De Steven Spielberg à Bong Joon-ho, 10 réalisateurs qui ont également excellé dans l'animation

De Steven Spielberg à Bong Joon-ho, 10 réalisateurs qui ont également excellé dans l'animation

Öykü Sofuoğlu
Öykü Sofuoğlu

Publié le 19 avril 2026

Mis à jour le 01 mai 2026

Bong Joon-ho (Parasite) vient d’annoncer qu’il travaillait sur son premier long métrage d’animation, intitulé Ally, qu’il prévoit de terminer et de sortir en 2027. La première image du film a également été dévoilée : on y découvre une adorable créature marine vivant dans les profondeurs de l’océan Pacifique et rêvant de voir le soleil, tout en aspirant à devenir la protagoniste d’un documentaire animalier.

Au regard des thèmes de prédilection du cinéaste coréen, mais aussi de son travail sur les effets spéciaux dans des films tels que Mickey 17 (2025) et Okja (2017), cette première incursion dans l’animation paraît finalement assez évidente. Ce médium singulier, aujourd’hui plus que jamais menacé par certains usages de l’IA, continue pourtant d’offrir aux cinéastes une liberté artistique et créative bien plus large que celle des prises de vue réelles.

Bong Joon-ho n’est d’ailleurs pas le premier à en explorer les capacités expressives. Pour JustWatch, je mets en lumière des cinéastes qui se sont emparés de l’animation afin de déployer leurs visions dans un champ à la fois plus vaste et plus souple.

Steven Spielberg

Le grand maître du cinéma américain excelle notamment dans les genres de l’aventure et de l’épique historique, mais il n’est pas étranger au format de l’animation. Dans un entretien accordé en 1978, Steven Spielberg déclarait même que tous les cinéastes devraient commencer leur carrière en tant qu’animateurs. On comprend donc pourquoi il a fondé le studio Amblimation et assumé le rôle de producteur exécutif sur plusieurs films et séries. Par ailleurs, le cinéaste a réalisé Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne (2011). Caractérisée par l’usage innovant de la technique de performance capture, cette rencontre entre les personnages de Hergé et l’imagination de Spielberg constitue l’un des opus les plus charmants de sa filmographie. Je n’oublie pas également son hybride Ready Player One (2018), qui mêle monde virtuel en animation et réalité en prises de vues live action.

Wes Anderson

C’est très difficile de ne pas aimer l’univers coloré, ludique et excentrique de Wes Anderson. Toujours dans la continuité de ses sensibilités formelles et esthétiques, le réalisateur a signé deux films d’animation, à savoir Fantastic Mr. Fox (2009) et L'Île aux chiens (2018). On sait combien la matérialité des décors et des objets est importante dans son cinéma, et, dans ses films d’animation, ce souci formel se traduit par le choix de la technique du stop motion. Généralement, les films de Wes Anderson sont associés à une idée de perfectionnisme -notamment en raison de leurs plans très symétriques- tandis que ses animations montrent que son œuvre mérite une lecture plus nuancée : le mouvement saccadé du stop-motion, ainsi que les textures et les matériaux des marionnettes, exposent au contraire une forme d’imperfection, ou plutôt l’artifice des images -un aspect que l’on omet souvent dans ses films en prises de vues réelles, alors qu’il y est tout aussi présent.

George Miller

Aujourd’hui, le nom de George Miller est devenu synonyme de la saga Mad Max, son style étant presque entièrement associé à cet univers post-apocalyptique, aride et saturé d’action. Pourtant, les vrais amateurs connaissent d’autres facettes de son travail, moins représentatives certes, et presque incongrues : Miller a réalisé non pas un, mais deux films d’animation (Happy Feet, 2006 et Happy Feet 2, 2011). Oui, vous avez bien entendu : c’est bien le réalisateur australien qui a imaginé l’histoire touchante de Mumble, un manchot empereur qui, à la différence de ses congénères, ne sait pas chanter, mais possède un véritable talent pour la danse ! L’approche qu’il adopte dans ces films ne manque pas de sérieux, et témoigne même du soin qu’il accorde à la vraisemblance en animation. On apprend notamment qu’il a collaboré avec Savion Glover, célèbre danseur de claquettes, qui a travaillé comme chorégraphe et a fourni les mouvements de Mumble, capturés grâce à la motion capture. Le résultat : un classique moderne, dont les prouesses techniques n’ont rien perdu de leur force avec le temps.

