouveaux X-Men du MCU lors de la Convention D23 2026, mais qu’en est-il des futurs méchants qui leur feront face ? Alors vous allez me dire que Adam Driver sera de la partie et qu’il incarnera un ennemi inédit, Mister Sinister. Et vous avez raison. Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est plus précisément de nous replonger dans les antagonistes vus dans les films de la Fox et de jauger de tout le potentiel de ces personnages dans les comics, mais jamais vu à l’écran.
Et quand je parle de potentiel, je pense autant à leurs pouvoirs qu'à leurs arcs scénaristiques ou à leur traitement, bien plus développés sur papier ou même en série, notamment dans X-Men (1992-1997) ou sa suite directe X-Men '97 (2024-2026). Nous avons déjà vu les ressources cachées des X-Men, et en attendant de nous pencher sur les personnages inédits au cinéma dans un futur proche, on plonge tout de suite dans le camp des méchants, du Fléau à Magneto et de Mystique à Apocalypse !

Le Fléau / Juggernaut
Le Fléau, c'est cette espèce de colosse vêtu d'une armure marron avec un masque iconique qui se fond dans ses épaules, formant une sorte de dôme aplati. Créé en 1965 sous les plumes de Stan Lee et de Jack Kirby, c'est l'un des ennemis les plus reconnaissables des X-Men. Véritable monstre de la nature, il possède une force, une endurance et une résistance surhumaines et quasi illimitées. Une fois qu'il s'élance, il est impossible à stopper et est presque immortel. Son casque, comme celui de Magneto, est capable de bloquer les attaques psychiques des mutants télépathes, ce qui fait de lui un adversaire parmi les plus complets et dangereux des équipes X.
On l'a aperçu dans X-Men : L'Affrontement final (2006) sous les traits de Vinnie Jones, puis le personnage fait quelques apparitions par la suite, notamment dans Deadpool 2 (2018) ou Deadpool & Wolverine (2024) avec de nouveaux acteurs. Son traitement est toujours le même : un gros benêt plein de muscles qui fonce en avant sans réfléchir. On est loin du personnage des comics. Son background n'est jamais abordé, son rôle se contentant de jouer les hommes de main.
Sauf que dans les BD, Cain Marko est bien plus que ça. Et ce n'est même pas un mutant, son pouvoir provient du monde occulte. Il est l'hôte d'un démon qui lui offre ses pouvoirs et capacités. Dans le MCU, ce développement pourrait aller de pair avec le pan occulte et magique de l'univers étendu, en allant du côté des sorcières et de Strange. Son pacte avec le démon Cyttorak à travers la découverte de la Gemme Cramoisie en Corée n'a jamais été abordé à l'écran, tout comme ses liens de parenté avec le Professeur Xavier qui est pourtant son demi-frère, tandis que cette rivalité est un véritable ressort scénaristique. Un personnage qui mériterait d'être l'antagoniste principal d'un futur film plutôt que de rester un simple fil rouge redondant du MCU.

Dent-de-Sabre
Dent-de-Sabre ou Sabretooth en version originale est un des antagonistes récurrents des X-Men dans les premiers films de la Fox. Créé en 1977 par Chris Claremont et John Byrne, le personnage est progressivement devenu au fil des comics le pendant négatif de Wolverine avec qui il partage un passé commun. C'est un géant à la force et aux sens très développés, aux griffes et crocs acérés doté d'un facteur auto-régénérant. Dans les comics, il est introduit lors du fameux épisode du Massacre des Mutants, un arc particulièrement sombre de la saga des X-Men sur papier. Il fait partie du commando d'élite venu exterminer les Morlocks et apparaît depuis dans le camp des antagonistes irrécupérables. Il a été incarné à l'écran par Tyler Mane dans le premier film X-Men (2000) et dans Deadpool & Wolverine (2024), ainsi que par Liev Schreiber dans X-Men Origins : Wolverine (2009) dans une version plus développée.
Dans le MCU, on aimerait voir un Dent-de-Sabre plus encore lié à Wolverine, dont il est en quelque sorte le miroir maléfique. Les deux mutants possèdent une origine commune et des pouvoirs très proches. Sauf que Dent-de-Sabre fera régulièrement les choix opposés à ceux de Logan. Leurs liens pourraient être au cœur d'une adaptation de l'arc Weapon X, et introduire les deux personnages en même temps en revenant sur leur passé commun qui s'étale sur plus d'un siècle.

