Milla Jovovich, Raccoon City, Zach Cregger… Tous les films Resident Evil dans l’ordre

Milla Jovovich, Raccoon City, Zach Cregger… Tous les films Resident Evil dans l’ordre

Publié le21 septembre 2026

Mis à jour le25 septembre 2026

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Huit films. Resident Evil au cinéma, c’est, à ce jour, huit films étalés sur presque 25 ans, ce qui fait de la célèbre saga d’horreur issue du monde du jeu vidéo, la licence la plus adaptée au cinéma. Surtout qu’il existe aussi quatre long-métrages en CGI et deux séries, l’une animée, l’autre en live-action. Mais aujourd’hui, avec le succès en salles de la nouvelle adaptation, tout simplement baptisée Resident Evil (2026), on a eu envie de regarder dans le rétroviseur en se concentrant uniquement sur les films de cinéma. 

On pourrait rebaptiser cet article : « Splendeurs et gloires » de Resident Evil, mais ce serait un peu ironique. Ou « Cinquante Nuances de Resident Evil » ; la chose étant un peu honteuse et violente. Vous l’aurez compris, l’idée est ici de revenir sur chaque film chronologiquement, dans l’ordre de sortie. Exit donc notre regard critique ? Ce n’est pas incompatible pour mettre le cap sur cette saga tourmentée qui s’est longtemps cherchée, après sans doute trop d’années verrouillées sous la houlette de Paul W.S. Anderson. Vous voulez vous refaire un marathon Resident Evil à l’occasion de la sortie du nouveau film de Zach Cregger ? Voilà à quoi vous attendre avec (presque) les mots qui ouvrent le premier Resident Evil de 1996 : « Ils se sont réfugiés dans cette saga dans laquelle ils pensaient être à l’abris. Pourtant… »

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Resident Evil
Resident Evil

Resident Evil

2002

C’est par lui que tout commence. Celui qui pose les bases du traitement hollywoodien qui sera réservé à la saga au cinéma pendant plus de deux décennies. Avec Resident Evil (2002), Paul W.S. Anderson plante le décor : ses films se serviront de loin en loin du matériau original, mais n’adapteront pas les jeux ni leurs thématiques au sens strict. 

Pour rappel, on est au début des années 2000, et les adaptations de jeux vidéo sont encore considérées comme des excroissances mercantiles destinées à un public plus ou moins décérébré et facile, sur lequel on peut se faire de l’oseille. Les producteurs sont convaincus de savoir ce qu’attendent les fans : de la techno cheap, des escouades de GI bodybuildés armés de sulfateuses, et des héroïnes sexy pas trop habillées. Soit tout le contraire du jeu Resident Evil, qui s’inspire bien plus de La Nuit des morts-vivants (1968) de George Romero en s’amusant avec les codes des séries Z et des films d’exploitation américains et italiens. Les premiers jeux proposent en effet plus une ambiance oppressante qui joue avec notre sentiment de solitude dans des décors décrépis qu’autre chose. Mais passons.

Le premier film Resident Evil débute par l’introduction d’Alice, interprétée par Milla Jovovich, un personnage messianique inventé pour l’occasion qui va devenir central dans toute la saga. Tandis qu’un virus mortel se répand dans un mystérieux laboratoire high-tech souterrain, Alice, donc, se réveille dans un manoir. « Se réveille » : notez-le, ça fait une fois. Il y en aura d’autres. Ah oui, et elle est amnésique. Parce que comme ça, on peut justifier de n’importe quel background en jouant la carte de la surprise. C’est bien pratique. Sans sommation, une escouade débarque et l’embarque : elle serait une agente infiltrée qui bosse pour la société pharmaceutique Umbrella, la boîte à l’origine des virus.