Robert Zemeckis

Véritable titan du cinéma hollywoodien, Robert Zemeckis est notamment connu pour le travail extrêmement fin et soigné des effets spéciaux dans ses films -ce qui explique aussi son penchant artistique pour le cinéma d’animation. À la même période où le cinéaste est célébré pour le triomphe de Retour vers le futur (1985), il confirme son succès avec Qui veut la peau de Roger Rabbit (1988), un véritable ovni cinématographique mêlant prises de vue réelles et personnages de dessin animé. Malgré un budget extrêmement élevé pour l’époque, le film rencontre un immense succès au box-office et anticipe, d’une certaine manière, les expérimentations formelles que Zemeckis poursuivra dans le domaine de l’animation au cours des années 2000. Cette série de films, dont une grande partie est produite sous l’égide de ImageMovers Digital -tels que Le Pôle express (2004), La Légende de Beowulf (2007) et Le Drôle de Noël de Scrooge (2009)- reçoit un accueil critique relativement négatif, son style étant souvent qualifié de grotesque. Reste que, ces films coïncidant avec l’avènement du cinéma numérique, ils conservent aujourd’hui un certain charme : celui de témoigner des premiers pas d’une nouvelle ère esthétique.

Jon Favreau 

La carrière très prolifique de Jon Favreau est certes indissociable de ses contributions à l’univers de Star Wars ainsi qu’au MCU qu’il a contribué à lancer avec Iron Man (2008), mais le cinéaste-comédien est également très actif dans le domaine de l’animation. En réalité, il occupe une position assez particulière par rapport à ce format, car les films qu’il a réalisés pour Disney -Le Livre de la jungle (2016) et Le Roi lion (2019) sont tous deux conçus à partir d’images de synthèse afin d’atteindre les textures et les sensations de la prise de vue réelle. Ce mélange entre les deux formes a d’ailleurs marqué un moment clé dans la vision créative du studio : une ambition prolongée par d’autres films tels que La Petite Sirène (2023) et Mufasa : Le Roi lion (2024) de Barry Jenkins.

Tim Burton

Parmi les cinéastes ayant réalisé à la fois des films en prises de vue réelles et des films d’animation, Tim Burton constitue l’un des rares exemples à avoir imposé une identité visuelle aussi originale et reconnaissable. Son imagerie excentrique, mêlant horreur, humour et stylisation, est si distinctive que, dès les premières images, sa signature s’impose et cela se vérifie d’autant plus dans ses œuvres animées. Bien que le cinéaste réalise son premier long métrage d’animation avec Les Noces funèbres (2005), il était déjà fortement impliqué dans la production de L’Étrange Noël de monsieur Jack (1993), dont il est à l’origine du récit et des personnages. Et même si ce film est réalisé par Henry Selick, beaucoup continuent d’en attribuer la paternité à Tim Burton, ce qui suffit à mesurer à quel point sa vision artistique impose sa singularité.

Guillermo del Toro 

Il y a très peu de cinéastes qui accordent autant d’importance et de soin à l’artisanat des métiers du cinéma. L’intérêt de Guillermo del Toro pour les figures marginales, souvent incarnées par des monstres dans ses films, se prolonge ainsi dans sa vision artistique. Là où les professionnels de l’industrie ont tendance à reléguer l’animation au second plan, le cinéaste s’emploie depuis longtemps à en faire reconnaître la légitimité en tant que médium cinématographique. Del Toro a trouvé un terrain particulièrement propice pour explorer et expérimenter les possibilités de ce médium grâce à ses collaborations avec Netflix, à commencer par Les Contes d’Arcadia, qui comprend aujourd’hui trois séries -Chasseurs de trolls (2016-2018), Le Trio venu d’ailleurs (2018-2019) et Mages et Sorciers (2020)- ainsi que le film Chasseurs de trolls : Le Réveil des Titans (2021), pour lesquels il a assuré l’écriture et la conception. Mais la véritable confirmation est venue avec Pinocchio (2022), son premier long métrage d’animation en tant que réalisateur. Projet de longue haleine longtemps resté dans l’enfer du développement, Pinocchio est devenu un film multi-récompensé, obtenant notamment l’Oscar, le BAFTA et le Golden Globe du Meilleur film d’animation.