Sebastian Shaw
Depuis sa création en 1980, le Roi Noir du Hellfire Club, Sebastian Shaw, est un redoutable adversaire des X-Men. Aussi dangereux et influent en tant qu'homme d'affaires et stratège redoutable à la ville qu'en mutant pour ses basses besognes, il est apparu dans X-Men : First Class (2011) sous les traits de Kevin Bacon. Il peut absorber toute forme d'énergie cinétique et la convertir en force physique brute mais possède aussi une fortune personnelle colossale lui permettant d'avoir accès à une technologie de pointe et à un armement sophistiqué.
Son rôle de leader du Cercle Intérieur du Hellfire Club et de « Roi Noir » n'a été qu'effleuré dans X-Men : First Class, sans jamais exploiter réellement son poids politique et économique caché en rapport avec le destin des mutants et des humains. Il est par exemple largement impliqué dans le financement du Programme Sentinelles et son influence est majeure sur l'échiquier idéologique du monde des X-Men. Là où les films ont proposé un manichéisme Xavier contre Magneto, les comics optent pour une sorte de duel mexicain à trois entités, Sebastian Shaw étant un belligérant de même importance. Ajoutez à cela son implication dans la libération du Phénix Noir et vous obtenez un antagoniste complet pour de nombreux films à venir.

Lady Deathstrike
Lady Deathstrike, c'est le pendant féminin de Wolverine. D'origine japonaise, elle possède elle aussi des griffes en adamantium, une force et une vitesse surhumaines mais aussi un corps semi-cybernétique qui lui permet d'interagir mentalement avec les systèmes informatiques. Elle est interprétée par l'actrice Kelly Hu dans le film X-Men 2 (2003).
Ce que les films ont occulté, c'est par exemple son histoire familiale. C'est son père qui a créé le procédé de fusion de l'adamantium visant à recouvrir le squelette d'un patient et qui vaudra à Wolverine sa transformation. Loin d'être une sbire mutante sans passé, Lady Deathstrike se pose comme une version de Wolverine sans vrai facteur régénérant, dont le corps a dû être augmenté technologiquement pour supporter l'opération. C'est un personnage tragique et désespéré qui n'a plus rien à perdre. Elle rejoindra plus tard les Reavers, un groupe de mutants mercenaires cyborgs particulièrement violent. Le conflit entre les X-Men et les Reavers serait d'ailleurs un bon candidat pour une adaptation dans un film plus mature : les Reavers infligent des blessures traumatiques durables à plusieurs membres des X-Men, notamment à Wolverine, littéralement crucifié vivant dans cet arc.