Les militaires emmènent Alice dans le laboratoire et tout ce petit monde va tenter d’empêcher la propagation de la menace. Leur adversaire sera une intelligence artificielle qui prend la forme d’une petite fille en hologramme appelée La Reine Rouge. C’est elle qui gère le laboratoire : elle contrôle les portes, les éclairages… Une sorte de domotique à 360° qui implique la rétention d’un virus qui transforme les gens comme les animaux en zombie. Pour parvenir à couper cette super-intelligence devenue autonome et maléfique, le groupe de héros, composé d’Alice, de Michelle Rodriguez et d’un petit lot de militaires destinés à se prendre les pièges et les monstres sur le coin du museau, va alors passer de zombies humains en chiens zombies, en passant par des pièges mortels qui recyclent directement le film Cube (1998), et un monstre issu du second jeu : un Licker. Après la destruction du laboratoire, Alice se retrouve en ville. Le virus s’est propagé à l’extérieur…

Resident Evil : Apocalypse (2004), sorti deux ans plus tard, est la suite directe du premier film. Réalisé par Alexander Witt d’après un scénario de Paul W. S. Anderson, Apocalypse s’inspire pour sa part des événements rencontrés par les jeux Resident Evil 2 et Resident Evil 3. Comme le sous-entendait la fin du premier volet, Alice est de retour, prête à nous jouer un mauvais tour.

Alice se réveille une fois de plus sans savoir où elle est. Ça fait deux fois en deux films. Elle revient à elle dans un hôpital désert et arpente la ville dévastée de Raccoon City. La société Umbrella évacue les civils non-infectés et Alice se greffe aux rescapés. Malheureusement, la situation dégénère et la foule est renvoyée en ville, en quarantaine. Alice rencontre alors un groupe de survivants emmenés par deux personnages des jeux : Jill Valentine et Carlos Olivera.

La mission est cette fois de retrouver la fille disparue du Dr. Ashford, le créateur supposé du virus (on verra dans les films suivants que c’est plus compliqué). Contre toute attente, Umbrella relâche sur eux une de ses armes expérimentales : un monstrueux colosse increvable prêt à tout pour les arrêter. Surprise : Némésis (c’est son nom) est en fait un des membres de l’escouade du premier film qui avait péri dans le laboratoire…

Toujours d’après un scénario de Paul W.S. Anderson, mais cette fois réalisé par Russell Mulcahy, le papa d’Highlander (1986), le troisième film est une rupture totale avec les deux premiers films. Resident Evil : Extinction (2007) oublie le huis clos du premier film et le scénario des jeux pour nous plonger dans un monde post-apo très inspiré de Mad Max 2 : Le Défi (1981). Avec des zombies. Mais vous allez voir, ce ne sera pas la seule liberté que s’octroie le scénariste.

Bond dans le temps. Le virus a détruit l’humanité. On retrouve Carlos et quelques survivants dans un convoi de véhicules blindés et armés en route pour l’Alaska, seul territoire préservé. On y fait la rencontre d’un nouveau personnage des jeux : Claire Redfield, interprétée par Ali Larter, héroïne de la série Heroes (2006-2009). Au détour d’une mésaventure au fin fond du désert du Nevada, le convoi découvre une « nouvelle » Alice, maintenant dotée de super-pouvoirs. Cette dernière explique qu’elle a subi des altérations génétiques ourdies par Umbrella et possède désormais des capacités surhumaines. Un développement inspiré par le jeu Resident Evil 5 qui dotait Jill Valentine de capacités de ce type.

Le film introduit aussi son super-vilain : le Dr Isaacs, que les fans de Game of Thrones (2011-2019) connaissent bien, puisqu’il est interprété par Iain Glen, le célèbre Jorah Mormont, l’amoureux transi de Daenerys Targaryen. Le film s’achève dans les ruines de Las Vegas, au milieu de hordes de zombies, tandis que le Dr Isaacs tente de capturer Alice. Il est en effet convaincu que son sang recèle la clé d’un antidote…

Rien ne va plus dans Resident Evil : Afterlife (2010), premier épisode tourné entièrement en 3D. Paul W.S. Anderson revient aux commandes et propose un film clipesque tourné vers le money shot qui met en avant la nouvelle technologie démocratisée par Avatar (2009) un an plus tôt. C’est la mode des films en 3D, pour le meilleur et pour le pire. Dans une scène d’introduction qui reprend l’esthétique de Matrix (1999), Alice et des clones d’elle-même attaquent le QG d’Umbrella à Tokyo. Sur place, elle tombe sur Albert Wesker, l’un des antagonistes les plus réguliers des premiers jeux, qui parvient à la priver de ses pouvoirs.

