Fast & Furious : on a classé les films de la saga du pire au meilleur

Fast & Furious : on a classé les films de la saga du pire au meilleur

Yoann Sardet
Yoann Sardet

Publié le 20 mai 2026

Mis à jour le 20 mai 2026

La franchise Fast & Furious a passé la… vingt-cinquième à Cannes ! Aussi inattendu que cela puisse paraître, la sélection Cannes Classics de la 79ème édition du festival a célébré l’anniversaire du premier opus, en présence de Vin Diesel, Michelle Rodriguez, Jordana Brewster et Meadow Walker, la fille du regretté Paul Walker disparu dans un accident de la circulation en novembre 2013. Cette sélection intervient après une première incursion de la saga, il y a cinq ans, au Cinéma de la Plage qui avait offert aux festivaliers une avant-première du neuvième opus des aventures de Dom Toretto et sa bande.

Cette nouvelle invitation cannoise, c’était l’occasion pour la « famille » F&F d’inviter Hollywood sur la Croisette, de remercier les fans, de rendre un hommage émouvant à Paul Walker, d’annoncer le développement de séries dérivées de la saga (les rumeurs en annoncent quatre !)… et de lancer le compte à rebours pour Fast Forever (2028), attendu dans un peu moins de deux ans sur les écrans. Et l’occasion, pour le fan assumé que je suis, de livrer mon classement totalement subjectif des films de la franchise. On a le droit de ne pas être d’accord avec moi : ça se règlera dans une course sauvage à grands coups de NOS !

10

Fast & Furious 9
C’est là où la franchise m’a le plus perdu. Pour tout dire, je n’ai quasiment plus aucun souvenir de Fast & Furious 9 (2021), qui aura au moins eu le mérite de ramener les spectateurs vers les salles obscures après le confinement lié à la pandémie de COVID. Je me souviens de John Cena qui, comme Dwayne Johnson, prouve que les stars du catch ont leur place au cinéma. De Jordana Brewster qui revient enfin dans un rôle actif. Du presque caméo de Paul Walker à la fin du film. Pour le reste, ce neuvième opus se perd totalement dans une surenchère inutile dans les scènes d’action (voir l'une voitures jouer à Tarzan sur une liane ou un véhicule partir dans l’espace détruit tout ce qu’on aimait dans la franchise) comme dans la narration avec des péripéties dignes d’un mauvais soap-opéra (la création d’un frère caché ou le retour d’un personnage censé être mort, simplement pour contenter les fans, est d’une paresse scénaristique totale). Bref, à oublier.
C’est l’épisode mal-aimé. Et à juste titre. Alors que Paul Walker et Vin Diesel sont aux abonnés absents (ou presque, le comédien ayant négocié son caméo en fin de film en échange des droits sur le personnage de Riddick), le troisième volet Fast & Furious : Tokyo Drift (2006) semble déjà emmener la franchise vers la voie de garage. Lucas Black fait pourtant tout ce qu’il peut dans le rôle de Sean Boswell, un étudiant américain qui plonge dans le milieu du drift japonais. Mais le spectacle reste une série B aux enjeux mineurs, plus proche du DTV qu’autre chose (Universal a d'ailleurs failli sortir le film directement en vidéo). Reste une belle mise en scène des courses signée Justin Lin -qui deviendra l’un des artisans majeurs de la relance de Fast & Furious par la suite-, une célébration de la culture JDM et la découverte de Sung Kang, qui vole la vedette au héros et aura une importance majeure par la suite…

08

2 Fast 2 Furious
Le succès-surprise du premier film (200 millions de dollars de recettes mondiales pour une mise de 38 millions de dollars) incite Universal à lancer immédiatement une suite. Seulement, Vin Diesel se fait désirer. C’est autour de Paul Walker que va donc se dessiner le récit de 2 Fast 2 Furious (2003), délocalisé à Miami, où l’ancien policier devient une taupe pour infiltrer les rangs d’un mafieux. Comme Tokyo Drift, le film a assez peu d’intérêt si ce n’est introduire des personnages qui deviendront des visages récurrents de la famille F&F (Tyrese Gibson, Ludacris, Eva Mendes), de pousser les curseurs du style Fast & Furious (à grands renforts de grosses cylindrées et de plans sexy que la saga abandonnera heureusement par la suite) et de livrer deux séquences mémorables : une envolée de bolide vers un yacht (!) et une torture avec un rat, un seau à champagne et un chalumeau qui m’a vraiment marqué. Le reste… Si Fast & Furious était une série, ce film serait un filler (les épisodes de remplissage).