Gore Verbinski 

S’il y a une chose à dire sur le cinéma de Gore Verbinski, c’est qu’il n’a jamais peur d’explorer différents genres et techniques dans sa pratique, d’où une filmographie où l’on retrouve aussi bien des westerns que des films d’horreur -genres dont il emprunte certaines caractéristiques jusque dans sa saga iconique Pirates des Caraïbes. Son premier -et à ce jour unique- film d’animation, Rango (2011), regorge lui aussi de références aux classiques du western. Comme Guillermo del Toro, Verbinski revendique un cinéma d’animation qui ne serait pas uniquement destiné aux enfants et aux familles ; conformément à ce principe, Rango aborde également des thèmes adultes comme la corruption. Il est d’ailleurs intéressant de noter que Johnny Depp, collaborateur fidèle du cinéaste et voix du personnage principal, a qualifié le processus d’« emotion capture ». En effet, Verbinski a adopté une approche singulière dans laquelle les acteurs se retrouvaient ensemble sur le plateau pour jouer physiquement leurs rôles pendant l’enregistrement des voix. Cette technique, assez unique, confère au film une dimension performative et incarnée, qui explique sans doute son triomphe aux Oscars. Par ailleurs, Verbinski n’a pas connu la même chance que son collègue Del Toro du côté de Netflix : la plateforme s’est retirée du projet de son deuxième film d’animation, Cattywumpus. Reste à voir si celui-ci trouvera refuge dans un autre studio et pourra finalement voir le jour.

Richard Linklater 

Déjà, on sait combien il est difficile, sur le plan financier, pour les studios de produire des films d’animation ; dès lors, en réaliser tout en restant dans le champ du cinéma indépendant relève sans aucun doute d’un véritable défi. C’est pourtant la voie qu’a choisie Richard Linklater avec ses films d’animation. Le cinéaste est d’ailleurs le premier à avoir réalisé un long métrage entièrement conçu à partir de la technique de la rotoscopie interpolée, qui consiste à dessiner des animations à partir de prises de vue réelles. L’effet produit par ce procédé, reposant sur la persistance de traces virtuelles du réel au sein même de l’animation, entre en résonance avec les thèmes qu’il explore. Dans Waking Life (2001), cet entre-deux visuel reflète l’état de rêve éveillé que traverse le personnage principal, tandis que dans A Scanner Darkly (2006), plus sombre et claustrophobique sur le plan stylistique, il incarne la paranoïa née de l’incertitude entre réel et illusion. Après ces deux œuvres qui résistent indéniablement à l’usure du temps, le cinéaste est revenu à l’animation avec Apollo 10½ : Les fusées de mon enfance (2021), pour raconter cette fois une histoire plus intime, inspirée de sa propre enfance, la rotoscopie servant alors à capturer la texture des souvenirs et des impressions du passé.

Tintin, notre intrépide reporter, son fidèle compagnon Milou et son inséparable ami le capitaine Haddock partent à la recherche d’un trésor enfoui avec l’épave d’un bateau « la Licorne », commandé autrefois par un ancêtre du capitaine Haddock.

02

Ready Player One
En 2045, le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l'OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l'œuf de Pâques numérique qu'il a pris soin de dissimuler dans l'OASIS. L'appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu'un jeune garçon, Wade Watts, qui n'a pourtant pas le profil d'un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…
Mr. Fox est le plus rusé des voleurs de poules. À la naissance de son fils, son épouse lui demande d'arrêter ce métier trop dangereux. Il devient alors journaliste mais s'ennuie terriblement. 12 ans plus tard, lorsque la famille Fox déménage au pied d'un arbre surplombant les fermes de trois éleveurs aussi prospères que méchants, la tentation devient trop forte et Mr. Fox reprend ses anciennes activités. Il va alors entraîner tous les animaux de la forêt dans une guerre acharnée contre les fermiers…
Lorsqu’une épidémie de grippe canine envahit la ville japonaise de Megasaki et menace de contaminer les hommes, le maire ordonne la mise en quarantaine de tous les chiens. L’île poubelle devient : l’Île aux Chiens. Un jeune garçon de 12 ans, Atari, se rend sur place à la recherche de son chien perdu, Spots. C’est alors qu’il fait la découverte, à l’aide d’une meute de cinq chiens, d’une conspiration qui menace la ville.

