
Jumanji : tous les films de la saga dans l’ordre
« Sur JustWatch tu te connecteras, une liste des films Jumanji tu découvriras ». En février 1996, un divertissement familial à la pointe de la technologie (à l’époque) donne littéralement vie à un plateau de jeu de société, et offre aux jeunes spectateurs une aventure unique en son genre. Depuis, le film a traversé les générations et les décennies, au point de devenir une référence pour les petits et grands enfants, et de connaître des adaptations sur consoles, des déclinaisons collectors du célèbre coffret en bois… et une trilogie entre suite et reboot qui nous offrira son dernier opus le 23 décembre prochain. En prévision de cette ultime partie, je vous propose un petit tour d’horizon de la franchise, dans l’ordre chronologique de sortie et de narration.
On lui doit Le Pôle Express, Zathura… et Jumanji : depuis la fin des années 70, l’auteur américain Chris Van Allsburg s’est imposé comme une plume majeure de la littérature jeunesse. Et Jumanji, publié en 1981, est assurément l’un de ses chefs-d'œuvre, dont le concept, aussi simple que génial, ouvre les imaginaires : et si un jeu de société prenait vie ? Une dizaine d’années plus tard, Hollywood s’empare du récit et utilise les dernières avancées en images de synthèse et des animatroniques de pointe pour lancer les dés et le riche bestiaire du film : rhinocéros, éléphants, lion, moustiques et araignées y mènent la vie dure à Peter et Judy (une toute jeune Kirsten Dunst), qui reprennent sans le vouloir la partie abandonnée par Sarah (Bonnie Hunt) et Alan (Robin Williams), vingt-six ans plus tôt.
Comme avec son Chérie j’ai rétréci les gosses (1989), Joe Johnston signe avec Jumanji (1995) un divertissement familial et populaire parfait, qui a bluffé l’ado que j’étais comme mes enfants à qui c’est l’un des premiers films que j’ai montré. L’aventure est géniale, Robin Williams est parfait en gamin devenu adulte sans le savoir, le sous-texte est intéressant (avez-vous remarqué que le même acteur joue le père et le chasseur lancé aux trousses d’Alan ?), avec une affection toute particulière pour l’agent Bentley (David Alan Grier) et sa voiture un peu plus malmenée à chaque scène !
Évidemment, au regard de la dimension culte - et même, oserais-je le dire, de classique - du film original, l’idée d’un remake est initialement accueillie froidement. Encore plus quand on apprend que Dwayne Johnson -qu’on aime beaucoup par ailleurs- reprendrait le flambeau de Robin Williams. Entre l’action hero et l’intarissable comédien, il y a tout un monde… Et puis on découvre Jumanji : Bienvenue dans la jungle (2017) et avec lui une approche plutôt réjouissante qui réinvente le concept tout en le respectant (avec au passage un joli clin d'œil à Robin Williams au détour d’une cabane).
Les temps ont changé, les ados sont désormais rivés aux écrans, et le réalisateur Jake Kasdan décide de transformer le jeu de société en jeu vidéo d’aventure (au cours d’un prologue un peu facile) où sont propulsés quatre lycéens grâce à la magie / malédiction de Jumanji. Les mécaniques vidéoludiques (avatars, inventaires, vies, PNJ…) sont savoureusement détournées, et le film offre un terrain de jeu (!) parfait pour Dwayne Johnson, Kevin Hart, Karen Gillan et Jack Black. Ils s’amusent beaucoup, et nous avec, même si l’aspect « aventure » est un peu léger (une jungle, une plaine, un marché, un hangar… on a déjà vu plus spectaculaire). Là où certains remakes des succès des années 90 se sont cassé les dents (coucou Point Break !), Jumanji version 2017 s’en tire avec les honneurs. Et le box-office.
Et qui dit carton au box-office (près d’un milliard de dollars de recettes mondiales, 3,3 millions d’entrées en France), dit suite et franchise. Ce troisième opus, baptisé Jumanji : Next Level (2019) ne peut plus jouer sur l’effet de surprise vidéoludique. Au-delà d’élargir l’univers visuel (un désert avec des autruches, des ponts suspendus envahis de mandrills, une forteresse glacée), Jake Kasdan a bien compris que ce sont les personnages, et cette mécanique d’avatars improbables, qui a contribué à la réussite du précédent film : voir des personnages propulsés dans des corps pas vraiment en phase avec leur caractère a permis de proposer des séquences vraiment amusantes et des interactions mémorables entre son quatuor de stars.
Dès lors, cette nouvelle aventure, basée sur une console en piteux état, provoque quelques bugs et entraîne deux papys (Danny DeVito et Danny Glover) au cœur de Jumanji. L’un est propulsé dans le corps de Dwayne Johnson, l’autre dans celui de Kevin Hart, et forcément ça réinvente complètement la dynamique. Ajoutez à cela quelques pincées de body swap -ou échange de corps- pour switcher régulièrement les personnalités, et vous obtenez un film divertissant (avec un joli caméo de Bebe Neuwirth qui fait le lien avec 1995) et souvent touchant dans son traitement de la vieillesse et des regrets, mais beaucoup trop long pour totalement emporter l’adhésion. Les dollars sont encore une fois au rendez-vous, et qui dit carton au box-office dit… ?
Jumanji : Open World / Bienvenue dans notre monde (2026), c’est la conclusion épique de ce que Jake Kasdan a construit dans les deux précédents films, rehaussée de ce qui avait fait le succès du film original : l’intrusion des créatures de Jumanji dans le vrai monde ! Les rhinocéros, girafes et autres varans sont donc lâchés dans notre réalité par cette apocalypse numérique, accompagnés des héros du jeu vidéo, en l'occurrence Smolder Bravestone (Dwayne Johnson), Shelly Oberon (Jack Black), Moose Finbar (Kevin Hart) et Ruby Rundhouse (Karen Gillan) bloqués en mode démo pour ce passage IRL (façon Free Guy), avant de retrouver la jungle numérique en embarquant de nouvelles personnalités (dont la mère de Spencer).
La (longue) bande-annonce du film ne présentant que deux ou trois séquences, on peut imaginer que l’aventure réservera quelques surprises aux spectateurs (croisons les doigts pour y retrouver Kirsten Dunst !). C’est en tout cas la promesse d’un spectacle familial idéal pour les fêtes de fin d’année, en digérant les enjeux de Avengers Doomsday et Dune 3. Attention simplement au cabotinage, car on pourrait commencer à se lasser (un peu) de voir Dwayne Johnson et Kevin Hart s’amuser entre eux…




























