Disclosure Day est-il le meilleur film de Steven Spielberg en 20 ans ? Voici notre classement de tous les films du réalisateur depuis 2006 !

Disclosure Day est-il le meilleur film de Steven Spielberg en 20 ans ? Voici notre classement de tous les films du réalisateur depuis 2006 !

Justine Charlet
Justine Charlet

Publié le10 juin 2026

Mis à jour le10 juin 2026

Nous ne sommes pas seuls… Steven Spielberg nous l'avait déjà bien fait comprendre en se focalisant plusieurs fois autour de la thématique des extraterrestres, de Rencontres du troisième type (1977) à La Guerre des Mondes (2025) en passant par l’incontournable E.T. l’extra-terrestre (1982). Le cinéaste américain est de retour sur ce terrain avec le film événement Disclosure Day (2026) et une de ses obsessions fondatrices : notre place dans l'univers.

À 79 ans, Spielberg continue de susciter la même curiosité que lors de ses débuts. Mais où se situe ce nouveau long métrage dans sa filmographie récente ? Alors que certaines critiques parlent de son meilleur film depuis vingt ans, je me suis amusée à revenir sur tous ses long métrages depuis 2006 et à les classer du moins bon au meilleur. C'est purement subjectif, à vous de faire le vôtre !

Unanimement classé « bon gros » dernier des films de Steven Spielberg, Le Bon Gros Géant (2016), n'est pourtant pas dénué de qualités. Adapté du célèbre roman du génialissime Roald Dahl, le film regorge d'inventivité visuelle et de tendresse. Mais malgré la performance en performance capture de Mark Rylance et quelques séquences magiques, l'ensemble peine à trouver son rythme. Trop sage, trop étiré, il manque cette étincelle qui transforme habituellement les contes de Spielberg en classiques instantanés.

Le retour d'Indy était l'un des événements cinématographiques les plus attendus des années 2000. Malheureusement, le résultat s'est révélé bien moins convaincant que prévu. Entre l'intrigue extraterrestre, les effets numériques parfois envahissants et certaines scènes devenues tristement célèbres, ce quatrième opus, Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal (2008), reste le plus faible de la saga réalisée par Spielberg. Il conserve néanmoins quelques moments de pur divertissement et, avouons-le, le plaisir intact de retrouver Harrison Ford dans son rôle fétiche.
Adaptation du best-seller d'Ernest Cline, Ready Player One (2018) ressemble à une immense chasse au trésor pop culture. Spielberg s'amuse comme un enfant dans ce terrain de jeu numérique rempli de références aux années 1980 et 1990. Spectaculaire et généreux, le film impressionne techniquement mais peine parfois à dépasser le stade du catalogue nostalgique. Un blockbuster efficace, sans doute plus fascinant pour sa mise en scène (quoi que le film ne vieillisse pas très bien) que pour son récit.

08

West Side Story
Il fallait un certain courage pour s'attaquer à l'un des plus grands classiques de l'histoire du cinéma musical. Pourtant, Spielberg relève le défi avec une aisance déconcertante. Plus dynamique, plus charnel et parfois plus politique que la version de 1961, son West Side Story (2021) impressionne par sa maîtrise visuelle. Chaque mouvement de caméra semble danser avec les acteurs. Même ceux qui doutaient de la pertinence du projet ont fini par reconnaître l'évidence : Spielberg était sans doute l'un des rares réalisateurs capables de réussir ce pari.
Souvent sous-estimé, Cheval de guerre (2010) est pourtant l'un des films les plus sincères de Spielberg. À travers le destin d'un cheval séparé de son jeune maître pendant la Première Guerre mondiale, le réalisateur signe une fresque humaniste aux accents classiques. Certains lui reprochent son sentimentalisme assumé ; d'autres y voient justement l'une des dernières grandes déclarations d'amour de Spielberg au cinéma hollywoodien d'autrefois. Le film rappelle les grandes épopées populaires que l'on ne voit presque plus aujourd'hui : celles qui prennent le temps de s'attacher à leurs personnages et de regarder l'Histoire à hauteur d'homme. Ou plutôt, ici, à hauteur d'animal. En suivant Joey d'un camp à l'autre, Spielberg traverse les horreurs de la guerre sans jamais perdre de vue son sujet principal : les liens qui unissent les êtres, même dans les moments les plus sombres. Un film profondément émouvant.