Les Sentinelles
En voilà un gros morceau. Alors oui, on a vu des Sentinelles dans les films X-Men. Mais jamais encore un scénario n'a poussé la porte du potentiel et le concept aussi loin que les comics. Pour faire simple, les Sentinelles sont des robots géants imaginés en 1965 par Stan Lee et Jack Kirby. Ils sont programmés pour traquer, capturer ou éliminer les mutants. Ils possèdent une force, un blindage et un arsenal qui varient au fil de leur évolution et développent une capacité d'apprentissage et d'adaptation aux pouvoirs mutants rencontrés et sont le fruit de technologies gouvernementales ou extra-gouvernementales visant à contrôler les mutants. Ça, c'est ce que vous savez si vous avez vu les films.
Mais le concept des Sentinelles n'est pas resté celui-là. Dans les comics originaux, les Sentinelles évoluent rapidement et créent Master Mold, une usine-mère autonome. Bolivar Trask, leur créateur, perd le contrôle. C'est la logique de l'arroseur arrosé ; et ce n'est que le point de départ d'une évolution offrant des possibilités aux ramifications insoupçonnées. Dès le début des années 80, Claremont et Byrne imaginent la dystopie Days of Future Past et projettent tout ce petit monde dans un futur alternatif où les Sentinelles ont gagné et exterminé ou interné dans des camps tous les mutants. On y voit, comme dans le film, des Sentinelles plus avancées et évolutives qui vont servir de terreau à la suite…
En 1985, sans doute très influencés par le succès de Terminator (1984) de James Cameron, les auteurs de Marvel imaginent Nimrod, la Sentinelle ultime que ce futur a fini par produire, envoyée dans le présent pour empêcher les X-Men de changer la timeline et de triompher. C'est donc l'aboutissement direct de la ligne Master Mold, des décennies de perfectionnement plus tard. Contrairement aux modèles précédents, Nimrod possède une intelligence adaptative quasi organique : il apprend en temps réel au combat, ajuste sa stratégie, et devient de plus en plus difficile à vaincre à mesure que l'affrontement se prolonge. Une entité quasi consciente qui s'auto-perfectionne en permanence. Un méchant ultime comme Ultron ? Non. Il y a pire…
Dans les années 90, le concept des Sentinelles fait encore un bond en avant. C'est l'ère des Prime Sentinels développées notamment dans l'arc Tolérance Zéro. Le principe est bien plus vicieux. Une entité à forme humaine nommée Bastion, sorte de fusion de Nimrod et de Master Mold, fait son apparition et transforme à leur insu de nombreux humains ordinaires vivant des vies normales en Sentinelles dormantes. Ces robots-tueurs anti-mutant cachés sous une apparence humaine sont un écho direct aux peurs paranoïaques façon L'Invasion des profanateurs : n'importe qui dans une foule est potentiellement un danger. La suspicion, la délation à outrance et la panique du maccarthysme s'invitent dans le monde des X-Men, plus politisés que jamais. Une montée en puissance qui mériterait à elle seule une phase entière du MCU.

Le Crapaud
Dans les films X-Men, le Crapaud est un homme de main un peu inoffensif qui sert surtout de punching-ball aux héros. Un bouffon comique qu'on attrape par sa langue démesurée et qu'on fait tournoyer avant de l'envoyer bouler dans le décor. Un simple larbin à la peau verte, pourtant incarné par Ray Park, le Darth Maul de Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme (1999). Dans les comics, il est pourtant là depuis le début ou presque. Dès 1964, les X-Men sont confrontés à cet adversaire qui peut se régénérer a minima, capable de bonds surhumains, qui adhère aux murs et aux plafonds ; et oui, à sa langue préhensile et extensible, mais aussi à sa salive acide paralysante. Un arsenal bien plus complet que ce à quoi est réduit son homologue cinématographique.
Tout le potentiel autour de sa radicalisation est mis de côté. C'est un méchant. Point. OK… Dans les comics, il est rejeté et humilié dès l'enfance. C'est par conséquent un candidat naturel pour démontrer la marginalisation des mutants dans le MCU au-delà du simple gag. On comprend sa quête de vengeance et son destin révèle en creux toute l'abnégation et la grandeur d'âme des héros X-Men ayant le même passé mais ayant décidé de se poser en héros. Sur papier, il devient même le leader d'un groupe mutant plus tourné vers la petite criminalité et les rapines qu'intéressé par la révolution mutante, et reste un personnage gris qui rejoint ponctuellement les équipes X.

