
Spider-Man version La Mouche ? Man-Spider, la version horrifique qui aurait pu voir le jour dans Brand New Day (EXCLU)
JustWatch s’est récemment entretenu avec Chris McKenna et Erik Sommers, les scénaristes de Spider-Man : Brand New Day (2026). C’est le duo auquel on doit également toute la trilogie Spider-Man de Tom Holland, et qui a récemment contribué à l'écriture d'Avengers : Doomsday (2026) et Secret Wars (2027). Cette annonce a bien sûr suscité énormément d’interrogations et de suppositions sur le rôle que tiendront Spider-Man et potentiellement Jean Grey dans ces deux prochains films.
Si de nombreuses théories sur la fin de Brand New Day ou sur les conséquences de l'arrivée de Jean Grey dans le MCU ont émergé en ligne, un aspect essentiel de l'évolution de Peter Parker depuis la fin de No Way Home a pris une tournure décisive dans Brand New Day. Devenu un héros solitaire, sans famille et sans amis, Peter Parker combat une forme de dépression qui se transforme en une mutation incontrôlable de ses pouvoirs.
Toile organique, des yeux complètement noirs et une colère décuplée : les fans y voient les premiers signes de Man-Spider, une version horrifique de l'homme-araignée apparue dans les comics et dans les animés dans les années 90. Le principe ? Le côté arachnide de Peter prend le dessus sur son identité ‘’humaine’’, et sa transformation physique le métamorphose en une véritable araignée à taille humaine (pattes, poils, yeux… la totale !) Mais si dans le film, nous ne faisons en réalité face qu’à un début de transformation en araignée-homme, Chris McKenna et Erik Sommers étaient partis sur une mutation -et par conséquent sur un film- beaucoup plus radicale et aux allures de body horror.
Est-ce qu’une transformation complète en Man-Spider était envisagée lors de l'écriture du film ?
Erik Sommers : On aurait adoré ! On avait parlé de cette transformation et de ce qui se passerait quand Peter deviendrait encore plus araignée. On avait tout un tas d'idées !
Chris McKenna : Il y avait des éléments de body horror que nous avons essayés de défendre. C’est toujours une question de trouver le juste équilibre en termes de transformation monstrueuse. Quand on s’est retirés, le compromis était « Des yeux noirs, c’est le plus sombre que vous puissiez faire ! » Même si je pense qu’un peu plus monstrueux que ça, ça aurait pu être sympa ! »
Erik Sommers : Oui, on avait proposé des trucs un peu fous !
Chris Mckenna : On avait des versions où on a un peu poussé ces idées. On avait beaucoup plus d'éléments arachnéens.
Comme des jambes et des bras en plus ? La totale ?
Chris Mckenna : On n'est pas vraiment allés jusque là, mais on a joué avec plusieurs idées.
Erik Sommers : Oui, j'étais vraiment obsédé par le fait qu’il puisse avoir des poils un peu pointus, comme les piques que les araignées ont sur leurs pattes. J’ai vraiment poussé cette idée pendant un moment.
Chris Mckenna: Parfois c'était vraiment de l’exploration et de l’inspiration, on essayait de voir comment les gens réagiraient à telle ou telle idée. On avait eu l'idée qu’il puisse avoir sur ses jambes ces trucs dont j’ai oublié le nom, mais c’est grâce à ça que les araignées peuvent sentir. Donc Peter était capable de traquer d’autres personnages, et il détestait ça, il avait acheté des rasoirs Lady BIC ! Il y avait toute une scène où il essayait de raser ses poils d'araignée ! C'était quand il était en train de travailler sur son inhibiteur. Et il était horrifié…
On avait souvent comme référence de film La Mouche (1986), mais on ne veut pas non plus qu’il se transforme complètement en monstre. Donc il y avait toujours une ligne, qu’on a parfois franchi pour certaines personnes qui disaient : « Ok, bon, on ne va pas faire exactement comme ça … »
Vous êtes vraiment partis sur du body horror d’une certaine façon ?
Chris McKenna : Non, enfin, on n’essayait pas de le transformer complètement en araignée, mais on essayait de voir par quels éléments il pourrait être horrifié au départ, et qu’il pourrait utiliser par la suite et dire « Je dois l’accepter ».
On a imaginé qu’il puisse développer un venin, ce qui serait terrifiant pour lui. On trouvait ça très cool comme idée, parce que c'est vraiment très sombre, car il est en train de produire quelque chose de véritablement toxique. Et il y a aussi ce truc super cool que les araignées peuvent faire, quand elles mordent une proie, elles peuvent les endormir, juste ce qu’il faut. Et donc on avait pensé qu’il pouvait savoir utiliser ça aussi. Ça aurait pu être utilisé pour contrer les effets de Jean Grey. Donc il y avait beaucoup d'idées, mais je pense qu’on a terminé sur le bon équilibre. Mais en tant que scénaristes, on doit voir les réactions des gens quand on dit « Alors ? Des pointes venimeuses ? Des poils d'araignées sur les jambes ? »
Erik Sommers : Parfois on a besoin de ça, on a besoin de l’opinion d’un groupe de personnes qu’on respecte, et qui vous regardent depuis l'autre bout de la table en disant : « Non pas ça, c’est dingue. C’est beaucoup trop, on ne peut pas faire ça ! »