Le film se poursuit tandis qu’Alice tente de rejoindre la fameuse Terre Promise en Alaska évoquée dans le film précédent : Arcadia. Son voyage la mène alors dans les ruines de Los Angeles, ce qui induit de fait un sérieux problème vu qu’elle était à Tokyo le plan d’avant. Soit Paul W.S. Anderson en vrai, soit Alice dans le film… mais l’un des deux a de sérieuses lacunes en géographie… En Californie donc, Alice retrouve Claire et rencontre son frère Chris, un des héros de la saga vidéoludique, interprété par Wentworth Miller, le héros tatoué de Prison Break (2005-2017). Tous s’allient contre Wesker, catapulté big boss d’Umbrella…

Surprise ! Arcadia n’était pas un lieu mais une sorte de bateau-arche dans lequel Umbrella récupérait des survivants pour poursuivre ses tests sur les virus. À peine le film entamé, Resident Evil : Retribution (2012) nous en met déjà plein la vue ! Paul W.S. Anderson est bien décidé à clore sa saga en apothéose par une trilogie au sein de laquelle il a toutes les casquettes. Le succès de Resident Evil au cinéma reste solide, et le réalisateur va pouvoir donner vie à sa vision. Sa muse, Milla Jovovich, est bien entendu toujours de la fête dans le rôle d’Alice, et d’anciens visages bien connus vont même revenir faire leur petit caméo, tandis que des personnages des jeux, comme Leon, Ada ou Barry, se multiplient à l’écran.

L’histoire reprend là où on l’avait laissée, au sein de l’Arcadia. Le bateau est attaqué par Jill, l’ancienne alliée d’Alice, contrôlée mentalement. Notre héroïne est capturée et se réveille (tiens tiens) dans une banlieue type, avec mari et enfant, sans comprendre comment elle est arrivée là. On comprend alors qu’elle est un clone de la vraie Alice, et un sujet d’observation dans une Raccoon City simulée au cœur d’un laboratoire secret sous-terrain. Alice, la vraie, elle, se réveille (encore et encore) dans un ancien avant-poste soviétique sous-marin au Kamtchatka. Là, Umbrella fabrique des clones et reproduit en simulation des villes entières pour tester de nouveaux virus, un peu comme les Machines se servent des humains dans Matrix. Wesker apprend à Alice que la Reine Rouge a été réactivée et contrôle tout désormais…

Comment pensez-vous que débute Resident Evil : Chapitre Final (2017) ? Allez, je vous aide. Alice se réveille quelque part. Et ce sera cette fois-ci dans une Maison Blanche en ruines, suite à une énième trahison de Wesker. Alice a 48 h pour infiltrer le laboratoire du premier film, où Umbrella aurait entreposé un antivirus aéroporté capable de sauver l’humanité. Mais contre toute attente, elle est capturée en chemin par le Dr. Isaacs. Comment ça, mais le Dr Isaacs n’est pas mort !? Et non, bande de petits fripons ! Je vous avais subtilement indiqué que c’était le grand méchant quelques lignes plus haut… Non, celui qu’elle avait tué dans l’un des précédents films était aussi un clone. Il n’y a pas que les gentils qui ont le droit d’être clonés après tout.

Alors je vous passe la réalisation. Mais les épileptiques n’ont qu’à bien se tenir. Le film est monté à la truelle avec parfois jusqu’à cinq plans pour un simple coup de poing. Les décors en intérieur ne sont quasiment pas éclairés et quand ils le sont, c’est perpétuellement via des contre-jours à se brûler la rétine qui surgit comme un jump scare. Et en extérieur, le film propose des effets CGI à tout-va d’un goût et d’un rendu brunâtre et terne singulièrement de mauvais goût. Pour vos oreilles, un mélange entre la techno datée des débuts de la saga et l’ampleur chaotique du drum and bass. Je sais, on avait dit pas de critiques. Mais là on parle de santé publique. Vous êtes prévenus.