Pyro
Pyro est un mutant créé au début des années 80. Il est incarné par Aaron Stanford sur grand écran. Contrairement à ce qu'en a gardé comme souvenir le grand public et contrairement à Iceberg, il n'est pas capable de créer de feu, mais seulement de le contrôler et de le manipuler une fois que l'étincelle a fait mouche.
Dans les films, c'est un élève de l'Institut Xavier qui se laisse convaincre par le discours de Magneto qui le manipule et en fait un de ses hommes de main. Dans les comics, ce n'est pas qu'un pyromane fanatisé. Son rôle est même central dans le développement du programme Sentinelles, puisque les budgets et le lancement du projet font suite à un attentat raté mené par Pyro contre des responsables politiques anti-mutants. Particulièrement influençable, il se rangera même du côté des forces gouvernementales. On espère que le MCU lui offrira un arc ambigu autour de la rédemption forcée et de la manipulation politique des mutants.

Le Blob
Moins connu des spectateurs, le Blob est pourtant un ennemi récurrent des X-Men pendant plusieurs décennies. À l'écran, on a pu le découvrir dans X-Men : First Class (2011) sous les traits de Kevin Durand. C'est un mutant à la force, l'endurance et la masse hors du commun mais dont le pouvoir principal a été supprimé du film. Dans les comics, le personnage peut générer un champ de gravité personnel le rendant quasiment impossible à déplacer.
Pour son éventuel retour dans le MCU, on souhaite voir son rejet de l'offre de Xavier de rejoindre les X-Men (il préfère mener une vie tranquille de forain avant que la vie ne le rattrape). Et surtout le voir jouer un rôle plus riche que celui de gros bras, lui qui est un stratège cynique et un des piliers de la Confrérie. De même sa capacité d'immobilisation est unique et offre un potentiel visuel et tactique différent des habituels colosses de blockbuster.

Mystique
Non, Raven Darkhölme n'est pas le love interest de Xavier et de Magneto. Créée en 1978, Mystique a d'abord été incarnée par Rebecca Romijn avant d'être remplacée par Jennifer Lawrence avec le reboot de First Class. On se rappelle de sa peau bleue et de ses cheveux roux, ainsi que de ses pouvoirs de métamorphe. Elle est en effet capable d'imiter à la perfection l'apparence physique et la voix de n'importe quelle personne. Elle dispose en parallèle d'une force, d'une vitesse, d'une agilité et d'une endurance supérieures, d'un pouvoir de guérison accélérée et d'un vieillissement ralenti. C'est aussi une combattante aguerrie et une tireuse d'élite hors pair.
C'est déjà beaucoup, mais ce n'est pas tout, tant Mystique est un personnage important avec un potentiel énorme pour le futur du MCU. Bien que très présente dans la saga Fox, son identité de personnage menant un double-jeu permanent n'a jamais été traitée avec la complexité morale qu'elle a dans les comics où elle passe du militantisme mutant radical à l'espionnage pur, avec des allégeances multiples, puisqu'elle rejoindra des groupes aussi divers et aux objectifs aussi variés que la Confrérie, les X-Men, Freedom Force ou le S.H.I.E.L.D. ! C'est un personnage fondamentalement insaisissable et imprévisible, jamais « gentille » ou « méchante » de façon binaire.
Ses relations familiales n'ont jamais été au cœur des films, alors qu'elles sont essentielles à la compréhension des actions de nombreux X-Men. Elle est la mère biologique de Diablo qui hérite de sa peau bleue, et la mère adoptive de Malicia à qui elle transmettra son lot de traumatismes. Toute sa carrière au service d'organisations gouvernementales n'a pas non plus été retenue, malgré des capacités naturelles d'infiltration évidentes et sans égal qui font d'elle une espionne largement au-dessus de ses pairs.