07

Fast & Furious X
Heureusement que Jason Momoa est là. Sinon, ce Fast & Furious X (2023) paraîtrait bien oubliable, entre le départ du réalisateur Justin Lin en plein tournage (il sera remplacé par le Frenchie Louis Leterrier qui a fait des miracles pour sauver des meubles à 340 millions de dollars), des séquences d'action démesurées (les deux hélicoptères catapultés l’un contre l’autre par Dom, que dire ?), une histoire découpée en quatre sous-intrigues et des péripéties et retours une nouvelle fois soapesques. Mais il y a Jason Momoa, qui offre une prestation en totale roue libre mais avec une flamboyance morbide de tous les instants. Il vole littéralement la vedette à un Vin Diesel très fade, en campant un Joker motorisé assoiffé de vengeance. Les liens narratifs avec le cinquième film -mon préféré, on y reviendra- sont d’ailleurs bienvenus. Alors pourquoi cette place et pas une autre ? Parce que cet épisode 10, qui se termine sur un cliffhanger, ne pourra être jugé qu’après avoir vu l’ultime film en 2028. Donc je lui laisse le bénéfice du doute…

06

Fast & Furious 8
Un opus synonyme de surenchère qui dévoie le propos, ça commence dans Fast & Furious 8 (2017), un épisode qui quitte le monde des braquages et de la culture de rue pour embrasser une dimension plus globale de saga d’espionnage façon « Mission : Impossible sous NOS ». Et c’est là que ça ne marche plus trop pour moi… On ne veut pas d’un Dominic Toretto marchant dans les pas d’Ethan Hunt ou Jack Ryan, sur les traces d’une mystérieuse organisation aux projets mystérieux dirigée par la mystérieuse Cipher (Charlize Theron). Et encore moins d’une course poursuite sur glace entre les bolides de la bande et un sous-marin atomique (avec une mention spéciale à Dwayne Johnson qui écarte une torpille à mains nues !). Le tout porté par des tensions en coulisses entre Diesel et Johnson (qui ne partagent quasiment aucun plan à l’écran). Heureusement, le film est sauvé par ses séquences cubaines très réussies, la fameuse infiltration de l’avion par Jason Statham et le bébé (quelle scène !), l’impressionnante séquence des voitures zombies et l'évasion de prison qui préfigure les aventures solo de Hobbs & Show.
Un buddy-movie entre Dwayne Johnson et Jason Statham, ça ne pouvait que fonctionner au regard de ce que leur évasion de prison avait montré, dans deux styles très différents, entre force brute et action plus raffinée (mais néanmoins efficace). Les deux hommes font donc équipe malgré eux dans Fast & Furious : Hobbs & Shaw (2019), pour contrecarrer les projets d’un terroriste amélioré cybernétiquement (Idris Elba) et aider la sœur de Shaw (Vanessa Kirby) dans son enquête. Je trouve que la complémentarité physique entre les deux action heroes fonctionne à merveille, bien plus que le récent Team Démolition (2026) qui tentait la même incursion en terre hawaïenne avec beaucoup moins de réussite. Les montages parallèles entre les deux personnages, que ce soit dans le prologue ou dans le laboratoire, fonctionnent très bien, on croise des caméos de Helen Mirren, Ryan Reynolds et Kevin Hart, le méchant est réussi. Que demander de plus ? Ah si, une suite !

04

Fast and Furious
C’est le film qui a tout lancé. Et il se trouve, assez logiquement, à la moitié supérieure de ce classement -très personnel encore une fois- parce qu’il a posé les bases de tout ce qui fera les codes F&F. Les courses urbaines, la culture street, la coolitude des personnages, le sens de l’honneur et de la famille… Tout vient de Fast & Furious (2001), petite série B inspirée d’un article du magazine Vibe (publié en 1998, le journaliste Kenneth Li y suivait le coureur de rue dominicain Rafael Estevez, inspiration directe du futur Dominic Toretto). Je me souviens avoir immédiatement accroché avec ce western moderne, dans lequel le shérif Paul Walker se prend d’amitié pour le hors-la-loi Vin Diesel, qui livre un spectacle sous testostérone sans jamais oublier ses personnages féminins (Jordana Brewster et Michelle Rodriguez, tout juste auréolée du succès de Girlfight). Et je garde un souvenir ému du Festival de Deauville 2001 où le film avait été convié, et d’une fiesta où j’ai partagé le dancefloor avec toute cette bande (ainsi que l’équipe de American Pie 2 et Heath Ledger venu présenter Chevalier). Quelle soirée !