Alice se dépatouille comme elle peut avec le Dr. Isaacs et retrouve Claire et d’autres survivants dans les ruines de Raccoon City. Elle parvient à infiltrer le laboratoire et est confrontée aux monstres que Wesker lui balance. Tout y passe : le film ressasse son héritage en bouclant la boucle de la Reine Rouge et ressuce le scénario des jeux en incluant la famille du créateur du virus, le vrai cette fois. Spoiler alert : Alice serait depuis le début le clone de la fille du créateur du virus, le Dr Marcus ; et la Reine Rouge une version enfant d’elle-même. Alice est donc la copropriétaire d’Umbrella ! Et le Dr Isaacs ? On découvre que c’est le commanditaire du meurtre du Dr Marcus, le père d’Alice. C’est finalement le grand méchant caché de toute la saga. Fin. C’est fini ? Vraiment ?

Quatre ans et une pandémie de Covid plus tard, la machine Resident Evil renaît de ses cendres. Plus de Dr Isaacs ou d’Alice : dans Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City (2021), Johannes Roberts l’a promis, on se recentre sur les jeux. Et c’est une nouvelle fois les premiers volets qui font figure de référence. On aurait pu s’inspirer des derniers volets de la saga qui s’est réinventée plusieurs fois depuis sa création, mais non. Retour à la case départ, avec l’intention formelle de mettre en scène les héros des jeux vidéo.

Le personnage principal devient Claire Redfield, interprétée par Kaya Scodelario. À ses côtés, on retrouve Jill, Chris, Wesker, Leon et Ada ; ainsi que le Dr Birkin, l’un des créateurs des virus et antagoniste principal du jeu Resident Evil 2 qui vient de ressortir sous forme de remake récompensé. Une orientation qui plaît aux fans… Sauf que cette histoire ayant déjà été racontée, les scénaristes décident de manière unilatérale de faire contre toute attente un pas de côté. Une hérésie que le public sanctionnera d’autant plus que les héros du jeu sont totalement réécrits et ne sont pour certains plus que l’ombre d’eux-mêmes.

L’histoire raconte comment un groupe de survivants doit réchapper à une Raccoon City abandonnée par Umbrella, une société privée toute-puissante qui gérait la ville jusqu’ici. Sans vraiment expliquer ni comment ni pourquoi, la ville est effectivement devenue une coquille vide, une cité fantôme, en crise. Tandis que Claire revient pour retrouver son frère policier, une curieuse épidémie qui transforme les habitants en créatures féroces et sanguinaires se répand…

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Resident Evil

Après l’échec commercial et critique de Bienvenue à Raccoon City, on avait perdu tout espoir de voir un jour un vrai bon film Resident Evil. Il aura fallu attendre 2026 et le Resident Evil de Zach Cregger pour y arriver. Dans cette nouvelle adaptation, le héros se réveille… Non, je blague. Dans cette nouvelle adaptation, on suit un livreur censé amener un colis à l’hôpital de Raccoon City. Et c’est tout ce que nous dévoilerons du scénario du film ici. On a déjà expliqué la fin du film sur JustWatch, et si vous n’avez pas peur des spoilers, vous pouvez toujours y jeter un œil.

Par contre, on ne saurait que trop vous conseiller d’aller voir le film. Le réalisateur fait lui aussi le choix de prendre ses distances avec le scénario et les personnages des jeux, mais s’inspire énormément de son univers. Il en comprend les codes et propose pour la première fois une retranscription des errements d’un joueur dans un jeu, entre incompréhension et hésitation, puis maîtrise croissante de l’univers et de ses règles. Le film fait d’ailleurs de nombreuses références aux jeux et témoigne d’un respect profond du matériel original. Dans Resident Evil, vous ne croiserez pas Claire, Jill ou Leon. Mais un vrai film qui préfère citer The Thing (1982) et rendre un vrai hommage aux jeux dont il est issu, sans prendre ses spectateurs pour des vaches à lait ou des imbéciles…

Resident Evil n'est pas disponible en streaming.
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À propos de cette liste

Titres

8

Coût total de visionnage

20,93 €

Durée totale

13h 8min

Genres

Action & Aventure, Horreur, Science-Fiction

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