Callisto
Dans la famille des personnages sacrifiés à l'écran, je voudrais la cheffe des Morlocks ! La Callisto aperçue dans les films n'a presque rien à voir avec celle des comics. Apparue en 1983, cette rivale historique de Tornade, dont l'affrontement légendaire a marqué les esprits, possède une force, une endurance, une agilité, des sens et des réflexes hors norme, ainsi qu'un facteur de guérison accéléré. C'est un personnage qui inspire le respect parmi ses pairs, amis comme ennemis, avec son esprit tactique hors pair et son charisme évident.
Dans les BD, Callisto est facilement reconnaissable à son œil masqué, véritable élément marquant du personnage, au même titre que les favoris et la coupe aérodynamique de Wolverine, pourtant pas retenus au passage sur grand écran. Ce qu'on veut voir si le personnage est réinventé dans le MCU, c'est sa prise de pouvoir à la tête des Morlocks, ce groupe de mutants pacifiques aux mutations visibles vivant dans les égouts de New York, et rejeté par tous. La mise en lumière de ce groupe offrirait une critique sociale forte en traitant l'exclusion au sein même de la communauté mutante. Son point de vue de survivante et de témoin du massacre mutant fait d'elle un personnage important pour bien comprendre la profondeur des ségrégations xénophobes qui hantent les sagas des X-Men.

Azazel
À la frontière des considérations politiques et des mutations qui donnent leurs pouvoirs aux X-Men, on retrouve tout un pan de personnages rarement développés au cinéma : celui de ceux tout droit sortis d'une dimension ésotérique. Et pourtant, le monde des démons et son cortège d'entités millénaires est un des aspects incontournables de l'univers Marvel. Dans ce registre, on retrouve Azazel, un ennemi télépathe quasi-immortel doué de vision nocturne, capable de se métamorphoser, de se téléporter sur de courtes distances, de projeter des décharges paralysantes et armé d'un faciès démoniaque et d'une queue préhensile.
On l'a découvert en homme de main silencieux dans X-Men : First Class, à des années-lumière de ce qu'Azazel est dans les comics. D'après Chuck Austen et Sean Phillips qui créent le personnage en 2003, il est le chef des Neyaphem, une race mutante démoniaque bannie dans une dimension parallèle des millénaires plus tôt. Il ourdit un plan de reconquête de la Terre à très long terme via ses descendants dont il cherche à multiplier le nombre au fil des siècles.
C'est un être dangereux et déterminé, patient et mortel qui porte le poids d'une menace multigénérationnelle originale et inédite bien loin des complots habituels : car une fois révélée, il serait déjà trop tard. Parmi les sujets que le MCU devrait être amené à trancher si les scénaristes de Marvel Studios décident d'inclure le personnage dans leur saga, on retrouve sa filiation potentielle avec Diablo, qui sous la plume de certains auteurs serait l'un des fils d'Azazel. Une origin story fataliste pour le futur X-Men.

Omega Red
En voilà un ennemi des héros Marvel au global vraiment laissé pour compte jusqu’ici. Alors attention, Mickey Rourke dans le rôle de Ivan Vanko dans Iron Man 2 (2010), ce n’est pas Omega Red, malgré les tentacules lumineuses. C’est Whiplash avec des éléments de Crimson Dynamo qu’on a pu voir (mal) adapté. Omega Red est un autre antagoniste d’origine russe, mais un bien plus sérieux client pour nos héros. On l’a aperçu emprisonné dans Deadpool 2 et il est mentionné dans X-Men 2, et c’est tout. Il a failli avoir droit à un film à lui, mais encore une fois, le rachat de la Fox a mis un terme au projet.
Créé en 1992 par John Byrne et Jim Lee, Omega Red est un tueur en série russe transformé par le KGB en super-soldat pendant la Guerre Froide dans le cadre d’un programme visant à créer un pendant soviétique à Captain America. Il est doté d’une force, d’une endurance, d’une agilité et de réflexes hors du commun, possède lui aussi un facteur de guérison accéléré et des tentacules rétractables en carbonium, un métal proche de l’adamantium. Reconnaissable à son armure rouge, sa peau grise, ses cheveux blonds attachés en palier, son signe Omega sur le front et bien sûr ses tentacules, c’est un ennemi mortel qui subit ses pouvoirs en plus de renforcer ses pulsions meurtrières.
En effet, Omega Red doit absorber l'énergie vitale d'autrui pour survivre, via des phéromones mortelles qu'il peut relâcher dans l'air, ou par contact direct grâce à ses tentacules qui drainent les forces de ses victimes. Une sorte de vampirisme énergétique qui absorbe littéralement la vie des ses proies pour survivre. En tant qu’expérience soviétique pendant de Wolverine avec le projet Arme X, il se retrouve régulièrement mêlé au mutant aux griffes acérées et aux X-Men. Un adversaire redoutable et graphique qui ferait un super-vilain mémorable dans le MCU !