06

Pentagon Papers
La thématique de Pentagon Papers (2017) remporte forcément mon adhésion : certaines des plus belles répliques jamais écrites sur la liberté de la presse y figurent. « La presse doit servir les gouvernés, pas les gouvernants », rappelle notamment le personnage de Ben Bradlee, incarné par Tom Hanks. Steven Spielberg réussit l'exploit de faire de la publication d'un simple numéro de journal un suspense absolument insoutenable. À une époque où la presse est régulièrement attaquée et fragilisée, Pentagon Papers rappelle à quel point l'information est précieuse. La rechercher peut être dangereux pour les journalistes, la publier peut l'être tout autant pour les propriétaires de journaux. Derrière son apparente sobriété, le film est un vibrant plaidoyer pour la liberté d'informer.

05

Lincoln
Lincoln

Lincoln

2012

Avec Lincoln (2012), Spielberg délaisse le spectaculaire pour se concentrer sur les coulisses du pouvoir. Porté par un Daniel Day-Lewis monumental, le film raconte les derniers mois de la présidence d'Abraham Lincoln et le combat pour l'abolition de l'esclavage. D'apparence austère, cette chronique politique devient peu à peu un passionnant thriller parlementaire où chaque vote compte. Évitant l’hagiographie, le réalisateur présente un Lincoln humain, fatigué, parfois drôles, mélancolique mais déterminé à laisser derrière lui un pays meilleur. La mise en scène est discrète mais élégante, et les seconds rôles sont remarquables. Un des meilleurs films politiques américains de ces dernières années.
Au panthéon des héros de bande dessinée, Tintin occupe une place à part. Steven Spielberg l'avait compris bien avant beaucoup d'Américains : derrière la houppette et les albums jeunesse se cache l'un des plus grands personnages d'aventure du XXe siècle. Avec Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne (2011), le réalisateur signe une adaptation d'une fidélité remarquable à l'esprit d'Hergé tout en s'appropriant pleinement son univers. Grâce à la performance capture, il retrouve une liberté de mise en scène que peu de films live lui permettent encore. La poursuite dans les rues de Bagghar reste aujourd'hui l'une des séquences d'action les plus virtuoses de toute sa carrière. Plus de dix ans après sa sortie, on attend toujours la suite.
Le Pont des espions (2015) est probablement le film le plus sous-estimé de cette période. Sur le papier, l'histoire d'un avocat chargé de négocier un échange de prisonniers entre les États-Unis et l'URSS pendant la guerre froide n'avait rien d'un blockbuster. Entre les mains de Spielberg, elle devient un thriller d'une élégance rare. Porté par l'un de ses acteurs fétiches, Tom Hanks, impeccable comme toujours, le film rappelle que les véritables héros spielbergiens ne sont pas ceux qui sauvent le monde, mais ceux qui refusent de renoncer à leurs principes. Sans effets de manche ni démonstration spectaculaire, Spielberg signe l'un de ses films les plus matures, les plus précis et les plus profondément humanistes. Une leçon de mise en scène autant qu'un formidable plaidoyer pour l'État de droit.

02

Disclosure Day
Après deux décennies passées à explorer les champs de bataille, les aventures archéologiques ou les drames historiques, Steven Spielberg revient à son terrain de jeu préféré : le mystère de l'inconnu. Avec Disclosure Day (2026), le réalisateur retrouve ce mélange d'émerveillement et d'angoisse très enfantin qui irrigue toute sa filmographie depuis Rencontres du troisième type. On reste sans voix sur sa capacité à explorer la possibilité d’une vie extraterrestre et là où beaucoup de films de science-fiction contemporains privilégient le spectacle permanent, Spielberg continue de croire que les émotions humaines sont plus fascinantes que n'importe quel effet spécial. Un grand film de science-fiction, mais surtout un grand film de Spielberg, même s’il ne dépasse pas, pour moi, son film le plus sensible et la clé de tout : The Fabelmans.

À propos de cette liste

Titres

11

Coût total de visionnage

46,72 €

Durée totale

24h 50min

Genres

Drame, Action & Aventure, Film de guerre

Où puis-je regarder cette liste en ligne ?

Découvrez ci-dessous les services de streaming qui proposent le plus grand nombre de titres.

Il y a 11 titres dans cette liste et vous pouvez regarder 1 d'entre eux sur Netflix. 9 autres services de streaming ont également des titres disponibles aujourd'hui.

  1. 1 TitreNetflix
  2. 1 TitreNetflix Standard with Ads
  3. 1 TitreHBO Max
  4. 1 TitreHBO Max Amazon Channel
  5. 1 TitreDisney Plus

Dernières actualités et listes personnalisées