Il était une fois un conte de Noël devenu un phénomène viral et global. Dès sa diffusion le 6 décembre 2025 sur TF1, Le Mal-Aimé s’est immédiatement imposé comme le chouchou des téléspectateurs français, mais plus largement des internautes à travers le monde. La planète est tombée sous le charme chaleureux et sincère de ce court métrage animé made in France, produit pour le groupe Intermarché.
« Pas facile de se faire des amis quand on les mange »
Le Mal-Aimé, c’est l’histoire d’un loup solitaire, craint par tous les animaux de la forêt et condamné à passer les fêtes de Noël tout seul, comme chaque année. « Pas facile de se faire des amis quand on les mange », comme le souligne la tagline qui barre l’affiche du film. En changeant de régime (plus de viande, vive les légumes !) et en découvrant les bienfaits d’une alimentation variée, l’animal va non seulement devenir un fin gourmet et un cordon-bleu, mais également trouver sa place à la grande tablée de ses voisins des bois.
En à peine 2mn30, on se retrouve embarqué dans cette histoire simple, universelle et touchante, imaginée par Romance Agency, Divine Productions et Illogic Studios (déjà aux manettes de publicité Guerlain et Oasis remarquées). Et surtout très belle, avec une ambiance forestière et enneigée particulièrement réussie, et des personnages immédiatement attachants. Inspirés par les dessins de l’illustratrice Wiebke Rauers, une équipe de 70 personnes a travaillé pendant plus de 6 mois sur ce court métrage ambitieux, garanti sans intelligence artificielle.
Plus d’un milliard de vues !
La force du film, c’est d’embrasser son statut de court métrage avant sa mission de publicité. Le Mal-Aimé raconte avant tout une histoire, un conte animé bienveillant qui illustre la petite fable racontée par un tonton attentionné à son neveu au pied du sapin (une séquence en prises de vues réelles tournée par Nadège Loiseau), alors que l’enfant s’ennuie à cette tablée d’adultes bruyants. Comme dans les précédentes tentatives -toujours très réussies- d’Intermarché, on plonge dans un récit qui se raccroche à l’enseigne seulement dans ses dernières secondes, de manière sobre et engageante (« On a tous une bonne raison de commencer à mieux manger »).
Ce qui aurait pu n’être qu’un triomphe franco-français dépasse rapidement nos frontières. Au-delà des canaux de diffusion de la marque, des amoureux d’animation partagent ce petit french bijou sur leurs réseaux sociaux. De 20 millions de vues sur les trois premiers jours, on dépasse aujourd’hui le milliard de visionnages en ligne, alors que la chanson Le Mal-Aimé de Claude François bondit sur les plateformes de streaming. « Ce film de Noël, c'est la belle histoire de fin d'année que l'on voulait offrir aux Français. Une tranche de bonheur et de partage pour les enfants et les parents » explique Thierry Cottilard, le Président du Groupe Mousquetaires. « C'est l'essence même des fêtes. Du partage, des retrouvailles, et surtout un moment où l'on doit se retrouver autour d'une bonne table en oubliant nos différences. »
« On savait que c’était bon, mais de là à faire le tour du monde ! »
L’animation (mêlant 3D et 2D), l’approche humaine et artisanale (là où d'autres grandes marques ont versé dans le tout IA pour leur spot de Noël), ce grand loup noir aux yeux jaunes mais au coeur aimant, le message de fraternité et de bien manger, les plans savoureux sur les ingrédients et les recettes (aussi appétissants que dans Ratatouille !) la musique nostalgique et intergénérationnelle : tout est réuni pour que le film touche le monde en plein cœur malgré une accusation de plagiat et une polémique concernant la présence de poissons dans le menu.
« On savait que c’était bon, mais de là à faire le tour du monde ! » lancera le patron d’Intermarché sur le plateau du 20 heures de France 2, subjugué et même pris de court par cette « loup mania ». Un animal qui va d’ailleurs devenir la mascotte officielle des magasins, et dont les peluches seront proposées à Noël 2026, le temps de lancer une fabrication responsable et européenne. Parallèlement, fort de ce succès, les Montpelliérains de Illogic Studios ont désormais un projet encore plus ambitieux.
Après le loup… les castors !
Ce projet, c’est le film d’animation La Famille Rivière, dont nos confrères d’AlloCiné ont dévoilé en exclusivité l’histoire et un premier visuel. Accompagnés par Mandarin & Cie, la société qui a porté des succès comme OSS 117, Brice de Nice ou Potiche mais également les aventures animées Sahara et Astérix et les Vikings, le long métrage sera supervisé par Victor Caire et Lucas Navarro, déjà à l’œuvre sur Le Mal-Aimé, et toute l’équipe Illogic Studios qui y reprendra la même approche graphique que pour son loup bien-aimé.
Les animateurs y retrouveront un univers forestier, mais a priori moins enneigé -si l’on en croit la première image- en suivant une famille de castors en plein conflit de générations, dans le cadre du magnifique parc naturel de Yellowstone, aux Etats-Unis. Et même si les rongeurs seront au centre de l'histoire, on peut imaginer que le loup ne manquera pas d’y faire un petit caméo. Très prometteur (tout comme le projet Scavengers développé parallèlement chez Illogic), La Famille Rivière s’annonce comme la réponse française à Jumpers (en salles le 4 mars 2026), le prochain film d’animation des studios Pixar, lui aussi centré sur des castors.
Cocorico pour l’animation française !
Le Mal-Aimé et La Famille Rivière s’inscrivent dans la dynamique très positive que connaît l’animation française. Alors que Arco (2025) et Amélie et la métaphysique des tubes (2025) ont été nommés aux Golden Globes (en attendant les Oscars ?) et que Le Combat des Chefs (2025) et Arcane (2021-2025) ont mis en avant le savoir-faire de TAT Productions côté Gaulois et de Fortiche Production côté Runeterra sur Netflix, des projets majeurs sont en préparation.
L’adaptation de la bande dessinée Les Légendaires (2026) ouvre le bal dès le 28 janvier, en donnant vie à Danaël, Jadina, Gryf, Shimy et Razzia, alors que Astérix - Le Royaume de Nubie sera assurément l’un des films français événements du mois de décembre 2026 face à la vague Dunesday. Sans oublier, bien sûr, Super Mario Galaxy Le Film (2026), fabriqué dans les bureaux français de Illumination. Par ailleurs, les projets des sociétés hexagonales Folivari, TAT, Fortiche, La Cachette ou Mikros -pour ne citer qu’elles- devraient nous en mettre plein les yeux !
















































































