Emma Frost
Le personnage d'Emma Frost est un peu différent de pas mal d'ennemis vus aujourd'hui, puisqu'on sait déjà qu'elle sera de la partie dès le premier film de X-Men (2028) du MCU. Incarnée par January Jones en 2011, c'est désormais l'actrice Samara Weaving qui reprendra le rôle de la mutante blonde vêtue de blanc. Oui, la nièce de Hugo Weaving, déjà aperçue dans 3 Billboards : Les Panneaux de la vengeance (2017) et s'étant fait une place remarquée dans le cinéma d'horreur en enchaînant, entre autres, The Babysitter (2017), Wedding Nightmare (2019) et leurs suites ou Scream VI (2023).
C'est une puissante télépathe qui peut contrôler mentalement d'autres individus, projeter des illusions, bloquer les pouvoirs des autres et peut faire de la projection astrale. Comme si ça ne suffisait pas, elle peut aussi transformer son corps en diamant organique et troquer un peu de sa puissance mentale contre une force accrue et une invulnérabilité presque totale.
Faire-valoir de Sebastian Shaw dans les films, son parcours complet de méchante (Reine Blanche du Hellfire Club, manipulatrice de Jean Grey durant la Saga Phénix Noir) vers une héroïne complexe qui devient enseignante à l'institut Xavier n'a jamais été traité dans son intégralité au cinéma. La version de January Jones dans First Class s'arrête au stade « vilaine sexy », et c'est bien dommage et réducteur. Dans les pages des comics restant à adapter, on retrouve une relation ambiguë et évolutive avec Cyclope, qui redéfinit la dynamique du groupe X-Men dans les comics des années 2000-2010, et son passage à la tête de Générations X, où elle forme la nouvelle génération de jeunes mutants après un passé assumé de méchante, qui offrirait un arc encore inédit pour le MCU.

Magneto
Oui, comme on l'a dit en ouverture, Magneto est de tous les films ou presque mettant en scène les mutants de la Fox. Tantôt sous les traits de Ian McKellen, tantôt sous ceux de Michael Fassbender selon la timeline. Créé en 1963 par Stan Lee et Jack Kirby, c'est incontestablement le méchant le plus emblématique des X-Men et, avec son rival de toujours le Professeur Xavier, l'un des visages les plus reconnaissables des héros Marvel au global, à l'image de Mr. Fantastic, Strange, Hulk, Thor ou Iron Man. Tout juste derrière Spider-Man et Wolverine.
Erik Lehnsherr (ou Max Eisenhardt) n'était qu'un ennemi parmi d'autres à ses débuts. Il faut attendre l'ère de Chris Claremont pour que son passé de rescapé de la Shoah ne vienne donner une hauteur de discours au personnage. Magneto est l'un des mutants les plus puissants et les plus charismatiques de l'univers Marvel. Il arbore un costume fuchsia et violet, une grande cape et un casque qui bloque les attaques psychiques au design inspiré des casques romains. Il peut manipuler les champs magnétiques et le métal à l'échelle planétaire, même si cette envergure de puissance n'a jamais été montrée à l'écran.
Contrairement au reste de notre liste, on ne peut pas dire que Magneto ait manqué de temps d'écran. Mais son combat idéologique et sa rivalité amoureuse avec Xavier pour le cœur de Mystique ont trop vampirisé d'attention. Dans les comics, Magneto, déjà, est un athlète complet au corps massif, loin du physique plus commun de ses incarnations cinématographiques. Selon les époques, il est plus ou moins mesuré, et il prend même un temps la tête des X-Men à la disparition de Xavier. Son basculement de « grand méchant » vers leader légitime et protecteur des mutants est pourtant l'un des retournements les plus marquants de la mythologie X-Men.
Sa famille n'est jamais abordée non plus. Dans le matériau source, il est le père caché de Polaris, mais aussi de la Sorcière Rouge et de Vif-Argent. Les imbroglios de droits entre Marvel et la Fox ont toujours empêché de voir la petite famille se réunir. Et des destins auraient pu être bien différents. Parmi les histoires jamais adaptées, son passé de chasseur de nazis pendant l'après-guerre, entre Auschwitz et sa traque personnelle d'anciens bourreaux, a à peine été esquissé dans X-Men : First Class et mériterait que le MCU s'y repenche convenablement.