05

Happy Feet
Happy Feet

Happy Feet

2006

Un manchot de l’Antarctique n’arrivera jamais à rien s’il ne sait pas chanter, et le pauvre Mumble est sans conteste le pire chanteur du monde. Son talent à lui, c’est… les claquettes, qu’il pratique en virtuose, avec une ardeur confondante. Bien que sa maman, Norma Jean, trouve ce don « tout à fait charmant », son père, Memphis, juge que « ça ne fait vraiment pas pingouin ». Tous deux savent aussi que leur rejeton ne trouvera l’âme sœur que le jour où il saura pousser son « chant d’amour ». Le hasard fait bien les choses : Gloria, la seule et unique amie de notre héros, est la meilleure chanteuse de la région. Mumble et elle sont copains depuis toujours, bien que cette gracieuse créature ait encore du mal à accepter son étrange « anomalie ». Banni de la tribu, Mumble se lie avec les Amigos de Terre Adélie, un groupe latino exubérant, mené par Ramon…

06

Happy Feet 2
Mumble, le roi des claquettes, se désole de constater que le fils qu'il a eu avec Gloria, Erik, ne veut pas entendre parler de danse et méprise l'art qui fait la joie de ses parents. Pire encore, Erik fait une fugue. Il est bientôt saisi d'admiration devant Sven Puissant, un pingouin capable de voler ! Mumble comprend qu’il ne peut nullement rivaliser avec ce personnage charismatique qu’Erik tente d’imiter et passe définitivement pour un minable aux yeux de son fils. Définitivement ? Rien n'est moins sûr. Voici que la Terre est menacée de destruction… Mumble déploie tout son courage, mobilisant tous ceux qu'il peut convaincre, des pingouins aux éléphants de mer en passant par les krills, pour combattre les forces telluriques.
En 1947, à Hollywood, les grandes vedettes du cinéma partagent l'affiche avec les Toons, personnages animés. Roger Rabbit est amoureux transi de sa sublime femme Jessica, et son amour l'empêche de travailler correctement. Le producteur R.K. Maroon, le patron des Studios, tente de le ramener sur le droit chemin et engage Eddie Valiant, un détective privé humain et alcoolique, pour prouver à Roger Rabbit l'infidélité de Jessica. Des photos compromettantes sont prises et le présumé amant est retrouvé assassiné. Roger Rabbit est accusé du meurtre et recherché par l'ignoble juge Demort qui voue une haine féroce aux Toons.

08

Le Pôle express
Un jeune garçon qui se met à douter de l'existence du père Noël monte dans un train mystérieux en partance pour le pôle Nord. À mesure que le Pôle Express s'enfonce dans des contrées enchantées, l'aventure est au rendez-vous et les jeunes passagers prennent conscience de l'étendue de leurs dons.
En ces temps lointains, les sauvages contrées du Nord de l'Europe étaient peuplées de héros et de monstres, et des hommes audacieux, taillés pour la lutte et les conquêtes, pouvaient encore se forger des destins d'exception. Le plus glorieux d'entre ces aventuriers fut le Viking Beowulf, qui surgit un beau jour pour sauver le vieux roi Hrothgar et ses sujets des assauts d'une féroce créature. Son nom devint vite légendaire à travers le royaume et, partout, l'on chanta sa bravoure face au maléfique Grendel. Beowulf ne devint pas seulement célèbre, mais riche. Et avec la richesse vinrent bientôt de dangereuses tentations et une inextinguible soif de pouvoir. Car le héros était aussi humain, trop humain, sans doute, et le guerrier plus avide, plus ambitieux et bien plus faillible qu'on ne l'imaginait...
Parmi tous les marchands de Londres, Ebenezer Scrooge est connu comme l’un des plus riches et des plus avares. Ce vieillard solitaire et insensible vit dans l’obsession de ses livres de comptes. Ni la mort de son associé, Marley, ni la pauvre condition de son employé, Bob Cratchit, n’ont jamais réussi à l’émouvoir. De tous les jours de l’année, celui que Scrooge déteste le plus est Noël. L’idée de répandre joie et cadeaux va définitivement à l’encontre de tous ses principes ! Pourtant, cette année, Scrooge va vivre un Noël qu’il ne sera pas près d’oublier… Tout commence la veille de Noël, lorsqu’en rentrant chez lui, Scrooge a d’étranges hallucinations. Le spectre de son ancien associé lui rend la plus effrayante des visites, et lui en annonce d’autres, aussi magiques que troublantes… Scrooge se voit d’abord confronté à l’Esprit des Noëls passés, qui le replonge dans ses propres souvenirs, réveillant en lui des blessures oubliées et des regrets profondément enfouis…

À propos de cette liste

Titres

20

Coût total de visionnage

72,38 €

Durée totale

34h 19min

Genres

Animation, Pour enfants, Drame

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  1. 7 Titres Disney Plus
  2. 5 Titres Netflix
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