03

Fast & Furious 4
« Nouveaux modèles. Pièces d’origine. » C’est clairement, à mes yeux, l’une des meilleures taglines de l’histoire du cinéma. D’autant qu’elle tient totalement ses promesses : réinventer une saga en perdition, en convoquant ses quatre personnages principaux dans des retrouvailles tendues sous la forme d’un thriller d’infiltration dans les cartels, sans pour autant effacer les deuxième et troisième épisodes. Ce soft reboot, sobrement baptisé Fast & Furious outre-Atlantique (le premier opus avait pour titre The Fast and the Furious) et Fast & Furious 4 (2009) en France, aurait pu être le film un peu honteux qui déporte les carrières de Vin Diesel, Paul Walker, Jordana Brewster et Michelle Rodriguez vers une voie de service. Il est, au contraire, celui qui les relance dans le circuit hollywoodien. Un quatrième volet meilleur que les trois précédents, on n’avait jamais vu ça ! Encore moins quand ce quatrième opus enclenche une véritable machine à dollars, en l'occurrence la plus grande franchise des studios Universal (devant Jurassic Park / Jurassic World) avec plus de 7 milliards de dollars de recettes en salles ! Il révèle au passage Gal Gadot, dont c’est le premier rôle au cinéma, et propulse la culture reggaeton sur la scène mondiale.

02

Fast & Furious 7
Fast & Furious 7 (2015) restera à jamais marqué par l’accident tragique qui a emporté Paul Walker en quittant un gala de bienfaisance. Comment poursuivre un tournage sans l’un des acteurs principaux, et comment trouver la force d’aller au bout pour honorer sa mémoire : c’est le double défi que relève le long métrage, porté par un nouveau venu derrière la caméra (James Wan, révélé par Saw et Conjuring et futur réalisateur d’Aquaman). Même si le film est très impressionnant en termes d’action (voitures parachutées, saut depuis un building d'Abou Dabi) et de casting (Jason Statham, Kurt Russell, Djimon Hounsou, Nathalie Emmanuel, Ronda Rousey, Tony Jaa), c’est surtout cette aura tragique qui reste en mémoire, entre les plans deepfakes intégrant le visage de Paul Walker sur le corps de ses frères ou ce final hommage qui voit les voitures de Dom et de Brian se séparer sur le morceau See You Again de Wiz Khalifa et Charlie Puth. La séquence, magnifique, est le plus bel hommage que Vin Diesel pouvait offrir à son « frère », alors que nous participons toutes et tous à ce deuil collectif.

01

Fast & Furious 6
C’est assez étrange de parler de cet opus avant de parler du film qui l’a précédé, mais c’est le jeu de faire un classement. Avec une bande désormais (re)constituée et solide, Fast & Furious 6 (2013) s’engage sur la voie du (très) grand spectacle en confrontant nos criminels au grand coeur et à la boussole morale toujours fiable à une mission à travers la planète : en échange de leur liberté et leur immunité, ils doivent arrêter Owen Shaw (Luke Evans), un ancien des forces Spéciales devenu leader d’une équipe de mercenaires motorisés… où se trouve une Letty (Michelle Rodriguez) amnésique. Certes la saga commence à prendre un petit virage soap, mais pas assez pour bouder notre plaisir, d’autant que les séquences sont folles (la course-poursuite à Londres, le tank sur l'autoroute), les choix narratifs très forts (deux personnages majeurs sont sacrifiés) et la construction tout simplement géniale : lors du final, on découvre ainsi que ce film -comme les deux précédents- se situe chronologiquement AVANT Tokyo Drift. Cela pourrait ressembler à un artifice scénaristique capillotracté, c’est en réalité ce qui remet toute la franchise sur les rails. Brillant.

À propos de cette liste

Titres

11

Coût total de visionnage

11,97 €

Durée totale

23h 1min

Genres

Action & Aventure, Mystère & Thriller, Crime & Thriller

Où puis-je regarder cette liste en ligne ?

Découvrez ci-dessous les services de streaming qui proposent le plus grand nombre de titres.

Il y a 11 titres dans cette liste et vous pouvez regarder 9 d'entre eux sur Molotov TV. 3 autres services de streaming ont également des titres disponibles aujourd'hui.

  1. 9 Titres Molotov TV
  2. 9 Titres TF1+
  3. 1 Titre Amazon Prime Video
  4. 1 Titre Amazon Prime Video with Ads

Dernières actualités et listes personnalisées