Apocalypse
Et enfin, le dernier, mais pas des moindres, puisqu'il s'agit tout simplement d'un des tout premiers mutants, si ce n'est le tout premier. Comme un bon architecte, il a été teasé tout au long de cet article, et c'est maintenant à lui d'entrer dans l'arène… Apocalypse ou En Sabah Nur est créé en 1986 par Louise Simonson et Jackson Guice. On l'aperçoit encore jeune dans la scène post-générique de X-Men : Days of Future Past (2014) dans une tentative du studio de construire son équivalent à Thanos, et il est l'antagoniste principal du film X-Men : Apocalypse en 2016 sous les traits d'Oscar Isaac.
Son impact sur le monde des X-Men est colossal et ses pouvoirs sont légion : manipulation moléculaire totale de son propre corps (taille, forme, densité), force, endurance et longévité quasi illimitées grâce à une technologie céleste ancienne, capacité à transférer des pouvoirs et à transformer des mutants en Cavaliers de l'Apocalypse surpuissants, ou encore télépathie et téléportation…
Retour en 2016 et au film éponyme de Bryan Singer. Le film a été unanimement critiqué pour avoir réduit l'un des méchants les plus puissants et anciens de tout l'univers Marvel à un antagoniste générique sous CGI excessif, et ce, sans jamais transmettre l'ampleur cosmique et historique du personnage : il est le premier mutant, une entité immortelle depuis l'Égypte antique !
Le concept même des Quatre Cavaliers de l'Apocalypse, c'est-à-dire des mutants recrutés de force et transformés en super-soldats, a été à peine esquissé, alors qu'il offre un potentiel de menace bien plus riche qu'un simple combat final. Les équipes X sont divisées et doivent affronter leurs frères d'armes, et la dimension de soumission mentale, de perte d'identité et de libre arbitre n'a jamais été traitée à l'écran.
Vous êtes au fait de la dystopie avec les Sentinelles de Days of Future Past ? Eh bien sachez que ce n'est pas la seule branche temporelle où l'avenir des mutants n'est pas tout rose. Dans Age of Apocalypse, le mutant primordial écrase toute opposition et transforme le monde selon ses moindres désirs. Un arc au potentiel énorme qu'on rêve de voir un jour dans le MCU.
Notez enfin que l'ombre d'Apocalypse traîne peut-être déjà de loin en loin dans la tête de Kevin Feige, alors que le Dr Doom n'est même pas encore arrivé. En effet, l'arrivée de Mister Sinister ouvre une porte vers Apocalypse, le personnage bientôt incarné par Adam Driver étant un ennemi inféodé puis en conflit, mais toujours proche du grand méchant.














































